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    La tombe pharaon PSOUSENNES fut découverte à Tanis, par P. Montet, en 1940. ( règne de Psousennès : ( 1054 - 1004 av J.C. )

     or et lapis lazuli , sur une hauteur de 64,5 cm pour un diamètre de 30 cm . Et , tenez-vous bien, il ne pèse pas moins de 6 kg 315 !

     

     

     

     

     

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  • nefertiti  

      

    Comment se fardaient les Égyptiens, dans quelle ambiance parfumée évoluaient-ils, quelles étaient leurs pratiques corporelles ? Apparemment c’est un pan entier de la culture antique qui devrait nous rester à jamais inaccessible, tant le caractère volatile des parfums semble les condamner à l’oubli, tandis que les corps disparus ont emporté avec eux le secret de leurs pratiques quotidiennes. Et cependant, quelques pistes s’offrent à nous : les textes et les représentations qui, une fois que l’on a évalué correctement leur signification, se fondent nécessairement sur des aspects de la vie réelle. Enfin il reste des vases, vides ou contenant encore des restes. On se prend alors à rêver de recettes antiques…

    Egypte_bandeau1

    A la fin de la préhistoire, avant l’apparition de la civilisation pharaonique sur les rives du Nil, on ne sépare pas un défunt de sa palette à fard : on la dépose près de sa tête dans la sépulture. Ce fard vert est un minerai de cuivre, la chrysocolle, que l’on broie en poudre, à l’aide d’un galet, sur la palette. Il reste en usage jusqu’au début de l’Ancien Empire, puis est supplanté sous la IVe dynastie, à l’époque des grandes pyramides de Giza, par le fard noir à base de galène. Le poisson est la forme animale la plus couramment employée pour les palettes à fard de l’époque de Nagada, au dernier millénaire de la préhistoire, avant la naissance de la civilisation pharaonique. Il n’est pas rare d’observer des traces d’usure prononcée au milieu de la palette, indice de broyages répétés.

    Palette à fard en forme de poisson de l’époque prédynastique

     

    A l’Ancien Empire (vers 2700-2200 av. J.-C.), hommes et femmes considèrent les deux fards à yeux (vert de cuivre et noir de galène) et les huiles comme des produits particulièrement désirables pour leur vie d’outre-tombe. Ces produits de soin ne sont pas en eux-mêmes considérés comme sacrés. Ils ne font l’objet d’aucune formule dans les « Textes des Sarcophages » et dans le « Livre des Morts », les grands recueils de textes qui accompagnent le mort égyptien, pendant deux mille ans. Les biens désirés dans ces livres sont la nourriture, l’eau et le doux souffle du vent du nord…

    L’archétype du vase à onguent parfumé pendant plus d’un millénaire, de la fin de l’Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, 2200-1200 avant J.-C., est en forme de cône légèrement cintré : on le porte à son nez comme on respire la fleur de nénuphar bleu odorante. Ce produit parfumé est appelé « l’onguent-set de fête », comme s’il était préparé spécialement à l’occasion de festivités. A côté de cette forme bien caractéristique, il existe de nombreuses autres types de vases qui ont du contenir des huiles parfumées. Souvent taillés dans des pierres recherchées, ils représentent en eux-mêmes des articles de luxe. Réutilisables à volonté, ils ne correspondent donc pas à un contenu permanent et identique comme c’est le cas pour nos flacons de parfum contemporains.

    L’Égypte ancienne ignore la technique de la distillation ; les produits parfumés consistent en onguents et en huiles mêlés de certains composants odorants extraits de plantes ou de résines, par macération préalable, parfois dans du vin, ou par l’expression du jus.

    A la Deuxième Période Intermédiaire et au début du Nouvel Empire, entre 1700 et 1500 avant J.-C., les Égyptiens ont exploité des mines de galène, un sulfure de plomb qui est à la base du fard noir ou kohol, au Gebel Zeit, dans la montagne au bord de la mer Rouge. Un petit sanctuaire à la déesse Hathor, patronne des mines, a livré les restes d’objets déposés en offrande à cette grande déesse de l’amour et de la fécondité. Ce sont essentiellement des figurines de femmes nues, modelées en terre cuite, aux visages à peine esquissés, mais aux caractères sexuels développés, habillées de tissus de lin et parées de bijoux.

    L’examen des représentations qu’offre l’art égyptien est un mode d’approche de l’univers des parfums et des fards qui n’est pas sans présenter des difficultés d’interprétation. Les hommes et les femmes de l’Égypte ancienne ressemblaient-ils vraiment aux images qu’ils ont laissées ? L’art place le masque de son style entre nous et la réalité passée, qu’il faut décrypter.

