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    Versace Spring / Summer 2014

     

     

     

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    Zuhair Murad

     

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    Jean Louis Sabaji - Couture - Spring-summer 2013

     

     

     

     

     

     

     Jean Louis Sabaji - Couture - Spring-summer 2013

     

     

     

     

     

    Jean Louis Sabaji - Couture - Spring-summer 2013

     

     

     

     

     

     

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    dolce-and-gabbana-fw-2014-women-collection

     

     

     

     

     

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    Zac Posen

     

     

     

     

     

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    L’escarpin masculin, à boucle… ou pas.

    Les gouaches de Lesueur, sous la Révolution, permettent de voir le décolleté progressif du soulier masculin. Ici, vers 1790, la boucle est positionnée très bas sur le soulier, qui n'est pas encore à proprement parler un escarpin

    Les gouaches de Lesueur, sous la Révolution, permettent de voir le décolleté progressif du soulier masculin. Ici, vers 1790, la boucle est positionnée très bas sur le soulier, qui n’est pas encore à proprement parler un escarpin

     

    L’escarpin n’est pas une chaussure féminine à haut talon.

      

    En français, l’analogie avec l’adjectif "escarpé", avec lequel il est pourtant sans lien étymologique direct, entretient cette méprise assez fréquente. L’escarpin est un soulier masculin plat et léger ne couvrant pas le cou de pied ; il est réalisé le plus souvent d’une pièce de cuir, et ne nécessite pas de système de fermeture : il s’enfile.

      

    Pouvant être ôté et remis très rapidement, commode et tenant au pied, il est plutôt une chaussure de travail et d’intérieur, pour les domestiques. Son nom vient de l’italien "scarpino", petit soulier, diminutif de scarpa, le soulier. Mais il prend également en français, semble-t-il dès le XIVe siècle, le nom de "pompe", peut-être par analogie avec le son qu’il produit en marchant ou parce que, très décolleté, il prend facilement l’eau.

      

    Il a donné en français le terme argotique pompe, et le terme anglais "pump", soulier décolleté de cérémonie, escarpin.

      

    La mode masculine, à la fin du XVIIIe s., voit le soulier se décolleter progressivement pour prendre peu ou prou la forme d’un escarpin. Mais il conserve encore, sous la Révolution et l’Empire, un système de fermeture (bouffette de rubans ou boucle) qui devient vers 1830 uniquement décoratif puisque l’escarpin, désormais très décolleté, peut aisément s’enfiler.

    L’escarpin demeure en France, durant le XIXe siècle, jusqu’en 1900 environ, le soulier de cérémonie. Outre-Manche, il conserve ce statut tout au long de la période victorienne puis edwardienne, et même jusqu’aujourd’hui, ainsi qu’aux Etats-Unis.

      

    Il est à boucle (décorative) ou bouffette, puis a partir du milieu du XIXe siècle jusqu’aujourd’hui à nœud de gros-grain sous le nom de "opera pumps", américanisé en "oprah pumps", ou "court shoe". Voici une galerie d’escarpins masculins, de la Révolution à nos jours.

     

     

    Escarpins à boucles portés par Louis XVI dans le tableau de Louis Hersent. Attention, c'est une oeuvre réalisée en 1817.

    Escarpins à boucles portés par Louis XVI dans le tableau de Louis Hersent. Attention, c’est une oeuvre réalisée en 1817.

    Souliers partiellement décolletés de l'empereur Napoléon, par David, en 1812

    Souliers partiellement décolletés de l’empereur Napoléon, par David, en 1812

    Escarpin à boucle (réplique) par Robert Land Historic Shoes

    Escarpin à boucle (réplique) par Robert Land Historic Shoes

    Escarpins masculins, vers 1830

    Escarpins masculins, vers 1830

    Napoléon III en tenue civile de gala, portant des escarpins, par Cabanel (1865)

    Napoléon III en tenue civile de gala, portant des escarpins, par Cabanel (1865)

    Oscar Wilde en escarpins

    Oscar Wilde en escarpins

    Escarpins à la cour du roi Edouard VII d'Angleterre, vers 1901. Le roi porte des escarpins à nœud de gros-grain, les autres dignitaire des escarpins à boucles, essentiellement décoratives et peut-être factices.

    Escarpins à la cour du roi Edouard VII d’Angleterre, vers 1901. Le roi porte des escarpins à nœud de gros-grain, les autres dignitaire des escarpins à boucles, essentiellement décoratives et peut-être factices.

    Georges V et les premiers ministres du Commonwealth en 1926

    Georges V et les premiers ministres du Commonwealth en 1926

    Le prince Charles consacrant l'usage de l'escarpin comme "formal shoe", en 2012

    Le prince Charles consacrant l’usage de l’escarpin comme "formal shoe", en 2012

    Escarpin masculin par Shipton and Heneage

    Escarpin masculin par Shipton and Heneage

     

     

     

     

     

     

    SOURCES : http://boucledechaussure.wordpress.com/category/general/

     

     

     

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    Origine

    Deux lectures s'opposent pour déterminer si le « costume » précède ou non

    l'« habillement » (entendu comme port de vêtements circonstanciés selon leur utilité).

    Une première approche considère que ce sont des motifs d'ordre essentiellement pratique qui ont conduit les premiers hommes à se vêtir : les grecs anciens et les chinois, par exemple, auraient ici prioritairement cherché à se protéger du climat.

    Une seconde analyse privilégie des raisons majoritairement psychologiques et symboliques. On la retrouve aussi bien dans des textes sacrés comme la Bible - où les costumes ont vocation à permettre le respect de la pudeur des individus - que dans les travaux d'anthropologues qui s'intéressent aux tabous et à la magie.

    L'exemple des tribus habitant la Terre de Feu, région située à l'extrême sud du continent américain et au climat subarctique, semble donner raison tant à la Bible qu'aux chercheurs modernes. Nomades, elles disposaient en effet d'habitations sommaires ne leur permettant pas de lutter facilement contre l'humidité. Pour cette raison, elles vivaient nues et couvertes d'huile et de graisse de phoque, ce qui leur permettait de sécher près du feu en quelques minutes seulement, alors que cela aurait nécessité beaucoup plus de temps pour des vêtements.

    Sans doute, les deux raisons évoquées ici ont eu autant d'importance et le costume a eu d'autres raisons qu'exclusivement utilitaires. Le désir de plaire n'a cependant dû intervenir qu'assez tardivement. Se vêtir, outre aux motivations strictement utilitaires, eut probablement avant tout des raisons d'ordre magique et religieux.

      

      

      

    Le costume durant la Préhistoire

    Les vêtements de cuir ou de fourrure ont probablement été les premiers à avoir été portés durant la Préhistoire. Dès le Paléolithique moyen, au Moustérien, le travail du cuir est attesté par les analyses tracéologiques des outils de pierre taillée.

    Au Paléolithique supérieur, des courants d'échange ont pu être mise en évidence pour le silex mais aussi pour l'ambre et les coquillages, témoignant du goût pour la parure. Au Solutréen (- 22 à - 17 000 ans BP), les premières aiguilles à chas en os témoignent de techniques de couture élaborées. L'habillement durant les périodes froides du Paléolithique supérieur était peut-être analogue à celui des Eskimos.

    Le climat constitue, de nouveau, un paramètre majeur dans la compréhension de l'histoire du costume. Les pays chauds et tempérés offrent ici un exemple singulier : n'étant pas confrontés à la nécessité de s'y protéger des intempéries, les hommes y furent en général plus ornés que vêtus. Il s'agissait alors de se prémunir d'influences maléfiques (raisons religieuses), de préciser le statut marital d'un individu ou sa tribu d'origine (raisons sociales), de séduire ou impressionner ses interlocuteurs (raisons symboliques). Si les peaux et pelleteries furent utilisées, ce fut sans doute davantage pour servir de cache-sexe que de protection. Ce pagne originel perdurera pendant des millénaires, en tissu par la suite. Les raisons magiques étaient parmi les plus importantes : porter certains attributs équivaut à invoquer un esprit ou une divinité, à s'identifier à un animal et à sa force, à faire écho à un symbole tel qu'un totem du clan.

    Très tôt, le costume a eu pour but d'exprimer et de manifester des sentiments : correspondant à une certaine puissance il sert à exprimer une certaine richesse. La puissance et la richesse se confondant, le costume indique la caste et la fortune, le rang social et l'autorité.

    Le tissage dut apparaître dans les zones tempérées sur le modèle de la vannerie à partir de matières végétales dès le Néolithique. Les tissus primitifs étaient de très petite dimension. Des bandes étroites étaient cousues ensemble pour constituer un vêtement. Au fur et à mesure que les métiers à tisser se perfectionneront, les pièces de tissus deviendront plus grandes.

    La peinture corporelle (comme chez les aborigènes australiens) devait tenir une part importante du costume en tant qu'ornementation. On sait que l'ocre rouge fut très utilisée durant pratiquement tout le Paléolithique où elle est aussi universelle qu'omniprésente (la terre rouge est présente dans la plupart des sépultures), un peu moins au Néolithique. Les couleurs utilisées qu'on a pu identifier à partir de l'Aurignacien sont le jaune, le rouge et le mauve qui apparaissent aussi bien en Afrique du nord qu'en Europe septentrionale. Les colorants utilisés pour les teintures à partir du Néolithique étaient principalement d'origine végétale : les bleus étaient obtenus à partir de l'aulne ou du sureau, les mauves des myrtilles, le jaune du réséda. Les « terres » servaient pour les ocres.

      

      

    Origine des archétypes

    Le premier type de vêtement primitif tissé est le « drapé », quasi universellement considéré celui des autochtones, par rapport au vêtement « confectionné », considéré un apport des envahisseurs. Ce sont là deux principes opposés du vêtement de tous les temps.

      

      

    Régions des plaines

    Il s'agit des régions intérieures d'altitude basse ou faible de la Mésopotamie, la péninsule Arabique, la Palestine et la Syrie. Le costume des civilisations pré-aryennes les plus anciennes de l'Asie mineure est sans conteste celui de Sumer et d'Akkad et fut porté avant le IIIe millénaire du golfe Persique à la Méditerranée. Il s'agissait d'un pagne destiné à couvrir les hanches et tombant à mi-jambe, d'abord en peau retournée puis en tissus.

    Le pagne-jupon en kaunakès des sumériens, en fourrure ou en tissus à mèches (pour rappeler la fourrure originelle) est un costume masculin, sans doute celui des prêtres ; il est figuré sur de nombreuses statuettes. Les hommes portent un châle en jupon, dont un pan est ramené sur l'épaule.

    Les femmes portent une tunique à manches courtes et par-dessus également un châle drapé en forme de robe dont les franges (unies puis à glands) retombent en suivant l'enroulement autour du corps. Ce châle se retrouve dans le sari indien ultérieurement et jusqu'à nos jours. Elles portent également un manteau en kaunakès. Elles sont coiffées en chignon ; quelques statuettes donnent l'impression que certaines portent des coiffures postiches.

    Les peaux continuent à être portées par les deux sexes.

    Les Akkadiens, peuple sémite différent des Sumériens et ne parlant pas la même langue, adoptent cependant entièrement le costume primitif sumérien qu'ils enrichissent et tendent à emphatiser. Dans son ensemble, le costume assyro-babylonien connait une évolution (les étoffes sont richement décorées et colorées) mais ne sera pas essentiellement différent. Les coiffures masculines sont cependant plus élaborées, les cheveux sont portés longs et frisés au fer ainsi que la barbe en ondes régulières. Le goût de la parure est manifeste, les bijoux, nombreux, s'alourdissent, pendants d'oreilles, colliers à plusieurs rangs composés d'amulettes, sont portés par les deux sexes. Hommes comme femmes sont communément chaussés de sandales laissant le dessus du pied découvert, lacé à la cheville, le gros orteil passant dans un anneau. La chaussure fermée fait son apparition, introduite par les populations des montagnes.

    Vers -1 200, une loi assyrienne ordonne aux femmes mariées de sortir voilées.

    Au IIIe millénaire, la suprématie de la civilisation sumérienne formée depuis plusieurs siècles déjà voit rayonner sa culture et son mode vestimentaire jusqu'en Asie mineure et en Syrie, face à Chypre, et de là dans les Cyclades. Plus au sud jusqu'à Byblos, l'influence vestimentaire sumérienne est attestée.

      

      

      

      

    Régions côtières

    D'altitude variable, il s'agit essentiellement des régions de la Méditerranée orientale et des bords de la mer Noire, mais d'autres aussi. Ce n'est qu'à partir de l'invasion dorienne et des migrations qu'elle provoque que les colonies ioniennes forment un groupe puissant et homogène. Le costume des populations côtières de la mer Noire jusqu'à l'Oronte semble au départ ne pas avoir été très différent du costume sumérien dans sa variante montagnarde apportée par les Hittites telles que les « manches longues » des pasteurs.

    De - 1 300 à - 1 700, le bloc culturel que forment Troie, la Phrygie et la Carie, bien que portant un habillement propre aux grecs, adopte largement les usages vestimentaires orientaux originaires de Mésopotamie. Cette adoption et ce mélange était facilité par la plus grande liberté des femmes d'Asie. Les ioniennes partagent la vie des hommes et prennent leur repas avec eux. Celles-ci ne sont pas voilées, et celles des classes aisées portent des tuniques d'étoffe de chanvre rose et transparente, brodée d'or. La coûteuse pourpre est très recherchée au point que les phéniciens iront chercher plus à l'ouest et au de-là des colonnes d'Hercule la précieuse teinture dont ils ne parviennent plus à satisfaire la demande. C'est en Ionie que les grecs prennent l'habitude de « plisser » les vêtements. Indubitablement, la mode ionienne fut somptueuse, indice d'une société connaissant une certaine opulence.

    Les hommes portent la tunique courte de lin. Celle-ci est un « sous-vêtement », fermé sur un côté par une couture. Les Phéniciens propagèrent dans leur sillage toutes les modes et de toutes les influences rencontrées ; ce fut eux qui transmirent cette tunique, dont ils furent vraisemblablement les inventeurs, aux Cariens. Elle a été portée à l'époque dans toute l'Asie Mineure. Elle peut être longue pour le fêtes : c'est le « khiton » des grecs, repris de « kitoneh », mot sémite désignant le lin en araméen. Homère put donc parler des Ioniens « traînant leur tunique ». Les femmes portaient également cette tunique dans sa version longue, s'agrafant d'un côté par une fibule, guère différente de celle que portaient encore communément les femmes berbères dans la première moitié du XXe siècle.

    Durant le IIIe millénaire, le costume de ces populations se rattache à celui de Sumer et à son grand châle drapé. Il perdure jusqu'au Ier millénaire et le manteau des Israélites en est une variante. En Syrie et surtout en Phénicie, il est bigarré de couleurs bleues et rouges, décoré de fleurs et de rosaces. À partir du IIe millénaire, le jupon-pagne s'inspire du costume égéen, mais également du shenti égyptien, sorte de cache-sexe croisé et relevé sur le devant. Le premier, brodé de fils multicolores, descend jusqu'aux genoux et est drapé aux hanches formant ceinture, le second est de léger tissu blanc. La coiffure masculine est le turban mésopotamien ou la calotte sumérienne.

    Le vêtement féminin par excellence reste durant deux millénaires le grand châle drapé, ample et plissé à l'égyptienne. Les femmes portent une coiffe, sorte de tiare cylindrique d'où part un long voile enveloppant réservé aux femmes mariées. Cependant, aux alentours de -1 400 à -1 200, elles semblent porter un vêtement inspiré du costume crétois. On sait que les Crétois s'installaient en Syrie pour commercer, conservaient et propageaient les modes égéennes. Cette époque coïncide avec l'apogée de la civilisation crétoise et ses modes sont portées tant dans les Cyclades qu'à Chypre. Elles furent adoptées sans réserve par les Phéniciennes, s'habillant comme les élégantes de Cnossos.

    Leur costume est assez conservateur, sans doute à cause de leurs pérégrinations qui fait se maintenir plus longtemps leur costume dérivé du châle sumérien. La Bible donne peu de détails à ce sujet et on n'a pas de renseignements sur leur costume à la période de l'entrée en Canaan. Leur religion interdisant toute représentation humaine, c'est davantage l'iconographie des peuples qu'ils ont côtoyés et qui les ont représentés qui renseigne. À la fin de l'âge du bronze, (correspondant aux XVIIIe et XIXe dynastie du Nouvel Empire égyptien), ils portent toutefois le grand châle enroulé plusieurs fois autour du corps et retenu par une ceinture, nouveauté introduite en Mésopotamie par les hittites, formant pèlerine sur les épaules.

    Les femmes, vers -700 à -680, portent la tunique unie et longue et un long voile les enveloppant jusqu'aux pieds. Il semble cependant qu'elles aient eu la tête nue et le visage découvert, avec un ruban dans les cheveux. Ainsi apparaissent-elles sur les bas-reliefs de la prise de Lakish par Sennacherib. Ceci contraste avec ce qu'en dit plus tard Tertullien au IIIe siècle à Carthage où il exhorte les chrétiennes à sortir voilées comme les juives.

    Le Deutéronome assigne un genre aux vêtements : il interdit sévèrement aux femmes les vêtements masculins et réciproquement. La Torah prohibe de son côté le plissé transparent égyptien et fulmine les modes efféminées égyptiennes. Marc-Alain Descamps synthétise la façon dont les costumes ont toujours traduits historiquement le sexe des individus : « Tous les peuples de toutes les époques ont utilisé le vêtement pour indiquer le sexe de celui qui le porte. Les costumes masculins et féminins sont toujours et partout différents, mais la différence peut porter sur l’ensemble ou sur un détail. Encore faut-il savoir que ce qui peut paraître un détail pour des étrangers peut constituer l’essentiel à l’intérieur du groupe. C’est ainsi que dans l’antiquité les Grecs et les Romains portaient tous des toges, mais le plissé n’était pas le même pour les hommes et les femmes (ni les tissus, les couleurs, les formes et les noms). Et il en est encore de même pour les costumes musulmans traditionnels. Le plus important est dans l’intention du groupe humain qui peut vouloir insister sur la différence ou la minimiser. Mais il en reste toujours au moins une. La mode de l’unisexe n’a jamais pu réussir à s’établir et même dans l’unisexe les vêtements des femmes ont toujours les boutonnières à gauche et ceux des hommes à droite. Avec l’uniformisation des rôles masculins et féminins dans nos sociétés, les différences, qui étaient maximales en 1900, ont tendance à se restreindre et les femmes ont pu accéder au droit de porter des pantalons (différents, il est vrai, de ceux des hommes)[1]. »

    Certaines prescriptions bibliques en matière vestimentaire recommandent les franges et un cordon bleu aux pans des vêtements. Les juifs adoptent cependant le costume grec, portant le khiton et l'himation, mais avec des pompons aux angles, mode qui se répand ailleurs.

      

      

    Régions montagneuses

    Il s'agit des régions de montagne ou des hauts plateaux que sont l'Anatolie, la Cappadoce, l'Arménie, le Caucase, la Perse, (l'Iran) le Turkestan,l'Afghanistan et le Baloutchistan.

    Là, vers le début de IIe millénaire, les peuples des steppes poussent devant eux d'autres peuples autochtones et semi-nomades qui s'installent dans les vallées, principalement en Mésopotamie et en Chaldée, par vagues successives. Un empire Hyksôs se forme, dominé par une aristocratie Mitannienne, de Babylone à Tyr, englobant l'Égypte, et qui va durer plus d'un siècle et demi.

    C'est vers cette période, vers la moitié du second millénaire, que l'on voit pour la première fois apparaître dans cette population constituée par le métissage des envahisseurs et des envahis, le « costume confectionné », dont les prototypes ont été introduits par les populations venues des montagnes. En étoffe coupée et cousue, il est composé d'une tunique à manches.

    Il semble qu'en réalité la tunique ait été apportée dans ces montagnes par les caravanes de Sumer, adoptée et perfectionnée par les populations autochtones. Celles-ci, contraintes de s'habiller chaudement, la portèrent par-dessus le jupon sumérien. Enveloppant tout le corps et adaptée au climat des plateaux d'Asie centrale balayés par les vents, elle sera le vêtement porté par les Mèdes. Cette tunique est fermée sur le devant, courte pour les hommes et longue pour les femmes. Elle est figurée adhérente sur la statuaire ; en réalité elle était portée large. Le grand châle sumérien était porté par dessus durant la saison froide, servant de manteau, comme aux temps plus anciens de Ur et de Mari, garni d'un bourrelet.

    Les femmes semblent avoir porté cette robe-tunique soit tombant droit sur les pieds, avec des manches très courtes, ou traînante avec des manches évasées arrivant au poignet. Il semble qu'une jupe de tissu très fin et à plis ait été portée à la saison chaude. Le « serapis » de l'époque gréco-persane semble en être ultérieurement dérivé. Les Grecs d'Asie mineure avaient emprunté cette longue tunique fine, ample et plissée aux Lydiens.

    Chez les Perses, la tunique sera adaptée à une vie sédentaire, aux fastes de la Cour ainsi qu'au climat très chaud, lui donnant plus d'ampleur, les manches ouvertes et pendantes. C'est le caftan, la « candys ».

    Un autre apport majeur est également l'héritage des populations montagnardes, les chaussures caractéristiques à bout recourbé, en cuir, avec un talon.

    Les coiffures consistent en bonnets de feutre. Au premier millénaire, les Hittites des deux sexes portaient ce haut bonnet cylindrique sur calotte arrondie ou conique parent du bonnet phrygien, auquel les femmes ajoutaient un voile au sommet qu'elles pouvaient ramener sur le visage. Ce bonnet conique semble avoir été en usage chez les populations non suméro-akkadiennes.

    Les cheveux, et la barbe pour les hommes, sont frisés, recouverts chez les Perses par un bonnet rond, avec des bandelettes pendant de chaque côté servant également de mentonnière. Les rois portent la tiare, semblable à l'actuel bonnet des popes, ou une couronne crénelée. La tresse, sortant de la tiare semble avoir été d'usage rituel avant de devenir une mode, est à rapprocher de la mèche postiche en usage chez les enfants en Égypte, et à celle réelle, des enfants grecs, ainsi qu'aux accroche-cœurs rituels des crétoises.

      

      

    La steppe

    Les peuples venus des steppes, Huns, Scythes, Alains et Sarmates ont porté l'habillement de cuir et de peaux typique des cavaliers : la tunique, le « pantalon long », généralement des « bottes » servant de « jambières », et la toque de fourrure ou de feutre. Ces peuples ont exercé une influence considérable sur ceux avec lesquels ils sont entrés en contact et qui portaient généralement une robe. Il s'agit là d'un costume de chasse et de guerre. Dans l'iconographie, les Scythes par exemple sont toujours vus avec les cheveux longs et de longues moustaches. Polybe, en -179, a signalé leurs cottes de mailles et leurs casques coniques, et Ammien Marcellin au IVe siècle de notre ère rapporte que ce type de costume était toujours de mise chez ces peuples. Il les décrit portant une casaque de peaux de rats cousues ensemble sur une tunique de lin, la tête couverte d'un casque ou d'un bonnet rejeté en arrière et des peaux de bouc autour de leurs jambes. Leurs chaussures, sans forme, faites pour monter à cheval, ne leur permettaient pas de marcher.

    Leurs parures consistaient en plaques de métal, gravées ou ornées en « repoussé », cousues sur les vêtements par des fils passant dans de petits trous prévus à cet effet. On pense que ce type d'ornement est à l'origine des décorations cousues sur les étoffes, les « appliques ».

      

      

    Le costume du monde antique

    Article détaillé : Costume du monde antique.

      

    L'Égypte

    Article détaillé : Costume dans l'Égypte antique.

    Le costume égyptien est aussi bien drapé (Haïk) que cousu-fermé (Kalasiris - ou tunique à manches, par exemple). Synthèse des propos de F. Boucher et J-N. Vigouroux Loridon.

      

      

    La Crète

    Article détaillé : Costume de la Crète antique.

    Le costume des femmes est le seul, dans les pays de Méditerranée, à être coupé et cousu. Il se compose d'un corsage serré à la taille, faisant parfois ressortir les seins, et d'une jupe bouffante. Les hommes portent des pagnes superposés.

      

      

    Le costume classique dans le monde méditerranéen

    Le costume des Romains est pour l'essentiel le même que celui des Grecs auxquels il est emprunté, sans grandes différences - seuls changent les noms des pièces du costumes. Les latins adoptent en outre certaines habitudes vestimentaires là où ils s'installent dans l'empire, comme le « capuchon » et les braies » des Gaulois (bandes de peau ou d'étoffe enroulées autour des jambes).

    • Le costume grec

    Le costume féminin par excellence est le « péplos », vêtement de dessus porté sur le « chiton » (ou khiton) qui est un vêtement de dessous, court la plupart du temps mais pouvant également être porté long, rectangle de toile, généralement de laine, cousu sur un côté et maintenu sur les épaules par des fibules. Le péplos est au contraire un vaste rectangle « non-cousu » mais drapé, maintenu également sur les épaules par des fibules ou des boutons et par une ceinture à la taille. Il peut comporter un repli simple ou double, tant devant que derrière, selon la façon de le draper. Sans ceinture ni boutons ou fibules, il sert alors de manteau. Il existe cependant un manteau utilisé par les deux sexes appelé « himation », autre rectangle d'étoffe drapée.

    Le chiton masculin est le même que celui des femmes. Il sert également de vêtement de dessous mais est porté plus court que celui des femmes, s'arrêtant aux genoux. Quand il n'est rattaché que sur une épaule à l'aide d'une fibule, il constitue le vêtement de travail ; on l'appelle alors l’exomide. Ce fut le vêtement de base des Doriens. Les hommes jeunes, les guerriers, le portent très court. Les anciens, les rois, les aèdes, les philosophes le portèrent long ; ce fut alors la « tunique talaire » ou « chiton talaire » ou encore poderis.

    La « chlamyde » est un manteau porté exclusivement par les hommes, rectangle d'environ 2 m. sur 1 m, attaché par une fibule sous le menton et formant une sorte de capuche par derrière pouvant être rabattue sur la tête. Originaire de Thessalie, elle est portée principalement par les cavaliers. La jeunesse, les philosophes portèrent souvent le seul himation sans chiton.

    Pour obtenir le fameux plissé et le gaufrage, on plissait à l'ongle le lin ou on le trempait dans un empois ou amidon pour le tordre ensuite en le laissant sécher et blanchir au soleil.

    La sandale (crepida »), fut commune aux deux sexes. Les « cothurnes » furent les chaussures des acteurs, et les « endromides » des bottines lacées sur le devant.

