• Histoire du TRICOT - XVIIIè siècle - XXè siècle



    ►Le tricot : une occupation féminine convenable

     

    ▲à g. : Portrait de Elisabeth de la Vallée de la Roche, par Michel-Pierre Hubert Descours, vers 1771
    Bowes Museum, Barnard Castle
    à dr. : Sac à ouvrage pour dame, vers 1790, Angleterre
    dans Sacs à main, A. Johnson, Editions Könemann

     

    ▲à g. : Coussin à aiguilles en soie, tricoté main, XVIIIe siècle
    Victoria & Albert Museum, Londres
    à dr. : Femme tricotant, par Francoise Duparc, vers 1750-1760
    Musée des Beaux Arts de Marseille sur leparisaquasistain

     

    ▲à g. : Coussin à aiguilles tricoté, aux initiales « MM », Angleterre
    entre 1730 et 1769 Victoria & Albert Museum, Londres
    au centre : Portrait de Madame Lepage, par Guillaume Dominique Jacques Doncre, 1797
    sur wikigallery
    à dr. : Paire de gants longs tricotés, Amérique, fin XVIIIe début XIXe siècle
    Musée des Beaux Arts, Boston

     

    ▲à g. : La Tricoteuse endormie, par Jean-Baptiste Greuze, 1759
    Huntington Library, San Marino
    à dr. : Chaussette tricotée main ayant appartenu au Dauphin Louis-Charles
    sur Musée Louis XVII

    Au XVIIIe siècle, le tricot à la main est très à la mode, quand il devient l’occupation convenable des femmes de l’aristocratie. A Trianon, Marie-Antoinette ne joue pas seulement à la bergère, elle tricote. Plus tard, au Temple, elle fera chercher aux Tuileries, par la fille de son geôlier Tison, des aiguilles à tricoter en ivoire – certaines sont passées en vente publique en 2003, 30 670 euros la paire ! Le raffinement des accessoires de tricot et des sacs à ouvrage à base sculptée et au corps volumineux, le plus souvent en soie, reflète le statut social de la « dame de qualité » qui les possède.

     

    ▲à g. : Ecole anglaise de « bienfaisance » pour filles, vers 1795
    Bristol City Museum and Art Gallery, Bristol
    à dr. : Bas tricotés en coton, France, XVIIIe siècle, Musée des Beaux Arts, Boston

    Avec la « découverte » de l’enfance via notamment de l’Emile de Jean-Jacques Rousseau [Lire Les Petites Mains : Mode adulte - mode enfant (2) : la robe blanche ], on commence à se préoccuper de l’« éducation » des filles, qui ont bien sûr « naturellement » le goût des travaux d’aiguilles, qui « conviennent » à leur « fragilité physique ». Mais, dans les pensionnats et les couvents, ces apprentissages varient selon que la jeune fille est « bien née » ou qu’elle devra « gagner honnêtement sa vie ». Pour la première, il s’agit surtout de se constituer un trousseau et d’occuper la vacuité de son temps libre à autre chose que de « mauvaises lectures » – on nommera cela bien plus tard le bovarysme. Pour la seconde, un enseignement trop léger l’assignerait à des ouvrages ordinaires, moins monnayables sur le marché de la mode, secteur économique en plein essor, en demande croissante de petites mains habiles.

     

    Les Tricoteuses jacobines, par Pierre-Etienne Lesueur, entre 1789 et 1799
    Musée Carnavalet , Paris

    Le tricot est une activité traditionnellement dévolue aux femmes, qu’elles exercent en privé, dans l’intimité de leur foyer. C’est précisément cette image conventionnelle de la femme qui nourrit le mythe contre-révolutionnaire des « féroces et vulgaires poissardes » tricoteuses jacobines de l’An II. Représentées des aiguilles et un tricot à la main, elles troublent l’ordre « naturel » des choses en exerçant leur activité en public, en se mêlant de plus des délibérations de la Convention, activité politique réservée aux seuls hommes. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce passionnant sujet d’histoire féminine, je vous renvoie à l’analyse de cette image sur le site L’Histoire par l’image, et à l’article de l’historienne Dominique Godineau sur le site Révolution française.