     

     

    Il est manifeste que les visages et les corps représentés constituent un idéal de beauté conventionnel, et ne reflètent que rarement les caractéristiques des individus, peu importantes aux yeux des Égyptiens. En revanche, les standards de la mode et de l’esthétique sont probablement fidèlement reproduits ; les quelques perruques et vêtements retrouvés témoignent en faveur de l’exactitude des figurations égyptiennes, à l’intérieur des contraintes imposées par le style de dessin. Le maquillage des yeux tel qu’il est reproduit dans l’art est-il inventé de toute pièce ?

    Une des énigmes des représentations égyptiennes est celle du cône sur la perruque. Les textes et les scènes attestent la pratique de verser sur la tête des parfums liquides, à base de myrrhe. Dans les banquets figurés dans les chapelles des tombeaux du Nouvel Empire, des serviteurs passent de la pommade sur les bras et sur la perruque des invités. La volonté des Égyptiens de rendre visible les éléments importants que l’œil ne voit pas les amène à pratiquer le rabat à la verticale ; le cône est sans doute à l’origine le « rabat » d’une couche de pommade. Les parfums tenaient une grande part lors des repas : vase à onguent et fleur de lotus portés aux narines, fleurs sur les mets, sur les têtes, autour du cou.

     

    Pazair

    Des nombreux objets d’art ont été conservés de cette époque, beaucoup ont trait à la toilette, signe de l’importance de ces préoccupations dans la vie égyptienne : des flacons raffinés, en matériaux précieux, empruntant des formes inventives, qui rompent avec la grande statuaire. Ils proviennent des caveaux des tombes, car il est d’usage à cette époque de déposer auprès du cercueil, parfois à l’intérieur auprès de la momie, les ustensiles employés sur terre, comme s’il s’agissait d’un simple déménagement.

    Les usages demeurent parfois mystérieux : soit parce qu’ils ne contiennent plus aucun reste, comme c’est le cas des jolies cuillères dites « à fard », soit parce que l’analyse des produits contenus, comme celle des graisses, ne livre pas leur usage avec certitude. Aucun de ces vases ne porte une prière pour le mort ou une dédicace à un dieu, ce qui indique leur caractère profane ; leur emploi ne correspondait donc pas à des « rites » autres que le désir d’être conforme au goût du jour.

     

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    Cuillère à fard en forme de bouquet de lotus

    Bois – L : 20,2 cm, l : 7,6 cm – Provenance inconnue, Nouvel Empire

    Hannover, Kestner-Museum, 2873

    Cette cuillère associe deux végétaux, le lotus et le perséa. Le motif est sculpté en creux et forme le cuilleron destiné à contenir le fard ; un petit couvercle monté sur pivot, aujourd’hui perdu, devait fermer le récipient. La silhouette cordée du fruit de perséa évoque le disque solaire émergeant du lotus primordial au moment de la « Première fois ». Le fruit du perséa est lié à l’évocation du renouvellement du cycle vital de la crue. La transposition du milieu naturel sur le plan mythique et cosmique garantit au détenteur de l’objet le retour du cycle et par là-même la renaissance.

     

    Au VIIIe siècle avant J.-C. apparaît un nouveau type de vase dont la forme évoluée sera reprise dans tout le Proche-Orient méditerranéen comme flacon à huile parfumée : l’alabastron. La réputation de l’Égypte comme fournisseur de parfums est grande dans le monde grec qu’elle côtoie de façon accrue à partir du VIe siècle av. J.-C.

    A partir du IVe siècle avant J.-C., la ville de Mendès dans le delta est régulièrement citée comme le lieu de production de parfums recherchés et exportés. Pline, au Ier siècle de notre ère, en livre les composants principaux : de la myrrhe, de l’huile, de la résine. Les auteurs classiques citent également le vin, le miel, la cardamome dans la composition d’autre onguents égyptiens.

    Les parfums avaient même leur divinité, incarnée par Chesmou, représenté sous forme humaine à tête de faucon, de bélier ou de lion suivant les époques. Il tient généralement dans les mains deux vases à onguents dont les formes nous rappellent celles des vases de pierre que les Égyptiens réservaient à ces précieux produits. Le rôle de parfumeur divin dévolu à Chesmou ne cessa de croître les siècles passant. Les plus grands temples se dotèrent ainsi de « chambres à parfums » à la fois laboratoire de confection et lieu de stockage comme on peut encore en voir à Edfou ou à Dendérah.