    Les coiffures des femmes furent les deux bandeaux ramenés en chignon sur la nuque maintenu par un ruban, le « tœnia » ; ce type de coiffure est quelques fois surmontée d'un diadème. La chevelure est parfois enserrée dans un foulard. La « kalyptra » est le voile qui se porte à la campagne et qui est souvent surmonté d'un chapeau de paille, le « tholicu », coiffure qu'on trouve par exemple sur les statuettes de Tanagra. Les hommes portent un chapeau de feutre ou de paille, le « pétasos », à la campagne. Ordinairement leurs cheveux sont maintenus par une lanière de cuir laissant les mèches s'échapper.

    • Le costume romain
    Article détaillé : Costume de la Rome antique.

    La toge est la pièce centrale du costume romain.

      

      

      

    Les apports extérieurs

    Les provinces de l'Empire romain fournissent des empereurs et la mode romaine change sous leur influence : elle intègre des pièces de vêtements étrangères au monde latin. Ainsi, l'empereur Caracalla (168217) popularise le port du manteau gaulois d'où il tire son surnom.

    À partir du milieu du IIIe siècle, le costume romain se « barbarise » progressivement en raison du rôle croissant que jouent notamment les Germains dans l'armée.

      

      

    Le costume byzantin

    En 552, deux moines byzantins de l'ordre de Saint Basile rapportent des cocons de « bombyx » et font découvrir la soie ce qui va « révolutionner » le vêtement. L'étoffe est si onéreuse que l'ampleur des vêtements s'en trouve réduite ce qui favorise l'apparition d'ornements (incrustation de pierres précieuses, motif)[2].

    Le costume byzantin se compose typiquement d'un manteau à coupe arrondie tissé d'or, porté sur une tunique courte serrée par une ceinture souvent très ornée et des braies » moulantes (anaxyrides »).

    Un morceau d'étoffe (tablion ») peut se draper sur les épaules par dessus la tunique.

    Pour les femmes, les manches de la tunique sont collantes et elle se porte sous une autre tunique richement ornée et tombante jusqu'au pied (byzantine »). Un voile pend dans le dos et ombrage la tête des femmes dont les cheveux sont souvent décorés de bijoux.

    Les chaussures sont en cuir souple ; celles des dignitaires sont noires, celles de l'empereur pourpre et ornées de pierres précieuses.

      

      

      

    Le costume en Europe de la chute de l'Empire romain jusqu'au XIIe siècle

    L'étude du mobilier funéraire de la tombe de Childéric, inventorié à Tournai en Belgique, le 27 mai 1653, apporte les premières indications sur le costume d'un roi franc au Ve siècle : l'anneau sigillaire du roi représente ce dernier vêtu d'un manteau (qui devait être de pourpre et brodé d'abeilles d'or, certaines ayant été retrouvées) et d'une cuirasse, attributs d'un officier romain. Sa tête est nue et ses cheveux sont longs : ce sont là les attributs de la noblesse franque. Enfin, la plupart des bijoux cloisonnés révèlent l'influence de l'orfèvrerie des steppes, importée en Europe par les Germains orientaux. Le costume de Childéric indique donc bien la double influence qui modèle le haut Moyen Âge : il est à la fois d'inspiration romaine et barbare.

    L'iconographie permet de préciser pour les rois mérovingiens qu'ils portaient la tunique (plus longue qu'à Rome), la toge et la chlamyde, ainsi qu'un manteau long ouvert sur le devant, d'origine gauloise ou germanique.

    La « Vie » de Charlemagne écrite par Éginhard contient une description du costume du roi :

    « Il portait le costume national des Francs : sur le corps, une chemise et un caleçon de toile de lin ; par-dessus, une tunique bordée de soie et une culotte ; des bandelettes autour des jambes et des pieds ; un gilet en peau de loutre ou de rat lui protégeait en hiver les épaules et la poitrine ; il s'enveloppait d'une saie bleue […] il dédaignait les costumes des autres nations, même les plus beaux, et, quelles que fussent les circonstances, se refusait à les mettre. Il ne fit d'exception qu'à Rome où, une première fois à la demande du pape Hadrien et une seconde fois sur les instances de son successeur Léon, il revêtit la longue tunique et la chlamyde et chaussa des souliers à la mode romaine. »

    Les « invasions barbares » (vocabulaire dépassé ! on parle de migration germanique) apportent les casques à cornes (source?), mais les braies sont portées par les Celtes et les Gaulois depuis la civilisation de la Tène de même que les tuniques ajustées (donc des étoffes taillées) et même la cotte de mailles[2].

    Les Mérovingiens et les Carolingiens portent une tunique courte et pratique pour le cheval, la « gonelle » (ou « gonne ») ; même si les costumes longs existent toujours. La ceinture est un élément important car les vêtements n'ont pas de poches et elles servent donc à suspendre une « aumônière » qui contient argent, ciseaux, etc.[2] Il existe peu de différences entre le costume féminin et le costume masculin.

    La « chainse », ancêtre de la chemise, est une longue tunique de lin dont les manches sont étroites, serrées et souvent plus ornées à la manche gauche qu'à la manche droite dont le port est attesté au moins depuis la civilisation de Hallstatt. Sur la « chainse » se porte le « bliaud », une robe courte à manches longues et traînantes[2].

    Les croisés découvrent et ramènent de nouvelles teintures, étoffes et pelisses de fourrure[2].

    Pendant le bas Moyen Âge, le costume masculin ne fait pas novation. Il consiste en une tunique de lin blanc à manches longues et adhérentes aux poignets (« cotte ») portée sous le « surcot » (tunique ornée longue jusqu'à la mi-jambe). Le « surcot » est maintenu à la taille ou sur les hanches par une ceinture brodée. Sous le surcot, de longues chausses ou des braies allant jusqu'au genou complètent la tenue. Les chaussures sont de petites chausses à semelle de liège ou des petites bottes. Pour sortir s'ajoute un manteau rectangulaire ou arrondi.

    Les cheveux longs sont la prérogative des hommes de haut rang. Les couvre-chefs sont des « calottes » ou des capuchons.

    Pour les femmes, le « surcot » descend jusqu'aux pieds et un pan du manteau couvre la tête. Si le « surcot » est échancré sur la taille, les deux échancrures sont appelées « portes de l'enfer ».

     

     

      

    Le costume du XIIe au XIVe siècle en Europe

    Jusqu'au XIVe siècle, le vêtement occidental subit peu d'évolution : il est ample, long, drapé et ne présente pas de caractères géographiques ou sociaux définis[3].

    Le bien-être s'accroit, de nouvelles marchandises sont disponibles et même si les gens du peuple ne portent encore les mêmes vêtements, le costume évolue au moins dans son ornement et dans la qualité des étoffes.

    Les hommes et les femmes portent indifféremment la robe. Elle est plutôt courte pour les hommes sauf pour les moines.

    Les chaussures à pointe effilée sont dites « à la poulaine ».

    C'est à partir de la moitié du XIVe siècle que commencent à se différencier le costume de l'homme et de la femme.

    Chez l'homme, une tunique serrée se porte une chemise sous un pourpoint et des chausses collantes ainsi qu'un manteau ouvert sur le devant qui s'enfile par la tête.[Quoi ?]

    La femme porte aussi des chausses et une robe constituée d'une jupe et d'un corsage. Les manches de ce dernier sont si ajustées au poignet qu'elles doivent être recousues après chaque enfilage.

    Les deux sexes portent une tunique serrée en sous-vêtement à même la peau.

    La pointe des chaussures s'allonge de plus en plus au point d'entraver parfois la marche.

    Chez les gens du peuple, l'homme porte une blouse, des chausses et des « braies » enfilés dans les bottes. La femme porte une chemise, une tunique longue, des chausses et un manteau à capuche.

     

    Le costume du XIVe au XVIe siècle en Europe

     

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    Du milieu du XIVe jusqu’au milieu du XVIIe siècle, le costume n'a pas seulement un rôle d'habillement mais il est là aussi pour transformer l'aspect extérieur au moyen d'artifices. D'ailleurs, le costume de cour se compliquera avec le temps (voir les costumes de la Renaissance).

    De plus, il se diversifie en fonction des régions.

    Les costumes pour les deux sexes sont ajustés, boutonnés ou lacés. Les chapeaux deviennent extravagants amorçant le futur hennin chez la femme.

    Les guerres italiennes font aussi découvrir le costume Renaissance et cette mode italienne va surtout influencer les matières et les ornements. Cette tendance gagne toute l'Europe amenant de nouvelles modes : lignes souples, décolletés épanouis, manches larges, et pour les hommes le chapeau plat à plumes.

    À la suite de la bataille de Pavie, c'est l'Espagne qui impose ses influences sobres et strictes.

    Au XVe siècle, l'industrie du textile est en plein essor, notamment en Italie.

    Au XVIe siècle, apparaissent les premiers journaux de mode et les « poupée de France », des figurines habillés que s'échangent les dames pour connaître la mode.

     

      

    Le costume masculin

    L'homme porte un pourpoint court, moulant avec un col haut. À sa taille, il est maintenu par une ceinture. Il porte en dessous une chemise à manches longues et des « braies » courtes. Les manches du pourpoint sont fendues au niveau de l'avant-bras ce qui permet de montrer les vêtements de dessous (« mode des crevées ») aux manches larges et bouffantes. Les épaules, la poitrine et le dos sont rembourrés. Sur le devant il arbore des broderies.

    Le « pourpoint » est parfois garni d'une panse proéminente factice, le « panseron ».

    Généralement, les jambes ne sont couvertes que de collants rudimentaire consistant en la réunion des hauts-de-chausses par une braguette souvent proéminente car servant de poche. Le tout complété par des bas en tricot de soie.

    Par dessus, l'homme porte, soit une longue cape fourrée à manches longues ou traînantes nommée « houppelande », soit une chasuble cousue avec des fentes appelées « pertuis ».

    Ils ont les cheveux courts à cause des hauts cols. Ils portent sur leur tête des toques d'où pend souvent une écharpe ou des chaperons (ce sont des capuchons avec une pèlerine avec une longue cornette).

    En général, le costume masculin est modeste et il n’a pas de dessin, mais les hommes coquets aiment les vestes voyantes. Chaque couleur a une signification différente. Par exemple, le bleu signifie la sincérité, le rouge l'agressivité, le noir la mort.

      

      

      

    Le costume féminin au XVe siècle

    La femme porte des robes longues, moulantes, plutôt décolletées, tombant jusqu'au sol et dont la ceinture remonte haut sous les seins.

    Le corsage est échancré. Les femmes doivent porter ce que l'on appelle le « tassel », qui cache la chemise intime. Sur ces robes, au niveau des poignets, elles portaient des « bombardes », qui sont des volants retombant sur les mains. Ces « bombardes » sont parfois remplacées par des « tippets », qui sont de longues bandes décoratives.

    Sur la robe, sont également voyantes des fentes pour y glisser les mains et parfois un des cols dressé derrière la tête « à la Médicis » (« fraise »).

    Par dessus, la femme revêt un surcot fait de brocart bordé de fourrure. Ce surcot deviendra un vêtement majeur dans les tenues officielles.

    La coiffure se porte en arrière pour dégager le front. Le front est rehaussé par une épilation des sourcils afin de mettre en valeur le visage. Les cheveux sont redescendus sur les tempes par deux chignons sur lesquels est posée une résille. Sur cette dernière, est posé un voile nommé la « huve » ou le « hennin ». Pour sortir, la femme se couvre d'un voile ou d'une coiffe. Seules les servantes vont tête nue. La coiffe se porte en arrière.

      

      

    Les chaussures

    Les hommes de la Cour portent des souliers « à pied d'ours » ou « bec de canard » qui sont des souliers très ouverts à large bout carré dont le bout pouvait atteindre 15 cm de large. Ils se fixent sur le cou-de-pied avec une lanière.

    Les élégantes italiennes portaient d'étranges souliers rehaussés par de très hauts patins, les « chopines ». Le haut socle placé sous la plante du pied pouvait atteindre cinquante deux centimètres et il ne permettait pas à celles qui les portaient de marcher seules, elles devaient obligatoirement s'appuyer sur les épaules de deux servantes se tenant de chaque côté d'elles. Ces « chopines » ne seront pas adoptées en France et furent interdites très rapidement en Italie, car jugées inesthétiques et peu commodes.

    D'Italie toujours, avait été imposée une autre mode adoptée en France dès le début du XVIe siècle : la « pantoufle ». Du terme d'origine italienne « pantofla » désignant un objet en liège ; presque sans quartier (côté arrière), elle constituait un nouvel élément de confort. Sa légèreté, sa facilité d'usage en faisait une excellente chaussure d'appartement, surtout utilisée par les femmes.

    La mode des « crevés », alors en plein essor pour le costume, descendit jusqu'au soulier, souvent en satin ou en velours. Ces chaussures portaient le nom « d'escafignons », dits aussi « eschapfins » qui vient d'Italie sous le nom de « scapa », mot qui désigne toujours de nos jours en Italie les chaussures. Les escafignons, donc, étaient tailladés sur l'empeigne (le devant) pour laisser voir à travers les crevés, le tissu précieux des bas blancs ou de couleurs.

    Les bottes en cuir ou en daim se portaient toujours tandis que les élégantes bottines d'étoffes tailladées (crevées) étaient utilisées à la Cour par les seigneurs. Elles ne dépassaient pas, en hauteur, le milieu de la jambe.

    Le peuple, lui, se chaussait toujours de sabots de bois très rustiques ou de galoches (du latin « gallica ») maintenues par des brides, souliers à semelle de bois dont la partie supérieure est en cuir. Il se chaussait également d'estivaux qui sont des bottines en cuir souple et léger. Le terme « estivaux » vient du bas latin « aestivaleus », relatif à l'été : il s'agit donc bien d'un soulier léger porté en été.

    Les paysans portaient des « houses » qui sont des guêtres de cuir fendues d'un bout à l'autre fermées avec des boucles et courroies, ce qui était si long et difficile que Rabelais les appelait « bottes de patience ». Ils portaient aussi des sandales qui sont faites en cuir, en bois ou en corde, des « bottes » qui sont en fait des chaussures légères et commodes qui ressemblent à s'y méprendre à nos pantoufles d'aujourd'hui.

      

      

      

    Dans les grands pays d'Europe en bref

    • En Espagne : l'Espagne, au XVIe siècle est une grande puissance européenne, forte de ses découvertes prodigieuse en Amérique. L'or, l'argent et les perles affluent sur les vêtements devenant de plus en plus extravagant. Une série de lois voit alors le jour vers 1500, limitant les excès. La mode espagnole, très influente, est portée par Charles Quint grand roi d'Espagne.

    Cette mode est sobre et dans la plupart des cas, de couleur noire. Les femmes portent des robes en pyramide à col montant et aux épaules rembourrées. Les hommes portent l'épée au côté.

    • En Castille, la reine Jeanne de Portugal, alors enceinte, tente de cacher sa grossesse et lance la mode des jupes armées de cercles de jonc vert, le « verdugo » qui deviendra le « vertugadin » en France. Il peut avoir une forme de cloche ou de tonneau.
    • Le costume français est rapidement touché par la mode espagnole qui se veut sobre, simple, et de couleur généralement noire. La « ropa » vêtement traditionnel d'Espagne fait fureur chez les nobles français. La mode des « crevés » originaire d'Allemagne, et qui consiste à rapiécer de petites étoffes de tissu sur le vêtement touche aussi la France. On peut aussi noter que, suite aux exigences de François Ier, la cour masculine se voit dans l'obligation de se couper les cheveux courts.
    • En Italie, la mode peu touchée par la période gothique est influencée par l'Espagne et la mode des « crevés ». Malgré le noir, elle garde des éléments vestimentaires traditionnels comme les robes rouges ou les hautes chaussures vénitiennes. On peut aussi remarquer que la mode italienne influe notamment sur les coiffures tirées en arrière et sobres qui s'opposent aux coiffures nordiques plus compliquées avec un voile les recouvrant. Les manches aussi sont amples et bordées de fourrure tandis que le nord reste plus sobre avec des manches serrées.
    • L'Angleterre est une mode un peu à part bien qu'influencée par l'Espagne (mais plus tardivement). Les dentelles et les fraises affluent. Le chapeau « style Robin des Bois » est en vogue.
    • Dans les pays germaniques se répand la mode des hauts-de-chausses bouffants.

      

      

      

    Quelques définitions

    • pourpoint : vêtement ajusté d'homme, qui couvrait le corps du cou à la ceinture.
    • chasuble Page d'aide sur l'homonymie : vêtement ayant la forme d'un manteau sans manche.
    • toque : coiffure sans bords, aux formes cylindriques.
    • chaperon : capuchon à longue pointe, porté par les hommes.
    • pèlerine : vêtement féminin, couvrant les épaules et la poitrine.
    • cornette : coiffure que portent certaines religieuses catholiques.
    • échancrure : partie échancrée, creusée ou entaillée au bord.
    • surcot : robe de dessus, portée au moyen âge par les hommes comme les femmes.
    • brocart : étoffe brochée de soie, d'or ou d’argent.

      

      

      

    Le costume au XVIIe siècle en Europe

    Article détaillé : costume au XVIIe siècle.

    C'est la France qui influence la mode du Grand Siècle.

    Le costume au XVIIIe siècle en Europe

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    Article détaillé : costume au XVIIIe siècle.

    Le costume féminin se compose de divers style de robes :

    • La robe battante ;
    • La « robe à la polonaise » dont la jupe possède trois volants sur des paniers circulaires ;
    • La robe à la française (terme universel, mais qui a aussi des équivalents : « contouche » en allemand, « andrienne » en italien, « sack-dress » en anglais. On disait autrefois sacque en France, mais le terme s'est perdu) avec ou sans plis Watteau (ou à la Watteau) et avec une pièce d'estomac ou des compères selon l'époque ;
    • La robe à l'anglaise, une robe à corsage ajusté, manches bouffantes, collerette et « vertugadin » plus large que les épaules.

    Les jupes des robes peuvent se porter avec un pet-en-l'air ou des paniers (il existe un grand nombre de paniers au cours du XVIIIe siècle, parmi lesquels les paniers de cour, les considérations ou encore les paniers à la janséniste). D'après Honoré de Balzac, les paniers auraient leur origine en Angleterre : « La mode que nous appelons anglaise à Paris se nomme française à Londres, et réciproquement. Les paniers apportés par une Anglaise à Paris furent inventés à Londres, on sait pourquoi, par une Française, la fameuse duchesse de Portsmouth; on commença par s'en moquer si bien que la première Anglaise qui parut aux Tuileries faillit être écrasée par la foule ; mais ils furent adoptés. »

    Le corsage est quant à lui ajusté avec un « corps à baleines » ou baleiné (ancêtre du corset), dit aussi plus simplement « le corps » voire un corset blanc.

    Les hauts de vêtements féminins comporte le caraco, le casaquin, le pierrot, le juste, appelé mantelet au Québec.

    Les hommes portent le tricorne « à la suisse » ou parfois un chapeau plat à large bord dit « à la Pennsylvanie ».

    C'est la mode des perruques poudrées, du teint blanc, des mouches et du fard rouge sur les pommettes et les lèvres.

      

      

      

    Le costume en Europe de la Révolution à 1914[modifier | modifier le code]

    Bouleversant en profondeur la société française, la Révolution marque également une rupture radicale sur le plan vestimentaire. Elle signe la fin relative du culte de l'apparat. Les sans-culottes acquièrent leur notoriété en revêtant des pantalons et vestes courtes (« carmagnole »), par opposition aux bas portés par les classes privilégiées. Vêtus d'habits à pans carrés, les élégants du moment sont appelés Incroyables et préfigurent le dandysme. Quant aux élégantes, elles sont connues sous l'appellation de Merveilleuses et portent de longues robes décolletées dont un ruban marque la taille sous les bras.

    L'antiquité gréco-romaine redevient par la suite une source d'inspiration avec Napoléon Ier.

    Le « pantalon de lingerie » d'origine britannique fait son apparition. Originellement destiné à la pratique du sport, il devient un vêtement de dessous. Plus largement, la Grande-Bretagne influence la mode avec des éléments tels que le spencer, la redingote, l'anglomanie, Brummell.

    C'est au début du XIXe siècle qu'apparaissent les premières enseignes de vêtements à prix réduit. Elles joueront un rôle majeur dans la diffusion et la massification de la mode.

    Le pantalon a définitivement remplacé la culotte et les bas pour les hommes. Et les femmes remettent la ceinture à la taille. Le bijou est à la mode du médaillon où se cachent portrait ou devise et prend alors une valeur sentimentale.

    Charles Frederick Worth se fait remarquer et lance la haute couture. Alors qu'à peu près à la même époque Levi Strauss invente le blue-jeans.

    Si la vie au grand air se développe notamment avec les bains de mer, la tenue des femmes est encore sous le règne du corset et de la crinoline qui deviendra « tournure » qui deviendra elle-même « robe à traîne » (symbole de la Belle Époque).

    À la Belle Époque, c'est la mode des moustaches et des barbes pour les hommes qui se doivent d'avoir un pli parfait, pour se faire ils dorment avec un « fixe-moustache ». Les femmes se doivent d'avoir une « silhouette en S » grâce à un corset ou une guêpière visant à faire ressortir la poitrine et d'accentuer la cambrure. Les éventails sont en vogue.

    C'est l'apparition des premiers manteaux de fourrure, l'apogée du haut-de-forme, et des manches gigot et des chapeaux volumineux pour les femmes.

    Dès les années 1910, la silhouette féminine s'allonge de nouveau mais le bas des jupes s’entrave, obligeant les femmes à faire de petits pas. Paul Poiret supprime le corset et simplifie le vêtement féminin. L'avènement du complet révolutionne la mode masculine.

    La Première Guerre mondiale paralyse le monde de la mode. Elle introduit toutefois des améliorations notables, notamment des sous-vêtements plus confortables. Mais ce sont surtout ses conséquences sociales qui vont avoir un impact durable sur l'industrie de l'habillement. En ayant contribué au développement du travail des femmes, elle va favoriser l'émancipation économique et sociale de ces dernières qui disposeront d'une liberté nouvelle et de moyens accrus. De même, la progression de la pratique du sport jouera un rôle déterminant.

    Progressivement, l'industrialisation et les changements de mode font évoluer les vêtements au point de sortir du cadre de l'histoire du costume pour entrer dans l'histoire de la mode.

    En 2012, l'UNESCO a décidé d'ajouter au patrimoine culturel immatériel de l'humanité le costume nuptial de Tlemcen, justifiant ainsi son choix : « Les rites et les savoir-faire artisanaux associés à la tradition du costume nuptial de Tlemcen ont été transmis de génération en génération par les hommes et les femmes de la communauté et servent de marqueur d’identité locale. […] L’inscription de l’élément sur la Liste représentative pourrait encourager le dialogue mutuel entre les communautés et les groupes, tout en sensibilisant à d’autres pratiques et rituels vestimentaires de la région méditerranéenne et ailleurs »

     

     

     

     

     

     

     

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    Bernardino Luini, Jeunes filles au bain, XVIe s., fresque de la Villa Rabia alla Pelucca, Milan 

    Sous-vêtements

    Sens dessus-dessous... la lingerie

     

     

     

    La Villa Romana del Casale en Sicile a été construite à la fin du IIIe siècle. Elle compte une trentaine de pièces décorées de 3500 m² de mosaïques. On peut notamment y admirer des mosaïques mettant en scène des femmes, pratiquant des activités sportives. Elles portent des tenues légères qui ressemblent beaucoup à nos maillots de bain deux-pièces. L'une des pièces a d'ailleurs été baptisée « Chambre des jeunes filles en bikini ».

     

     

    Villa Romana del Casale

     

    Mosaïque de la Villa Romana del Casale. By LaurPhil

     

    Il semble donc évident que les sous-vêtements ont changé, en fonction des modes, mais non guère évolués depuis la Grèce antique.

    Le retour des grosses chaleurs est l'occasion rêvée d'alléger nos tenues... et le prétexte idéal pour se pencher sur ce que cachent d'habitude les corsages, pantalons et jupes.

    Bouts de tissu parfois minuscules mais éléments primordiaux de nos garde-robes, les sous-vêtements en disent long sur l'évolution de nos sociétés. Ouvrons les tiroirs de nos aïeux pour aller fouiller dans leurs dessous...

    Isabelle Grégor
     
     
     

    Il suffit de peu...

    Aphrodite appuyée sur un terme et ajustant son strophion, vers 50 av J.C, Paris, musée du LouvreSans risque, on peut penser que nos ancêtres de la Préhistoire n'avaient pas encore l'usage des sous-vêtements. Peu confortable, la peau de bête !

    Attendons donc la naissance du tissu au Néolithique et la généralisation des pagnes, puis laissons passer les siècles pour voir apparaître les premières formes de soutien-gorge, chez les Grecques du Ier millénaire av. J.-C.

     

    Jeune femme portant une bande de tissu sur les seins, IIIe s., mosaïque de la villa du Cesale à Piazza Armerina, SicileSimple bande, l'apodesme, qui deviendra fascia chez les Romains, était noué sous ou sur les seins pour permettre aux jeunes filles d'effectuer notamment des activités sportives.

    Déesse aux serpents, 1600 av. J.-C., musée d'Héraclion, CrêteLes plus malchanceuses avaient recours à un mamillare de cuir pour réduire quelque peu une poitrine trop formée au goût de l'époque.

    Pour les femmes des peuples barbares, la liberté est de mise, et le restera jusqu'à la fin du Moyen Âge. Côté soutien, notons l'arrivée de ce qui ressemble à un premier corset pour mettre en valeur la poitrine des déesses crétoises. Efficace !

     

     

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    Soutien gorge moyen âge Le soutien-gorge n'est pas une innovation moderne.

    Ce sous-vêtement existait bien avant le corset comme en témoigne la découverte de quatre soutiens-gorge datant du Moyen-Âge dans un château autrichien.

     

      

    L'archéologue Beatrix Nutz a précisé que les sous-vêtements avaient été mis au jour en 2008, mais que cette découverte était passée inaperçue auprès des médias.

     

    Plusieurs soutien-gorges mis à jour par une équipe d'archéologues dans une pièce cachée du château Lengberg en Autriche en 2008 -et dévoilés dans le numéro d'août 2012 du BBC History Magazine- sont étonnament mordernes par rapport à l'époque de leur création. D'après les experts, les premiers soutien-gorges ne seraient en effet apparus que 100 ans après la date de confection de ces pièces retrouvées dans la région du Tyrol.

