• UN PEU D' HISTOIRE ...

     

    Il était une fois...la beauté et les femmes...

    L'usage des cosmétiques remonte à la nuit des temps...

     

     

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    C'est dans la Bible que l'on évoque les premières pratiques du maquillage, et les premières palettes ont dix mille ans.

    Les recherches archéologiques ont permis de dater de nombreux accessoires de maquillage ainsi que des pots et des jarres contenant encore leurs produits et ce dès 5000 ans av.JC.

     

     

    Cléopâtre, Néfertiti... beautés intemporelles et énigmatiques...

     

     

    Les cosmétiques les plus anciens ont été retrouvés dans les sépultures en Égypte et remontent à la 1ére dynastie (vers 3100-2907 av.JC).

    A cette époque les femmes égyptiennes utilisaient des pots d'onguents parfumés (à base d'huile végétale, de palme, d'olive ou de noix mélangés à des herbes aromatiques) pour protéger leur peau du vieillissement et de la déshydratation causés par le soleil.

    Et puis commence le maquillage du visage et du corps.

    Au départ celui-ci est réservé aux prêtres et aux rites mortuaires qui gardent leurs précieux secrets. La peau est enduite d'une préparation ocre jaune qui donne des reflets or, les joues sont rehaussées d'ocre rouge, les veines du buste et des tempes sont soulignées de bleu, les yeux, comme le montre de nombreuses représentations, sont toujours maquillés :

     

     

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    La légendaire Néfertiti
    Splendeur de cette antique civilisation

     

     

     

    Sur les paupières inférieures une teinte vert foncé et sur les paupières supérieures du khôl, à base d'antimoine ou de suie.

    Le khôl avait pour vertu de protéger des agressions du vent et du sable. Il servait à entourer l' oeil d'un long et large trait et à épaissir les sourcils. Les fards contenaient aussi des plantes médicinales pour prévenir des ophtalmies.

     

     

     

      

    Femme égyptienne

     

     

    La teinte la plus populaire est le vert profond du Moszimit, malachite broyée de Syrie. Le turquoise, les argiles rouges, ou les violettes mélangées avec des oxydes de cuivre ou de fer, permettent d'obtenir de nouvelles nuances, très prisées.

    La légendaire Cléopâtre préférait le bleu marine sur la paupière supérieure et un vert d'eau pour la paupière inférieure.

    Les cils sont maquillés avec une pâte de khôl et de graisse.

    Quant aux lèvres, elles sont avivées avec une touche de rouge minéral. Les ongles sont polis et colorés au henné.

     

     

    La belle Hélène, les dieux et déesses de l'Olympe...

     

    Dans la Grèce naissante, notamment à Athènes et Sparte, le maquillage est un temps interdit et réservé aux courtisanes. La beauté est avant tout harmonie des proportions et des formes idéales...

    Au XIIème et VIIème avant notre ère l'accent est mis sur la propreté.

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    Selon Hippocrate chacun se doit de faire de l'exercice physique régulier, des bains fréquents (à base d'huile d'olive, d'amande ou de sésame). On se lave les cheveux et les dents, on s'enduit le corps avec des onguents aromatiques.

     
     

    Aphrodite, dite Vénus d'Arles
    (D'Après Praxitèle, vers 360 av. J.-C.).

     

     

     

    Blonde ou rousse, le teint clair est préservé. Jusqu'au IIIème S. on ne se maquille pas ou peu à l'exception des sourcils qui doivent avoir la forme d'un arc unique et se toucher.

    Et puis au fil du temps les parfums et les fards font leur apparition, apportés d'Égypte et d'Asie Mineure.

     

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    Aspasie, célèbre pour son esprit et sa beauté, compagne de Périclès, a écrit deux ouvrages sur l'art de se farder. On s'enduit de céruse au plomb pour éclaircir le teint. Galien dénoncera d'ailleurs les méfaits vénéneux de cette craie. Au IIème siècle on se noircit au khôl ou à la suie, et on se rougit les joues à la racine d'orcanète, ou avec de la mûre écrasée.