    Les onguents utilisés dans les temples donnaient lieu au mélange d’huiles (de lin, de castor, de palme, etc.) avec des parfums les plus précieux importés généralement de l’Orient à prix d’or : benjolin, extrait de cèdre du Liban, myrobolan d’Arabie, encens et myrrhe du Yémen, oliban et térébinthe du pays de Pount, cinnamone d’Éthiopie ou encore nard de l’Inde. S’y ajoutaient encore des extraits de genêt, de labdamum, de safran, d’anis, de menthe poivrée, de cannelle … preuve de la variété et des origines diverses des produits utilisés.

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    LES VERTUS CACHEES DES FARDS DE L’EGYPTE ANCIENNE

    Les vertus cachées des fards de l’Egypte ancienne

            

    Le maquillage n’est pas qu’une question d’apparence et de futilité. La dernière preuve en date – s’il en fallait encore : on vient de découvrir que les fards que les Egyptiens s’appliquaient autour des yeux il y a 4000 ans possédaient des propriétés anti-infectieuses. De véritables cosméto-caments avant l’heure ! [je viens d’inventer ce mot, inutile de faire une recherche Google )
     
    Le truc complètement dingue, c’est que les vertus thérapeutiques de ces fards étaient dûes à un composant aujourd’hui très décrié…… le plomb !!!  
     
    Le maquillage égyptien était en effet constitué de mélanges de galène noire (sulfure de plomb) et de substances blanches naturelles ou synthétisées à partir (entre autres) de sels de plomb.   Les chimistes de l’époque connaissaient parfaitement le pouvoir anti-infectieux du plomb. Son rôle dans le soin des yeux avait même été couché sur papier par des médecins grecs et romains quelques centenaires plus tard.
    Et aujourd’hui…
     
    L’effet de très faibles quantités de plomb sur les cellules cutanées a été évalué scientifiquement par des chimistes du CNRS, de l'UPMC et de l'ENS Paris, en collaboration avec le C2RMF.
     
    > A doses infinitésimales, le plomb ne tue pas la cellule. Il induit la production de monoxyde d'azote, molécule connue pour activer le système immunitaire. Appliquer des fards à base de plomb pouvait donc déclencher un mécanisme de défense qui, en cas d'infection oculaire, limitait la prolifération des bactéries.
    Trop forts ces Egyptiens, non ?
     
    °°° PS1 : si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire des cosmétiques, je vous conseille le blog ultra-instructif-sans-prise-de-tête Pure Beauté, rubrique Histoire des Cosmétiques. PS2 : merci à Arnaud, Egyptologue, pour l’info.
     
     LES VERTUS CACHEES DES FARDS DE L’EGYPTE ANCIENNE 
      
    Source http://www.paperblog.fr/2796121/les-vertus-cachees-des-fards-de-l-egypte-ancienne/
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  • L’Apithérapie et l’Ancienne Égypte

                 

    L’Apithérapie et l’Ancienne Égypte

    Dans la mythologie de l’ancienne Égypte, les abeilles sont nées des larmes du Dieu solaire Rê. En tombant sur le sol, elles se transformèrent en abeilles, qui construisirent des rayons et fabriquèrent du miel pour le bien-être des hommes. L’abeille est avant tout le symbole de la Basse-Égypte unifié avec le roseau, symbole de la Haute-Égypte, scellant ainsi l’unité du pays…
     

    Différentes scènes de la vie apicole ont été retrouvées sur des tombes égyptiennes montrant la vie quotidienne des défunts.

    On y voit que les Egyptiens consommaient régulièrement du miel, celui-ci était offert en offrande aux dieux; les pharaons l’utilisaient en boisson lors du mariage, d’où la lune de miel. Le miel était considéré comme un produit luxueux pour les onguents et les médicaments.[i] Quant à la cire d’abeille, elle était utilisée pour les momies, les parchemins et les bateaux et les rites d’exécrations pour anéantir les ennemis.

     

     

    Les papyrus médicaux égyptiens seraient un extrait des ouvrages de Thot, ils ont été découverts au XIXème siècle. Les ouvrages de Thot constituaient une encyclopédie regroupant Théologie, Astrologie et Médecine. D'après Clément d'Alexandrie, les six derniers des 42 ouvrages de Thot concernaient la science médicale.