     

    Ces sous-vêtements ont été datés par carbone 14 de la fin du XIVe siècle au début du XVe siècle.


    L'une des pièces est identique aux soutiens-gorge modernes.

     

    Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les femmes ne portaient pas de corset au Moyen Âge.

    Le corset est un sous-vêtement baleiné maintenant la taille et le ventre. Il a fait son apparition à la Renaissance.


     Dans l’Antiquité, L’ancêtre de la chemise est la tunique, et avec une coupe droite (formant un T), portée tant bien par les hommes que par les femmes comme sous-vêtement. Les Romains les portent sous la toge ou la stola, la tunica exterior (tunique ample aux manches courtes) puis la tunica interior ou subucula (tunique moins longue en lin pourvue de manches, apparue au IIIéme siècle.

     

     

    Le Moyen Âge nu sous sa chemise !

     

    Carlo Crivelli, Saint Roch, 1490, Londres, Wallace CollectionLe Moyen Âge ne craignait pas la nudité ni le mélange des sexes : jusqu'à la Renaissance et même au-delà, aucun baigneur n'aurait eu l'idée de se rafraîchir dans une rivière ou aux bains publics en gardant un vêtement sur soi ou en s'isolant de l'autre sexe !

    Pourtant, c'est à cette époque que commence à s'imposer l'usage de la chemise portée sous les vêtements, voire dans le bain.

    Généralement en lin et confectionnée à la maison,

    «la chaisne» avait pour rôle de servir de «zone tampon» entre les habits de tous les jours et la peau qu'elle protégeait du désagrément des frottements avec des tissus souvent rugueux.

     

     

    Solide, elle présentait aussi l'avantage d'être aisée à nettoyer : à elle de recevoir toute la crasse ! L'eau était en effet encore vue d'un œil soupçonneux et on préférait changer de chemise plutôt que risquer sa santé à se laver...

     

    Au XVIe siècle, il était réservé aux femmes de la haute société. Il n'a jamais été fait référence du port

    Finalement, la chemise parvint à dépasser ce rôle ingrat en acquérant au fil des siècles broderies et manchettes, et en se faisant de plus en plus visible, voire même en s'incrustant la nuit et se couvrant de dentelles à partir du XVIe s.

     

     

    La plus ancienne chemise préservée fut découverte dans une tombe de la première dynastie égyptienne vers 3 000 av. J.-C. Entièrement en lin: elle dispose d’épaules et de manches finement plissées, ainsi qu’une petite frange sur le bord du tissu.

      

    Au Moyen-Age, la chemise homme se portait comme chemise de nuit ou sous vêtement. Répandue parmi la population occidentale, elle est en lin, ortie, chanvre (laine ou coton pour les plus aisés). Les manchettes et col n’y figuraient pas encore et on y trouvait à la place une couture que l’on pouvait ajuster à sa convenance. Les chemises étaient visibles sur les personnages de condition modeste : bergers, paysans prisonniers et pénitents.

    Identique pour les hommes comme pour les femmes, c’est un vêtement sobre, non teint, parfois rehaussé de motifs. Pour des raisons d’hygiène, la chemise est blanche et se fait bouillir. Le chainse est identique à la chemise (à l’exception peut-être du col absent chez la chemise, les deux sont fendus à l’encolure, plissés ou non, plus larges sur le bas pour les femmes) Les chemises ont une unique couture qui peut être resserrée ou boutonnée.

      

    Les Croisés rapportent des Croisades les tuniques portées par les Perses dont les manches coupées séparément et cousues aux emmanchures donnent la structure définitive à la chemise.

    Après la guerre de cent ans et l’épidémie de la grande peste, les nouvelles techniques de tissage et de teinture, développées par l’industrie du textile des Flandres qui profite de sa neutralité lors de cette guerre, répondent à la croissance démographique, de meilleures conditions de vie et le désir de luxe de l’aristocratie.

      

      

    Hommes et femmes : la scission

    À la fin du Moyen Âge, vers le XIVe s., la mode commence à différencier les deux sexes, de plus en plus désireux de mettre leurs atouts en valeur.

    Côté femme, c'est la réapparition du principe du corset sous la forme d'une «cotte».

    Cette tunique à lacets serre la taille sans pour autant mettre les seins en valeur : parce qu'ils doivent être petits, ils sont souvent enserrés dans des bandelettes.

     

    Le roi de France Henri II (31 mars 1519 à Saint-Germain-en-Laye - 10 juillet 1559 à Paris  )Pour finaliser l'ensemble, rien de tel que le vertugadin ou garde-infant inventé par les Espagnols.

    Jeanne de Portugal aurait été la première à porter cette robe renforcée par une armature à cerceaux en bois. C'était afin de dissimuler une grossesse.

    Pour les messieurs, le raccourcissement audacieux du pourpoint qui ne couvre plus le haut des chausses (sorte de bas) oblige à trouver une solution d'urgence : ce sera la «braguette» (le mot aurait été inventé par Rabelais).

    C'est à l'origine pièce de tissu triangulaire ajoutée aux chausses.

      

      

    Au XVe siècle, la chemise se voit ajouter un col et commence à devenir un vêtement masculin. Les chemises du XVIe siècle, mises en évidence par les décolletés carrés, très ouverts ou le bas des manches des vêtements, sont confectionnées dans des tissus plus fins (notamment la soie), s’ornent de broderies (dentelle, jabots au niveau du col et des poignets, cordelette serrant et nouant le col, fraises), sont parfois plissées et se ferment par des boutons.

     

     

     

    Mais, rapidement, elle prend une forme proéminente plus suggestive grâce à un peu de rembourrage, notamment sous l'influence de la soldatesque, parée d'armures qui mettent en valeur toute la silhouette !vertugadin

    «Couvrez ce sein que je ne saurais voir !» (Molière, Tartuffe, 1664)

    Championne de la Contre-Réforme catholique, c'est l'Espagne de Charles Quint qui impose aux femmes une tenue à la rigidité sévère grâce à un curieux outil, le busc, sorte de lame épaisse amovible glissée dans le revêtement avant du corset. Fini les formes souples de la Renaissance ! Il faut désormais montrer par sa prestance les qualités de son âme.

     

     

    - Corset porté à l'époque de Catherine de Médicis, 1590, musée de la Renaissance, château d'ÉcouenEt la tendance n'est pas près de disparaître grâce à la diffusion des baleines, plus malléables, dont l'usage se répand jusqu'aux classes inférieures de la société. Leur nom vient de ce qu'elles sont confectionnées à partir des fanons de cétacés.

    Sous Louis XIV, le corset se fait outil de séduction avec la gourgandine qui se lace sur le devant, véritable invitation à la découverte avec ses petits nœuds baptisés «boute-en-train» ou «tatez-y»...

    En 1675, l'autorisation enfin accordée aux couturières de réaliser les corsets, jusqu'alors chasse-gardée des tailleurs, donne un peu d'air aux coquettes qui peuvent s'en remettre à des mains féminines plus compréhensives.

     

     

    Mais les épidémies de malaises ne cessent pas pour autant : comment supporter, en pleine digestion, un plexus comprimé ? Vite, apportez les sels ! (…)

    C’est au 18eme siècle qu’apparaissent des matières plus nobles dans la composition des chemises homme. Ainsi, la chemise se porte comme un vêtement à part entière et non comme un sous vêtement, on l’exhibe et les cols sont considérablement agrandis et ornés de dentelles. Ornements riches symbole d’une distinction sociale.

     

     

    1865

     

     

    Pendant des siècle, femmes et hommes vécurent sans cet accessoire qui est une invention relativement récente, et son "utilité hygiénique" l'est encore plus !

     

     du corset au Moyen Âge. Il a été porté par une majorité de femmes, de toutes les couches sociales, aux XVIIe et XVIIIe siècles principalement et jusqu'au début du 20e siècle.Decouverte de soutiens-gorge datant du Moyen-Age en Autriche

    Culotte moyen âge

     

    Depuis la nuit des temps, et encore au Moyen Age (401-1500), femmes et hommes allaient les fesses nues sous leurs jupes et leurs pantalons, et ce jusqu'au milieu du XIX° siècle, et personne ne s'en offusquait, bien au contraire.

    La bienséance voulait que les femmes vertueuses devaient aller sans culotte, et que cette dernière (ancêtre du pantalon) était réservée aux femmes aux moeurs légères, aux vieilles dames et aux malades pour se protéger du froid, ainsi qu'aux servantes (uniquement lorsqu'elles faisaient les carreaux). Les jeunes filles de moins de 14 ans portaient également cette sorte de panty bouffant en coton, mais devaient le quitter passé cet âge.

     

       

      

    En effet, une femme de qualité se contentait d'un jupon ou d'une chemise de toile fine, ornée de dentelle d'Alençon et ne portait aucune culotte dessous. Tandis que les hommes de classes aisées, depuis l'Ancien Régime, portaient la culotte de l'époque, un vêtement moulant couvrant séparément les jambes, de la ceinture jusqu'aux genoux ou mi mollets (le pantacourt d'aujourd'hui), accompagné de bas.

     

     

     

    Au XVI° siècle, malgré la tentative de Catherine de Médicis d'imposer le caleçon aux dames de sa cour, le costume des femmes en général, qu elles soient de grande ou de petite condition, resta la même et le redevint pour sûr apres elle.

     

    C'est durant la révolution française (vers 1790), que le pantalon (inventé par les gaulois) refis surface grâce aux révolutionnaires qui l'arboraient en signe de contestation : c est pourquoi les aristocrates les appelèrent des "sans culottes".

    Mais ce n'est qu'au cours du XIX°siècle que "le pantalon de lingerie" commenca à être porté comme sous vêtement.

      

     

    Il fut importé d'Angleterre où il etait porté par les jeunes filles lors de leurs séances de gymnastique. A l époque, on lui prédit un avenir éphémère, car celui ci dépassait très légèrement de la robe, à la hauteur des chevilles. Les stylistes le fient alors plus court et comme par sa longueur il ressemblait à l ancien vêtement d'homme, ils appelèrent ce nouveau sous vêtement "culotte". Elle était fermée pour les hommes, mais les femmes la portaient essentiellement fendue pour permettre la miction et les rapports sexuels.

     

    De plus, avec l'arrivée de la crinoline, la culotte s'imposa comme une obligation. En effet, chaque femme s'asseyant dans ces paniers de métal, renversait sa robe et laissait voir l'intégralité de ses jambes et de son sexe. Si elle se penchait en avant, le phénomène se reproduisait dans l'autre sens, laissant impudiquement voir ses fesses.

     

     

     

    Il fallut attendre bien plus tard pour voir apparaître la "petite" culotte.

    C'est à partir du XX°siècle, que les petites culottes telles que nous les connaissons, se démocratisent et font leur entrée dans le quotidien des femmes grâce, notamment, à l'invention de Pierre Valton, le père de la célèbre marque "petit bateau".

    Au début de ce siècle, elles sont larges avec des fronces à la taille retenues par une ceinture boutonnée. Elles sont fendues, les jambes descendant jusqu'aux genoux sont terminées par un volant souvent superbement brodé. En effet, à cette époque, la mode des robes moulantes rendent ces culottes génantes, et plutôt que de revenir en arrière et ne pas en porter (pour des raisons d hygiène), la mode crée la culotte courte (également appelée short) qui s arrête donc au dessus du genou.

    Peu à peu, elles se ferment et, comme les jupes, diminuent de longueur pour ne plus avoir de jambe du tout. Les fronces de la taille sont remplacées par des pinces, le bas de la jambe se termine par un ourlet souvent ajouré, avec sur le coté, une broderie assortie à celle du devant de la chemise.

    Les années suivantes firent raccourcirent davantage la culotte et lui donnèrent le visage qu'on lui connaît désormais, jusquau string des années 1980, et là c'était pour la discrétion.

     

     

    Ce n'est donc que depuis deux siècles seulement, qu'en France, l'Homme utilise la culotte comme sous vêtement, mais à la campagne, dans les années 40, beaucoup n en portaient toujours pas.

     

     

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     "L'homme qui aimait les femmes" de François Truffaut
    "L'homme qui aimait les femmes" de François Truffaut

      

      

    Rétines et pupilles, les garçons ont les yeux qui brillent »… Dès l’arrivée des beaux jours , on les voit réapparaître comme les primevères dans les fossés. Tandis qu’Alain Souchon, ne rêve plus que d’aller voir dessous, Jacques Dutronc quant à lui, avoue en chanson les préférer « mini, mini, mini… ».

    Symbole de la féminité, la jupe est aujourd’hui le bout de tissu le plus controversé de la planète, et s’inscrit dans un débat plus général : celui sur les rapports hommes-femmes.

    La jupe sous toutes ses coutures

    De l’arabe joubba pour long vêtement de laine, force est de constater que l’origine éthymologique de la jupe ne fait pas rêver, et qu’à l’époque visiblement, cette dernière avait été pensée fonctionnelle, mais pas vraiment glamour.

    Aujourd’hui, tout a changé. Suivant la mode et les tendances, la jupe s’est plus ou moins « érotisée ». L’habit fonctionnel a fait place à un vêtement d’apparat, voué à sublimer (tant qu’à faire) les courbes féminines. Ainsi, rien que dans notre culture occidentale, il est possible de répertorier, façon « Jupasutra », de nombreux types et variantes de jupes : de la jupe « droite » (ou jupe « tailleur ») à la jupe « parapluie » (ou jupe « soleil »), en passant par la jupe « culotte », sans oublier la jupe « plissée », ou bien encore la jupe « portefeuille »…

    La jupe dans tous ses Etats

    Hélas, sans parler des tristes contrées, où le simple fait pour une femme, de dévoiler un centimètre carré de peau, la place en danger de mort, il existe de nombreux Etats où le port de la jupe (à fortiori courte) est remis en cause, quand il n’est pas purement et simplement interdit.

    En début d’année par exemple, les gouvernements indonésien et sri-lankais ont annoncé leur intention d’interdire la mini-jupe, respectivement au Parlement et dans les lieux publics.

    Plus éloquent encore : en Irak, c’est la ministre d’Etat pour la Femme elle-même qui a décrété l’interdiction du port de la mini-jupe au gouvernement, précisant au passage qu’elle n’était pas favorable à l’égalité des sexes (!)

    Mais dans nos cultures occidentales aussi, la jupe dérange. Après avoir tout d’abord imposé une longueur minimum à respecter, des centaines d’établissements scolaires Britanniques ont banni les jupes des uniformes féminins. Et pour ce qui est de la France, on ne compte même plus les incidents et faits divers liés au port de la jupe. On se souvient notamment du 8 mars dernier, où une trentaine d’adolescentes scolarisées au collège Roger-Vailland de Poncin dans l’Ain, qui s’étaient mises en jupe à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, avaient été sommées de changer de tenue par le directeur du collège, « en raison des agressions verbales dont certaines avaient été victimes ».

    Mini jupe, maxi provoc’ ?

    « Jupe de femme est lange du diable ». Comme l’indique ce proverbe roumain, le phénomène de sexualisation-diabolisation de la jupe ne date pas d’hier.

    Haut lieu de tous les fantasmes, mais aussi… de toutes les erreurs d’appréciation, la jupe pour certains hommes, véhicule un message lubrique clair. Et plus la jupe est raccourcie plus le raisonnement est raccourci lui aussi : femme en jupe = disponible sexuellement. Une « logique » que l’on qualifiera d’onirique, et qui relègue la femme au rang de morceau de viande.

    Le procès d’intention

    Or, lorsque le mécanisme de « sexualisation » de la jupe est en marche, le procès d’intention n’est souvent pas loin. Le processus de culpabilisation non plus. Nombreuses sont celles qui renoncent à la jupe, au profit du plus consensuel pantalon, juste par crainte de « provoquer » ou pire, de se voir reprocher l’agression dont elles pourraient être victimes. Le renversement de la responsabilité (ce n’est pas à l’homme de se maîtriser, de respecter, mais à la femme de ne pas provoquer, ni susciter de pulsions) s’invitant malheureusement trop souvent dans l’esprit collectif.

    Dans ces conditions, porter une jupe relève presque de l’acte de bravoure, voire de l’acte militant.

    Un signe extérieur de maturité ?

    Sans pour autant tomber dans l’éceuil de l »hypersexualisation », le caractère sensuel de la jupe est en revanche communément admis. Et bien que cette dernière n’ait pas le monopole de la féminité, nombreuses sont les femmes qui se sentent plus sexy en jupe. Dans cet esprit, porter la jupe leur permet d’exprimer librement leur féminité, d’assumer leur propre désir et celui des hommes, en acceptant publiquement le fait d’être potentiellement désirable.

    La jupe revolver

    La femme n’est pas un être fondamentalement masochiste. Si la jupe n’avait aucune vertu, elle n’en porterait pas.

    Il arrive parfois, que ce qui est perçu au départ comme un handicap, devienne un atout, sinon une arme. La jupe peut être source d’avantages providentiels, dont on peut user et abuser à souhait.

    Ainsi, l’homme le plus frustre du monde, pourra grâce à l’effet « jupe », se transformer en un être excessivement dévoué et attentif. De la même façon qu’un employeur potentiel, lors d’un entretien d’embauche, sera plus apte à apprécier vos qualités et compétences pour le poste convoité, si vous vous présentez à lui en jupe.

    L’arroseur arrosé

    Pour celles qui ne seraient pas encore définitivement convaincues par les avantages de la jupe, une douce consolation peut encore être trouvée dans le fait que les hommes aussi souffrent, quand l’idée les pique de mettre la jupe.

    Contrairement à certains pays comme l’Indonésie et l’Ecosse, où sarong et kilt font partie intégrante de la garde-robe masculine, dans nos sociétés occidentales, le port de la jupe par les hommes est aujourd’hui encore source de préjugés et synonyme d’ homosexualité latente, de travestisme, de penchants fétichistes ou de perversité.

    De fait, on ne peut que s’incliner devant la réactivité des délégations masculines concernées, qui ont su organiser leur résistance de façon très précoce : l’association « HeJ » (Homme en Jupe) a vu le jour dès juin 2007, c’est à dire bien avant notre « Journée de la Jupe », dont la 1ère édition n’a eu lieu que le 25 novembre 2010.

    On ne saurait donc que trop encourager les femmes à prendre exemple sur ces hommes qui militent eux aussi courageusement pour le port de la jupe. Certains couturiers, par exemple, qui se battent pour un retour en force de la jupe dans la garde-robe masculine, en la réintégrant progressivement dans leurs collections masculines (Jean-Paul Gaultier, Vivienne Westwood, Agnès b., etc…). Applaudissons également chaleureusement David Beckam, qui, en fashion-victim mutin et désinvolte, ose défier les paparazzi en sarong. Mais réservons toutefois la palme au chorégraphe Kamel Ouali, dont les danseurs un brin téméraires, excellent en sauts de biches et pas chassés, sous leurs jupes à frou-frous.

    Alain Souchon avait donc vu juste. Sous la jupe se cache un véritable « jeu de dupe ».

    Reflet d’une attitude subversive saine, face au poids des regards et du politiquement correct, le port de la jupe n’est donc pas qu’une affaire de choix vestimentaire. C’est parfois aussi une façon de dépasser les préjugés, en tâquinant les (dress)codes préétablis, et en tâclant au passage le puritarisme hypocrite ambiant.

     

    SOURCES

    http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/2012/04/11/une-jupe-courte-que-coute/

     

     

     

     

     

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    L'EGYPTE

     

    Nous savons qu'en Egypte au temps de la grandeur de ce pays il y a environ 5200 ans les dignitaires portaient des bijoux à base de nacre (morceaux de coquille intérieure des mollusques) et des perles faites à partir de ces mêmes coquilles. Mais on trouve aussi des perles mère dans certains des bijoux de cette haute époque. On trouve des exemples dans certains peintures et statues mais les perles gardent tout de même leurs aspects de rareté à cette époque dans ce pays.

     

      

      

    LA CHINE

     

    La chine est sans doute le premier pays à accorder de l'intérêt pour les perles et celà depuis environ 4000 ans. On retrouve dans les textes historiques et fresques des informations sur ce sujet. Sont spécifié en priorité les perles d'eau douce du fleuve Hwai et les provinces limitrophes dont le Roi HAU fait référence. Les textes parlent aussi des perles de mer de Cohin en Chine ainsi que des provenance du Japon.

     

     

     

     

    L'INDE

     

    L'Inde à une longue et glorieuse histoire autour des perles. Il y a environ 3000 ans des perles ont été mentionnées dans le Rgveda anciennement Vedas. Il y a environ 2500 ans l'Atharaveda fait mention d'une amulet faite de perles et utilisé en tant que talisman. La poésie épique antique, le Ramayan décrit un collier de 27 perles fines de 9 à 11 mm, dimensions extraordinaire et spectaculaires. De plus Krishna est associée aux perles dans toutes les histoires importantes.

     

     

     


    LA PERSE

     

    Les perles du Golfe Persique sont connues depuis près de 2700 ans. On ne retrouve pas leurs traces dans les écrits mais dans les sculptures et les pèces de monnaie. Les lits d'huîtres perlières du Golf Persique sont indiscutablement les plus anciens et les plus important jamais connu. Il n'y aucun endroit dans le monde équivalent pour le développement des huîtres perlières de haute qualité. Elles vivent dans des eaux peu profondes et surtout chaudes et aussi avec des sources d'eau douce en pleine mer.
    Il est pratiquement certain que le collier le plus ancien toujours en existence vienne de la Perse Antique du tombeau d'une reine et datant d'environ 2400 ans. Il est connu comme le collier de Susa et possède trois rangs de 72 perles chacun. Il est monté avec des barres servant d'entretoise tel que le faisait les anciens.

     

     

     

     

    CEYLAN

     

    Ceylan maintenant connu sous le nom de Sri Lanka entre dans l'histoire de la perle très tôt, aux environs de 2550 ans. Le Roi envoyait des perles à son Beau père en Inde. Il est important de souligner que Ceylan était un carrefour commercial, du à sa situation géographique pour tous les échanges de l'Asie.

     

     

     

     

    LES PHILIPPINES

     

    Les Philippins sont également décrits dans les textes Chinois pour leurs avoir vendu des perles Chinoises de Palowan il y a environ 1400 ans. Palowan est toujours la meilleure île où sont cultivées les perles aux Philippines. A l'époque des récoltes effectuées par des plongeurs ils faisaient parti de la tribu des Badjao.

     

     

     

     

    LA GRECE

     

    Les Grecs de l'Antiquité et les Perses sont intimement impliqués dans le domaine de la perle. La Perse était la source la plus importante des perles que l'on trouvait en Grèce. HOMERE décrit les boucles d'oreille de JUNO.
    "Ces gemmes scintillants étaient suspendus à ses oreilles comme trois gouttes lumineuses"

     

    Un très beau collier de perles et d'Or d'environ 2300 ans a été exposé au musée métropolitain de New York il y a environ une centaine d'années et est toujours aujourd'hui en leur possession. C'est un bijou de perles parmi les plus anciens connus dans le monde. Aujourd'hui il a perdu beaucoup de son lustre mais reste un collier exceptionnel une pièce étourdissante.

     

    L'Egypte et la Grèce sous les règnes de Ptolemys et Cléopatre étaient des célèbres consommateurs de perles.

     

     

     

     

     

    LA ROME ANTIQUE

    Les romains ont acquis le goût pour les perles par les Grecs et durant quelques siècles ils ont rivalisé puis rattrapé l'Inde comme étant la plus importante concentration de perles du monde. A cette époque une loi avait été mise en place ne permettant qu'à l'élite de porter des perles. Les statues des Déesses et tout particulièrement Venus ont porté des perles parfois même les statues de marbre avaient les oreilles percées et portaient des boucles d'oreille avec des perles. Les romains aimaient voir un assortiment de perles par paires parfaitement identiques plutôt que des perles seules.

     

      

      

      

      

    LA JUDEE

    L'ancien testament ne parle pas de perles en particulier et ne les mentionne pas ou à peine au travers des phrases obscures. Car les mollusques et les crustacés ont été proscrits par le Judaïsme, les Hébreux antiques eux non plus n'ont pas pu apprécier les perles En revanche dans le nouveau testament ou les Grecs ont participé les perles sont mentionnées et certaines citations et proverbes subsistent encore.

      

      

      

      

    L'EUROPE

    Les romains sont à l'origine de l'engoument des perles en Europe, simplement par convoitise. Les Européens d'hier ont alors importé des mollusques de perles d'eau douce pour les faire prospérer dans les fleuves. Mais cela n'a pas duré longtemps. et les peu de perles récoltées se sont tari rapidement. Au moment de la Chute de Rome beaucoup de notables se sont précipités pour s'approprier le nombre important de perles qu'il y a avait dans la Rome Antique. Cette nouvelle élite en faisait commerce. avec les perles en provenance du Golf Persique. Si bien que le stock de Perles en Europe grossi considérablement.
    La découverte de l'Amérique a ouvert de nouvelles sources de perles de mer et de perles d'eau douce qui sont venues remplir les coffres des grands de ce monde à l'époque. Pour simple exemple la garde robe de Elisabeth 1 est significative. avec des robes remplies de perles comme des chapelets allant du haut vers le bas en très grande quantité.

      

      

      

    LE NOUVEAU MONDE

    Les perles du nouveau monde sont devenues une source plus importante de rentabilité que l'Or en Espagne. Les perles en provenance de Baja en Californie et d'autres secteurs étaient une bonne source d'approvisionnement. Plus tard les grands fleuves Américains sont aussi devenus une source valable pour la récolte abondante de perles d'eau douce qui partaient ensuite vers l'Europe.

    Ce n'est pas dans les temps reculés que l'histoire des perles du nouveau monde a été connue. En revanche dans la culture Pré-Colombienne le long des grands fleuves américains ont retrouve des traces de l'intérêt porté aux perles. Les habitants le long du fleuve Mississipi trouvèrent des perles d'eau douce en grande quantité mais n'y prétaient guère attention car les moules productrices de perles étaient plus pêchées pour leurs coquilles pour la réalisation d'objets en nacre. Si bien que petit à petit ces gisements se sont épuisés pour pratiquement complétement disparaître.

      

      

      

    Les 17e et 19e siècle

    Avec l'afflux de perles en provenance du Golf Persique et du nouveau monde les perles furent utilisées comme bijoux des rois et des reines. Sur leurs couronnes, cousues sur leurs habits, les plus grosses perles sur des broches, des rivières longues pendant au délà de la poitrine, sur des chapeaux , des manteaux des chaussures. Du reste les peintures de ces époques nous transmettent aujourd'hui cet engouement pour les perles par la noblesse européenne.