     

    ▲à g. : Servante à son ouvrage, par Jean Baptiste Siméon Chardin, vers 1760
    National Museum, Stockholm
    à dr. : Bonnet tricoté main, doublé, en laine, vers 1740-1760
    Rijksmuseum, Amsterdam

     

    La Classe manuelle, école des petites filles (Finistère), par Richard Hall, 1889
    Musée des Beaux Arts, Rennes sur sur Agence photographique de la RMN

     

    ▲à g. : La Classe manuelle, école des petites filles (détail), par Richard Hall, 1889
    Musée des Beaux Arts, Rennes
    à dr. : La Leçon de tricot, par Joseph Gabriel Tourny, 1889
    Musée du Louvre sur Agence photographique de la RMN

    Le tricot a des vertus qui dépassent les autres travaux d’aiguilles, car on peut l’interrompre pour le reprendre à tout moment. Il permet donc à la femme de tirer parti de tous ces «temps perdus» que l’on ne doit pas gaspiller en conversation, ou pire encore en lectures frivoles. A ce titre, il sera largement enseigné dans les institutions et les écoles aussi bien religieuses que laïques pendant tout le XIXe siècle. Un siècle plus tard, en 1948, alors que De Gaulle accorde enfin le droit de vote aux femmes françaises et qu’on lui pose la question « Allez-vous en prendre au gouvernement ? », il répond : « Oui, à un sous-secrétariat d’État au tricot ». On ne s’étonne donc pas, devant cette survalorisation du tricot et ses conséquences sur l’assujettissement des femmes, que le tricot soit longtemps honni des mouvements féministes.

    Les premiers recueils de modèles

     

    ▲à g. : Instructions on Needlework and Knitting (Instructions pour les travaux de couture et de tricot)
    Pupils of the National Model Female, 1838, Victoria & Albert Museum, Londres
    A l’intérieur, on a trouvé une lettre envoyée par une certaine Miss M.A. Smith
    qui envoie le livre à son institutrice pour la remercier de ses enseignements.
    à dr. : Recueil de modèle pour apprentissage, Instruction book
    The National Society's Instructions on Needlework and Cutting Out, National Model Female School, Dublin, Ireland
    1835, Victoria & Albert Museum, Londres

     

    ▲à g. : Industrie, par Charles Baxter, 1867
    Victoria & Albert Museum, Londres
    à dr. : Page de couverture d’une méthode scolaire de travail manuel, France, XIXe siècle
    collection privée, Archives Charmet sur The Bridgeman Art Library, Londres

    Au XIXe siècle, le tricot est, avec la broderie, l’une des principales activités des institutions de charité, hôpitaux, prisons, on y tricote principalement des bas et des vêtements pour enfants. Le premier recueil de modèles publié en Angleterre est Instructions on Needlework and Knitting [Instructions pour les travaux de couture et de tricot] de la National Society, qui le destine à l’apprentissage du tricot dans les écoles de charité de l’Église anglicane. Il date de 1838.

    On peut le considérer, lui et ses semblables, comme l’ancêtre de nos recueils de modèles, même si l’absence d’information sur la taille des aiguilles, la tension du fil ou autres notations standardisées rend la réalisation des modèles extrêmement difficile pour une tricoteuse non experte. On y voit le modèle final miniaturisé. De semblables recueils ont certainement circulé dans de nombreuses institutions d’Europe occidentale.

     

    ▲Echantillons de modèles, XVIIIe siècle, probablement Allemagne
    Musée des Beaux Arts, Boston

     

    ▲Page du livre d’échantillons de Elizabeth Hume, entre 1846 et 1875
    Victoria & Albert Museum, Londres

    Il est évident que certaines tricoteuses se font leurs propres recueils d’échantillons, répertoire de points et de motifs, avant que n'existent les manuels et les fascicules de modèles de grilles. Jane Gaugain est la première Anglaise à publier, en 1846, ses «recettes de tricot», comme on les appelle alors en Angleterre, référence à une autre activité féminine, la cuisine. Elle est la première à utiliser des abréviations pour décrire les points employés.