     

    Avant la découverte des papyrus, les seuls témoignages étaient ceux de l’Antiquité. Une nouvelle traduction des papyrus a permis de revoir la définition de la maladie de l’ancienne Égypte.[ii]
    Plusieurs papyrus ont été découverts dans des fouilles clandestines ou officielles. Voici les plus importants qu’on retrouve :

     

    Le papyrus SMITH, découvert en 1860 à Thèbes, est un manuel chirurgical pour soigner des blessures précises. Il est conservé à la bibliothèque de l’Académie de médecine de New York et date du début de la 18e dynastie.[iii]

    Le papyrus EBERS date de 1550 ans avant notre ère, début du Nouvel Empire. C’est un manuel pratique pour le soulagement de nombreux maux. Il est conservé à la bibliothèque de l’Université de Leipzig. C'est le plus long connu à ce jour (20 m).[iv]

    Le papyrus de Brooklyn, qui date de l’époque ptolémaïque (dynastie pharaonique qui régna sur l'Égypte antique de -323 à -30). Ce papyrus traite des reptiles (plus particulièrement les serpents), avec les antidotes à utiliser.

      

    Le papyrus de Londres. Il date de la XXème dynastie (vers 1100 av. J.-C.), et contient surtout des formules magiques dont plusieurs sont destinées à aider l'efficacité de médications oculaires[v]

      

    Le papyrus Copte de CHASSINAT. C'est le dernier papyrus médical connu, traduit en 1921 par Chassinat. il a été écrit au IXè siècle après J.C. Ce document relativement récent reproduit des prescriptions s'appliquant aux affections oculaires datant de l'Ancien Empire.[vi]

     

    La traduction des papyrus a permis de constater que :

     

    le miel était l'ingrédient le plus utilisé dans les remèdes, tant en usage externe qu'en usage interne. La proportion de miel allait de 20 à 84% dans les remèdes. Il était utilisé comme onguent pour les blessures et les brûlures pour ses propriétés antiseptiques. Les femmes pratiquaient la contraception à l'aide de préparations à base de miel pour ses propriétés spermicides. Le miel traitait les problèmes ophtalmologiques par ses propriétés anti inflammatoires, etc., pour ne nommer que celles-ci.

    La propolis était utilisée par les grands prêtres de l’ancienne Égypte pour les embaumants des momies grâce à ses propriétés antifongique et antioxydante. [vii] La propolis n’est nullement référencée dans les papyrus médicaux, alors que le miel et la cire apparaissent plusieurs fois. Vers la fin du XXième siècle, un apiculteur souleva ce point à un égyptologue spécialisé, qui fit le lien dans les textes entre le terme «chiure de mouche» et la propolis[viii]. Ceci permit de découvrir que la propolis était utilisée dans différents traitements tel que les abcès, seins douloureux, dessécher une plaie, etc.

      

    La cire d’abeille était utilisée pour les vertus adoucissantes de celle-ci afin d’éviter l’adhérence des pansements sur la plaie. Elle était utilisée aussi par les prêtres égyptiens pour les embaumements.

     

    L’ancienne Égypte avait intégré l’apiculture avec ses produits apicoles à tous les niveaux de son fonctionnement, du clergé à la vie quotidienne.

    On retrouve principalement comme produit de consommation le miel, mais les papyrus médicaux n’ont pas fini de nous dévoiler leurs secrets. Des traductions sont révisées régulièrement, changeant le texte de ceux-ci, comme nous avons plus le voira avec le terme «chiure de mouche», qui faisait bien sourire des égyptologues mais qui était en fin de compte de la propolis. Peut-être qu’un travail conjoint d’apithérapeutes et d’égyptologues permettra de revoir la traduction de ces papyrus et d’identifier de nouveaux éléments tel que la gelée royale et le pollen, qui ne sont «à priori» nullement mentionné.

     http://mennefer-glmmm.blogspot.com/2009/01/bia-labeille-de-la-thocratie.html - Grande Loge Maçonnique Mixte de MEMPHIS-MISRAÏM
    [ii] http://www.silland.com/EgypteEnMajeste/papyrus_medicaux_fichiers/index_papyrus_medicaux.htm
    [iii] http://www.louvre.fr/ - Louvre - Dossier thématique : L’art du médecin égyptien.
    [iv] http://www.louvre.fr/ - Louvre - Dossier thématique : L’art du médecin égyptien.
    [v] http://www.snof.org/histoire/egypte1.html - Syndicat national des ophtalmologistes.
    [vi] http://www.snof.org/histoire/egypte1.html - Syndicat national des ophtalmologistes
    [vii] http://www.immortelleegypte.com/articles.php?lng=fr&pg=405
    [viii] Ruches et abeilles: Architecture, traditions, patrimoine; Auteurs : Jean-René Mestre, Gaby Roussel; Éditeur : EDITIONS CREER, 2005; ISBN : 2848190361, 9782848190365.