    Durant le 19ème siècle les commerçants et collectionneurs s'en sont donné à coeur joie si bien que la petite noblesse et la haute bourgeoisie se sont aussi intéressés de près aux perles. Qui étaient toutes naturelles à l'époque. Porter des perles étaient incontestablement un signe de richesse et/ou de réussite sociale. Elles affichaient le rang de la personne qui les portait. Ces joyaux se transmettaient de mère en fille et de génération en génération avec des achats cumulés en plus.
    La fin du 19ème siècle a vu s'éteindre le commerce de la perle car trop sollicité les gisements de perles se sont au fur et mesure tari.

    L'arrivée de Mikimoto était donc une aubaine !

     

     

      

    Les perles ont été connues et évaluées dans différentes cultures à travers l'histoire. Dès 2300 ans avant Jesus Christ les inscriptions Chinoises indiquent que les perles étaient des gemmes estimés et de valeur et généralement un cadeau offert par la nature.

     

    Les textes anciens hindoux se rapportent également à plusieurs reprises aux perles en énonçant qu'en un lieu le Dieu Krishna a découvert la première perle.

     

    En Egypte Antique la perle mère a été employée dans en décoration dès 4000 ans avant Jésus Christ, bien que l'utilisation des perles fines ne soit venue que bien plus tard aux environ du 5ème siècle avant Jésus Christ.

     

    La rome Antique appréciait beaucoup les perles, particulièrement comme symbole de richesse et de prestique, au point qu'il était interdit de porter des perles si l'on n'avait pas le rang et donc le mérite. L'histoire raconte que les Romains par l'intermédiaire de Antony chef Romain en la présence de la dernière reine d'Egypte "Cléopatre" il s'est produit un incident.

    Le banquet a été décrit par l'historien romain Pliny l'aîné en son livre, histoire naturelle . Bien que quelques historiens courants contestent les détails et signification du banquet, il y a un accord général que l'incident décrit a en effet eu lieu.

     

    L'histoire relate que Cléopatre avait l'intention de donner le repas le plus cher jamais fourni. Devant elle une énorme vasque contenant du vinaigre. Antony se demandait comment pourrait elle gagner son pari. Sur ce Cléopatre enleva l'une de ses boucles d'oreille de perle et d'après Pliny, ces boucles auraient eu une valeur de 10 millions de sesterces l'équivalent de milliers de livre de d'or, et elle plongea cette boucle dans la vasque de vinaigre. La perle s'est dissoute dans le vinaigre et la reine bu le contenu de la vasque. Ainsi elle gagna son pari.

     

     

     

     

    Les Grecs Antiques ont également appréciés les perles en les utilisants tout particulièrement pour les mariages parce qu'elles étaient synonimes d'Amour.

     

    Les Arabes également appréciaient les perles, car tout le long du Golf Persique vivaient de nombreux lit d'huîtres. Ils considéraient que les perles avaient beaucoup de valeur elles sont même décrite dans le Coran comme l'un des plus grands trésors fourni par le paradis.

     

    Dans l'hémisphère occidental les Indiens d'Amérique ont apprécié aussi les perles d'Eaud douce qu'ils trouvaient dans les lacs et les fleuves. L'histoire raconte par exemple que Hernado de Soto a offert à une princesse Indienne des peaux d'animaux, des tissus, du cuivre et des perles d'Eau douce.

     

     

     

     

    Les colonies Française, Espagnole ont tous trouvé auprès des indigènes des Perles d'eau douce et en ont fait commerce. Et du reste ces puissances coloniales se sont rendus compte de l'importance des perles d'eau douce en terme de qualité et de quantité et en ont raménées en Europe. Ces perles provenaient des lacs et des fleuves. Puis en plus des perles d'eau douce ils ont découvert des perles d'eau de mer qu'ils trouvaient dans la mer des Caraïbes. Cependant à cause de récoltes importantes le gisement des huître perlières s'est tari sans compter le développement de la pollution et ce dès le début du 19 ème siècle.

     

    En plus des perles elles-même les perles mères étaient aussi prisées et utilisées pour la réalisation de boutons vestimentaires et les exportations ont été très importante. Le chiffre ce calcul en millard de pièce vers l'exportation partout dans le monde. Cette pratique s'est effectuée jusqu'à la moitié du 20ème siècle ou l'industrie du plastique a suplanté l'industrie du bouton.

     

    Vers la fin des années 1800 et le début des années 1900 l'histoire des perles est arrivée à un tournant important. A ce moment là certain nombre de chercheurs Japonais ont découvert indépendamment les techniques qui pourraient être employées pour faire créer des perles par les huître en culture.

     

    Le nom que l'histoire retient est Kokichi Mikimoto qui par son sens des affaires et son savoir faire a réussi à commercialiser ces perles de culture. Il lui aura fallu user de son grand talent de commerçant pour obtenir ce succès. C'est sans doute auprès de son père qu'il a appris le commerce. Son père restaurateur et fabricant de nouille au Japon travaillait très bien.
    Aujourd'hui Kokichi Mikimoto est crédité d'avoir à lui seul découvert le principe de la perle de culture et d'avoir su faire partager au monde entier ses convictions.

     

    En moins de 50 ans Kokichi Mikimoto a réécrit l'histoire de la perle. Dans le passé seule l'aristocratie pouvait se permettre de porter des perles. Aujourd'hui les choses sont différentes et beaucoup de femmes de part le monde peuvent se permettre de porter des perles car le coût d'achat est bien moins important que pour les perles fines.

     

    Cette technique a révolutionné le monde de la perle. Lorsque vous pensez que pour récolter des perles fines des plongeurs descendaient en apnée pour recueillir les mollusques et sur les tonnes de mollusques remontés de découvrir une perle que de temps en temps. De nombreux accidents de plongée sont à dénombrer dans ce travail et les autorités locales ont pris des mesure drastiques pour que cesse cette pratique. Kokichi Mikimoto venait de faire renaître le marché de la perle dans le monde.

     

    Rivière de perles

     

    PLUS DE DETAILS :

     

    .Il y a un peu plus de 100 ans, TOKICHI NISHIKAWA, biologiste de la marine impériale japonaise, TATSUHEI MISE, charpentier et KOKICHI MIKIMOTO, fils du propriétaire d'un magasin de nouilles, eurent sans se connaître et presque en même temps la même idée. Chacun de son côté, ils établirent les fondations de la perliculture moderne.

    Auparavant, un certain nombre d'essais, parfois couronnées de succès, avaient été tentés dans quelques pays :la Chine, la Suède, la Finlande, Ceylan, les Etats-Unis, l'Australie et Tahiti. Ces premiers efforts se limitaient toutefois à la culture des demi-perles. Rien n'indique qu'on y ait dépassé la méthode empirique, ni atteint un volume de commercialisation satisfaisant. C'est incontestablement aux Japonais que revient le mérite du succcès dans ces deux domaines.

    Les premières années de la perliculture n'ont pourtant pas la douceur de leur soyeux objet final. Elles fourmillent de controverses pleines d'acrimonie, de conflits personnels et de rivalités. Dans ce labyrinthe de discordes, il est pratiquement impossible d'identifier l'inventeur réel de la méthode de culture par laquelle on obtient des perles rondes.. Le mérite en revient-il à KOKICHI MIKIMOTO, flamboyant maître de la mise en scène, au très scientifique Docteur NISHIKAWA, à M. MISE, l'homme pratique, ou bien à aucun d'entre eux?

    A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les forces alliées d'occupation nommèrent une commission chargée d'étudier en détail et depuis ses débuts, l'industrie perlière japonaise Akoya. Malgré la confusion qui avait marqué ces débuts le Dr R.A. KAHN du Département des ressources naturelles au quatier général du commandement suprême des forces alliées à TOKYO, soumit un rapport intéressant le 31 octobre 1949. Dans ce texte, il conclut que TATSUHEI MISE et le Docteur NISHIKIWA sont les seuls inventeurs des perles de culture rondes.

    Bien qu'on ne puisse plus, dès lors considérer MIKIMOTO comme l'inventeur ou créateur, il faut néanmoins lui rendre hommage. Pas seulement pour ses décennies de travail de pionnier en tant que principal cultivateur de perles AKOYA, mais également pour l'immense efficacité de ses activites de promoteur et de commerçant. Par une publicité avisée et une vigoureuse organisation du marché, il soutint le développement d'une industrie qui allait parer des millions de femmes, dans le monde entier. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Sources

    http://www.perles.tv/histoire.html

     

     

     

     

     

     

     

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    Les femmes des années 1880 savaient déjà allier féminisme et féminité

     

    En France, la presse féministe de la Belle Epoque montrait la femme comme moderne, active, indépendante et féminine à la fois.

     

    Photo courtesy Rachel Mesch.

    - Photo courtesy Rachel Mesch. -

    À première vue, les récents débats sur les femmes «qui ont le beurre et l’argent du beurre» semblent uniquement américains et strictement contemporains; le produit de notre société sur-performante, du capitalisme et de la pression constante nous poussant à la réussite.

     

    Ils sont aussi un produit des médias de masse et de leurs pressions visuelles singulières exercées sur les femmes.

     

    Or ces pressions n’ont rien de nouveau. En réalité, elles ont commencé il y a plus de 100 ans en France, où furent inventés la photographie et le cinéma, et sans doute aussi la culture de la célébrité (souvenez-vous de Sarah Bernhardt).

     

     

    À peu près à l’époque où les photos de célébrités commencèrent à être publiées dans les magazines français, ceux-ci réinventèrent la façon de présenter la femme française à la page. Au début des années 1900, les publications rivales Femina et La Vie Heureuse introduisirent la femme moderne, bien plus agréable à regarder que ses grandes sœurs dépeintes pendant des années sous les traits de la «Femme Nouvelle» chevauchant un vélo cigarette au bec, portant pantalons et battant son mari (elle-même inventée de toutes pièces par les médias).

    La femme moderne était une magnifique créature capable d’allier à la perfection et dans la bonne humeur féminité et féminisme, le tout sans verser la moindre goutte de sueur. Soudain, le progrès des femmes n’était plus synonyme de revendications mais de performance et de possibilités, ce dont la preuve était offerte par tout un éventail de photographies ne cessant de montrer avec quelle élégance et quelle grâce les femmes adoptaient les rôles modernes. Ce qui leur offrait une nouvelle manière de se voir elles-mêmes sous un jour plaisant, reconnu et affirmé — à la fois une excellente stratégie féministe et un moyen fabuleux de vendre plus de magazines.

    Les corsets étaient déjà sur le déclin en 1911 quand cette publicité, qui plaçait avec l’air de ne pas y toucher le lien entre féminisme et féminité au cœur de l’identité de la femme moderne, apparut dans La Vie Heureuse. Ce fabricant vantait les mérites d’un corset plus doux et plus sain—produit de la recherche médicale la plus récente—qui évitait toute «souffrance ou lésion d’organe» tout en promettant une ligne parfaite:

    Grâce à l’évolution rapide des techniques de photographie, Femina fut bientôt capable de présenter des images montrant d’impressionnantes prouesses tout en suggérant des possibilités métaphoriques. En regardant cette femme réellement en train de prendre une montagne d’assaut, les lectrices étaient subtilement encouragées à atteindre elles-mêmes de nouveaux sommets.

    «Les femmes sont, dit-on, sujettes au vertige» ironise la légende. «Voici une preuve du contraire.» Comme l’alpiniste, cette femme est l’illustration littérale de la réussite féminine au plus haut niveau et ne semble, miraculeusement, nullement gênée par ses jupes bouffantes.

    Le journalisme sportif faisait fureur dans les années 1900, grâce aux appareils photos portables grand angle capables de prendre des clichés de personnes en mouvement. Pour la première fois, vous n’étiez plus obligé d’assister à un événement pour en voir les grands moments. Femina et La Vie Heureuse montraient souvent des femmes athlètes, toujours dans des tenues approuvées par la morale. Cette joueuse de tennis a l’air épanouie, enthousiaste et forte à la fois sans rien perdre de sa féminité.

    Le patin à roulette était le dernier sport à la mode pour les femmes en 1911. L’expression qui se peint sur le visage de cette rinkeuse—une ancienne danseuse—et sa pose gracieuse disent tout: elle roule tout droit vers un avenir plus libre et plus joyeux.

    À la fin des années 1880, les réformes dans le domaine de l’éducation permirent à davantage de femmes de choisir des professions libérales mais les femmes médecins ou avocates n’étaient quand même pas légion. Un article ultérieur de Femina proposa un reportage sur une de ces jeunes femmes, qui avait choisi sa profession afin de pouvoir venir en aide à d’autres femmes et à leurs enfants bien sûr. Elle est décrite comme «grande et mince, confiante, et portant une adorable toilette rouge qui s’adapte très simplement sous sa robe d’avocate

    Le magazine décrivait la conduite automobile à la fois comme une activité sportive et moderne et comme un moyen d’étendre le domaine de la femme au-delà des limites du foyer. Et tandis que la Femme Nouvelle, indépendante et détachée des devoirs de la famille, était associée à la bicyclette—véhicule tenu pour provoquer à la fois plaisirs honteux et infertilité—la voiture avait à l’arrière de la place pour caser les enfants.

    Les têtes couronnées figurèrent parmi les premières célébrités. Les lectrices adoraient admirer leur mobilier et leurs atours exquis mais également constater qu’en tant que femmes, elles étaient «exactement comme nous.» Les bébés permettaient de niveler parfaitement les différences—et franchement, quoi de plus passionnant que l’image d’une reine qui fait faire du dada à son fils?

    D’un autre côté, n’avoir que la tête couronnée ne suffisait plus. Même les reines se devaient d’en faire plus pour impressionner une nouvelle génération de femmes accomplies. Quand la reine de Roumanie publia un recueil de poèmes en français, elle devint une sensation littéraire. Ce numéro annonce le premier d’une série de concours d’écriture qui donneraient naissance au Prix Femina, accordé par un jury exclusivement féminin, aujourd’hui encore l’un des prix littéraires les plus convoités de France.

    Les femmes écrivains figuraient parmi les célébrités les plus chéries du magazine. Chouchou des médias, Lucie Delarue-Mardrus devint célèbre quand son mari (lui-même écrivain reconnu) eut la bonne idée d’envoyer des photos d’elle dans des costumes exotiques, prises pendant leur voyage en Tunisie—succès tout naturel auprès d’un public français friand d’orientalisme. Lorsqu’elle rentra à Paris plusieurs mois plus tard avec un nouveau recueil de poèmes, Delarue-Mardrus était déjà très attendue.

    En 1909, l’Académie française évoqua la question de l’élection de membres féminins. Femina demanda à ses lectrices d’élire 40 écrivaines, contemporaines ou d’autrefois, pour remplir une académie féminine imaginaire. Cette image photoshoppée avec les moyens de l’époque place les gagnantes sur les bancs de la vénérable institution. Malgré l’optimisme du moment, il fallut attendre 1980 (!) pour qu’une femme soit élue à l’Académie française.

    Cette étonnante couverture réalisée par l’artiste très prisé Paul Cesar Helleu assimilait allaitement et élégance française traditionnelle. Certains des romans féminins les plus populaires de l’époque abordaient la question du défi de l’allaitement pour la femme exerçant une profession libérale. Ca vous rappelle quelque chose? Dans un roman de 1909, une vedette montante du barreau court allaiter entre deux séances au tribunal; dans un autre, l’héroïne est un excellent médecin dont l’enfant meurt après que sa nourrice a allongé le lait maternel avec de l’eau pendant que Maman part voir ses patients.

    Malgré la pose peu naturelle—et sûrement intenable!—de la célèbre romancière Marcelle Tinayre, la légende de cette photo ne permet aucun doute sur ses intentions: «Entre le manuscrit commencé et l’enfant à qui elle donne la main, Madame Tinayre, tout en composant de beaux livres, a gardé l’esprit même de la vie féminine, un cœur tendre, l’amour des tout petits, le goût d’orner sa maison.» Comparez cette image et cette publicité pour American Express, étrangement semblable, sur laquelle pose Tina Fey (et qui suggère ce qui se passerait si Tinayre lâchait la main). Plus ça change...?

    Rachel Mesch (textes et photos)

    Traduit par Bérengère Viennot

    Les termes en italiques qui ne sont pas entre guillemets étaient en français dans le texte original.

     

     

    SOURCES

    http://www.slate.fr/story/61983/femme-feminisme-feminite-1880-presse

     

     

     

     

     

     

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    1858-1929 : l’âge d’or de la Haute Couture en France

     

      

    , par Institut Français de la mode

    Par David Zajtmann, coordinateur pédagogique du Programme Postgraduate de Management Mode, Design et Luxe à l'Institut Français de la Mode, en charge des enseignements liés aux marchés internationaux et à la stratégie.

    Il prépare actuellement une thèse sur l'histoire de la haute couture en France. Articlé tiré de la revue

    Mode de Recherche (N°16), consacrée au luxe.
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    L’apparition de la haute couture est l’histoire d’une prise de pouvoir des confectionneurs et des couturiers au détriment des merciers.

    Avant 1848, l’industrie de la mode était dépendante d’une clientèle aristocratique et royale. Le couturier ne disposait d’aucune autonomie. Il ne faisait qu’obéir aux ordres de son client. Le client s’adressait en effet aux merciers.

      

    De plus, les demandes en matière de mode étaient dictées par le pouvoir. L’inspiration venait de la presse de mode (Le Journal des dames et des modes par exemple) et des corbeilles de mariage.

     

     

    Le Magasin des Modes ( 1787)

     

     

    Le Journal des Dames et des Modes, fondé en 1797 à Paris.

      

      

    La confection consistait à confier à une ouvrière une étoffe destinée à la fabrication d’un manteau. La couture consistait à assembler des modèles uniques (c’est-à-dire le modèle dans l’air du temps) à partir d’étoffes fournies par des merciers. Dans les faits, il n’existait pas pendant de nombreuses années de césure claire entre les activités de couture et les activités de confection (distinction impossible puisque les modes de fabrication étaient manuels pour tous et la vente à l’unité était pratiquée par toutes les firmes).

     

     

    Réunion de la famille Barré, marchands-merciers à Paris, par Marius-Pierre Lemazurier (1772). Musée Carnavalet / Roger-Viollet

     

    Charles-Frederick Worth est reconnu comme l’inventeur de la couture (il fonde sa propre entreprise rue de la Paix à Paris avec son partenaire Otto Bobergh en 1858). Comme le rappelle David James Cole, Worth sut mieux que d'autres gérer sa notoriété et gagna rapidement le surnom de « l’homme-couturier », symbolisant « le déplacement du métier de couturier des mains des femmes vers celles des hommes vit la création de mode considérée comme un art appliqué » (source : Mode de Recherche n°16).

     

    Boutique de Charles-Frédéric Worth, 7 rue de la Paix. Source : Didier Grumbach, "Histoires de la mode", éditions du Regard (réédition), Paris 2008.

     

      

      

    Avec Worth, la robe, qui était auparavant au second plan, joue un rôle essentiel grâce à l’intervention du couturier. Il appartient à ce dernier de décider de la combinaison des différents éléments (tissus et accessoires) composant la robe.

      

    Il convient également de rappeler la dimension économique de l’initiative de Worth : le fait de décider du modèle à la place de la cliente permet en effet au couturier de cumuler les marges de la vente de l’étoffe et celles de la confection du vêtement. Worth fait pour cela appel aux fabricants lyonnais, commandant les étoffes en ayant en tête le modèle qui sera réalisé.

     

    Robe du soir de Charles-Frédéric Worth (1866-67). Source :

    Museum of the City of New York

      

      

    En 1868, est créée la Chambre syndicale de la couture et de la confection pour dames et fillettes. Paris a alors le monopole de la mode et de nombreux étrangers s’y installent pour y exercer cette activité.

    La démarche de Worth est suivie par plusieurs entrepreneurs, hommes ou femmes : Jacques Doucet qui ouvre dans les années 1880 et dont la notoriété semble avoir été importante ; Mme Paquin qui ouvre une maison en 1891, rue de la Paix comme Worth.

      

    Elle se caractérise notamment par une internationalisation précoce avec l’ouverture d’une succursale à Londres ; les soeurs Callot, à l’origine entreprise de dentelles ouverte en 1888 mais qui devient une maison de couture ; Mme Laferrière ; Paul Poiret, qui après avoir travaillé chez Doucet et Worth ouvre sa propre maison en 1904.

    Le développement de cette activité peut également être illustré par l’accroissement du nombre de couturières figurant au Bottin (de 158 en 1850 à 1636 en 1895). De plus, on estime à environ 400 000 ouvriers et ouvrières la main d’oeuvre du vêtement féminin français en 1895.

     

    Couturières à Paris, vers 1935-1940 (René Giton, dit René-Jacques). Source : Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux

     

    S’ensuit jusqu’en 1929 un âge d’or pour la couture parisienne. Résumons-en les principaux facteurs : une main d’œuvre féminine bon marché payée à la pièce, des droits à l’exportation peu élevés.

      

    Une clientèle aristocratique couplée à celle de nouveaux riches (provenant notamment d’Amérique du Nord et d’Amérique latine), et des couturiers devenus des personnages sociaux et ne souffrant d’aucune concurrence nationale et internationale. Comme le souligne Deschamps :

    « c’est à Paris que le monde entier vient chercher ses modèles ».

     

     

    Couturières de l'Usine Benjamin Mennesson dans la Marne (1946). René Giton dit René-Jacques. Archives photographiques de la Réunion des Musées Nationaux.

      

      

    Dans le fonctionnement de la couture parisienne à cette époque, on sépare clairement haute, moyenne et petite couture (la structuration de cette activité est expliquée de manière détaillée dans Histoires de la Mode par Didier Grumbach (Editions du Regard, 2008). La haute couture se distingue par sa capacité créatrice. Déjà, certains couturiers entament des démarches de diversification.

      

    Paul Poiret est le premier d’entre eux à commercialiser un parfum sous son nom (Rosine en 1911). En 1921, Chanel crée le parfum N°5. En 1925, Jean Patou lance deux parfums à son nom et Jeanne Lanvin un également.

     

     

    Deux parfums de Paul Poiret : à gauche La Rose de Rosine (1911),

     

    à droite Nuit de Chine (1913).

     

     

      

      

    Le défilé de mode serait quant à lui apparu à la suite de l’initiative à Londres

    de Lady Duff Gordon qui a en effet mis en place des présentations à date fixe de ses collections. Plusieurs maisons de couture ayant développé cette pratique, la Chambre syndicale de la couture parisienne s’est saisie de cette question et a donc mis en place « un calendrier de présentations sur mannequins ». Cette décision a véritablement structuré l’activité professionnelle, car elle a conduit à qualifier les maisons inscrites à ce calendrier de « haute couture ». Le restant des maisons se divisant en moyenne couture (maisons ne figurant pas sur le calendrier des défilés mais ayant acheteurs professionnels et une clientèle privée) et petite couture (couturières traditionnelles dites « de quartier » ayant uniquement une clientèle particulière).

     

     

    Lucy Christina Duff Gordon (13 juin 1863 - 20 avril 1935).

     

    La crise de 1929 avec son cortège de mesures protectionnistes et de contrôle des changes puis la seconde guerre mondiale viennent porter un coup sévère à cette industrie. La domination des couturiers sur le monde de la mode est progressivement remise en question.

      

    Les couturiers eux-mêmes ont senti le changement dès les années 1930 avec le lancement de lignes de prêt-à-porter : une collection signée par Paul Poiret est diffusée en 1933 par les grands magasins du Printemps. Lucien Lelong lance en 1934 une ligne de vêtements fabriqués par ses ateliers de couture mais à un prix inférieur à sa ligne couture…

    La concurrence du prêt-à-porter et des créateurs ne faisait que commencer

     

     

     

    SOURCES

    http://ifmparis.blog.lemonde.fr/2013/02/07/1858-1929-lage-dor-de-la-haute-couture-en-france/

     

    Par David Zajtmann, coordinateur pédagogique du Programme Postgraduate de Management Mode, Design et Luxe à l'Institut Français de la Mode, en charge des enseignements liés aux marchés internationaux et à la stratégie. Il prépare actuellement une thèse sur l'histoire de la haute couture en France.

    Article tiré de la revue Mode de Recherche (N°16), consacrée au luxe.
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    À propos de Institut Français de la mode

    L’Institut Français de la Mode est un établissement d’enseignement supérieur, de formation continue, de recherche appliquée et d’expertise pour les industries du textile, de la mode, du luxe et du design. Fondé en 1986 à l’initiative du Ministère chargé de l’Industrie et placé sous sa tutelle depuis 2000, l’IFM accueille chaque année environ 150 étudiants et 2000 professionnels en formation continue. Reconnu par l’Etat, l’IFM est membre de la Conférence des Grandes Ecoles.

     

     

     

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    Robe de mariée 1940

    © DR / Archive de Gilbert Hamentien. Juillet 1947, Metz, Moselle, France.

     

    Durant les années d'occupation et d'après guerre, il est difficile de se procurer le tissu nécessaire à la confection d'une robe de mariée.

      

    Les femmes se marient donc avec un tailleur qu'elles possèdent déjà ou qu'elles pourront réutiliser facilement après le mariage.
     

    Dans les familles plus aisées, à la Libération, les mariées s'affichent en jolies robes inspirées du New Look de Dior.

     

     

    FALBALAS 1945

    Micheline essaie sa robe de mariée, et on imagine des générations de

    jeunes spectatrices se pâmer à sa vue.

     

    mariage_1945.jpg 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Evening dress by Madame Gres, early 1950&#8217;s <a class=

     

     

    Evening dress by Madame Gres, early 1950’s France, MFA Boston

     

     

     

     

      

    Germaine Emilie Krebs, dite « Alix », puis « Alix Grès », et enfin célèbre

    sous le nom de Madame Grès (Paris, 30 novembre 1903 - 24 novembre 1993)

    est une grande couturière, créatrice de haute couture.

     

     

    File:Madame gres.jpg

     

     

    Biographie

    Tout d'abord séduite par la danse puis par la sculpture, Germaine Emilie Krebs devient finalement modiste. Alix Grès débute en 1934 sous le nom d'Alix.

      

      

     

      

      

    Elle ouvre son atelier sous le nom d'Alix Couture.

     

     

     

      

      

    Elle obtient cette même année le premier prix de Haute couture

    à l'Exposition universelle de Paris. En 1935, elle réalise les costumes de la pièce

    La Guerre de Troie n'aura pas lieu, de Jean Giraudoux,

    dans une mise en scène de Louis Jouvet.