     

     

     

    Et les romaines dans tout ça...

     

    Au début de l'Empire, à Rome, les patriciennes passent des heures aux bains. Elles se maquillent et se lavent méticuleusement. Toilette, coiffure, maquillage sont l'objet d'une longue préparation chaque matin.

    Ovide écrit en IV avant J.-C. un code de la coquetterie, "Les Cosmétiques". Il y fournit de nombreux conseils et "recettes" de beauté.

    "Que votre amant ne vous surprenne pas avec vos boites étalées sur la table:
    l'art n'embellit la figure que s'il ne se montre pas."

     

    Beauté chaste et fière... reines, princesses, chaudron magique et
    contes de fées

     

    Les visages impassibles, empreints de résignation, de foi traduisent les préceptes de la foi chrétienne.

    Le maquillage est diabolique. Il est considéré comme un subterfuge qui dissimule l'horreur et la puanteur réelles du corps et de l'âme. Il mène à la luxure et la débauche, anéantissant l'entreprise de l'homme.

    Une seule couleur est tolérée, "le rouge de la pudeur".

     

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    Judith
    (Détail, L.Cranach,v.1530

     

     

    La " belle" qui bouleverse le cœur des chevaliers a la peau " blanche comme lys, lait ou aubépine ".
    Elle est jeune , a un visage lisse, un haut front bombé, une chevelure longue et dorée.

    A l'époque les nobles utilisent des onguents faits de cendre de hérisson, de sang de chauve-souris, de sulfure d'arsenic, de chaux vive, des décoctions de lézards verts dans de l'huile de noix, du soufre pour blondir leur chevelure... préparés dans un chaudron magique!

     

     

    Et la Renaissance italienne ...avec la beauté botticelienne

     

     

    La beauté est à la fois charnelle et céleste : C'est Vénus

    Elle voit apparaître des femmes aux fronts épilés, les cheveux blonds, tressés et entrelacés de pierres précieuses et de perles. La femme doit être belle et attirante...

     
     

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    Simonetta Vesucci
    (P.di Cosimo, v.1480)

     

     

    Elle a le teint diaphane, les lèvres, les joues et les ongles rouges, des cheveux dorés; le fameux blond vénitien qu'elles obtiennent en s'enduisant d'un mélange de safran et de citron, puis elles restent au soleil la tête couverte d'un chapeau sans calotte et le corps protégé de voiles.

    Cependant les recettes de beauté restent tout aussi dangereuses qu'au Moyen Âge puisque les femmes se blanchissent à la céruse et au sublimé, solutions toxique à base de plomb et de mercure, qui rongent la peau jour après jour.

     

    La Réforme et la Contre-réforme

     

    C'est à nouveau le règne de la pudeur. La coquetterie est promise aux feux de l'enfer. La beauté doit être majestueuse. La couleur s'efface sous l'uniforme noir . Seules les perles et la dentelle sont tolérées.

     

     

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    Femme à sa toilette
    (Gravure du XVIIèmeS)

     

    Mais une partie des femmes réagissent et ouvrent des salons .
    Coquettes, libertines, indépendantes, elles défendent la liberté d'esprit.

    La fin du XVIIème siècle sera marqué par la folie des édifices capillaires et des mouches.

    -" la passionnée " se pose sous le sourcil.

    -" La baiseuse " ponctue le coin de la bouche.

    -" l' effrontée " orne le bout du nez.

     

     

     

    -" La voleuse " dissimule le bouton.

     

     

    Les femmes se fardent terriblement. Le blanc et le rouge les rendent si affreuses et dégoûtantes que Boileau conseille au mari d'attendre, que le soir, sa femme " ait étalé son teint sur sa cornette, et dans quatre mouchoirs de sa beauté salis, envoie au blanchisseur et ses roses et ses lys".

    Les produits utilisés sont le blanc de céruse, le sublimé et le fameux rouge d'Espagne, toujours aussi toxiques.