      

     Publié le 07 septembre 2009 par Naturame

    sources : http://www.paperblog.fr/2280856/l-apitherapie-et-l-ancienne-egypte/

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    NEFERTITI

     

     

     

    Néfertiti (Nofretete en allemand) est la grande épouse royale d'Akhénaton, l'un des derniers rois de la XVIIIe dynastie. Elle vécut aux environs de -1370 à -1333/34.

    Sa beauté est légendaire, et il est certain qu’elle exerçait un rôle politique et religieux important pendant la période amarnienne. En effet, lorsqu'une équipe d'archéologues américains entreprit récemment la reconstitution virtuelle des parois du temple d'Aton à Karnak à partir de talatates, — un gigantesque puzzle de plus de six mille blocs en grès retirés du IXe pylône —, elle eut la surprise de constater que les représentations de Néfertiti étaient plus nombreuses que celles d’Akhénaton, son royal époux. Ailleurs, la reine est figurée dans la pose traditionnelle de pharaon châtiant les ennemis de l'Égypte, ou officiant aux côtés du roi devant leur dieu Aton. D’autres reliefs encore montrent le couple royal et les petites princesses dans leur intimité familiale. Toutes ces scènes sont la preuve que la reine exerçait un pouvoir considérable, l'art officiel n’ayant jamais montré de scènes similaires auparavant.

    Il n'est pas établi que Néfertiti ait survécu à Akhénaton. Certains égyptologues ont conjecturé cependant qu’à la fin du règne elle aurait été corégente d’Akhénaton sous le nom de Smenkhkarê, dont on pense en général qu'il s’agit d’un jeune frère d'Akhénaton.

      

    Généalogie

    NEFERTITI

    Voir l’article annexe : Arbre généalogique de la XVIIIe dynastie égyptienne.

     

    Néfertiti

    Naissance

    vers -1370

    Décès

    vers -1334/33

    Père

    Aÿ ?, Amenhotep III ?

    Grands-parents paternels

         

    Grand-père paternel inconnu

     

    Grand-mère paternelle inconnue

    Mère

    Mère inconnue

    Grands-parents maternels

         

    Grand-père maternel inconnu

     

    Grand-mère maternelle inconnue

    Fratrie

    Fratrie inconnue

    1re épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    2e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    3e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    4e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    5e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    6e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    7e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    8e épouse

    inconnue

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    Mari

    Amenhotep IV / Akhénaton

    Enfant(s)

    Mérytaton (ou Méritaton), L'aimée d'Aton

    Mâkhétaton, La protégée d'Aton

    Ânkhésenpaaton, Elle vit pour Aton

    Néfernéferouaton (ou Néfernéferouaton Tasherit), Belle est la perfection d'Aton (ou Parfaite est la beauté d'Aton)

    Néfernéferourê, Belle est la perfection de Rê (ou Parfaite est la beauté de Rê)

    Sétepenrê, L'élue de Rê

    2e mari

    inconnu

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    3e mari

    inconnu

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    4e mari

    inconnu

    Enfant(s)

    pas d'enfant connu

    Qui donc était La-Belle-est-venue ? Était-ce la fille d’un grand dignitaire, le futur pharaon Aÿ (cf. Hymne à Aton), ou bien une fille d’Amenhotep III ? Nous l’ignorons. Il se peut tout aussi bien qu’elle soit la princesse Tadukhipa[1] que le roi de Mitanni Toushratta envoya à son frère et beau-fils Amenhotep III (cf. lettres d’Amarna), le nom égyptien de Néfertiti, La Belle est venue, semblant indiquer une origine étrangère. La date de son mariage et de sa montée sur le trône ne sont pas connues avec certitude, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres données de cette époque. Il a pourtant été établi que Néfertiti n'est pas une princesse du Mitanni. Néfertiti, contrairement à ce qu'on a pu croire est un prénom bien égyptien comme le souligne l'égyptologue Jean Yoyotte qui rappelle que c'est l'une des appellations de la belle déesse Hathor. Aucun document ne permet de dire si elle vint de l'étranger. La signification de son nom a brouillé les pistes. En fait, et comme le rappelle Jean Yoyotte dans son article sur Néfertiti dans le dictionnaire de la civilisation égyptienne (édition Fernand Hazan), nous savons très peu de choses sur cette reine.