      

     

     

      

      

    Mariée au sculpteur russe Serge Czerefkov, elle emprunte son nom d'artiste, Grès

    (qui est le quasi-anagramme de son prénom).

     

     

     

     

     

     

    Elle crée ainsi sa propre maison de couture en 1935 sous le nom de Madame Grès.

    Son style est caractérisé par les drapés et les lignes pures.

      

      

    slideshow image

      

      

    La maison de couture est installée de 1942 à 1988 au 1, rue de la Paix, à Paris ;

    elle habite dans le XVIe arrondissement.

     

     

     

    Dress, 1940
    Madame Grès (French, 1903–1993)
    Evening gown with peplum, silk jersey

      

      

      

      

    Son style vestimentaire est immuable :

    des pulls à col-roulé et un turban dans les cheveux.

     

     

     

    À l'inverse de Coco Chanel, elle ne porte jamais ses créationsmais des vêtements cousus par ses ouvrières. Elle mesure 1 mètre 50.

     

     

     

    Dans les années 50, elle crée son premier parfum Cabochard,

      

     

      

    qui sera suivi par Cabotine.

      

     

      

    Lucien François, chroniqueur de mode, en a fait le portrait :

     

     

     

     

    « Avec son fin visage dont le vaste front est toujours orné de son turban,

    et ses yeux dont il ne lui est pas facile d'éteindre la malice, telle est Madame Grès ».

    En 1980 elle lance sa première collection de prêt-à-porter.

     

      

     

      

    Au nom de la Chambre syndicale de la haute couture,

    elle remet la Légion d'Honneur à Lola Prusac.

      

     

      

      

    En 1982, elle cède la parfumerie puis, en 1984,

    la maison de couture à Bernard Tapie.

     

     

     

      

      

    La griffe est rachetée en 1986 par la maison Jacques Esterel,

    puis cédée en 1988 au groupe japonais Yagi Tsusho limited

    qui poursuit la création sous ce nom.

     

     

     

     

     

    Expositions

    En 1994, elle a été exposée

    au Metropolitan Museum de New York.

     

     

     

    En 2003, au Musée de Bourgoin-Jallieu, l'exposition Madame Grès, entre ombre et lumière

    a présenté une sélection de modèles de madame Grès, grâce à la maison de

    couture Jacques Esterel, propriétaire de la collection .

     

     

     

     

    En 2011, elle est exposée au musée Bourdelle qui lui consacre sa première rétrospective parisienne.

    En 2012, elle expose au Musée de la Mode (MoMu) d'Anvers.

     

     

     
     
     
     
     
     
    Le pli Grès

      

    Madame Grès a travaillé une étoffe en jersey de soie qu'elle avait

    commandé spécialement aux fabricants.

    Le pli Grès est formé pendant la construction de la robe, puis cousu.

     

     

     

      

    Il consiste à réduire un lé de tissu de 280 cm de large à 7 cm

    par la seule création de

    multiples plis très serrés.

     

     

     

     

    Ses robes drapées d'inspiration antique,

    ont fait sa renommée.

    C'est un des trois

    types de plis portant le nom de leur créateur.

     

     

     

     
     
    Clientes célèbres
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    Lavons l’honneur du Moyen-Age

    Combien de choses a t-on en tête lorsqu’il est question du Moyen-Age ! Peste, invasions barbares, mœurs rétrogrades, obscurantisme… Les péjorations ne manquent pas pour évoquer ces siècles auxquels les historiens, jusqu’à récemment, ne ce sont que très peu intéressés.  Il faudra attendre le travail pharaonique d’un Viollet-Leduc (1814 – 1879) pour redécouvrir le patrimoine architectural de cette époque. Et il faudra attendre encore plus longtemps, avant de réviser un jugement qui persiste encore et toujours, dans l’esprit de nos contemporains.

      

      

      

    Pour reprendre les mots de Georges Duby (1919 – 1996), spécialiste de cette époque, le terme même de « Moyen-Age » a quelque chose péjoratif. Moyen, dans un premier sens, renvoie à l’aspect médian, intermédiaire de cette période, précédé par une Antiquité que la Renaissance suivante fantasmera. Entre les deux, rien. Ou tout comme. Dans une deuxième acceptation, le terme de « moyen » partage la même racine que « médiocre », renforçant le peu d’intérêt supposé que ces longs siècles suscitent. Pourtant le philologue Christophe Cellarius évoquera, dès le XVIIe siècle, le « Grand Age » pour désigner une période s’étalant du Ivème au Xvème siècle. Une désignation sans doute plus prompte à éveiller notre intérêt.

      

      

    Si j’évoque aujourd’hui cette période, ce n’est surtout pas pour démonter un par un les préjugés que nous pouvons en avoir ; un livre n’y suffirait pas. Certes, certaines idées sont loin d’être fausses : les sciences physiques n’ont que très peu progressé durant ces années, dominées par un christianisme au faîte de sa puissance. Néanmoins, il conviendrait là aussi de nuancer ce jugement, tant les évolutions architecturales et artistiques dénotent, si ce n’est un progrès scientifique, tout du moins une formidable avancée de nos connaissances du monde et de notre savoir-faire.

      

      

     

     

    Une idée communément admise sur le moyen-âge consiste à y voir une période exempte d’hygiène, où la crasse et la fange se répandait jusque dans les plus hautes sphères de la noblesse. L’exposition présentée à Paris, à la tour Jean sans Peur, est là pour rétablir la vérité. Un mot sur cet endroit, à visiter absolument : suite à l’assassinat en 1407 de Louis d’Orléans, frère du roi fou Charles VI et grand rival de Jean sans Peur (duc de Bourgogne), ce dernier fait agrandir, dans Paris, l’hôtel de Bourgogne afin d’asseoir sa puissance. Jouxtant ce qui était la muraille de la ville, cet endroit aussi prestigieux que défensif est très vite flanqué d’une haute tour (entre 1409 et 1411), dernier vestige encore visible aujourd’hui.

     

     

      

    Jean sans Peur, aussi appelé "Schtroumpf Noir"

      

      

    Et qu’y voit-on, en ce moment ? Au-delà de l’exposition permanente, véritable saut dans le temps, on peut accéder jusqu’au 3 avril à une courte exposition (une salle voûtée en sous-sol) bouleversant ce qu’on croyait être l’hygiène du Moyen-Age. Certes, l’espace public posait un véritable problème (chacun y déversait ses déchets, du boucher au barbier qui était à l’époque habilité à pratiquer des saignées), mais les monarques qui se sont succédés à partir du XIIème siècle n’ont eu de cesse de remédier à ce souci, pavant les rues, taxant les déchets, imposant que les industries salissant les cours d’eau s’installent en aval des villes, etc…

      

     

      

      

    Le problème restera cependant très présent, comme en témoigne une lettre ouverte au roi, rédigée par les riverains d’un quartier parisien, et exigeant que les carrioles servant à l’évacuation des déchets soient couvertes afin d’éviter au « trop plein » de se déverser dans la rue.

     

     

      

    C’est que le citoyen médiéval tenait soin de sa personne, autant que de son intérieur ! En effet, si l’espace public avait quelque chose du dépotoir, l’espace privé se devait d’être parfaitement entretenu. Balayage, cirage, épandage de fleurs et d’herbes sur le sol pour parfumer l’atmosphère, le foyer du bourgeois (au sens propre : celui qui habite le bourg) est un modèle de coquetterie. Il en va de même en ce qui concerne l’hygiène corporelle : incroyable de voir à quel point hommes et femmes prenaient soin de leurs cheveux ! Shampooings en tout genre (contre la calvitie, contre les poux), longs brossages, avoir de beaux cheveux était un signe de bonne santé. Quant aux bains, nous sommes très loin de l’image du Roi-Soleil : les ablutions sont quasi-quotidiennes ! Le lavage des mains a lieu à chaque repas, avant chaque plat (pratique imposée par l’Eglise), et il est de bon ton d’offrir un bain à son hôte lorsqu’il y en a un. Pour tout dire, le bain est tout simplement habituel, et vivement conseillé par la médecine de l’époque.

      

      

      

    Vous me direz : « cela ne concerne que les nobles et les aristos .» Que nenni, même les foyers les plus pauvres eurent accès à cette hygiène intime. Dans les rivières, certes, mais pas seulement : à Paris, de nombreux établissements de bains proposaient leurs services (il s’agissait aussi de maisons de plaisirs, qu’on appelait déjà bordels), et les ouvriers avaient contractuellement le temps et l’argent pour se rendre, une fois par semaines, aux bains publics afin de se maintenir en bonne santé. Finalement, les thermes romains n’ont pas disparus ! Malgré tout, la fréquentation de ces établissements va, vers, la fin du Xvème siècle, se détériorer, et devenir peu à peu le repère de plusieurs bandes de brigands…

     

     

      

      

    Un dernier mot concernant les latrines. Les divers systèmes de l’époque médiévale y sont clairement exposés, révélant aux visiteurs que certains d’entre eux étaient bien moins spartiates qu’on se l’imagine, se pourvoyant de véritables fosses sceptiques ! La visite de la tour nous permet d’ailleurs de voire le petit coin de Jean sans Peur, brodé de velours pour ne point se geler les miches. Episodiquement, il faut l’admettre, les systèmes les plus vétustes pouvaient céder, et l’exposition nous présente une gravure narrant l’un de ces accidents, fort incommodant il faut bien l’avouer.

    Bref, si vous avez une heure ou deux à tuer, n’hésitez pas à faire un détour par cette expo, sise dans ce qui reste un étonnant vestige de l’ère médiévale à Paris !

      

    Vous trouverez plus d’informations ici.

     

     

     

    la tour Jean sans Peur (2e arrondissement)

     

     

     

     

     

     

     

    sources

     

    http://carrefourdelobelisque.wordpress.com/2011/02/14/lavons-lhonneur-du-moyen-age/

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Jacques Fath design, 1952

     

     Jacques-Fath-247x300

     

      

    Jacques Fath, né à Maisons-Laffitte le 6 septembre 1912 et décédé à

    Paris le 13 novembre 1954 (à 42 ans), est un créateur de mode français

    considéré comme l'une des influences dominantes

    dans la haute couture d'après-guerre,

     

     

    Mort jeune, Jacques Fath demeure pour l'éternité le symbole de la création jeune, pétillante, glamour et hautement désirable. Il plaisait autant que ses robes car il savait, mieux que quiconque, à une époque où l'élégance primait sur la séduction, donner du sex-appeal aux femmes du monde.



      

      

      

    avec Balenciaga, Christian Dior ou Pierre Balmain.

     

     

      

      

    Jacques est le fils d'André Fath, un agent d'assurances

    d'ascendance alsacienne et flamande,

    il est issu d'une famille douée pour la création.

     

      

    Jacques Fath 1946

      

      

    Ses arrière-grands-parents paternels,

    Caroline et Théodore-Georges Fath, étaient

    une illustratrice de mode et un écrivain, et son grand-père paternel,

    René-Maurice Fath, était un peintre paysagiste.

     

      

    Fath présente sa première collection en 1937, travaillant dans un deux-pièces

    de la rue La Boétie.

     

     

      

      

    Le studio est ensuite déplacé rue François-Ier en 1940 avant

    de s'établir dans un troisième emplacement

      

    Vintage fashion photo Jacques Fath gown by Horst P Horst

      

      

    au 39, Avenue Pierre-Ier-de-Serbie

    en 1944. Parmi les mannequins il compte Lucie Daouphars (1922-1963),

     

      

    Jacques Fath at Work (© Nina Leen)

      

      

    c'est-à-dire Lucky, une ancienne soudeuse qui devint finalement

    la principale mannequin de la maison Christian Dior, puis

    le célèbre mannequin Bettina[1], sa muse pendant quatre ans.

      

      

     

      

      

    Lui-même créateur autodidacte qui avait appris son art

    en étudiant les expositions des musées et les livres consacrés à la mode,

      

      

      

    Fath embaucha un certain nombre de jeunes créateurs

    comme assistants ou apprentis, dont certains créèrent

     

     

      

    ultérieurement leur propres maison, parmi lesquels

      

      

      

    Hubert de Givenchy, Guy Laroche, et Valentino Garavani.

     

     

     

      

    Créateur populaire et à l'occasion innovant et

    connu pour habiller la « jeune Parisienne chic ».

      

     

      

    Sa collection 1950 fut appelée Collection Lys, et ses jupes étaient conçues pour ressembler à des fleurs.

     

      

     

     

    Pour le soir, il était un partisan des robes de velours.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale,

     

     

      

      

      

      

      

    Fath était connu pour

    ses jupes amples qu'il avait

    conçues pour permettre aux femmes de circuler à vélo

    en raison du rationnement.

      

      

      

      

    Ses clientes comprenaient

    Ava Gardner, Greta Garbo, et Rita Hayworth,

      

      

      

      

    qui porta une robe de Fath pour son mariage

    avec le Prince Ali Khan.

     

     

     

     

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     Unknown

     

     

     

     

     

     

     

     

     http://www.jacquesfath.com/

     

     

     

     

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    Vogue Paris 1952

     

     

     

     

     

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    Mademoiselle Caroline Rivière (1793-1807) Author : Ingres Jean-Auguste-Dominique (1780-1867) Photo Credit : (C) RMN-GP (Musée du Louvre)

     

     

     

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    1797

     

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    Portrait de la Madame Visconti Description : Epouse de l'ancien ambassadeur de la République Cisalpine en France Author : Gérard François Pascal Simon, baron (1770-1837) Photo Credit : (C) RMN-GP (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi Period : 18th century, 19th century, période contemporaine de 1789 à 1914 Date : 1810

     

     

     

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    Jean François-Marie Huet-Villiers Lady with Flower Basket 1800

     

     

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    Anonymous Artist (painter) Jacques-Louis David (related artist) French, 1748 - 1825 Portrait of a Young Woman in White, c. 1798

     

     

     

     

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    1810

     

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    Madame Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Princesse de Bénévent (née Catherine Noële Worlée, later Madame George Francis Grand, 1762–1835),

     

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    Jean Urbain Guérin Lady in White Dress with Heart-Shaped Pendant circa 1805

     

     

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    1810

     

     

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    Robert-Jacques Lefèvre (France, Bayeux, 1755 - 1830)

     

     

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    1810

     

     

    BARRES DE SEPARATION

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    MODE Premier Empire

    Le costume sous le premier empire

     

     
    Le costume féminin :
     

     

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    Portrait de la Madame Visconti Description : Epouse de l'ancien ambassadeur de la République Cisalpine en France Author : Gérard François Pascal Simon, baron (1770-1837) Photo Credit : (C) RMN-GP (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi Period : 18th century, 19th century, période contemporaine de 1789 à 1914 Date : 1810  

      

      

    La mode féminine se transforme radicalement en se débarassant du corset et du panier. On recherche la simplicité par opposition à l'Ancien Régime et pour imiter la mode antique.

      

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    Eh oui, l'antique était à la mode. Les femmes préfèrent aux robes rococo de fines robes de coton blanche presque tranparentes, avec peu de vêtement de dessous.

      

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    1795

      

      

      

      

    robes de 1795
    Ce genre de robe apparaît dès Marie-Antoinette, on l'apelle alors "chemise de la reine" :

      

      

      


    marie_a2

      

      

      

    Cette robe évolue progressivement vers un style néoclassique marqué par les formes raffinés et géométriques de l'antiquité gréco-romaine, comme sur ce protrait de madame Récamier (1802) :

      

      

      


    recamier

      

      

      

    Des étoffes translucides comme la mousseline, la gaze et la percale sont privilégiée pour leur "simplicité". Le vêtement n'est plus fait pour mouler le corps mais pour le draper.

      

      

      


    empire3

      

      

      

    Mais ces tissus sont bien trop fins pour des hivers européens.

      

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    On porte donc des chales en cachemire et on voit l'apparition des gants longs encore portés aujourd'hui lors de soirée.

      

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    On reprend aussi les vêtements d'extérieur anglais : le spencer court et la redingote, plus longue. Cette mode est très influencée par les uniformes de l'armée napoléonienne.

      

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    empire_4

      

      

    Enfin pour les tenues de cour, on retrouve des traits typiques de l'Ancien Régime mais adaptés à la nouvelle silhouette. Le manteau de cour en est la partie la plus typique.

      

      

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    Napoléon impose que tous les vêtement de cour soient en soie, ce qui doit lui permettre de relancer la production de soie à Lyon.

      

      

      


    empire1sacre_napo

     

     

     

     

     

     

    source :

    http://www.atelier-arachnee.fr/pages/04_Le_costume_sous_le_premier_empire-290269.html

    photos google

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    Le dix-huitième siècle fut un âge d'élégance. Jamais dans l'histoire nous voyons des hommes et des femmes si minutieusement artificielles, si très loin de leur apparence naturelle. Ce qui ne pouvait pas être fait avec les cheveux naturels a été fait avec des perruques.

      

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    Médaillon de cheveux du petit Dauphin,  l'enfant de Marie Antoinette

      

    Cette époque fut une explosion extravagante de coiffures étonnantes, une réaction totalement opposée à la pudeur et à la réserve des siècles antérieurs. Les coiffures étaient en concordance avec le style "Rococo", qui était le plus important presque jusqu'à la fin du siècle.

     

     

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    C'était un mouvement artistique dans lequel les courbes en forme de "S" ont prédominé, avec des asymétries, soulignant le contraste; un style dynamique et brillant, où les formes intégrant un mouvement harmonieux et élégant.

     

     

     

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    Un style concordant avec une époque de nouvelles idées philosophiques, comme celui des Lumières, et avec l'affluence de richesses économiques qui arrivent en Europe par les voyages vers le nouveau continent, l'Amérique.

      

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    On crée de nouveaux ordres sociaux; en plus du clergé et de la noblesse, une bourgeoisie forte de nouveaux riches est apparue qui s’est positionnée dans les sphères sociales et politiques, imitant en tout les coutumes des nobles.

     

      

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    Un style conforme à une époque dans laquelle la science s'émancipe de plus en plus de la religion, obtient des réussites spectaculaires et développe en conséquence une technologie qui ouvrira les portes à la Révolution Industrielle.

     

     

     

     

    Les gens de cette époque croyaient qu'ils vivaient dans le meilleur des mondes. À la fin du siècle, les styles artistiques et culturels changent; surgit un style appelé "néoclassique" beaucoup plus sobre et conservateur, avec un retour à l’esthétique Grecque et Romaine classique.

      

      

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    L'utilisation de perruques chez les hommes a commencé à être très populaire à la fin du XVIIe siècle, durant le règne, en France de Louis XIV, le Roi Soleil. Toute sa cour s’est mise à utiliser des perruques, et comme la France dictait la mode de l'Europe à cette époque, son usage s’est étendu aux autres continents. En 1680 Louis XIV avait 40 perruquiers qui dessinaient ses perruques dans la cour de Versailles.

      

      

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    Dès 1770, l'usage des perruques s’est aussi étendu aux femmes. Et à mesure que les années passaient, les perruques sont devenues plus hautes et plus élaborées, spécialement en France. Les perruques masculines étaient en général blanches, mais celles des femmes étaient de couleur pastel, comme rose, violet clair ou gris bleuâtre. Les perruques indiquaient, par leur ornementation, la position sociale plus ou moins importante de celui qui les utilisait.

     

     

     

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    Les gens de fortune pouvaient payer, logiquement, des dessinateurs plus chers et avoir plus de variété de matériels. Elles étaient faites en général avec du cheveu humain, mais aussi avec du poil de cheval ou de chèvre. En France, la comtesse de Matignon payait à son coiffeur Baulard 24.000 livres par an pour lui faire un nouveau dessin de perruque chaque jour de la semaine.

      

      

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    Vers 1715 on commence à poudrer les perruques. Les familles avaient un salon dédié à la "toilette", où elles se poudraient quotidiennement et s’arrangeaient. Les perruques étaient poudrées avec de la poudre de riz ou de l’amidon. Pour cette opération, faite par un coiffeur, on utilisait des robes de chambre spéciales et on avait l'habitude de couvrir le visage d'un cône de papier épais.

     

     

     

    LES BARBIERS DEVIENNENT "PERRUQUIERS":

      

    En plus de couper et de coiffer le cheveu et de raser le menton, les barbiers pratiquaient diverses opérations chirurgicales et extractions dentaires.

      

    En 1745 une loi, en Angleterre, leur interdit ces pratiques et les autorise seulement à couper et coiffer les cheveux. Cela provoque la ruine de nombreuses boutiques de barbiers et le manque de travail pour beaucoup d’entre eux en Europe, puisque des lois similaires sont promulguées en France et dans d’autres pays. Mais l'essor des perruques crée la demande de nouveaux professionnels: les fabricants et les dessinateurs de perruques, qui de plus se chargeront de les entretenir périodiquement, de les parfumer et de les retoucher.

      

      

    Déjà depuis la fin du siècle antérieur des syndicats ou des unions de coiffeurs se sont créés, et exigeaient des professionnels de payer un tarif et de présenter un examen d'aptitude pour pratiquer la profession. Pendant ce siècle l'industrie des perruques croît et devient importante, en créant de nouveaux travaux et sources de recettes pour une grande partie de la population.

     

     

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    À son tour l'industrie des chapeliers est affectée, puisque les hommes cessent d'utiliser des chapeaux pour laisser voir leurs perruques et ils doivent fabriquer, de nouveaux styles de chapeaux qui peuvent s'adapter aux perruques. La majeure partie du peuple, disons 80 % de la population, n'utilisait pas de perruques, mais le cheveu naturel, sans trop de règle. Mais seul un pourcentage de la noblesse et de la haute bourgeoisie mobilisait une industrie remarquée pour l'époque.

     

     

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    VOL DE PERRUQUES DANS LA RUE:

      

      

    William Andrews, un écrivain anglais du XIXe siècle, nous narrons que les vols des perruques dans la rue, dans le dix-huitième siècle, étaient monnaie courante. Et les perruques, à leur apogée, étaient très onéreux. A dû marcher avec prudence pour ne pas perdre la parruque. Malgré toutes les précautions, les vols de perruques étaient fréquentes.

      

    Il fut célèbre ce mode d' opération: un enfant était transporté, caché, sur une plateau de boucher pour un haut homme, et le garçon attrapait la perruque en moins d'une seconde. Lorsque le propriétaire, étonné, regardait partout, un complice l'empêchait-il d'avancer sur le prétexte d'aider, en tant le "boucher" échappait. (William Andrews, "At the sign of the barbers' pole", Cottingham, Yorkshire, J. R. Tuttin,1904 ).

     

     

     

    Au début du siècle, les styles de cheveux des hommes sont beaucoup plus somptueux que ceux des femmes. C'est la mode du "style Louis XIV", avec de grandes boucles et la chevelure sur les épaules. Quand le siècle se termine, la tendance est reversée : les femmes portent des perruques exubérantes, de 50 à 80 cm de hauteur et plus, qu'elles s'emploient, avec des dessins, à commémorer les célébrations et les anniversaires.

      

    Ces perruques féminines apportaient quelques problèmes: les cadres des portes avaient été surélevés ou reconstruits pour qu'elles puissent passer, et dans plusieurs occasions la pression trop lourde des perruques leur causait une inflammation au niveau des tempes. Vers la moitié du siècle, le nouveau roi de France, Louis XV, impose un style de plus petites perruques pour les hommes et le rigoureux poudrage blanc ou de préférence grisâtre.

      

      

    Les hommes utilisent aussi depuis la moitié du siècle une queue de cheval sur la nuque, attachée avec un ruban, style qui devient très populaire dans toutes les cours. Les femmes continuent avec les styles extravagants jusqu'à l'arrivée de la Révolution Française, où tout le luxe et l'exubérance sont pratiquement annulés par les nouvelles idées républicaines. À partir de là, les coiffures sont plus classiques et plus simples et on recommence à utiliser le cheveu naturel.

     

     

     

     

     

     

    En réalité, malgré le fait qu'il soit amusant de penser que les femmes utilisaient ces perruques immenses dans leur vie quotidienne et aux fêtes où elles allaient, la réalité est différente. Ce type de présentation capillaires gigantesques a peut-être existé, mais seulement pour une occasion très spéciale ou pour des représentations théâtrales.

      

     

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    Les perruques comme les images que nous voyons ci-dessus sont le produit de caricatures de l'époque ou d'anecdotes ou de légendes sans beaucoup de fondement. Il est pratiquement impossible de trouver dans les tableaux de peintres célèbres de l'époque ces perruques immenses. Les femmes nobles utilisaient des styles de chevelure beaucoup plus sobres et élégants, malgré le fait qu'elles étaient plus ou moins volumineuses et élaborées.

     

     

     

     

    En ce qui concerne le style de cheveux des femmes du XVIIIe, au début du siècle on continue toujours à utiliser celui qui venait d'une mode de la fin du siècle antérieur : le style "Fontange". Son nom a été créé par la Duchesse de Fontange, qui lors d’une journée de chasse avec le roi de France Louis XIV, s’est pris la chevelure dans la branche d'un arbre, et pour réarranger le cheveu l'a empilé sur sa tête. Le roi est resté fasciné par cette coiffure accidentelle, et l’a priée de toujours la conserver. Ce style a été à la mode plus ou moins jusqu'en 1720.

     

     

    Sous le règne de Louis XV les coutumes ont changé et les cheveux féminins ont eu un autre style plus simple. Un style dénommé "tête de mouton" (tête de brebis), avec de courtes boucles et quelques grosses mèches de cheveux sur la nuque. Les femmes n'ont pas utilisé de perruques jusqu'à 1770. À partir de là, les coiffures - artificielles - sont devenues de plus en plus hautes et plus élaborées.

     

     

     

     

     

     

     

    EXEMPLES DE STYLES DE COIFFURES FEMININES AU XVIIIe SIECLE

     

     

     

    EXEMPLES DE STYLES DE COIFFURES MASCULINES AU XVIIIe SIECLE:

     

     

     

     

    LE CHANGEMENT APRÈS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE:

     

     

    Déjà près de la fin du siècle le style magnifique et éblouissant de la noblesse européenne était l'objet de critiques des philosophes de l'Illustration. Non seulement le style de vêtements et de coiffures, mais le style d'art même, le rococo, était fort critiqué. A ce moment, la bourgeoisie - la classe sans noblesse - devient puissante et influente; tout le système, politique, économique, social et culturel est controversé par les principaux penseurs.

     

     

    Deux coiffures du XVIIIe siècle.