    Les publications mentionnant des ouvrages à réaliser soi-même commencent à se répandre dans les années 1810, surtout en Allemagne, pour la confection de bourses en tricot rebrodé de perles de verre ou d’acier. Les instructions sont imprimées sur papier millimétré. En France, les publications de mode se développent surtout sous la Restauration – comme le Journal des Demoiselles à partir de 1833.

     

    ▲Pages de La Mode illustrée
    à g. du 6 novembre 1864, à dr. du 27 mars 1864
    Au Fil du tempssur e-bay

    Ces publications prennent un caractère plus bourgeois sous le second Empire et se diffusent en province. Elles fournissent des patrons et des explications détaillées pour des ouvrages à réaliser patiemment, en couture, tricot, crochet, dentelle et broderie. Ainsi, La Mode illustrée et son supplément, journal familial créé en 1859, qui trouve son lectorat dans la petite bourgeoisie, compte 40 000 abonnées en 1866, et bien plus de lectrices, car les journaux circulent.

     

    ▲Modèles proposés par La Mode illustrée, journal de la famille, entre 1860 et 1865
    Au Fil du Tempssur e-bay

     

    ▲à g. : Portrait de Mary Isabella Grant, par Francis Grant, vers 1845 sur wikigallery
    à dr. : Modèle de châle paru dans La Mode illustrée, 1861
    Au Fil du Tempssur e-bay

     

    ▲à g. : Jeune fille tricotant, par Alexandre Dubourg, vers 1860-1865
    Musée Eugène Boudin, Honfleur
    à dr. : Modèle de chausson pour enfant paru dans La Mode illustrée, 1865
    Au Fil du Tempssur e-bay

    Répertorier les modèles dont les journaux offrent les grilles et les modèles est impossible, tant ils sont divers. Le choix est vaste : vêtements pour toute la famille – du bébé à la «dame âgée», en passant par les vêtements de chasse du maître de maison, et divers accessoires du costume et articles de décoration utiles à la maison ; il varie des basiques domestiques aux modèles « de luxe » – on se plaint déjà de l’uniformisation des produits manufacturés ! Ce serait une erreur de croire que les premiers sont exécutés par les tricoteuses modestes, les seconds par les plus aisées ; un ouvrage exceptionnel est mieux payé pour les unes, quant aux autres elles tricotent aussi pour les ventes de charité qu’elles patronnent et les indigents qu’elles secourent.

    Réticules et autres bourses du XIXe siècle

     

    ▲à g. : Portrait des deux soeurs Harvey, par Jean Auguste Dominique Ingres, vers 1804
    Musée du Louvre sur L’Histoire par l’image
    au centre : Réticule en soie et coton, tricoté main, Angleterre, vers 1800-1825
    The Metropolitan Museum of Art , New York
    à dr. : Modèle de bourse réticule paru dans le Journal des Demoiselles, 1855
    Au Fil du Tempssur e-bay

     

    ▲à g. : Bourse tricotée en fil de soie, doublée soie, vers 1800-1849
    Victoria & Albert Museum, Londres
    en médaillon : Modèle de bourse ananas paru dans La Mode illustrée, 1864
    Le modèle « ananas » a dû avoir un gros succès pendant plusieurs années,
    tous les musées du monde en conservent.

     

    ▲à g. et au centre : Réticule ananas tricoté porté avec une robe de taffetas de soie jaune
    et châle de tulle de soie noire
    Angleterre, vers 1803, Kyoto Costume Institute, Kyoto
    à dr. : Réticule ananas, vers 1800-1829, Victoria & Albert Museum, Londres

     

    ▲Sac en fil de soie tricoté, XIXe siècle
    Victoria & Albert Museum, Londres
    en médaillon : Modèle paru dans La Mode illustrée, 1861
    Au Fil du Tempssur e-bay

    Au début du XIXe siècle, les petites bourses et autres réticules font fureur dans la mode. Elles sont nées des poches nouées autour de la taille, portées sous les paniers pendant l’Ancien Régime ; à la Révolution, on jette les paniers avec le vêtement de l’Ancien Régime, les poches restent, externes. Les gazettes se moquent de ces « ridicules », mais en 1805, toutes les femmes en portent : ce sont les débuts du sac à main des filles.