     

    Le XVIIIème siècle ...à la Cour du Roi Soleil et l'Empire

     

    Toutes les gammes de rouge éclatent sur les visages en un véritable feu d'artifice. On se farde de jour comme de nuit(même pour dormir!). Le naturel est proscrit, seul le rouge est porté et adoré. Ces dames en font d'ailleurs une consommation si excessive que l'on pense instaurer un nouvel impôt!

    Les coiffures sont de véritables chef-d'œuvre démesurés, ornés d'une multitude de d'accessoires;

     

     

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    Madame de Pompadour
    (Détail, F.Boucher, 1759)

     

     

     

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    Madame Récamier
    (Détail, J.-L.David, 1826)

     
     

    Heureusement la fin du XVIIIème siècle voit le retour de la simplicité, d'un certain naturel. On se maquille beaucoup moins; le visage est fin, le teint porcelaine et frais, les lèvres douces.

    Bien que toujours bouclés et poudrés, les cheveux apparaissent dans un style savamment "décoiffé". C'est la fin des monstrueuses coiffures.

    L'hygiène longtemps délaissée revient et marque son appartenance à une certaine classe sociale notamment grâce à de nouveaux cosmétiques et produits parfumant.

    Madame Récamier symbolise parfaitement la beauté de son époque.

     

     

     

    Les muses romantiques...

     

     

    Teint d'albâtre, cheveux ébène, regard sombre, cernes bleutés, fragilité, taille de guêpe, c'est ainsi qu'elles incarnent " la beauté mélancolique" : L'allure du désespoir. Et pour paraître encore plus ténébreuses elles s'enduisent le visage de décoctions de safran et d'encre bleue pour obtenir des cernes bien bleutés et des reflets bistrés.

    A l'exception de la poudre blanche, essentiellement réservée à la bourgeoisie, et d'une petite "touche" de rouge , le XIX ème est le siècle où les femmes utilisent le moins de maquillage. Celui-ci est réservé aux actrices sur scène et aux prostituées.

     
     

     

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    La princesse de Boglie
    (Détail, J.A.D.Ingres,1853)

     

    Au XIX ème siècle l'accent sera mis sur l'hygiène; les ouvrages sur les soins du visage et du corps se multiplient

     

    Et le XX ème siècle!!!

     Heureusement les progrès de la recherche en cosmétologie ont apportés des produits de beautés qui permettent aujourd'hui de se maquiller et de se soigner sans risque.

    Le maquillage est plus sobre, plus subtil afin d'éclairer le visage.

    Il a pour but d'idéaliser la femme, de la rassurer et de donner une nouvelle dimension à son pouvoir de séduction.

      

      

    sources : http://www.maquillageconseils.com/un_peu_d'histoire.htm

      

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    On appelle maquillage l'utilisation de produits cosmétiques pour l'embellissement du visage, notamment de sa peau et la modification des traits du visage et du corps pour la création de personnages au cinéma ou au théâtre.

    Le maquillage va de la beauté à la réalisation de monstres dans le cadre des effets spéciaux, en passant par le maquillage artistique, cinéma et le body-painting.

      

    Dans les domaines audiovisuels et de la mode, le maquillage est réalisé par un(e) professionnel(le), le maquilleur, la maquilleuse au féminin.

     

     

    Historique

    Le maquillage comme les cosmétiques est très ancien.

    Trois mille ans avant Jésus Christ, les égyptiens connaissent déjà le maquillage : rouge à lèvres, khôl, maquillage pour les yeux à base de minerai de plomb, d'antimoine et de malachite. Les caravanes qui acheminent les épices et la soie en Europe, introduisent les cosmétiques et le maquillage en Grèce et dans l'Empire romain

      

    Au Ier siècle, Néron et Poppée éclaircissaient leur peau avec de la céruse et de la craie, soulignaient leurs yeux au khôl et rehaussaient leur teint et leur lèvres avec du rouge Des femmes telles que Cléopâtre se maquillaient énormément, mais les produits de l'époque étaient essentiellement fait de produits toxiques comme les métaux, qui détruisaient l'apparence de la peau et provoquaient un vieillissement prématuré de cette dernière.