     

     

     

     

    Deux gravures de femmes du XVIIIe siècle

    coiffées de cheveux en

    « échelle de boucles »,

    rubans, plumes, fleurs, bijoux ...Deux coiffures du XVIIIe siècle.

     

    La première estampe provient du « 10e Cahier de Costume Français, 4e Suite d'Habillements à la mode. » « Dessiné par Desrais » « Gravé par Voisard » « Jolie Femme en Circassienne de gaze d'Italie puce, avec la jupe de la même gaze couvrant une autre jupe rose garnie en gaze broché avec un ruban bleu attaché par des Fleurs et glands et gaze Bouilloné par en bas, et des manchettes de filet, coiffée d'un Chapeau en Coquille orné de Fleurs et de Plumes. »

    « A Paris chez Esnauts et rapilly rue St. Jacques à la ville de Coutances A. P. D. R. [Avec Privilège Du Roi] »

    L'autre gravure est signée : « D P. Inv. »

    « Avec Privilège du Roi

     

     

     

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    Emilie De Coutances, la marquise de Bec de Lièvre by Alexander Roslin, circa 1780

     

     

     

     

    En principe, les bourgeois riches imitaient en tout les nobles, ils voulaient être comme eux.

    Mais quand ils deviennent puissants et auto-suffisants, ils critiquent tout le système de l’Ancien Régime, repoussent toute sa structure sociale et naturellement, ses coutumes.

     

     

     

     

    Avec l'arrivée de la Révolution Française, le luxe et l'ostentation sont mal vus par tout le monde. La nouvelle société adopte un style plus sobre et se tourne vers la simplicité ; du rococo il passera au néo-classique, style artistique qui récupère l'esthétique grecque antique.

     

    Et ce sera aussi le style en accord avec le romantisme, qui s'imposera à la fin du XVIIIe siècle et prédominera sur presque tout le XIXe siècle.

      

      

      

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    Les changements philosophiques, la forme de pensée de la société changent la coiffure. Petit à petit, les perruques cessent de s'employer, et le cheveu s’emploie au naturel, sans poudre. La Révolution et le changement de tout le système a été brusque et subit - bien qu'il fût déjà annoncé - à la suite d'un coup législatif des députés bourgeois avec appui de la part du clergé et de la noblesse, mais le changement de coutumes n'a pas été si rapide.

     

    Toutes les images de Robespierre et Danton, deux leaders de la Révolution, les montrent avec des perruques poudrées, jusqu'à leur mort par la guillotine. En revanche, Jean Paul Marat, l'autre leader révolutionnaire, utilisait déjà la nouvelle esthétique.

     

    Et celui des gérants principaux de la Révolution, le peintre Jacques Louis David, était déjà inscrit totalement dans le style néo-classique, à travers ses oeuvres et dans son esthétique personnelle. À mesure que le néo-classicisme s'impose, les coiffures changent.

      

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    Lorsque arrive au pouvoir Napoléon Bonaparte, déjà peu utiliseront des perruques ; le style Empire montre tous les législateurs et hommes politiques avec le cheveu naturel, peigné d'une manière informelle, symbole d'une nouvelle ère d'indépendance de pensée.

     

    Les militaires sont les derniers à abandonner le vieux style, mais dans l'armée napoléonienne déjà presque tous sont avec le cheveu naturel. Les femmes, déjà à la fin de l'ère révolutionnaire, cessent complètement d'utiliser les coiffures hautes et élaborées et portent le cheveu sans le couvrir, avec une chute presque naturelle, tenue avec des peignes de coquille de tortue, des épingles, ou des rubans, au lieu des ornements complexes.

     

     

     

     

     

    Peut-être les premiers à abandonner le vieux style de perruques et de coiffures très élaborées ont été, paradoxalement, les mêmes aristocrates qui les ont imposées.

     

    Par crainte d’être reconnus et vraisemblablement emprisonnés et guillotinés durant l'Ère de la Terreur de Robespierre (1790-1793), ils sortaient de leurs maisons habillés simplement et avec des coiffures naturelles ; sans perruques, naturellement, avec le cheveu court, sans le couvrir et une coiffure de style néoclassique. En réalité, il n'y avait pas de lieu où utiliser l’ancien style de cheveu.

     

    A cette époque, dans le reste de l'Europe on a commencé à pratiquer le même type de coupes et de coiffures. Le 19e siècle était annoncé par une mode totalement distincte.

     

     

     

     

     

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    Ici en matière de mode ce n'est pas le Roi mais Marie - Antoinette qui sera concernée et qui sera à sa manière un mannequin avec l'aide de sa Modiste Rose Bertin et de son coiffeur Léonard , elle lancera des modes dans le royaume de France .

     

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    - La reine engage une jeune modiste du nom de Rose Bertin avec laquelle elle reste enfermée durant des heures , on l'a aussi appelée " La ministre des modes " .

      

    Elle lance des robes de style champêtre qui connait un franc succès .

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    Mouchoir brodé par Marie Antoinette

     

    - Elle confectionne des poupées habillées de ses créations afin de vanter l'élégance de la cour de France et ainsi s'attacher la plus prestigieuse des clientèles .

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    Broderie robe Rose Bertin

      

      

    Elle inventera également des robes légères

      

    ( Fichu croisé sur la poitrine comme une robe de campagne ) pour la Reine .

     

     

     
    Rose Bertin

      

      

      

    - Dans la matinée lors de sa toilette et de son habillement , la Reine est obligée de suivre les rigueurs de l'étiquette :
     

    Après que la dame d'atour a passé le jupon et présenté la robe ,

    la dame d'honneur verse de l'eau sur les mains de la reine et lui passe la chemise .

     

     

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    Si une princesse de sang est présente , elle remplacera la dame d'honneur

    et le même cérémonial se répète suivant l'ordre hiérarchique .
     

      

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    Chaussures de Marie Antoinette

      

     

    La reine peut choisir les différents habits qu'elle portera durant la journée dès son lever , quand un garçon de garde

    - robe apporte les corbeilles et donne à la première femme de chambre un livre contenant des échantillons de tissus de différentes robes .

      

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    Marie - Antoinette plante une épingle sur l'échantillon de son choix pour désigner ainsi le grand habit , la robe - déshabillé de l'après - midi et la robe du souper .

     

     

     

    Les VETEMENTS au XVIIIè siècle

     

     

    Cet article présente le costume au XVIIIe siècle.

    Contexte :

      

      

    Au XVIIIe siècle, la mode avait une influence forte sur les Français. Colbert a bien expliqué cela quand il a dit « La mode est à la France ce que les mines du Pérou sont à l’Espagne» 

      

    Au XVIIIe siècle, la mode en France réfléchissait les attitudes sociales et politiques, les arts, et bien sûr, la richesse et la classe sociale des gens.

      

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    Le XVIIIe siècle a apporté un nouveau roi et un nouvel espoir à la France : Louis XV et une période de gaieté succédèrent à la fin rigide, solennelle et endeuillée du règne de Louis XIV.

      

    À l’avènement du roi, la lourdeur et les couleurs noires de la période précédente disparurent et furent remplacées par les pastels, la lumière, et une certaine liberté d’esprit.

      

    C'était l'époque de la Régence et du Rococo.

     

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    Les maîtresses du nouveau roi (à partir de 1736), les goûts féminins de ce dernier et son amour pour les divertissements, influencèrent la culture du temps.

      

    Les arts, le théâtre, l'architecture et la mode s'en ressentirent.

      

      

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    Salle de Bains de Marie Antoinette à Versailles

      

    Avec le libertinage du régent puis la jeunesse du roi arriva également un sens de la liberté et une joie de vivre qui se reflétaient bien dans la mode de l’époque.

      

      

      

    À la cour, une certaine frivolité se développait. Le politique et l’administration du pays étaient oubliées par la noblesse et le roi.

      

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    Les affaires du pays étaient abandonnées aux gens de la classe moyenne pendant que les nobles et la royauté poursuivaient les divertissements et le plaisir.

     

      

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    L’éloignement du gouvernement, conjugué à un nouveau scepticisme, a écarté les styles de la mode traditionnelle masculine ; dans la transition du Baroque au Rococo, ce changement a amené les styles élégants, doux, et féminins. L

      

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    es tissus doux et les motifs à fleurs ont gagné en popularité.

     

     

     

     

    Costume :

    Partout à cette époque, les styles des vêtements sont devenus moins chargés tandis que les tissus devenaient plus précieux.

      

    Les silhouettes devenaient plus naturelles et moins volumineuses, et les couleurs commençaient à s’éclaircir vers le style Rococo. Les styles pour les deux sexes ont trouvé une conformité simple.

     

      

      

    Les hommes :

      

      

      

    L'article de première nécessité pour les hommes était le costume. Chaque homme avait un justaucorps, des culottes courtes, une longue veste, et parfois un jabot blanc.
     

    Les vestes, généralement de brocart, étaient très ajustées en haut, et en bas, elles s'évasaient du corps, laissant une place pour l'épée pour descendre jusqu'au genou. Les manches sont ajustées et ornées de galons.
     

      

      

      

      

      

    La chemise se porte avec un gilet aussi long que la veste à boutonnage serré et avec des poches basses. La chemise se porte parfois avec un jabot blanc. Ces hommes mettaient, sous les culottes serrées juste en haut des genoux, des bas de soie.

      

      

      

      

      

    Les chaussures plates et noires avec une boucle finissaient la tenue.

      

      

      

    Toutes les classes sociales ont mis ces costumes pendant le siècle entier sans beaucoup de changements.

    La coiffure consiste en des rouleaux de cheveux couvrant les oreilles aussi appelés ailes de pigeon ; cette coiffure élaborée entraïne souvent le port de perruque l'imitant.

    Entre les classes économiques et sociales, le style des vêtements ne différait pas vraiment ; mais c’était par les tissus qu'elles étaient facilement distinguées.
     

     

     

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    Les classes supérieures utilisaient les soies, les brocarts et le velours pour les costumes et les robes, pendant que la classe ouvrière utilisait la laine et le coton, qui étaient moins chers. Les vestes de la noblesse avaient les embellissements, des broderies et des douzaines de boutons qui étaient considérés comme des bijoux.

      

      

      

    Les hommes des classes supérieures mettaient aussi des postiches blancs poudrés avec des boucles de cheveux près du visage et une queue. La classe ouvrière portait les vestes très peu ornées et les cheveux longs en queue de cheval nouée sur la nuque.

     

    Les femmes :

     

      

      

    Se faisant l’écho du gouvernement, les vêtements des femmes de cette époque adoptèrent une mode plus informelle.

      

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    Les formes des robes devenaient plus naturelles. Comme pour les hommes, ce n'est pas par leur forme mais par leurs tissus que les vêtements des femmes riches différaient de ceux des femmes modestes.

     

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    Pendant la plus grande partie du XVIIIe siècle, la mode pour les femmes fut aux robes flottantes.

      

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    Elles avaient des jupes amplement drapés par-dessus des paniers.

      

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    La silhouette des femmes qui les portaient semblait une grande cloche avec une très petite taille et de larges hanches. La plupart des robes étaient à taille basse, en pointe.

     

     

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    18th century fan celebrating the marriage of Marie Antoinette and Louis XVI

      

     

    Sous chaque robe les femmes mettaient un corps baleiné et des jupons. Les corsets étaient essentiels pour obtenir une petite taille et pour maintenir la forme des corsages, et les jupons aidaient à soutenir les paniers sous les jupes.

     

     

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    Des plis Watteau couvraient les dos des manteaux et une traîne complétait ces robes élégantes.

      

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    En 1740, la silhouette des robes a été transformée.

    Les paniers ont pris de l'ampleur autour des hanches, les jupes se mettant à ressembler à des boîtes.

      

      

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    Chaussures de Marie Antoinette

      

      

    Juste avant que cet engouement ne disparaisse, l’ampleur de certaines de ces robes atteignait quatre mètres. Mais après cette brève lubie, les formes plus naturelles sont revenues.

     

     

     

    Fichier:Le Tonnelier de Breteuil, Emilie.jpg

      

          

    Cette mode des robes imposantes et incommodes pour se présenter en société va amener l'apparition du négligé afin de revêtir une tenue confortable chez soi.

     

      

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    Jusqu'en 1720, la mode est à la coiffe fontange consistant en un bonnet garni d'une forme en fil de fer assez élevée composée de plusieurs degrés garnis de mousseline, de rubans, de fleurs et de plumes.
     

      

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    Les cheveux ne se coupent plus, on en ajoute même des postiches pour gagner du bouffant. De nombreux accessoires (fleurs, oiseaux, poupée, animaux, etc.) s'ajoutent à la coiffure pour exprimer les goûts de celle qui les portent. Ils se poudrent aussi afin d'être blanc.

     

     

     

      

      

    Elles portent parfois un laissez-tout-faire qui est un tablier orné qui se porte par élégance. C'est la mode des ombrelles. Les chaussures sont des escarpins ou des mules en soie à talons très haut.

      

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    Comme Louis XV, les femmes riches utilisaient les tissus de luxe pour leurs robes. Le satin, le taffetas, le velours, et les soies étaient populaires, et les robes étaient souvent couvertes de broderie fleurie, dans le style féminin du Rococo.

      

      

      

      

    Les bourgeoises utilisaient le coton et la laine et elles mettaient des jupons rigides au lieu de paniers.

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    1740

      

      

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    Le détail et les bijoux manquaient dans les robes de paysans, mais la forme fondamentale restait la même. Sans exception, tout le monde essaie d’être à la mode.

      

    Les gens riches, même les paysans, imitaient les styles du roi et de sa cour.

      

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    Les classes sociales ont certainement influencé la mode au XVIIIe siècle, mais la mode a également influencé les classes sociales.

     

     

     

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    Si le 18ème siècle m’était conté, Costumes d’exception – exposition

     

    A EU LIEU  Du 21 avril au 2 octobre 2011, au Musée des Tissus de Lyon.

    Suivez un parcours mis en scène à travers les modes du XVIIIè siècle.

     

     

    Les collections du Musée des Tissus de Lyon recèlent des trésors, notamment une collection de costumes du XVIIIè rarissimes et superbes.

    Rarissimes, parce qu’alors, les dames ne portaient leurs toilettes qu’une ou deux fois, puis, dès qu’elles étaient salies (il n’y avait pas de pressing, alors !), elles les donnaient à leur personnel de maison, qui les transformait en rideau, en robe plus simple…

      

      

      

    En effet, selon la loi, chacun devait se vêtir selon son rang.
    Aussi, il ne reste donc que très peu de pièces d’époque.

     

     

      

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    L’exposition présente la fabrication de ces somptueux costumes de noblesse et de cour masculins et féminins du siècle des Lumières, ainsi que les dessous et accessoires, rubans et dentelles, qui finissaient les toilettes. Selon le monarque régnant, la mode changeait…

     
     
     
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    Vicomtesse de Vaudreuil -Elisabeth Louise Vigee-Lebrun

     

      

      

    Les costumes sont présentés dans des mises en scènes de la vie quotidienne, environnés de meubles, tableaux et miroirs du Musée des arts décoratifs…

    Charme d’une déambulation dans le temps, à la découverte de l’évolution des modes, us et coutumes et mentalités au fil du XVIIIè.

    Une belle expo à ne surtout pas manquer !

    L'entrée au Musée des Tissus et des Arts décoratifs et à leurs expositions temporaires est gratuit avec la Lyon City Card.

     

    Musée des Tissus, LYON Musée des Arts Décoratifs, LYON

     

     

     

     

     

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    Chaussures de Marie Antoinette

      

      

      

      

      

     

     

     

     

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    Royauté de France

     

    Le manuel des toilettes dédié aux dames (1777)

     

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    Le costume du XVIIIe siècle

     
    Le costume féminin :
     
    Le siècle de Louis XIV fut un siècle de raideur de l'étiquette et donc du costume, le XVIIIe siècle s'en émancipe. Les dames de la cour commencent à rivaliser d'élégance avec les hommes qui jusque là avait le costume le plus ornementé.
      
    En même temps le siècle aspire à plus d'intimité et de confort.

    L'une des tenues les plus prisées du début du siècle est la "robe volante" inspirée du déshabillé de la fin du règne de Louis XIV. Cette robe est composée d'un corsage à plis larges tombant des épaules jusqu'au sol et d'un jupon rond. Elle semble confortable (bien que portée sur un corset) mais absolument indécente pour paraître à la cour.
    Voici une représentation de la robe volante par Watteau dans L'enseigne de Gersaint, 1720. Il a donné son nom au plis du dos dits "plis Watteau" sans en être l'inventeur pour autant.
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    volante

    A la cour, pendant toute la période, c'est la "robe à la française" qui triomphe jusqu'à la Révolution. Malgré son nom, elle est portée dans toute l'Europe (y compris en Angleterre). Cette robe se compose de la robe à proprement parler, d'une jupe (sorte de jupon apparent) et d'une pièce d'estomac triangulare portée sur le thorax et l'abdomen. La silhouette est modelée par un corset et des paniers. La robe de cour est soutenue par des paniers très larges, qui lui donnent sa forme caractéristique, mais fort peu pratique.

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    Mais le XVIIIe siècle est aussi un siècle à la recherche de simplicité (si, si !).
      
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    Les aristocrates commencent à s'inspirer du style vestimentaire des roturiers. Les dames de cour portent, dans l'intimité, des tenues champêtres librement inspirées des femmes du peuple. La robe devient plus simple, elle est portée avec une veste courte appelée casaquin ou caraco. La pièce d'estomac est remplacée par des "compères", deux rabats de tissu un peu moins contraignants, attachés par des boutons ou des agrafes à l'ouvertures frontales de la robe.Peintres Américains
      

    Le succès de ce genre de tenue est à mettre en parallèle avec la vague d'anglomanie de l'époque. L'Angleterre a une forte influence sur la mode masculine française pendant tout le XVIIIe siècle et commence à influencer la mode féminine à partir de 1770. Le goût (très anglais) pour la promenade inspire la "robe retroussée dans les poches" : les pans de la jupe sont relevés dans les poches latérales de la robe puis drapés dans le dos pour donner une plus grande liberté de mouvement.
      
      
      
      

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    A cette mode succède celle de la "robe polonaise" : l'arrière de la jupe est remonté à l'aide de cordon puis divisé en trois partie drapées.
      
      
      
    Ce nom étrange ne veut pas dire que la mode venait de Pologne mais fait allusion au premier partage de la Pologne en trois en 1772.
      

    polonaise
      
      
    La "robe à l'Anglaise" est une variante de cette robe polonaise mais les plis sont cousus dans le dos jusqu"à la taille.
      
      
      
      
    Elle se compose d'une robe fermée sur le devant et d'une jupe montée par fronçage puis couture au corsage selon une ligne qui remonte des hanches vers la taille. Son corsage ajusté se termine par une pointe au bas du dos. Elle pouvait être portée sans panier, ses drapés lui donnant alors sa forme ronde.
      
      
      

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    Marie-Antoinette met à la mode ses tendances venues d'Angleterre. Son goût pour la nature se manifeste dans la création du Hameau de la reine, où elle aime se vétir d'une simple robe de coton avec un chapeau de paille.

      

      

      

      

    Elle apprécie particulièrement la chemise en mousseline blanche, style qui fut baptisé "chemise à la reine" en 1775. Par son étoffe comme par sa coupe, la chemmise à la reine marque une transition vers la robe à taille haute du Directoire, mais c'est une autre histoire...

      

      

    Le costume masculin

      

    La mode masculine était beaucoup plus chargée et développée que la mode féminine au XVIIe siècle. Elle se fait un peu plus discrète au XVIIIe siècle et semble se rééquilibrer par rapport à la mode féminine pour obtenir des couples visuellement plus harmonieux.

      

    "L'habit à la française" se compose d'une veste ou "habit" (appelé justaucorps au XVIIe siècle) dont la forme va progressivement évoluer ainsi que d'un gilet qui est la pièce d'apparat la plus importante et d'une culotte. Dessous : une chemise blanche, une jabot et des bas de soie complètent l'ensemble. Les pans de l'habit s'évase vers l'arrière très haut sur le buste ce qui permet de révéler les broderies du gilet, souvent plus recherchées que celle de l'habit et d'économiser du tissu sur l'avant du vêtement.

      

      


    homme1780

    Un habit à la française datant de 1780.

     

     

    Le costume masculin a des couleurs vives et est luxueusement brodé. Même les boutons étaient recouverts de tissu brodé.
    De nombreux ateliers de broderie se trouvaient à Paris.

      

      

      

      

    On utilisaient des fil d'or d'argent et de soie, parfois des sequins. La broderie était effectuée avant la coupe, souvent à partir d'un catalogue de broderies dans lequel le client piochait selon son goût. Les musées conservent encore aujourd'hui des pièces de tissus brodées mais jamais assemblées.

      

      


    homme1765homme21765homme31765

      

      

    Le costume fabriqué en France pour le roi du Danemark vers 1765

     

    Comme pour la mode féminine, mais beaucoup plus pour la mode masculine, l'influence anglaise est omniprésente. C'est à cette époque que le fief de l'élégance masculine s'installe en Angleterre, ce qui reste très vrai aujourd'hui : l'élégance féminine est française, l'élégance masculine est anglaise et il faut aller en Italie pour retrouver l'élégance des accessoires, en particulier ceux en cuir : sac, gants, chaussures.

      

      

    L'influence anglaise arrive surtout au milieu du siècle sous la forme de la redingote (qui sera uniformément adopter au XIXe siècle). Il s'agit d'une veste à col à revers taillé dans un tissu de couleur unie.

      

      

      

    La redingote ou frac est portée en tenue de ville. Comme pour la robe à l'anglaise, la redingote est considérée comme beaucoup moins formelle que l'habit à la française.

      


    redingote

     

     

      

    Pour plus d'image je vous conseille de consulter le catalogue de la dernière exposition du musée Galliera :

    Mode en miroir qui comparait la mode française et holandaise au XVIIIe siècle.

     

     

    Source : http://www.atelier-arachnee.fr/pages/03_Le_costume_du_XVIIIe_siecle-290262.html

     

     

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    1740

     

     

     

     

     

     

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    La manière de se vestir

     

    Pour les femmes, la robe portée directement sur la chemise, constitue pendant tout le Moyen Age le vêtement de base dont la couleur, l ' ampleur et la matière changent suivant l'époque. Pendant longtemps les historiens du costume se sont penchés sur le costume noble, ce dernier étant énormément représenté sur les enluminures ou sur les sceaux. Cette surabondance d'études ayant pour sujet le costume noble a laissé dans l'ombre le costume des humbles, sujet pourtant considéré comme digne d'intérêt aujourd'hui. Une étude du costume de travail féminin de la fin du Moyen-Age nous est rendue possible par les figurations abondantes de paysans et de paysannes travaillant aux champs et ce à partir du XIII ème siècle. Le costume de travail féminin nous est donc bien connu et cette relative abondance iconographique permet une reconstitution fidèle d'un costume de travail du bas Moyen-Age.

      

     
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    La manière de se “ vestir ”:

    De manière générale, le costume de travail est le même que le costume porté quotidiennement. En effet, nombre d’inventaires après décès nous présentent une garde robe paysanne réduite. Le costume féminin est ainsi composé d’une chemise, d’une robe et d’une sur-robe, de bas et de chaussures.

    La chemise ou “ chainse ” est le vêtement de base. Faisant office de linge de corps elle est portée à même la peau. Faite de lin ou de chanvre, elle était blanchie par des lavages successifs. Sa coupe était simple et ample afin de ne pas limiter les mouvements de la travailleuse qui la portait. L’iconographie permet de définir une “ chainse type ”: ras de cou, à manches longues et de manière générale descendant un peu au dessus des chevilles afin de ne pas entraver la marche. La “ chainse ” rendait donc le port de la robe plus agréable et était donc indissociable de cette dernière.

    La robe ou "cotte" tient une place centrale au sein du costume paysan et ce durant tout le Moyen Age. Elle est en effet la tenue de base pour aller aux champs ou pour tout autres travaux extérieurs.

    D'une coupe ample et simple la "cotte n’a cessé d'évoluer durant les XIV et XV èmes siècles. A la robe "sac" du début du XIV ème siècle, ample, enfilée directement, serrée à la taille par une ceinture et ne comportant pas de laçage succède et ce dès le milieu du siècle une "cotte" ajustée sur le buste par un laçage généralement sur le tronc mais qui peut être aussi dans le dos où même sur les cotés. Cette robe généralement faite en drap de laine présente de nombreux plis dus à une coupe large faite pour ne pas entraver les mouvements. Des manches en général ajustées sur l'avant bras et séparables permettaient aussi à la paysanne de prendre ses aises lors de travaux nécessitant une importante mobilité.(photos des deux Émilie)

      

    Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )

     



    La sur-robe ou "sur-cotte" est comme son nom l'indique portée au dessus de la cotte. En laine elle aussi, sa couple ample permettait de l’enfiler au dessus de la cotte. Ses manches amples pouvaient facilement être remontées afin de ne pas les salir ou de ne pas gêner la porteuse lorsque par exemple celle-ci ramassait le bois à la fin de l’automne. Bien que rarement figurée sur les enluminures, cette “ sur-cotte ” était indispensable du costume de travail paysan lors des travaux par temps froid.

    Les bas “où chausses ” et les chaussures portées par les femmes ne sont pas d’usage constant dans les classes populaires. Cette idée nous est confirmée par les nombreuses représentations de paysannes partant à la moisson pieds nus. Il était en effet possible à la paysanne ou même au paysan de circuler pieds nus, toutefois cela ne semble possible qu’en été, lorsque le temps le permet. Pour se protéger du froid la paysanne enfile alors des “ chausses ” de laine, de lin ou de chanvre n’arrivant qu’au genoux et tenues sous ce dernier par des jarretières nouées ou bouclées. De robustes chaussures en cuir, généralement montantes, protégeaient le pied (le sabot n'apparaissant que tardivement).

    Les matériaux:

    Au Moyen Age, la matière employée lors de la confection d’un costume varie selon la richesse de son propriétaire. Les matériaux utilisées étaient alors le lin ou le chanvre (le coton n’étant que peu répandu) pour les linges de corps (mais aussi parfois pour les cottes portées l’été) et la laine pour la “ cotte ” et la “ sur-cotte ”.

      

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    Le lin est cultivé volontiers sur la tenure paysanne, surtout dans le nord et dans l’ouest de la France où le climat frais et humide lui est favorable ailleurs on cultive le chanvre. Ces deux fibres végétales étaient ensuite transformées dans le cadre familial puisque chaque maison disposait de tout le matériel nécessaire pour apprêter les fibres et les filer, le travail du lin et du chanvre ne demandant qu’un outillage simple et peu coûteux. La toile restait alors la propriété de celle qui l’a filé et tissé même si le tissage ou le filage pour le compte d’entrepreneurs urbains était une activité fort répandue à la campagne. Dans les deux cas on n’obtenait qu’ une toile épaisse, rigide et bise blanchie et assouplie par de nombreux lavages.



    Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )La laine tient la première place pour la confection de vêtement et ce toutes classes sociales confondues. Portée par les princes comme par les paysans, il existe de nombreuses différences de qualité et d’aspect, la laine la plus fine étant réservée aux personnes fortunées. La laine la plus appréciée au Moyen Age provenait principalement d’Angleterre ou étaient élevés les “black faces ”, moutons à la toison abondante dont une mèche pouvait facilement atteindre les 39 cm de long. Toutefois l’Angleterre n’était pas seule à exporter sa laine puisque des régions méditerranéennes telles que le Languedoc exportaient elle aussi des toisons. Cette laine, principalement de provenance anglaise, était ensuite préparée c’est à dire peignée, filée, puis tissée dans les villes de Flandres, importante région textile à l’époque, comme Bruxelles, Saint Pol mais aussi St Omer, Douai, Lille.



    Le drap de laine était tissé à l'aide d'un métier à chaîne horizontale actionné par deux tisserands. Le métier à tisser horizontal, qui se développe dès le XI ème siècle entraîne une véritable révolution de l'industrie textile qui est en pleine expansion aux XIV et XV èmes siècles. Ce type de métier à tisser produisait, en moyenne, des pièces de drap de trente mètres de long pour deux mètres de large. On trouvait aussi ce type de métier à tisser à la campagne. Cependant la laine n'était pas tissée pour l'usage personnel des paysans, la production domestique de drap de laine n'étant pas attestée, mais pour des producteurs textiles à la recherche de main d'œuvre bon marché. Les draps de laine de différentes qualité étaient ensuite répartis selon les moyens financiers de chacun.

      

      

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    Parmi les étoffes les plus répandues le “ sergé ” avait une place de choix. Contrairement au tissage simple qui donne à la trame un aspect quadrangulaire, le “ sergé ” présentait un relief en diagonale. Il permettait d’obtenir une incroyable variété de qualité de tissage, de l’étoffe la plus grossière à la plus fine. C’est précisément ce “ sergé ” grossier qui habillait les classes humbles.

    Outre les draps de laine pure, les humbles utilisaient des draps composés d’un mélange de laine et de fibres végétales telles que le lin et le chanvre. Ce mélange de fibres animales et de fibres végétales permettait d’économiser la laine et de solidifier l’étoffe. On trouvait ainsi les “ camelins ” mais aussi les “ tiretaines ” les “ beiges ” et les “ burels ” qui étaient autant d’étoffes de médiocre qualité.

    Les couleurs:

    La couleur des vêtements dits “ médiévaux ” fait l’objet de nombreux débats confus et hasardeux, bref, stériles. La plupart des troupes de reconstitution affirmant que des couleurs comme le noir, le jaune, le violet et le pourpre sont à bannir. Ces affirmations reposent trop souvent sur une documentation erronée et des sources peu fiables, attribuant des propriétés magiques aux couleurs ou d’identification tribale. Cependant une étude du costume paysan montre que même les classes pauvres portaient des vêtements décorés (cela ne veut pas dire qu’ils étaient toujours en bon état). Cette particularité se comprend fort bien lorsque l’on connaît un tant soit peu les coutumes médiévales. En effet les services rendus au seigneur pouvaient être payés en partie par des pièces de vêtements. Parfois certains serviteurs sont représentés très richement vêtus : ils montrent alors par les vêtements qu’ils portent la puissance ou la générosité de la personne qu’ils servent (signes extérieurs de richesses !). Ces vêtements étaient très souvent taillés dans des tissus reproduisant les couleurs héraldiques des armes du seigneur.

      

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    Il n’y a dès lors aucune raison de penser que l’ensemble des couleurs héraldiques ne pouvaient être portées, quelques nuances étant bien sûr possibles. En effet, on ne voit jamais dans l’iconographie, de personnage entièrement vêtu de jaune ou de noir (sauf pour des représentations à symbolique spécifique du genre religieuse ou surnaturelle), cependant cela ne veut pas dire que ces couleurs étaient totalement inutilisées. Mais comme bien souvent en histoire médiévale, seule une étude iconographique exhaustive permet de se rendre compte de l’importance de telle ou telle couleur, avant d’être en mesure de décider de l’utilisation ou de la non utilisation d’un ton.

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    Une récente étude d’une tapisserie flamande a montré que toutes les couleurs sont issues de trois plantes représentant les trois couleurs primaires : il s’agit bien sûr de la gaude (Reseda luteola), la guède (Isatis tinctoria) et la garance (Rubia tinctoria), plantes cultivées massivement dans le Nord de la France et répondant aux besoins de l’industrie textile flamande. Le mélange dans diverses proportions de deux ou trois de ces couleurs permet d’obtenir une gamme de couleur étonnamment variée allant du jaune au rouge et au bleu, en passant par tous les ocres, les marrons, les verts pâles et foncés, le bleu du pers au pastel, les roses et les mauves, et même le noir issu du mélange des trois produits. Il est à noter cependant que ce noir n’est pas d’excellente qualité, et que la couleur n’est pas stable. Il se différencie du noir obtenu à partir d’oxyde de fer, beaucoup plus coûteux mais de meilleure qualité. Il importe de comprendre que ce n’est pas tant la couleur en elle-même qui différencie le rang de la personne, mais bien la manière dont elle est obtenue.



    Les nuances au sein d’une même couleur sont obtenues en utilisant des mordants différents, issus de sels métalliques. Le fer et l’aluminium sont les deux métaux les plus important de la croûte terrestre. Cela explique donc qu’ils forment les mordants les plus couramment utilisés. L’alun est un terme générique qui désigne au Moyen Age tous les composés issus de l’aluminium. En effet cet élément n’a été isolé qu’en 1827. L’alun de potasse semble être l’un des plus utilisés. Il s’agit en fait de di sulfate d’aluminium et de potassium ( KAl(SO4)2 ) qui affleure en cristaux (donc sous forme hydratée KAl(SO4)2, 12H2O) et mélangé à d’autres composés de l’aluminium avec lesquels il était probablement confondu au Moyen Age. Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )Pour foncer les couleurs on utilisait du vitriol vert, c'est-à-dire du sulfate de fer II (FeSO4), ou du vitriol bleu, c'est-à-dire du sulfate de cuivre (CuSO4). Ce sont ces mordants qui étaient utilisés pour obtenir des couleurs allant rouge-brun au noir rougeâtre. Plus spécifiquement, le sulfate de fer était utilisé pour obtenir du gris et du noir lors de la teinture des cuirs avec des tanins, et le sulfate de cuivre pour foncer le jaune qui devient alors vert olive ou vert bronze.

    D’une manière générale on retiendra que pour le vêtement de travail féminin les tons rouges, verts et bleus sont les plus utilisés, chacun étant nuancé en fonction de paramètres aussi variables que diverses tels que le produit utilisé, sa concentration, le nombre de bains ou encore la durée du bain, sa température etc. Il est à noter cependant la teinture bleue issue de la guède encore appelée waide (ou wède) ou pastel (du fait qu’on pouvait l’utiliser sous forme macérée en pâste), possède deux avantages non négligeables : peu exigeante, cette plante est d’une part facilement cultivable, et on peut la récolter plusieurs fois par an (jusqu’à cinq fois), cela permet d’en disposer en abondance, d’autre part, elle ne nécessite pas d’opération de mordançage, ce qui fait logiquement baisser son prix de revient.

     

     

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    Ces deux facteurs expliquent que le bleu, déjà porté par les citadins au XIII ème siècle, se diffuse rapidement à la campagne au XIV ème siècle. On voit dès lors apparaître de plus en plus souvent dans l’iconographie des XIV ème et XV ème siècles, des paysannes vêtues de bleu. Toutefois, ce bleu n’était probablement pas très foncé du fait qu’on limitait le nombre de bains pour faire baisser son prix, et aussi parce les personnes de catégorie sociale modeste utilisaient leurs vêtements jusqu’à l’usure totale. De plus, les vêtements étaient souvent retournés, d'où une couleur souvent assez pâle.

    Les accessoires:

    Les accessoires du costume féminin paysan sont de deux types:

    Les premiers, la coiffe, le tablier servent à protéger une partie du corps ou du vêtement tandis que le second est utilisé pour son côté pratique, il s'agit bien évidemment de la ceinture.

    La coiffe tient une place essentielle dans le costume médiéval du bas Moyen Age.

    A la fois conçue pour protéger des intempéries et pour maintenir en place les cheveux lors du travail, elle est l'accessoire indispensable à toute paysanne. Symbole d'honneur chez les femmes comme chez les hommes, la coiffe a donc une importance bien particulière. La coiffe est faite de tissu léger, non teint, en général du lin ou du chanvre. Elle peut prendre des formes variées, elle peut entourer le visage telle une cale où seulement couvrir la tête. Il est quasiment impossible de déterminer une "coiffe type" ces dernières changeant au gré des époques et des secteurs géographiques.

     

     

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    En s'appuyant sur l'iconographie des XIV et XV èmes siècles on peut cependant définir deux types de coiffes : les coiffes dites en "turban" qui sont des carrés de linge savamment enroulées et nouées sur la tête (photo d' Émilie Bailleux) et cachant entièrement la chevelure. Le second type de coiffe peut être qualifié de coiffe "façonnée" puisque découpée de manière à former une forme bien précise (photo d' Émilie Maillard). 0utre ces deux types de coiffe on peut aussi ajouter les “ chaperons ” et autres “ gonelles ” (chaperon fermé sur le devant par des boutons) portée par les paysannes tout au long de l’année mais surtout en hiver.

    “ Chaperon ” et “ gonelles “ étaient des sortes de capuchons de drap de laine en général doublé de drap de laine avec une longue cornette qui servait d’écharpe, ces deux types de coiffes se rencontrent très souvent dans l’iconographie des XIV et XV èmes siècles. La coiffe n’est pas le seul accessoire d’importance composant le costume de travail féminin. En effet le tablier tient aussi une place toute particulière.



    Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )S’il fait entièrement partie du costume de la vie quotidienne, le tablier se rencontre fréquemment sur le costume des travailleuses.

    De forme rectangulaire, tombant parfois jusqu’au dessus des chevilles et noué dans le dos, le tablier est un précieux moyen de protection.

    De toile grossière, généralement en “ futaine ”, c’est à dire en mélange de lin et de chanvre (ou parfois de coton) le tablier adopte toujours une couleur claire , il est en général écru ou blanc, ce n’est qu’ à la fin du XV ème siècle que les tabliers seront teintés ou en rouge ou en bleu. ( photo tablier Émilie Maillard).

    Enfin, un autre accessoire indispensable au costume, qu’il soit masculin ou féminin: il s’agit de la ceinture. La ceinture est un élément principal du costume médiéval. En cuir ou parfois en tissu, elle sert en général à cintrer la robe au niveau de la taille. De plus étant donné l’absence de poches sur les costumes médiévaux elle permet d’accrocher l’escarcelle, petit sac de cuir destiné à contenir des objets personnels et de la monnaie, la bourse, en général en laine ou en lin, suspendue à un long cordon coulissant et toute une foule d’objet comme des clefs ou un couteau.

    Un costume modulable:

    Comme nous l'avons déjà vu, le costume de travail féminin se doit avant tout d'être pratique afin de ne pas gêner la travailleuse. Le costume de travail est donc très souvent adapté au type de tache que l'on va exécuter, et subit des transformations...

    La transformation la plus remarquables se fait assurément au niveau des manches. Les manches de la "cotte" étant le plus souvent ajustées, la paysanne, pour des raisons de commodité, retire ces dernières. En effet, une des particularités de la "cotte" de travail est de posséder (en général) des manches amovibles. Ces dernières pouvaient être des manches lacées au niveau de l'épaule et entièrement séparables, de l'épaule au poignet (photo manche Émilie Maillard). Le second type de manches est le plus répandu : ces dernières étaient épinglées sur une manche courte n'arrivant qu'au dessus du coude, à l'aide d'une épingle de laiton ou de bronze. Ce dernier modèle nous est largement représenté dans des ouvrages célèbres tels que " Les très riches Heures du Duc de Berry" (exécuté entre 1410 et 1480). ( photo manche Émilie Bailleux). Ainsi la paysanne n'était pas gênée lors de travaux tels que la moisson.

    Pinned ImageLa longueur de la robe peut parfois être un handicap lorsque l'on marche ou que l'on travaille. Pour résoudre ce problème un accessoire était indispensable : la ceinture.

    Le but premier de la ceinture était comme nous l'avons vu de permettre la suspension d'objets indispensables de la vie quotidienne ( aumônière, outils, etc...), toutefois elle peut s'avérer être un allié précieux pour lutter contre une robe trop longue et donc gênante. Si la ceinture est rarement visible sur les représentations de paysannes aux champs c'est tout simplement parce qu'elle a disparu sous les surplus de la robe. Pour réduire la longueur de cette dernière, on serrait la ceinture au niveau de la taille et tirait la robe vers le haut, ce qui formait un pli au dessus de la ceinture et remontait la robe(en général jusqu'a la mi-mollet). Toutefois si cela ne s'averrait pas suffisant on pouvait aussi relever le pan avant de la robe et le coincer dans la ceinture, la "chainse" étant alors visible. Cet "arrangement" vestimentaire est lui aussi largement visible sur l'iconographie des XIV et XV èmes siècles .

    Enfin, le tablier, élément essentiel du costume que ce soit au travail ou à la maison n'avait pas qu'une fonction protectrice. Le tablier pouvait aussi servir de ceinture(puisque serré à la taille) ou alors de "poche". En effet, l'iconographie nous présente bien souvent des scènes de cueillette où les femmes relèvent leur tablier de manière à former une poche dans laquelle on peut facilement transporter les fruits.

    Chevalier totof

     

    http://beaujarret.fiftiz.fr/blog/r281,costumes-du-xiiie-au-xve-siecle.html

    photographies google

     

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    Le concept de la beauté parfaite se définit au 13ème siècle, plus particulièrement en France et en Italie. La perfection du corps féminin devint plus important. L'apparence extérieure pris également de l'importance. La femme idéale devait porter la tête inclinée vers l'avant, la poitrine aussi plate que possible, le ventre et les hanches mis en évidence et avancés vers le devant.

     

    Vers 1467, les robes se bordèrent de fourrures. Le costume féminin au Moyen Âge présentait certaines caractéristiques générales : le haut du corps était gainé tandis que le bas était allongé par la traîne, la silhouette cambrée au niveau des reins, large sur les hanches, ajusté sur le buste. Au 13ème siècle, la mode du ventre arrondis était obtenue grâce à de petits sacs rembourrés. Les coutures cintrées affinaient la taille. Petit à petit, les détails se multiplièrent : décolleté, coiffure, coudières et découpures... L'agrandissement du décolleté était une nouveauté.

     

    Les femmes portaient une chemise ainsi que le blanchet en guise de sous-vêtements. La chemise était décolletée et comportait des manches. Elle était réalisée dans une toile fine ou en soie. Le blanchet, lui, était un costume long, qui pouvait servir de robe de chambre. Il était parfois doublé et fourré, parfois en toile.Pinned Image

     

    La cotte fut remplacée par le corset. Il était constitué de manches courtes qui laissaient passer la chemise. Il était ouvert par une fente lacée. Habituellement, il était porté sous la robe mais pouvait aussi la remplacer.

     

    Le surcot ouvert était un costume du Moyen Âge dont l'usage durera pendant près de deux siècles. Le corsage était fendu et largement échancré des hanches aux emmanchures, il laissait apercevoir la cotte, tandis que le devant formait une espèce de gilet recouvert d'hermine le plus souvent tout comme l'était la bordure des emmanchures.

     

     

    File:Marie-Madeleine statue in Middle age museum - Paris.png

      

      

    Le décolleté, d'abord largement arrondi, devint triangulaire au cours du 15ème siècle.

      

    A la fin du 15ème siècle, le col carré plat devint à la mode sous l'influence de l'Italie.

      

    Le décolleté triangulaire pouvait atteindre la taille sur le devant et être bordé d'un tissu souvent noir, nommé tassel dont la présence permit de diminuer la profondeur du col et de le transformer en carré. Le touret de col dit aussi gorgias ou gorgerette était un tissu de gaze qui en recouvrait les bords.

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    Les deux sexes portaient la longue houppelande, boutonnée sur le devant avec de grandes manches serrées au niveau du poignet ou, au contraire, évasées.

     

    Le terme de robe était moins employé que celui d'habit de femmes. On utilisait également celui de cotardie. Il s'agit d'un costume long avec le col pour seule ouverture, dont on relevait le bas pour marcher. Il pouvait être maintenu grâce à une agrafe nommée "troussoir".

     

    Le banolier était une ceinture large qui était placée sous les seins.

     

    Dés le 14ème siècle, une ceinture nommée demi-ceint, était utilisée par les femmes. Elle était constituée par une chaîne en argent sur laquelle il était possible de suspendre divers objets d'usage courant.

     

    Une mode venue d'Allemagne consistait à décorer le bas des robes, les extrémités des cornettes, de déchiquetures en lambeaux feuillus nommés "à la façon d'Allemagne". Cette nouveauté arriva en France vers 1430.

     

    Une autre mode allemande vint en France et également à Venise dés le début du 15ème siècle : des manches fermées en forme de sac ballonné remplaçaient les manches largement ouvertes.

     

    En Angleterre, ces deux modes furent utilisées dans les vêtements de luxe.

     

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    Depuis les premiers Gaulois et jusqu'au XIIème siècle, le tissage de la laine n'a cessé de progresser en France. L'industrie nationale s'est organisée en différents centres de fabrication dans les provinces de Picardie (Cambrai, Amiens, Beauvais), de Champagne, de Bourgogne, Ile-de-France, de Normandie (Caen, Rouen) et du Languedoc. En Flandre, les villes comme Arras, Bruges, Lille, Valenciennes et Douai ont déjà acquis leur renommée. La production de chaque région se reconnaît à la qualité de son tissage et à la couleur de sa teinture: le vert de Douai, le noir de Rouen ou l'écarlate du nord sont quelques-unes des teintes les plus estimées.

     

     

     

    Au XIIIème siècle, les lainages en vogue proviennent des manufactures du nord. Le camelin oriental (fin et souple tissage de laine de chameau), également très prisé, est rapidement imité en Occident. Par ailleurs, on utilise des lainages légers, dont certains sont importés d'Italie: des étamines (étoffe non croisée et peu serrée, servant à la confection des chemises), des serges (fin tissage croisé), des tiretaines ( étoffe grossière ou de prix, tissée avec une chaîne de filou de coton), et des droguets (sorte de drap peu épais, tout laine ou demi-laine, demi-fil).

     

     

     

     

     

     

    Les draps sont unis ou rayés de bandes horizontales aux couleurs bigarrées. Le perfectionnement des techniques de tissage permet la confection de nouveaux tissus. Ceux-ci sont "eschiquetés ", c'est-à-dire divisés en petits carreaux de différentes couleurs, ou marbrés ou bien chinés.

     

     

     

     

     

    Jusqu'au XIIème siècle, l'usage de la soie dans le costume français est issu du commerce pratiqué avec l'Orient. Les Croisades font découvrir de nouvelles soieries, dont la richesse, l'éclat des coloris et l'ornementation, alliés à leur finesse, séduisent les Européens. Par leur intermédiaire, ces somptueux tissus sont introduits en Occident où ils connaissent un immense succès auprès des classes favorisées, avides de luxe.

     

     

     

     

     

     

    Dès lors, les rapports commerciaux avec l'Orient s'amplifient, diffusant le cendal, soie ressemblant à notre taffetas actuel, particulièrement répandue dans une teinte rouge ; la paile, soie brochée provenant d'Alexandrie, importée en grande quantité dès le XIIème siècle ; le siglaton, brocart d'or fabriqué dans tout l'Orient pour les vêtements de très grand luxe ; l'osterin, drap de soie teint en pourpre ; et le samit, étoffe d'origine byzantine, proche du cendal en plus épais et plus riche.

     

     

     

     

     

    A partir du XIIIème siècle, la soie commence à être fabriquée en Italie, à Gènes, Sienne, Lucques et Venise, villes produisant essentiellement des imitations orientales. La France possède aussi ses propres manufactures, où se travaille la soie grège importée par les marchands italiens. Ainsi, des motifs occidentaux, religieux ou profanes se substituent à l'ornementation des pays orientaux.

     

     

     

     

     

    Un trafic commercial de fourrures en provenance d'Asie, s'est développé en parallèle avec celui de la soie, lorsque les Croisés découvrent les pelleteries asiatiques. Et malgré leur cherté, l'importation de fourrures précieuses augmente considérablement : fourrures d'ours, de zibeline et de martre, dont raffole la noblesse. On les apprécie tout particulièrement teintes en rouge ou en vermeil, ou bien mélangées et combinées entre elles.

     

     

     

     

    Cette vogue se prolonge aux XIIIème et XIVème siècles en dépit de prix très élevés, puis de l'instauration de lois somptuaires visant à réduire leur consommation. Tout au long du Moyen Age, les fourrures servent presqu'exclusivement de bordure aux manches et aux encolures ou comme doublure aux vêtements de dessus. Les pelleteries entrent aussi dans le costume des personnes moins fortunées qui se contentent de produits locaux tels que le lièvre, le renard, le chien, l'écureuil et le petit-gris, d'où vient le vair .

     

     

     

     

     

    Depuis l'Antiquité, le lin se tisse en des étoffes plus ou moins fines, généralement blanches. On trouve le coutil, grosse toile à trame serrée, appliquée à la confection de vêtements de dessus ou comme doublure ; le cainsil, fine toile utilisée pour les chemises, les tuniques, les braies ; et le couvre-chef, tissu léger pouvant être très transparent, servant essentiellement à la fabrication de coiffes.

     

     

     

     

    Employé depuis les premiers siècles de notre ère, le coton commence par être importé d'Egypte ou d'Inde avant d'être cultivé, puis travaillé en Italie à partir du XIIème siècle. Il est alors utilisé à l'état d'ouate, de filou de tissu.

     

     

     

     

    La production française de cotonnades semble remonter au XIIIème siècle. Du Xème au XIVème siècle sont utilisés l'auqueto simple toile de coton qui donnera son nom à un vêtement la futaine, étoffe mi-fil, mi-coton, et le mollequin, sorte de mousseline de coton servant aux voiles et couvre-chef féminins.

     

     

     

     

    http://lecostumeatraverslessiecles.chez-alice.fr/Costumes/Moyen%20Age/1300-1450_feminin.htm

     

     

     

     

     

     

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    1) GENERALITES

     

    Cette période représente deux siècles de civilisation féodale et chrétienne.

     

    Féodale: la France est morcelée en de multiples petits royaumes, dirigés par des seigneurs qui accueillent sous leur protection toute personne libre voulant s'y placer. Ces personnes sont les vassaux. Ils reçoivent en retour de leurs services un fief ( de la terre est une habitation). Ce régime de féodalité fonctionne entièrement sur ces liens de dépendance entre seigneurs et vassaux. Ce système se met en place après la chute de l'empire de Charlemagne qui marque la fin de la période carolingienne.

     

    Chrétienne: C'est la période des trois premières croisades. Seigneurs et rois lèvent des armées pour aller libérer le tombeau du Christ à Jérusalem.

     

      

     

      

     

    2) LE COSTUME

     

    Le costume est court au début de la période, pour les hommes, puis s'allonge vers le début du XIIème siècle. L'apparition du costume long pour une grande partie des gens est certainement le fait le plus marquant de cette période. Le costume se compose alors de deux pièces essentielles, communes aux hommes et aux femmes, le ou la CHAINSE et le BLIAUD ou blaude.

     

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    • Le chainse est une longue tunique de dessous, qui se met directement sur la peau, à manches longues, généralement en lin, brodée et quelques fois plissée. Elle possède un élément caractéristique: une fente sur le devant qui part de l'encolure et qu'on appelle AMIGAUT. Pour les hommes le chainse est ouvert en bas, devant et derrière, pour faciliter l'équitation.( le mot chainse est à l'origine de notre mot chemise)
    • Le bliaud est une tunique portée par-dessus le chainse, également à manches longues, ornées de broderies ou de galons, peut-être même d'étoffes incrustées de couleurs différentes, portant la même fente que le chainse.

      

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    Pour les hommes le bliaud est souvent plus large et ouvert en bas. Il peut être en laine ou en soie. Pour les femmes, à la fin du XIIème siècle

      

      

      

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                chez.com/docbliaudfem01.html">le bliaud

      

    va se diviser en deux parties:

     

      • Le GIPON ou corsage, lacé sur le côté ou dans le dos, fait d'une étoffe gaufrée et empesée, possède des manches longues qui deviendront de plus en plus larges jusqu'à être portées nouées ou retroussées pour travailler.
      • La JUPE, elle est ample, en étoffe très fine, et tombe sur les pieds en petits plis.
      • - la CHAPE, manteau rond, fendu devant et munie d'un capuchon.
      • - la CHASUBLE, manteau rond munie d'une ouverture pour la tête et d'un capuchon, il descend jusqu'aux pieds, initialement prévu pour se protéger de la pluie il sert surtout à voyager.

      

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      Les femmes portent une ceinture en soie, laine ou cuir, qu'on appelle cordelière qui passe autour de la taille puis autour des hanches pour venir se nouer bas sur l'abdomen. Il faut noter que l'hiver, des vêtements intermédiaires se plaçaient entre le chainse et le bliaud : le doublet, avec ou sans manches est constitué de deux épaisseurs de toile de lin et descend jusqu'aux cuisses, et le pelisson est une pelleterie cousue entre deux morceaux de tissus. Les MANTEAUX :Deux formes sont très répandues : Les BRAIES: elles sont portées longues et collantes pour les classes aisées mais restent amples chez les gens du peuple

     

      

     

      

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    Les CHAUSSES:

     

     

    c'est un vêtement ajusté aux jambes, elles sont doubles, une pour chaque jambe. Elles sont courtes pour les femmes et fixées par des jarretières, elles montent, pour l'homme jusqu'à l'enfourchure et elles sont attachées au brayer par des aiguillettes. Le brayer est une ceinture qui retient les braies et les chausses.

     

      

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    Les aiguillettes sont des cordons terminés par des ferrets, comme nos lacets de souliers. Toujours de tissu de couleur ou rayé. Les chausses peuvent être de drap, de lin ou de soie, unies ou rayées de bandes horizontales teintées.