     

    ▲à g. et à dr. : Modèles de bourses à deux coulants parus dans La Mode Illustrée, 1862
    Au Fil du Temps sur e-bay
    au centre : Bourses à deux coulants, Angleterre, XIXe siècle
    Victoria & Albert Museum, Londres

     

    ▲à g. et à dr. : Modèles de bourses à deux coulants parus dans La Mode Illustrée, 1862
    Au Fil du Temps sur e-bay
    au centre : Bourse à deux coulants, XIXe siècle
    The Metropolitan Museum of Art, New York
    Le motif de la palmette persaneest à la mode depuis la fin du XVIIIe siècle.

    Un autre succès, plus tardif, au second Empire sont les bourses à deux coulants. Cette mode prend son origine dans la coutume médiévale de conserver ses pièces d’or dans une chaussette [en anglais : stocking purse]. Au XIXe siècle, hommes et femmes suspendent ces bourses à leur ceinture. Une minuscule fente dissimulée laisse difficilement échapper son contenu, d’où leur autre nom de bourses d’avare [en anglais : misery purse].

     

    ▲à g. : Bourse tricotée, XIXe siècle, The Metropolitan Museum of Art, New York
    au centre : Modèle de bourse paru dans La Mode illustrée, 1860
    Au Fil du Temps sur e-bay
    à dr. : Sac tricoté, Europe, 1880
    The Metropolitan Museum of Art, New York

     

    ▲à g. : Réticule tricoté, Allemagne, vers 1810-1830
    The Metropolitan Museum of Art, New York
    à dr. : Modèle paru dans La Mode illustrée, 1864
    Au Fil du Tempssur e-bay

    On peut voir un grand nombre de ces sacs et bourses sur les sites du Victoria & Albert Museum de Londres, du Museum of Fine Arts de Boston, et du Metropolitan Museum of Art de New York [Mots clefs : bag, purse, reticule, pouch]. J'en profite pour dire qu'en suivant les liens sous les images des Petites Mains, on aboutit souvent à des informations plus précises sur l'objet montré. A découvrir aussi sur le blog History Knits One More Stitch des réalisations faites à partir de modèles anciens. Sur la boutique Au Fil du temps e-bay, que je cite très souvent sur Les Petites Mains, on peut acheter des patrons et grilles de modèles.

    Les progrès de la teinture et la vogue des « lainages sanitaires »

     

    ▲à g. : Trousse d’aiguilles à tricoter de la marque Sunflower de Bassat Powell, tailles 11 à 19, en acier
    vers 1870-1890, Victoria & Albert Museum, Londres
    au centre : Photographie de jeune fille tricotant, auteur anonyme, vers 1880
    Musée national de l'Éducation – INRP , Rouen
    à dr. : Fils de laine teints chimiquement, Angleterre, vers 1850-1899
    Victoria & Albert Museum, Londres

    A partir des années 1850, les premiers fils de laine teints chimiquement offrent aux tricoteuses du second Empire un plus large choix de couleurs, plus vives et plus chatoyantes. Le fil de laine absorbe particulièrement bien la couleur, le rouge profond et le mauve sont les préférés.

    Par ailleurs, les « hommes de science » et les hygiénistes de la fin du XIXe siècle, dans un esprit de « réforme » de la mode qui touche surtout les pays anglo-saxons [Lire Les Petites Mains : la robe de réforme], préconisent le port de tissus bruts, sans fibres végétales, à même le corps. Ils redécouvrent les vertus de la laine. Le Docteur Gustave Jaeger de l’Université de Stuttgart publie en 1878 un ouvrage qui décrit tout le bien apporté par le port de sous-vêtements de laine à son propre organisme. En Angleterre, le « Sanitary Woollen System » est créé la même année, qui propose ses « lainages sanitaires ». Dès 1877, le docteur Rasurel, en France, invente un mélange de laine et de ouate de tourbe, bien entendu « encore plus performant », qui préfigure déjà le Thermolactyl de Damart (il ne sera inventé qu’en 1953). Marcel Proust, asthmatique, en porte ; plus tard, l’Armée française en fournira à ses soldats dans les tranchées…