      

    C'est au retour des croisés que le maquillage se répand en Europe du nord où il n'était utilisé que pour les peintures rituelles. Dès le XIIIe siècle, les nobles usent de fond de teint, de teinture à cheveux et de parfum. Au XVIe siècle, les femmes se poudrent à la céruse et à l'ocre rouge et se colorient les lèvres avec un mélange de teinture de cochenille.

    Dès le XVIIe siècle le maquillage est utilisé dans toutes les classes sociales.

    Le maquillage moderne fut rendu populaire par le cinéma dans les années 1920

    Jusqu'au début du XIXe siècle les cosmétiques contiennent du plomb, les produits modernes sont testés en laboratoires et fabriqués avec des produits neutres comme le talc, le kaolin, l'amidon de riz auxquels sont ajoutés des huiles et des colorants de synthèse

    Les progrès de la recherche en cosmétologie ont permis de développer des produits de maquillage et de soins pour le visage sans risques pour la santé ni la peau. De nos jours, le maquillage est plus subtil. Les femmes cherchent à faire ressortir leur beauté naturelle et à illuminer leur visage. Un célèbre maquilleur de chez M.A.C a un jour dit: ” le maquillage est un outil pour donner confiance et apprécier la beauté intérieure et extérieure. “

      

     

    COMMENT SE MAQUILLAIT ON A L'EPOQUE ?

    Avant Jésus Christ :

    Les premiers maquillages sont évoqués dans la bible et les toutes premières palettes auraient plus de 10 000 ans. Mes ces palettes n'avaient pas la forme ni l'aspect que nous leur donnons aujourd'hui. En effet, les archéologues ont découvert des petites jarres de terre cuite contenant certains produits, a priori, destinés au maquillage. Cependant, aucune certitude n'existe quant à la manière dont on se maquillait... En effet, les portraits les plus anciens que nous connaissons représentant des personnes maquillées sont ceux des Egyptiens.

      

      

    Dans l'Egypte ancienne : l'apogée de la beauté et des cosmétiques

    Les premiers maquillages et leurs ustensiles ont été retrouvés dans des sépultures datant de 3000 avant Jésus Christ. A cette époque, outre le maquillage, les premiers gestes de beauté et de soins esthétiques ont été donnés.

    Les femmes avaient d'ailleurs pour habitude de s'enduire le corps de produits à base de différentes huiles (végétales, de palme, d'olive, de noix) mélangées à certaines herbes parfumées.

    Ces huiles ont la spécificité de lutter contre le vieillissement prématuré de la peau. Dans une région si ensoleillée que ne l'est l'Egypte, on peut deviner que ces femmes avaient dors et déjà trouver comment protéger leur peau.

      

     

    Vient ensuite le maquillage, qui été d'abord réservé aux prêtres et rites funéraires. Ils avaient pour habitude de s'enduire le corps d'ocre jaune/doré et de rehausser leurs joues avec de l'ocre un peu plus orangée.

      

    On se maquillait également de bleu les veines des tempes et du buste. Bien évidemment, comme nous le montre de nombreuses fresques les yeux étaient toujours maquillés. La teinte la plus populaire de cette époque est le vert profond de Moszimit. Il s'agit d'une roche malachite broyée venant de Syrie. Mais certaines nuances existent et elles étaient d'ailleurs très appréciées. Elles étaient toujours créées à partir de roches broyées, de fleurs et d'oxyde de fer.

      

    Certains mélanges pouvaient donner des couleurs très irisées. Quant aux lèvres, elles étaient légèrement rehaussées ; et les mains et ongles étaient maquillés de henné. Outre les vertus esthétiques que procuraient le maquillage, celui avait deux autres dimensions : pratique et spirituel, comme cela l'est expliqué plus bas.

      

      

    Dans la Grèce antique : La beauté donnée par la nature

    A cette époque, la beauté n'était pas une question de coquetterie : on naissait beau ou pas. En effet, dans la Grèce antique l'idéal de la beauté était avant tout donné à un visage harmonieux, aux bonnes proportions du corps et à des formes très féminines ou masculines. Outre, ses attraits physiques, la beauté était également une question de propreté. Hippocrate précise que la beauté passait principalement par l'exercice physique, la fréquentation des termes ou l'on prenait des bains aux huiles essentielles et où on se parfumait.