    Selon les dernières études Toutânkhamon ne serait pas son fils comme on pouvait le croire jusqu'à présent, mais le fils d'Akhénaton et de sa fille aînée Mérytaton[baptisée « Young Lady » par les égyptologues qui hésitent sur son identité et ont répertorié la momie KV35YL[.

     

    NEFERTITI

    La disparition de la reine

    En l’an treize (ou quatorze) du règne d’Akhénaton (vers -1336) (cf. datation), Mérytaton remplaça sa mère comme grande épouse royale dans les cérémonies officielles, et, à partir de l’an quatorze, Néfertiti disparut de l’iconographie amarnienne. Sur quelques reliefs, son nom et son visage furent même martelés et remplacés par ceux de Mérytaton. Il n’est pas impossible qu’elle soit déjà morte à cette date, d’après une hypothèse, de mort violente. Certains spécialistes avaient un moment avancé une possible disgrâce, elle aurait été évincée par une rivale, Kiya, une autre épouse du roi. On sait aujourd'hui que c'est l'inverse qui s'est produit. Les raisons véritables de cette disparition subite nous échappent encore. Pour compliquer cette énigme des sceaux de jarre à vin avec son nom qui porteraient comme indication : « l'an I de Néfertiti » ont été retrouvés dans le palais nord d'Akhetaton (l'actuelle Tell el-Amarna), ce qui signifie peut-être qu'elle y vécut à la fin du règne de son époux voire qu'elle régna après lui.

    NEFERTITI

    La disparition de Néfertiti coïncide avec l'apparition d'un nouveau personnage nommé au titre de co-régent au nom de Ânkh-Khéperourê Néfernéférouaton. Plusieurs chatons de bague inscrits, trouvés par Sir William Matthew Flinders Petrie à Amarna, montrent que ce nouveau personnage est une femme puisque la forme attestée est Ânkh(t)Khéperourê. Manéthon, dans sa liste royale, évoque une « femme roi » à la fin de la XVIIIe dynastie qu'il nomme Acenchêrês (ou Akenkheres ou Achencherês) qui serait une mauvaise transcription d'Ânkh-Khéperourê. Ici encore, nous en sommes réduits à des conjectures. C'est sur ce postulat que des spécialistes y ont vu la certitude qu'il s'agissait de Néfertiti. Cependant l'identité de cette Ânkh(t)Khéperourê a été très discutée : Kiya, Méritaton, Néfertiti ?

    Après le court règne du successeur d'Akhénaton, c'est un jeune garçon d’une dizaine d'années qui monte sur le trône, dont elle n'est pas la mère, Toutânkhamon, époux de la princesse royale Ânkhésenpaaton. Une nouvelle hypothèse, qui est toutefois du domaine de l'histoire-fiction, car aucun document ne l'étaye : Néfertiti, encore en vie, mais officiellement retirée des affaires publiques, aurait gouverné dans l'ombre, étant donné le jeune âge du nouveau roi. Cette influence — et probablement sa propre vie — se seraient alors achevées pendant la troisième année de règne de Toutânkhamon, en -1331. C'est en cette année en effet que Toutânkhaton adopta le nom de Toutânkhamon, reniant le culte monothéiste d’Akhénaton et marquant officiellement son soutien au dieu thébain Amon. En même temps, la famille royale abandonna Akhetaton, la ville d’Aton, et revint à Thèbes.

    Qu’on ait identifié Néfertiti à la princesse mitannienne Tadukhipa (idée abandonnée aujourd'hui), à Smenkhkarê ou même à Kiya, qu’elle soit morte pendant le règne d’Akhénaton ou qu’elle ait survécu à son royal époux, voire être la « femme roi » qui lui a succédé : aucune de ces hypothèses n'est attestée à ce jour. Seule, pour l'instant, la version proposée par Marc Gabolde, remporte un grand nombre d'approbations de la part des égyptologues. Il propose que Néfertiti meure avant Akhénaton et que ce soit Mérytaton qui succède à son père. Toutefois cette affirmation amène une autre énigme : où a été déposé le corps de la reine ?

     

    NEFERTITI

    Buste

    Article détaillé : Buste de Néfertiti.

    Un buste la représentant l'a rendue célèbre. Il est conservé au Neues Museum à Berlin. Il s'agit d'une des œuvres de l'Égypte antique les plus copiées. On l'attribue au sculpteur Thoutmôsis, et on pense que le lieu de sa découverte était l'atelier du sculpteur. Le buste donne une idée de la manière dont les anciens Égyptiens restituaient les proportions du visage humain.