     

    ▲à g. : Publicité pour les sous-vêtements du Docteur Rasurel, vers 1890 sur 1.stdibs.com
    au centre et à dr. : Modèles de dessous en laine tricotée
    parus dans le Journal des Demoiselles, 1894 (ceinture) et 1901 (jupon)

    On recommande donc dans toute l’Europe de porter des « lainages sanitaires » sous les vêtements : jupons et pantalons pour les femmes, gilet pour les hommes. Tout cela contribue à mettre la laine à la mode. On achète le plus souvent ces dessous, mais on les tricote aussi soi-même, les journaux fournissent toutes sortes de modèles.

    La représentation artistique de la tricoteuse

     

    ▲à g. : La Cour, par William Sidney Mount, 1836
    Nelson Atkins Museum of Art, Kansas City
    à dr. : La Tricoteuse, par Auguste Georges Blondel, vers 1849
    Musée des Beaux Arts, Rennes

     

    ▲à g. : La Dame en noir, par Carolus Duran, 1859
    Palais des Beaux Arts, Lille
    à dr. : Tricoteuse bretonne, par Eugène Boudin, 1865
    Musée Boudin, Honfleur

     

    ▲à g. : Bergère tricotant dans la campagne de Barbizon, par Jean-François Millet, 1860-1862
    Musée des Beaux Arts, Boston
    à dr. : La Leçon de tricot, par Jean-François Millet, vers 1860
    Art Museum, Saint Louis

    Par sa vocation exemplaire d'édification pour les filles, la tricoteuse représente parfaitement les enjeux et conventions de la vie quotidienne des femmes et jeunes filles du XIXe siècle. Qu’elles soient riches ou pauvres, jeunes ou plus âgées, le tricot est d’une certaine manière le révélateur de leurs devoirs et qualités de femmes douces et attentives à leur foyer, de maîtresses de maison au paraître efficace sans ostentation, de chrétiennes humbles et travailleuses, soucieuses d’économie domestique.

     

    ▲à g. : Le Tricot, par Francis Grant, fin des années 1860
    à dr. : La petite Tricoteuse, par Albert Anker, 1891
    Musée Oskar Reinhart am Stadtgarten, Winterthur

     

    ▲à g. : Les filles de l’artiste, par Fritz von Uhde, 1896
    à dr. : Fillette tricotant, par Julian Alden Weir, 1908

     

    ▲à g. : Jeune fille tricotant, par Albert Anker, 1884
    à dr. : La Leçon de tricot, par Lee William Hankee, 1914
    Musée d’Orsay, Paris

    Peindre une tricoteuse, c’est peindre la féminité idéale : les mères attentives, les fillettes obéissantes et leurs grandes soeurs, les grands-mères respectées, l’intimité des foyers, les jolies bergères et vachères qui emploient leur « temps perdu » dans un idyllique décor pastoral, le balbutiement amoureux du promis qui tient pour sa promise l’écheveau de laine qu’elle roule en pelote...

     

    ▲à g. : Jeune femme au tricot, par Berthe Morisot, vers 1883
    à dr. : A la plage, par Auguste Renoir, 1883
    The Metropolitan Museum of Art, New York

     

    ▲à g. : Clotilde, par Paul Louis Dessar, vers 1893
    Musée franco-américain du château de Blérancourt
    à dr. : Les Tricoteuses, par Henri Martin, 1913
    Musée d’Orsay, Paris
    sources : Agence photographique de la RMN et WikiGallery

    C’est donc bien en icône que la figurent les peintres à travers les innombrables représentations de La Tricoteuse ou La Leçon de tricot qui traversent le siècle – jusqu’à ce que la Première Guerre mondiale transforme à la fois cette vision et la pratique du tricot.

     

    Sources : MERVEILLEUX BLOG de "Les petites mains"

    http://les8petites8mains.blogspot.com/search/label/education%20%28filles%29

     

     

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