    Le maquillage, quant à lui est exclusivement réservé aux familles riches et influentes, mais on se maquillait de manière très discrète.

    La plus part du temps, on ne se maquillait que les sourcils qui devaient définir un arc de cercle parfait, voire même, selon certains, se toucher au milieu. On se fardait de céruse de plomb pour s'éclaircir la peau. Il en est de même chez les Romains, ou on prenait des bains méticuleux. La préparation des femmes prenait beaucoup de temps, notamment pour les cheveux qui étaient coiffés avec beaucoup d'attention.

      

      

    Au moyen âge : La beauté prude

    C'est ici l'époque de la beauté chaste qui symbolise la foi chrétienne. En effet, le maquillage est considéré comme diabolique car il sert à cacher les défauts du corps que Dieu a créé. Le maquillage menait à la luxure et à la débauche. La seule couleur qui était tolérée était le rouge qui maquillait ainsi les lèvres des femmes. Le top de la beauté était la blondeur, on faisait certaines "potions" à base d'animaux pour éclaircir ses cheveux.

      

    La renaissance (vers 1500) : La beauté botticellienne

    A cette époque, on idéalisait la femme : elle se devait d'être belle et pleine de formes harmonieuses. On voit apparaître des sourcils épilés, des coiffures de rêves tressées et entrelacées à l'équilibre subtil défiant toute pesanteur. On porte des bijoux et des pierres précieuses. C'est également l'époque du rouge carmin que l'on étalait sur les lèvres et les ongles. Mais le must de la beauté était, ce qu'on appelle aujourd'hui, le blond vénitien.

    On l'obtient en s'enduisant les cheveux de citron et de safran et en les exposant des heures au soleil. Mais attention, il fallait se couvrir pour ne pas brunir sa peau. En effet, la peau de porcelaine était de rigueur. Pour se blanchir davantage, on s'enduisait de céruse, solution toxique à base de plomb qui ronge la peau.

      

    Le XVIIe siècle : la beauté contredite

    La pudeur règne de nouveau sur le monde de la beauté. Elle doit être simple mais surtout majestueuse. On s'habille de noir pour camoufler son corps, le montrer serait signe de luxure. Les femmes, portaient de la dentelle blanche et des perles, seuls accessoires qui étaient autorisés. Cependant, c'est à cette époque qu'apparaissent les premières ébauches du féminisme. Certaines libre-penseuses se coiffent par des édifices impressionnants et ponctuent leur visage de "mouches".

    Toutes les femmes se fardent énormément. Tellement, que certains écrits les disent "affreuses" et qu'elles se démaquillaient avec plus de quatre mouchoirs qu'elles envoyaient à la blanchisserie (Boileau). On utilise toujours de la céruse pour se blanchir et du rouge d'Espagne, très toxique aussi, pour ses lèvres.

      

    Chez le Roi Soleil : une explosion de couleurs

    La beauté devient un véritable feu d'artifice et le naturel n'est aucunement de rigueur. Les rouges éclatent, les teints sont blancs relevés de rouges aux joues, les coiffures deviennent de véritable chef-d'œuvre, pour les femmes comme pour les hommes. On se maquille de manière non stop, même pour aller se coucher. C'est d'ailleurs à cette époque que l'on camouflait ses boutons suintants sans jamais les laisser respirer ! Au lieu de se laver, on maquillait sa saleté. Le maquillage devient un phénomène grandissant au point que l'on réfléchissait même à le taxer!

      

    À la fin du XVIIIe siècle : simple et belle.

    La beauté est toujours très importante, mais c'est la beauté naturelle qui prime. On se maquille moins. On utilise davantage des couleurs pastelles, plus discrètes, pour se créer des teints toujours aussi clairs mais frais, des visages fins et des lèvres simplement irisées. La beauté passe par le naturel. Les coiffures à l'architecture robuste et éternelle, laissent place à des cheveux subtilement décoiffés. L'hygiène revient en force et elle démarque les différentes classes sociales. Apparaissent également de nouveaux produits cosmétiques et parfumant.