    En 2009, l'historien d'art suisse Henri Stierlin soutient que le buste de Berlin est une copie datant de 1912[4],[5],[6]. Le conservateur du musée égyptien de Berlin Dietrich Wildung ainsi que plusieurs égyptologues réfutent cette thèse et affirment l'authenticité du buste. Sous réserve d'une preuve matérielle qui fait défaut, le débat n'est pas clos.

    La momie de Néfertiti

    Le 9 juin 2003, l'archéologue anglaise Joann Fletcher, professeur à l'Université de York, annonça qu’une des momies découvertes en 1898 dans la tombe KV35 de la vallée des rois, mais non encore identifiée, serait celle de la reine.

    La momie était en si mauvais état que, d’après Joann Fletcher, elle avait probablement été saccagée peu après la momification. La technique utilisée serait celle employée par les embaumeurs de la XVIIIe dynastie. La position du corps indiquerait un personnage royal.

    Le 12 juin, soit trois jours plus tard, Zahi Hawass, directeur de l'ESCA (Egypt's Supreme Council for Antiquities, Conseil suprême des Antiquités égyptiennes), mit en avant l’absence de preuves étayant cette hypothèse, et démentait publiquement que cette momie fût celle de Néfertiti.

      

    sources : wikipedia

    photographies texte original et google

      

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    Les très nombreux objets découverts dans les sépultures égyptiennes se révèlent de précieux témoignages des coutumes dans l'Antiquité. Ainsi trouve-t-on des coffrets contenant des miroirs, des épingles à cheveux, des peignes, des pots à onguents, du khôl et des huiles : de véritables nécessaires de beauté.

     

    De même que pour l'élaboration des parfums, les Egyptiens possédaient des connaissances étendues dans le domaine de la cosmétique et de la chimie, développées par la pratique de l'embaumement. Ils savaient confectionner nombre de produits destinés à l'esthétique, mais aussi au maintien de la santé. Dès l'Ancien Empire, les fards étaient considérés comme de véritables soins de la peau et des yeux.

    Au départ réservés aux prêtres et aux rites religieux, leur usage s'étend peu à peu à la vie quotidienne des Egyptiens. Hommes, femmes, et même enfants, utilisaient tous les jours fards et onguents.

     

    Onguents et huiles :

     

    Après leur toilette quotidienne, les Egyptiens appliquaient onguents et huiles parfumés sur le corps afin d'adoucir et protéger la peau.

    Ces cosmétiques étaient élaborés à base de graisse végétale (huile d'olive ou de noix, beurre de karité ou huile de palme) ou animale (graisses de crocodile et d'hyppopotame) ou encore de cire, et d'extraits de plantes, parfois de poudre minérale comme l'albâtre, variété de gypse. On pouvait y ajouter des résines ou gommes-résines, qui outre leur parfum, apportait à l'onguent des anti-oxydants qui permettait sa conservation.

     

    Le Papyrus Ebers découvert sous les ruines de Thèbes (1500 av. J.-C) décrit de nombreuses recettesd'onguents destinés à embellir la peau. Parmi les ingrédients, on trouve le miel, la poudre d'albâtre, le sel marin, la gomme de térébinthe, le souchet , le mucilage, ...

    Le papyrus Edwin Smith, expose entre autres recettes celle d'une huile à base de fenugrec, destinée à améliorer le teint.

     

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    Les fards :

     

    L'essentiel du maquillage portait sur les yeux, différent selon les époques par la forme du trait, le choix des couleurs et des textures plus ou moins brillantes.

    Ce maquillage était utilisé dans un but non seulement esthétique, soulignant la beauté du regard des Egyptiennes, mais aussi dans un but préventif contre les agressions de l'environnement, qui par la sècheresse, le soleil, le vent et le sable, ou encore les crues du Nil favorisaient les infections occulaires.

    Et c'est encore le Papyrus Ebers qui propose des recettes de fards utilisés pour protéger les yeux des maladies :

    "Remède pour soigner la vue : galène, ocre rouge, plante, partie mâle de la galène. Sera préparé en une masse homogène et appliqué sur les yeux".

    Ce papyrus cite des incantations à réciter, telle : "Viens malachite ! Viens, malachite ! Viens, la verte ! Viens écoulement de l'oeil d'Horus ! Viens rejet de l'oeil d'Atoum ! Viens sécrétion sortie d'Osiris ! ..."

     

    Les fards employés pour maquiller les yeux étaient au départ de couleur verte, on peut les observer sur les représentations des bas-reliefs dès l'Ancien Empire.

