• L’Apithérapie et l’Ancienne Égypte

    L’Apithérapie et l’Ancienne Égypte

                 

    L’Apithérapie et l’Ancienne Égypte

    Dans la mythologie de l’ancienne Égypte, les abeilles sont nées des larmes du Dieu solaire Rê. En tombant sur le sol, elles se transformèrent en abeilles, qui construisirent des rayons et fabriquèrent du miel pour le bien-être des hommes. L’abeille est avant tout le symbole de la Basse-Égypte unifié avec le roseau, symbole de la Haute-Égypte, scellant ainsi l’unité du pays…
     

    Différentes scènes de la vie apicole ont été retrouvées sur des tombes égyptiennes montrant la vie quotidienne des défunts.

    On y voit que les Egyptiens consommaient régulièrement du miel, celui-ci était offert en offrande aux dieux; les pharaons l’utilisaient en boisson lors du mariage, d’où la lune de miel. Le miel était considéré comme un produit luxueux pour les onguents et les médicaments.[i] Quant à la cire d’abeille, elle était utilisée pour les momies, les parchemins et les bateaux et les rites d’exécrations pour anéantir les ennemis.

     

     

    Les papyrus médicaux égyptiens seraient un extrait des ouvrages de Thot, ils ont été découverts au XIXème siècle. Les ouvrages de Thot constituaient une encyclopédie regroupant Théologie, Astrologie et Médecine. D'après Clément d'Alexandrie, les six derniers des 42 ouvrages de Thot concernaient la science médicale.

     

    Avant la découverte des papyrus, les seuls témoignages étaient ceux de l’Antiquité. Une nouvelle traduction des papyrus a permis de revoir la définition de la maladie de l’ancienne Égypte.[ii]
    Plusieurs papyrus ont été découverts dans des fouilles clandestines ou officielles. Voici les plus importants qu’on retrouve :

     

    Le papyrus SMITH, découvert en 1860 à Thèbes, est un manuel chirurgical pour soigner des blessures précises. Il est conservé à la bibliothèque de l’Académie de médecine de New York et date du début de la 18e dynastie.[iii]

    Le papyrus EBERS date de 1550 ans avant notre ère, début du Nouvel Empire. C’est un manuel pratique pour le soulagement de nombreux maux. Il est conservé à la bibliothèque de l’Université de Leipzig. C'est le plus long connu à ce jour (20 m).[iv]

    Le papyrus de Brooklyn, qui date de l’époque ptolémaïque (dynastie pharaonique qui régna sur l'Égypte antique de -323 à -30). Ce papyrus traite des reptiles (plus particulièrement les serpents), avec les antidotes à utiliser.

      

    Le papyrus de Londres. Il date de la XXème dynastie (vers 1100 av. J.-C.), et contient surtout des formules magiques dont plusieurs sont destinées à aider l'efficacité de médications oculaires[v]

      

    Le papyrus Copte de CHASSINAT. C'est le dernier papyrus médical connu, traduit en 1921 par Chassinat. il a été écrit au IXè siècle après J.C. Ce document relativement récent reproduit des prescriptions s'appliquant aux affections oculaires datant de l'Ancien Empire.[vi]

     

    La traduction des papyrus a permis de constater que :

     

    le miel était l'ingrédient le plus utilisé dans les remèdes, tant en usage externe qu'en usage interne. La proportion de miel allait de 20 à 84% dans les remèdes. Il était utilisé comme onguent pour les blessures et les brûlures pour ses propriétés antiseptiques. Les femmes pratiquaient la contraception à l'aide de préparations à base de miel pour ses propriétés spermicides. Le miel traitait les problèmes ophtalmologiques par ses propriétés anti inflammatoires, etc., pour ne nommer que celles-ci.

    La propolis était utilisée par les grands prêtres de l’ancienne Égypte pour les embaumants des momies grâce à ses propriétés antifongique et antioxydante. [vii] La propolis n’est nullement référencée dans les papyrus médicaux, alors que le miel et la cire apparaissent plusieurs fois. Vers la fin du XXième siècle, un apiculteur souleva ce point à un égyptologue spécialisé, qui fit le lien dans les textes entre le terme «chiure de mouche» et la propolis[viii]. Ceci permit de découvrir que la propolis était utilisée dans différents traitements tel que les abcès, seins douloureux, dessécher une plaie, etc.

      

    La cire d’abeille était utilisée pour les vertus adoucissantes de celle-ci afin d’éviter l’adhérence des pansements sur la plaie. Elle était utilisée aussi par les prêtres égyptiens pour les embaumements.

     

    L’ancienne Égypte avait intégré l’apiculture avec ses produits apicoles à tous les niveaux de son fonctionnement, du clergé à la vie quotidienne.

    On retrouve principalement comme produit de consommation le miel, mais les papyrus médicaux n’ont pas fini de nous dévoiler leurs secrets. Des traductions sont révisées régulièrement, changeant le texte de ceux-ci, comme nous avons plus le voira avec le terme «chiure de mouche», qui faisait bien sourire des égyptologues mais qui était en fin de compte de la propolis. Peut-être qu’un travail conjoint d’apithérapeutes et d’égyptologues permettra de revoir la traduction de ces papyrus et d’identifier de nouveaux éléments tel que la gelée royale et le pollen, qui ne sont «à priori» nullement mentionné.

     http://mennefer-glmmm.blogspot.com/2009/01/bia-labeille-de-la-thocratie.html - Grande Loge Maçonnique Mixte de MEMPHIS-MISRAÏM
    [ii] http://www.silland.com/EgypteEnMajeste/papyrus_medicaux_fichiers/index_papyrus_medicaux.htm
    [iii] http://www.louvre.fr/ - Louvre - Dossier thématique : L’art du médecin égyptien.
    [iv] http://www.louvre.fr/ - Louvre - Dossier thématique : L’art du médecin égyptien.
    [v] http://www.snof.org/histoire/egypte1.html - Syndicat national des ophtalmologistes.
    [vi] http://www.snof.org/histoire/egypte1.html - Syndicat national des ophtalmologistes
    [vii] http://www.immortelleegypte.com/articles.php?lng=fr&pg=405
    [viii] Ruches et abeilles: Architecture, traditions, patrimoine; Auteurs : Jean-René Mestre, Gaby Roussel; Éditeur : EDITIONS CREER, 2005; ISBN : 2848190361, 9782848190365.

      

     Publié le 07 septembre 2009 par Naturame

    sources : http://www.paperblog.fr/2280856/l-apitherapie-et-l-ancienne-egypte/

    « l'Histoire du MaquillageLes vertus cachees des fards de l’egypte ancienne »