     

      

     

      

     

      

    3) LES COUVRE-CHEFS

     

    - Pour les hommes: un bonnet de toile, de feutre ou de lainage.
    - Pour les femmes: un voile maintenu par un lien ou une pièce orfévrée appelée tressoir.

     

      

     

      

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    4) LES CHAUSSURES

     

    On rencontre aussi bien des souliers bas (escarpins) ou des brodequins à tiges courtes et fendues, que de hautes bottes en cuir mou appelées heuses et des patins de bois pour se protéger de la boue.

      

      

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    Dés le début du XIIème siècle apparaissent des chaussures à bout pointu et légèrement recourbé ou tortillé, les pigaces ou pigaches, que les femmes adopteront au XIIIème siècle et qui donneront les chaussures à la poulaine au XIVéme siècle.

     

        

     

      

     

    5) LES TISSUS

     

    On trouve du lin, des lainages, du drap, le coton qui est travaillé en Italie.

      

      

      

    On utilise également des soieries grâce au commerce avec l'orient, consécutif aux croisades, leur tissage se répand en Italie et dans certaines régions de France.

     

     

      

      

      

      

    Les principaux tissus de soie sont des taffetas comme le cendal, des draps de soie comme l'ostérin (des draps de soie broché, teint de pourpre), des brocards comme le siglaton, des mousselines comme le mollequin.

     

     

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    Dentelle du XVè siècle Italie

     

     

    Les coloris sont divers: écarlate, bleu, rouge garance, brun, vert, noir. Les étoffes sont unies ou parfois décorées de rayures horizontales.

     

    On trouve également de la fourrure.

     

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    On teint souvent les fourrures à poils blancs en rouge.

     

     

     

     

     

     

     

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    Les Tissus au moyen âge

     

    A cette époque, nombre de tissus précieux provenaient d'Orient ou étaient fabriqués dans certaines régions d'Italie, plus particulièrement celles de Gênes et de Venise ainsi qu'en Espagne. Cependant, ce sont les étoffes de laine qui tinrent la première place durant tout le Moyen-Âge : leurs qualités étaient très variables ainsi que leurs prix.


    File:The Lady and the unicorn Hearing det2.jpg

     

    Les italiens produisaient en quantité toutes sortes de tissus tels que velours, satin ou taffetas qui faisaient le bonheur de toutes les classes favorisées de l'Europe. Venise devint un important producteur de soie grâce à l'installation des Lucquois sur leur territoire. Elle devint également le plus grand fournisseur et importateur du marché mondial. L'Espagne était également très friande de soie dont les fabriques survécurent après le départ des musulmans.

     

    Une large gamme de couleurs nouvelles fit son apparition grâce aux teintures et aux mélanges de fils de teintes différentes. De plus, les couleurs perdirent le caractère symbolique qu'elles avaient auparavant, ce qui permit à chacun de porter les teintes de son choix quelle que soit sa classe sociale. Cependant, le vert était plutôt réservé aux jeunes.

     

    Les tissus de soie étaient réalisés à partir d'armures variées : rayures, damiers, figures... Cependant, cette soie tant prisée ne fut jamais aussi prépondérante que les draps de laine fabriqués par l'industrie flamande. Contrairement à la soie, ils étaient toujours de coloris uni. Les habits de luxe étaient agrémentés de broderies et d'applications représentant toutes sortes de sujets : animaux, végétation, figures diverses.

     

      

      

      

    La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Elle était utilisée plus particulièrement en bordure, en doublure, sur les chapeaux. Celles qui plaisaient le plus étaient le renard, la létice qui ressemblait à l'hermine, le castor, le gris, le vair et l'hermine. Ces trois dernières fourrures étaient destinées aux vêtements de cour. L'écureuil, la loutre, le lièvre... étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse. Le vair désignait la fourrure de l'écureuil du nord. Celui-ci pouvait être dit "menu vair" lorsque le dos de l'animal gris et son ventre blanc étaient employés successivement pour former un damier à deux couleurs. Le "gros vair" quant à lui, était d'une qualité inférieure. C'était une fourrure couramment utilisée durant tout le Moyen Âge.

     

    File:Isabella of portugal.jpg

     

     

    Les tissus d'Orient eurent, eux aussi, beaucoup de succès, dans les vêtements de luxe. L'Europe se fournissait en mousseline de soie et d'or venant de Mossoul, de damasquins aux motifs tissés venant de Perse ou de Damas, de soies à décor de figurines nommées "baldacchino", de draps à fond rouge ou noir ornés d'oiseaux bleus et or, venant d'Antioche, etc...

     

    Tous ces motifs typiquement orientaux furent largement copiés par les européens. Pourtant, peu à peu, les goûts se transformèrent et les thèmes occidentaux se libérèrent de l'influence orientale. L'Italie, par exemple, donna la primauté au décor floral stylisé. La mode des semis de fleurs s'étendit principalement à Florence et à Gênes. Les velours ou satins façonnés cramoisis pouvaient atteindre des prix considérables lorsqu'ils étaient colorés grâce au kermès. Cette teinture, la plus coûteuse de toutes, était extraite des oeufs d'un insecte originaire de la Méditerranée.

     

    Le violet n'avait pas cette connotation de tristesse et de pénitence qui sera réservé au Carême et à l'Avent. Le noir n'était pas non plus destiné à représenter le deuil mais seulement l'influence des modes mondaines. D'ailleurs, les vêtements noirs étaient souvent doublés de tissus aux couleurs vives. Le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux 14ème et 15ème siècle. Le cendal était un tissu de soie très utilisé au Moyen-Age et qui ressemblait au taffetas. Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire. Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au 15ème siècle dans les faubourgs de Damiette. On en faisait des turbans brodés et des robes.

     

    Le camelot était un tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure. Il fut importé en Occident dés le 13ème siècle par les français et les Italiens. La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du 13ème siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers

     

     

     

     

     

    TISSUS

     

    Au moyen âge, nombre de tissus précieux provenaient d'Orient ou étaient fabriqués dans certaines régions d'Italie, plus particulièrement celles de Gênes et de Venise ainsi qu'en Espagne.

    Cependant, ce sont les étoffes de laine qui tinrent la première place durant tout le Moyen-Age : leurs qualités étaient très variables ainsi que leurs prix.

    Les italiens produisaient en quantité toutes sortes de tissus tels que velours, satin ou taffetas qui faisaient le bonheur de toutes les classes favorisées de l'Europe.

    Venise devint un important producteur de soie grâce à l'installation des Lucquois sur leur territoire. Elle devint également le plus grand fournisseur et importateur du marché mondial.

    L'Espagne était également très friande de soie dont les fabriques survécurent après le départ des musulmans.
    Une large gamme de couleurs nouvelles fit son apparition grâce aux teintures et aux mélanges de fils de teintes différentes. De plus, les couleurs perdirent le caractère symbolique qu'elles avaient auparavant, ce qui permit à chacun de p

     

    orter les teintes de son choix quelle que soit sa classe sociale. Cependant, le vert était plutôt réservé aux jeunes.

    Les tissus de soie étaient réalisés à partir d'armures variées : rayures, damiers, figures...
    Cependant, cette soie tant prisée ne fut jamais aussi prépondérante que les draps de laine fabriqués par l'industrie flamande. Contrairement à la soie, ils étaient toujours de colori uni.

     

     

     

    Les habits de luxe étaient agrémentés de broderies et d'applications représentant toutes sortes de sujets : animaux, végétation, figures diverses.

     

     

    La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Elle était utilisée plus particulièrement en bordure, en doublure, sur les chapeaux. Celles qui plaisaient le plus étaient le renard, la létice qui ressemblait à l'hermine,

     

    le castor, le gris, le vair et l'hermine. Ces trois dernières fourrures étaient destinées aux vêtements de cour.

      

    L'écureuil, la loutre, le lièvre... étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse.

     

     

    Le vair désignait la fourrure de l'écureuil du nord. Celui-ci pouvait être dit "menu vair" lorsque le dos de l'animal gris et son ventre blanc étaient employés successivement pour former un damier à deux couleurs. Le "gros vair" quant à lui, était d'une qualité inférieure. C'était une fourrure couramment utilisée durant tout le Moyen Age.

      

    Les tissus d'Orient eurent, eux aussi, beaucoup de succès, dans les vêtements de luxe.

     

      

    L'Europe se fournissait en mousseline de soie et d'or venant de Mossoul, de damasquins aux motifs tissés venant de Perse ou de Damas, de soies à décor de figurines nommées "baldacchino", de draps à fond rouge ou noir ornés d'oiseaux bleus et or, venant d'Antioche, etc...

    Tous ces motifs typiquement orientaux furent largement copiés par les européens.

      

    Pourtant, peu à peu, les goûts se transformèrent et les thèmes occidentaux se libérèrent de l'influence orientale. L'Italie, par exemple, donna la primauté au décor floral stylisé.

      

    La mode des semis de fleurs s'étendit principalement à Florence et à Gênes.

     

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    Les velours ou satins façonnés cramoisis pouvaient atteindre des prix considérables lorsqu'ils étaient colorés grâce au kermès. Cette teinture, la plus couteuse de toutes, était extraite des oeufs d'un insecte originaire de la Méditerranée.

    Le violet n'avait pas cette connotation de tristesse et de pénitence qui sera réservé au Carême et à l'Avent.

     

    Le noir n'était pas non plus destiné à représenter le deuil mais seulement l'influence des modes mondaines. D'ailleurs, les vêtements noirs étaient souvent doublés de tissus aux couleurs vives.

    Le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux XIVe et XVe siècle.

    Le cendal était un tissu de soie très utilisé au Moyen-Age et qui ressemblait au taffetas.

     

    Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire.

     

    Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au XVe siècle dans les faubourgs de Damiette.

      

    On en faisait des turbans brodés et des robes.

    Le camelot était un tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure.

      

    Il fut importé en Occident dés le XIIIe siècle par les français et les Italiens.

      


      

      

    La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du XIIIe siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom.

      

    Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers

     

     

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    LE VETEMENT et la MODE au MOYEN AGE.

     

     Hannah Fuhriman's 1540 gown based on Bacchiacca's Portrait of a Woman with a Book of Music

       

      

    VETEMENTS DES FEMMES :

      

    Le costume féminin a évolué au cours du Moyen-Age, mais les changements apparaissent surtout aux XIV et XV siècles.

      

    Le costume féminin comporte une chemise, une robe, un manteau, fendu sur la poitrine, et une chape.

     

    A l'époque romane les femmes portent une chemise, un blouse et un manteau. Vers 1140 il y a un changement important: les vêtements s'allongent, les manches s'évasent et les chaussures pointues font leur apparition.

      

     

    The wallet has a decoration that was made by stamping the leather in a matrix, after which the background around the stamped pattern was dyed dark brown. The pattern consists of arabesques populated by running four-legged animals and birds – a decoration that was also used in metalwork from Khorasan and Afghanistan from about 1200. On the back of the wallet are remnants of the leather straps that made it possible to attach the wallet to its owner’s belt. 

    The wallet has a decoration that was made by stamping the leather in a matrix, after which the background around the stamped pattern was dyed dark brown. The pattern consists of arabesques populated by running four-legged animals and birds – a decoration that was also used in metalwork from Khorasan and Afghanistan from about 1200. On the back of the wallet are remnants of the leather straps that made it possible to attach the wallet to its owner’s belt.  

      

    De la fin du XII siècle jusque vers 1340 s'impose l'usage de deux robes qui se superposent, la cotte, qui est une robe ample à manches longues, et le surcot qui est pareil à la cotte mais qui est serré par une ceinture.

     13th century medieval source for clothing.

    Vers les années 1340 le costume féminin met en valeur lune silhouette sinueuse: il souligne la poitrine, affine la taille et bombe le ventre.

      

    Les vêtements de dessus comportent la cotte aux manches étroites et longues, fendue dans le dos, parfois fourrée; le surcot ouvert;

     

    Tapestry "Le Retour de la chasse". Paris, musée de Cluny - musée national du Moyen-Age. 

       

    la houppelande qui diffère des hommes car elle n'est pas ouverte devant ni fendue sur les côtés. A la fin du XIVème siècle, le terme robe désigne tantôt les trois pièces (cotte, surcot, manteau), tantôt une sorte de robe de chambre.

     

    Coats Pagan Wicca Witch:  Medieval Celtic Lord King Sleeveless Coat, by MorganasCollection. 

     

    VETEMENTS DES HOMMES :

      

    Au 12e et 13e siècle, le vêtement de l'homme et de la femme se ressemblaient beaucoup. Le vêtement de dessous était appelé chemise.

      

    Il était fait de toile de lin ou de chanvre. Les chemises des hommes étaient plus courtes que celles des femmes.

      

    Traditionnellement, les hommes portaient des braies (l'ancêtre du pantalon),avec des bandes molletières entre croisées sur les jambes,du genou à la cheville. Par dessus la robe, les hommes et les femmes portaient un bliau,une robe de dessus qui épousait la forme du buste.

    Le bliau atteignait les genoux pour l'homme et le sol pour la femme.

    Plus tard, la cotte et le surcrot ont fait leur apparition.

    La cotte de mailles, aussi appelée haubert, enfilée par dessus le bliau, était portée par des hommes. Elle était composée de 200 000 pièces et pouvait peser jusqu'à trente livres.

      

    Elle est l'une des premières armures médiévales à faire son apparition.Cette pièce de l'armure était la principale arme défensive du chevalier. Elle ressemblait à une chemise de mailles d'acier fines et serrées avec de longues manches et un capuchon.

      

    Les mailles étaient souvent doublées ou triplées afin d'accroître la protection. Avant elle, le broigne, porté au temps de Charlemagne, était une armure faite de peau (cuir) où l'on avait cousu des plaques de métal, ce qui protégeait très mal le soldat.

     

     

     

    Avec le temps, l'idée d'imbriquer des anneaux les uns dans les autres est venue et c'est de là qu'est apparu le heaubert.

     

    Le haubert, constituait une meilleure protection que le broigne mais n'était pas assez suffisante car les épées pouvaient aussi passer au travers en peu de temps.

      

    Il fut tout de même utilisé pendant plus d'un siècle.

     

    Birth and Family in the Italian Renaissance | Thematic Essay | Heilbrunn Timeline of Art History | The Metropolitan Museum of Art

     

     

    On voit ici sur l'image la cotte de mailles et le heaume (le casque du chevalier) et la façon dont les mailles sont attachées les unes avec les autres. Le bascinet (casque avec visière amovible) pouvait remplacer le heaume sauf dans les tournois. Par dessus la cotte de mailles, le survêtement empêche le soleil de refléter dans les yeux du soldat et il est fait de soie très ample.

    Les braies sont une sorte de caleçon plus ou moins ajustés. Ce vêtement disparût au 15e siècle pour être remplacé par des hauts de chausses qui donnèrent naissance aux pantalons modernes.

     

    À la fin du moyen-âge, on confondait chausses et braies. On distinguait haut de chausses (pantalons) et bas de chausses (à l'origine des bas traditionnels).

    Les hommes, aussi bien que les femmes en portaient.

     

     

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    Pour ce qui est des chaussures, la mode avant le 13e siècle était de leur faire épouser le pied mais, à partir de 1340, il est apparût une mode étrange... On se mit à allonger démesuerément la pointe des chaussures.

      

    On nomma cette ère "L'ère des poulaines". Elle allait durer un siècle. Les chaussures des hommes s'ornèrent d'or et de bijoux et plus la poulaine était longue, plus l'homme était placé "haut" dans la hierarchie sociale!

     

     

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    Pour fabriquer un vêtement au moyen-âge, on devait effectuer plusieurs opérations.

    Le tissus était fabriqué à partir de fibres, végétales (plantes) ou animales.

     

     

    POTM Archives - The Realm of Venus

      

    Voici le processus pour obtenir du tissus:

     

    1. Enrouler la fibre afin de faire un fil que l'on puisse tisser.

    2. Si c'est de la laine, elle doit être foulée à l'aide d'un moulin à foulon.

    3. Tisser le fil pour obtenir une étophe.

    4. Teindre le tissus qui a été tissé.

    Toutes ces opérations étaient effectuées par des ouvriers qui étaient souvent engagés par

    des corporations différentes à l'intérieur d'une même ville.

    L'utilisation de l'arbre à cames est à la base du moulin à foulon, engin mécanisé au

    moyen-âge. Durant tout le moyen-âge, ces machines s'améliorèrent de sorte qu'au 14e

    siècle, on pouvait se servir de moulins ayant la capacité d'actionner des marteaux de300kg

    à une cadence de 100 coups par minute, véritable révolution dans l'industrie du vêtement.

      

      

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    Le 13e siècle vit le développement du métier à tisser. Les modèles les plus anciens de métier à deux lisses à pédales datent de la fin du 12e siècle et le métier horizontal date du milieu du 13e siècle. Cette invention à eu pour effet de faciliter l'opération du tissage.

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    Des soutiens-gorge du Moyen Age retrouvés en Autriche

      

      

    À la fin du 14e siècle, on inventa le rouet qui a mécanisé l'opération du fillage.

    C'est ainsi que grâce à ces inventions, on pu voir apparaître l'industrie de la mode!

     

     

     

     

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    Pour ce qui est des chaussures, la mode avant le 13e siècle était de leur faire épouser le pied mais, à partir de 1340, il est apparût une mode étrange... On se mit à allonger démesuerément la pointe des chaussures.
      
    On nomma cette ère "L'ère des poulaines". Elle allait durer un siècle. Les chaussures des hommes s'ornèrent d'or et de bijoux et plus la poulaine était longue, plus l'homme était placé "haut" dans la hierarchie sociale!
     
     
     
     
      
      
      
    LES FOURRURES
      
      
    L'étude des pièces comptables aux dépenses soutenues par rois, seigneurs, riches bourgeois et prélats pour leur garde-robe témoigne l'énorme consummation des fourrures sauvages ou d'élevage qui caracterise le Moyen-Age. une robe royale d'Angleterre en 1407 rassemble 4528 vairs, une autre 3288 hermines. Pour un vêtement apparu en 1360 la houppelande utilise 545 zibelines, tandis que celle du duc de Bourgogne en 1402 utilise 500 martres.
      
    Pour satisfaire les besoins des consommateurs on importe en Occident chaque année des millions de peaux sauvages (renards, loutres, lapins, lévreuils, hermines, zibelines et agneaux) des pays du nord (Scandinavie), nord-est (Russie) et Maghreb.
      
    Certes il s'agit de lutter contre le froid dans des espaces peu ou pas chauffés, mais des draps épais ouraient pu convenir.
     
      
      
      
    1490  GHIRLANDAIO, Davide  Portrait of Selvaggia Sassetti  Tempera on panel, 57 x 44 cm  Metropolitan Museum of Art, New York
      
      
      
    LES COIFFURES
      
    Les femmes de plus haut rang portent des coiffes à cornes cachant complètement leurs cheveux. Ces coiffes sont recouvertes de tissu façonné et parfois d'une résille. Certaines portent un simple voile blanc tombant sur leurs épaules. Quand les femmes sont vieilles s'entourent toute la tête, dans des linges blancs appelés touailles.
      
      
      
     Allegorical painting of love attributed to Hans Memling, c.1485–90 via Met Museum
      
      
    La touaille est une pièce de tissu étroite et très allongée qui fait partie du trousseau de la mariée et sert à tout dans la maison :torchon, serviette, bandage, tablier... Travailleurs manuels et hommes de peine portent un calot, formé par un chaperon, une longue pièce de drap qui en cas de froid les protègent.
     
     
     
     
     Francesco Francia (Francesco di Marco di Giacomo Raibolini) (Italian, Bolognese), "Federigo Gonzaga (1500–1540)", tempera on wood, 1510. The Metropolitan Museum of Art, New York, USA.
     
     
    LES VETEMENTS DES ENFANTS :
     
     
    La vêture du tout-petit comprend un bonnet de tissu porté bien serré, une bande ombilicale portée à même le ventre dans les premiers jours, sans doute un paquet de coton en guise de couches, et surtout, un emmaillotement dans lequel les bras sont disposés le long du corps et les jambes allongées, chevilles jointes. Ces maillots étaient assurément néfastes aux enfants atteint de déformations congénitales de la hanche.
      
    Dès que l'âge de la marche approchait, mères et nourrices faisaient porter à l'enfant une robe très simple et ils portaient des chaussures de cuir seulement dehors. Les enfants étaientr coiffé d'un "bourrelet", sorte d'anneau rembourré ceingnant le front et doté d'un arceau passant au-dessus de la tête. Chausses, chaussettes et bonnets lui tenaient chaud à la mouvaise saison.
     
     
     
    Domenico GHIRLANDAIO. Portrait of a Young Woman  -  Tempera on wood, 44 x 32 cm  Museu Calouste Gulbenkian, Lisbon 
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    La Grèce antique a transmis la mode de son style de cheveux à tout le monde connu de l’époque.

    C'était l’extraordinaire civilisation grecque, qui, avec ses coiffures naturelles de chevelures en mouvement et ses boucles, a marqué le style de cheveux du monde antique. Toutes les nations voisines et celles qui ont été conquises ont adopté, à un moment donné, son style particulier, dont héritera par le suite l'Empire Romain. La Grèce antique a été la base et la référence fondamentale de toute la culture occidentale. Ses coutumes, architecture, philosophie, et ses traditions mythologiques ont été adoptées par les siècles postérieurs et ont été présentes dans la Renaissance et les 18e et 19e siècles.

     

     

     

     

    La civilisation grecque la plus ancienne a été la Minoenne de l'Île de Crète, dont la période s'est étendue de l'année 7.000 Av JC jusqu'à 1600 Av JC. Pendant cette époque ils ont été envahis par les indo-européens depuis le Nord-est; ceux-ci ont fondé la civilisation mycénienne. Grâce aux témoignages de verres et de peintures murales nous savons que les gens de ces périodes avaient la peau blanche et les cheveux noirs

     

     

    dans la civilisation minoenne et blonds dans la mycénienne.

    Les mycéniens ont été appelés achéens par Homère dans l'Iliade. Les hommes utilisaient des cheveux naturels, enroulés, et des barbes. Les troyens, qui habitaient dans ce qu'est aujourd'hui l’Anatolie en Turquie, avaient les cheveux noirs, et les styles de coiffures féminines étaient soigneusement élaborés. De longs cheveux, qui finissaient presque toujours par de longues tresses, indiquaient le statut conjugal. Sur cette peinture murale, « les Dames Bleues », de l'année 1.600 Av JC on peut remarquer ces styles de cheveux.

    Ce type de style avec cheveux longs et tresses s’observe aussi dans toutes les représentations de déesses, comme Athéna, Artémise, Aphrodite ou Cassandre.

     

    Il n'y a pas de représentations de déesses blondes; cependant, quelques dieux ont été représentés ou mentionnés avec un "cheveu doré", ce qui donne lieu de supposer que la couleur blonde du cheveu était très prisée par les Grecs.

    Le cheveu était aussi dans la Grèce antique une forme de distinction sociale: les esclaves utilisaient le cheveu court, avec la tête rasée, et les gens de plus hautes classes utilisaient des coiffures élaborées, avec le cheveu parfumé à huile d'olive ou aux essences, bien qu'en général le style des Grecs fût assez naturel.

     

     

     

    Vers le Ve siècle Av JC, on entre déjà dans ce qui a été appelé la période de la Grèce Classique, les femmes utilisaient déjà des styles de cheveux très différents de ceux de leurs ancêtres de la civilisation minoenne. Les cheveux étaient longs, sur les épaules ou le dos, et plusieurs fois soutenus par un diadème ou un ruban. Déjà pendant cette période ils ont utilisé les tresses comme symbole du statut conjugal.

    Les rubans ou les bandes qui ornaient les têtes

    s'appelaient "stéphanies" et certains étaient en or.

     

     

     

     

     

     

    La période suivante de splendeur en Grèce a été l'époque hellénistique qui commence à la mort d'Alexandre le Grand dans l'année 323 Av JC. À partir de ce moment on peut voir dans les images conservées des cheveux artificiellement ondoyés et enroulés. A cette époque on remarque beaucoup de types de coiffures, en incluant des tortillons, des tresses, des petites franges, des cheveux assujettis avec tiares ou diadèmes, et de divers styles, comme le "style melon", (image de gauche) qui consistait à peigner tout les cheveux en arrière et à les fixer avec un tortillon sur la nuque, ou un style particulier

     

     

     

     

     

    observé sur une sculpture d'Aphrodite don fait en 1912 au Musée de Boston par Francis Bartlett, qui date de l'année 330 Av JC, et consiste en cheveux repris en deux noeuds sur la partie supérieure de la tête. Cette sculpture s'est appelée "la tête Bartlett", et elle révèle un style de coiffure qui a été à la mode au début de la période hellénistique.

    Le style des hommes présentait aussi des cheveux enroulés et des barbes, lesquelles étaient taillées, enroulées et peignées. C’était la tâche les barbiers. L'art de couper et de tailler les barbes est devenu une profession dans la Grèce antique. C'est là que se sont formées les premières boutiques de barbier, qui sont devenues des lieux de réunion, comme des clubs, pour les hommes, où ils se réunissaient et conversaient sur des sujets philosophiques, politiques ou communs. Ces boutiques de barbier étaient pour ceux-ci aussi importants comme lieu de réunion que l'Agora, la place publique.

     

     

     

    Sophocle Buste grec antique Alexandre le Grand Périclès

     

     

     

    Les Grecs étaient habitués à parfumer leurs cheveux avec des essences aromatiques faites à base de fleurs, d’épices et d’huile d'olive. Ils croyaient que les essences leur avaient été envoyées par les dieux, et ils s’appliquaient des parfums sur le corps et les cheveux. Ils avaient l'habitude de faire bouillir des fleurs et des herbes comme la myrrhe ou l'encens et faisaient une préparation avec de l’huile d'olive. Pour adoucir le cheveu, ils le massaient et le brossaient. Ils lui donnaient aussi de l’éclat avec des lotions, des pommades et de la cire d'abeilles.

     

    Une grande partie de la population de la Grèce antique avait les cheveux noirs, et à cause de cela ils les teignaient en blond, ce qui était la couleur qu’ils désiraient, en utilisant un mélange de fleurs jaunes de safran et de l'eau de potassium (un mélange de bicarbonate de potassium avec une eau d'acide carbonique).

     

    sources : http://thehistoryofthehairsworld.com/cheveu_antiquete_II.html

     

     

     

     

     

     

     

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