      

      

    La mouche est un faux grain de beauté employé pour faire ressortir la blancheur du teint ainsi que dissimuler certaines imperfections (syphilides, herpès) des marquises et courtisanes sous l'Ancien Régime. Elle était constituée de mousseline noire, collée sur le visage. Elles étaient très en vogue au XVIIe et au XVIIIe siècle, voire un peu au début du XIXe siècle. D'autre part, la localisation de la mouche sur le visage possédait une symbolique particulière qui donnait des précisions sur le tempérament et la personnalité de l'utilisatrice à un moment donné. Les romains et les égyptiens les utilisaient déjà de leurs temps pour camoufler de petits boutons.

      

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    À la fin du XIXe siècle : l'allure du désespoir.

      

    On parle ici de beauté mélancolique : cheveux noirs, teint blafard, cernes légèrement rehaussées d'encre bleue. On se rend ténébreux ! A l'exception d'une petite touche de rouge sur les lèvres, utilisée par les bourgeoises. Les femmes très maquillées étaient les actrices sur scène.

      

    Produits

     

    Certains produits sont utilisés plus fréquemment que d'autres. Les plus courants sont le vernis à ongles; l'anti-cerne; l'autobronzant; le ligneur (dit l' eye liner); le fard comprenant le fard à joues (dit le blush), le fard à paupières (dit l' ombre à paupières), le fard à cils (semblable au mascara), le fard à lèvres (dit le rouge à lèvres); le fond de teint; le khôl (crayon conçu pour l'intérieur de l'œil); le crayon pour les yeux; le mascara; la poudre; le gloss (dit le brillant à lèvres); le rimmel; sans oublier le démaquillant.

     

    • La crème hydratante est indispensable avant tout produit appliqué sur la peau. Elle permet d'éviter les taches disgracieuses de fond de teint aux endroits où la peau est la plus sèche.

      

    • Le fond de teint sert à unifier le teint et à couvrir les défauts minimes de la peau (ex: légères rougeurs). Sa couleur doit être la plus proche de la couleur naturelle de la peau pour éviter le risque de démarcations au niveau du cou. En aucun cas le fond de teint de sert à avoir l'air bronzé ! Il existe plusieurs formes de fond de teint : fluide, crème, stick, mousse, poudre compacte ou encore un substitut du fond de teint : la crème teintée.
    • Une base matifiante peut être utile si la peau à tendance à luire au cours de la journée. D'autre part, des papiers matifiants permettent d'absorber le sébum excédentaire avant une retouche par exemple.
    • La poudre libre sert à fixer le fond de teint et le correcteur ou anti-cernes mais s'applique avant le fard à joues.
    • La poudre compacte peut être utilisée comme fond de teint traditionnel, pour faire des retouches au cours de la journée ou encore pour creuser les joues des visages ronds.
    • L'anti-cernes ou correcteur sert à camoufler les imperfections (boutons, cernes, taches de (dé)pigmentation…). Il est généralement d'un ton plus clair que la couleur de la peau. Il existe des correcteurs de couleur, notamment vert et orange. Le vert est supposé camoufler les rougeurs diffuses du visage, et l'orange le bleu des hématomes ou des veines faciales. Ces correcteurs sont utilisés par transparence avant l'application du fond de teint.
    • Le fard à paupières existe sous plusieurs formes : sec (poudre pressée ou libre) ou gras. Pour un maquillage simple et assez naturel, deux couleurs sont conseillées : une claire et une autre plus foncée. Par exemple, poser la couleur foncée sur la partie mobile de la paupière et la plus claire dans le coin interne de l'œil ainsi que sous le sourcil. Presque tout est possible en maquillage mais en général les couleurs les plus claires se placent dans le coin interne de l'œil et les plus foncées au coin externe pour agrandir et illuminer le regard.
    • L'eye-liner sert à souligner le regard. Il existe plusieurs types d'eye-liner : eye-liner cake ou gel, fluide, feutre ou encore un simple crayon (khôl). Leur utilisation diffère un peu selon la texture mais en général, on tire un trait continu du coin interne de l'œil jusqu'au coin externe. Il existe plusieurs manières de dessiner le trait en fonction de la forme de l'œil et de l'effet désiré.
    • Le rôle du mascara est d'ouvrir le regard en recourbant et allongeant les cils, de donner de la profondeur et de finaliser le maquillage des yeux. Le mascara se pose en regardant vers le bas, en plaçant la brosse à la base des cils et en remontant le long des cils en effectuant des petits aller-retour.
    • Le crayon à sourcils permet d'intensifier ou de redessiner la courbe du sourcil. La couleur doit être la plus proche possible de celle des sourcils. Pour combler d'éventuels « trous » dans le sourcil, dessiner de petit traits en imitant les poils.
    • Le fard à joues ou blush sert à définir les pommettes, les accentuer et donner bonne mine. La pose la plus courante et la plus simple consiste à sourire exagérément et de poser le fard sur les pommettes. Le fard existe en poudre, en mousse ou en crème mais les crèmes sont à proscrire sur les peaux grasses. Le fard peut être remplacé par de la poudre de soleil (aussi appelée « terre indienne »).
    • Le baume pour les lèvres est indispensable avec ou sans rouge ou gloss. Il hydrate et protège les lèvres.
    • Le crayon à lèvres définit le contour des lèvres et empêche le rouge à lèvres de filer. Il permet de corriger une éventuelle asymétrie. On le choisit neutre et plus clair que le rouge à lèvres, idéalement il doit être invisible.
    • Le rouge à lèvres est la touche finale du maquillage. Si les yeux sont déjà fort maquillés mieux vaut choisir des teintes neutres, naturelles et discrètes.
    • Le gloss sert à faire briller les lèvres et à donner du volume par effet d'optique. Le gloss existe en versions colorées ou non, irisées ou non. S'il est teinté, il peut éventuellement remplacer le rouge à lèvres.

    Maquillage de mariage Libanais ( une beauté )

    Selon la maquilleuse professionnelle Dominique de Vorges l'ordre idéal pour appliquer son maquillage serait le suivant :

    1. une base hydratante
    2. le fond de teint
    3. le correcteur et/ou anti-cernes
    4. la poudre libre
    5. le fard à joues
    6. le crayon à sourcils
    7. le(s) fard(s) à paupière
    8. le liner et/ou crayon
    9. le mascara
    10. le crayon à lèvres
    11. le rouge à lèvres
    12. le gloss

    Le fard s'applique souvent à la fin du maquillage, après le rouge à lèvres, afin d'être en harmonie avec celui-ci.

     

      

    boite à maquillage chinoise  

    Le maquillage dans l'Égypte ancienne

    Dans l'Égypte ancienne, améliorer son apparence relevait aussi d'un sens spirituel. Une perruque volumineuse sculptée dans de la cire d'abeille exprimait par exemple un symbole très fort, qui reliait son porteur à Hathor, la déesse des festivités et de l'amour. Les fards à paupières verts (wadju) invoquaient peut-être sa protection.

      

    Après la mort, les cosmétiques devaient créer une apparence juvénile et fertile, jugée essentielle pour renaître dans l'au-delà. Utilisé par les deux sexes, le maquillage possédait également des vertus plus terre à terre. Le fard à paupières noir - appelé mesdemet dans l'Antiquité et pour lequel le mot arabe khôl s'emploie aujourd'hui - aurait éloigné les mouches, protégé des rayons aveuglants du soleil et joué un rôle de désinfectant, grâce au sulfure de plomb et au chlore qu'il contenait.

      

    Dans le climat très sec de l'Égypte, les huiles et les crèmes, souvent parfumées, hydrataient la peau. De nombreux traitements antirides existaient aussi. Les femmes portaient également des cônes de graisse parfumée.

      

      

    source:

    http://www.lamarocaine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1:histoire-du-maquillage&catid=2:maquillage&Itemid=2

      

      

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