    Pour obtenir le fard de couleur verte, la couleur d'Osiris, on écrasait la malachite, un minéral à base de cuivre importé de Syrie.

     

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    Puis apparurent les fards noirs, qui vont plus tard prédominer. On les trouve en grand nombre dans les sépultures, ainsi que sur représentations artistiques.

    Le fard noir, ou khôl, était confectionné en broyant la galène à base de plomb. Broyée très finement, elle était d'un noir sombre. Plus grossière, elle donnait des reflets métalliques.

     

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    Le noir, "mesdemet", est "étroitement lié à l'Egypte (dont le nom ancien est "Kemet" : "la terre noire", de "km" : "noir", d'où "kmb" : "les Egyptiens") à cause du limon noir très fertile laissé par le Nil, symbolise dans la culture égyptienne pharaonique la vie, la fécondité, la renaissance, le renouvellement, valeurs personnifiées par les divinités à chair noire et par l'oeil noir prolongé d'une "goutte" du dieu du ciel et esprit de lumière, Horus, représenté avec une tête de faucon (animal à l'oeil naturellement entouré de noir et dont l'acuité visuelle est incomparable). L'oeil noir d'Horus, l'oudjat ("complet") est le symbole de l'intégrité physique, de l'abondance et de la fertilité, de la lumière et de la connaissance".

    (à lire "Le langage des fards en Egypte antique" sur le site du CNRS)

    Certains fards, plus clairs, étaient composés essentiellement de cérusite, un minéral blanc lui aussi à base de plomb. La cérusite, mélangée à la galène noire, permettait d'obtenir différentes nuances de gris.

    Les fards étaient mélangés à des produits gras afin obtenir différentes textures et de les appliquer plus facilement.

     

    Le plomb, très toxique, était alors un élément courant dans les formules des cosmétiques. Cependant, des études scientifiques ont révélé que l'usage fait par les anciens Egyptiens, par les doses utilisées et par la localisation de son application, n'était pas dangereux. Au contraire, son utilisation se révèle une bonne protection contre les infections des yeux ( lire ies vertus cachées du khôl égyptien).

    Pline l'Ancien et Dioscoride, auteurs gréco-romains du 1er siècle après J.-C., décrivaient des recettes de ces poudres destinées à prendre soin des yeux et des cheveux.

     

    Le fard était appliqué à l'aide d'une petite tige sur le contour des yeux au niveau de la bordure des paupières supérieure et inférieure, en un long et large trait qui soulignait leur forme en amande.

    Pour souligner la forme de leurs sourcils, les femmes les enduisaient de fards, et elles utilisaient des pinces à épiler.

     

    Les joues et les lèvres étaient parfois colorées de rouge, confectionné avec des poudres d'ocres, qui sont des oxydes de fer. Ces pigments étaient mêlé eux aussi à de la graisse animale ou de l'huile afin d'en faciliter l'application.

     

    Les accessoires et objets :

     

    Les multiples fards et onguents étaient accompagnés d'accessoires variés témoignant d'un grand raffinement, des plus simples aux plus richement décorés.

     

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    Finement ouvragés, ils sont ornés de motifs de fleurs de lotus, de guirlandes de papyrus, d'antilopes, de poissons ou de petits singes. Les objets et leurs manches sont sculptés sous la forme d'une jeune fille tenant un oiseau, d'une nageuse poussant un canard ou d'un bras se terminant par une main ouverte.

     

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    On trouve des tablettes creusées d'alvéoles, des cuillères à fard, des pots à onguents, des flacons à parfum, des étuis à khôl accompagnés de stylets assortis.

    Les récipients et autres objets sont en pierre (albâtre translucide, hématite, diorite, marbre), en céramique, en terre cuite, en bois, en roseau ou encore en ivoire.

     

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    La pâte de verre apparaît au Nouvel Empire. Le plus souvent de couleur bleue, elle peut être décorée de filets rouges, verts, jaunes ou blancs.

    Destinés aux princes et aux rois, ils peuvent être alors faits d'or, de bronze ou d'onyx gravés, incrustés d'obsidienne, de pierres semi-précieuses ou de faïence.

     

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    Les miroirs, au début simples plaques de mica, sont par la suite constitués de disques de cuivre ou de bronze poli.

    A partir du Moyen Empire, ils étaient améliorés par l'application d'une couche d'argent.

     

    (A visiter : Antiquités Egyptiennes du Metropolitan Museum of Art)

     

    sources : http://cameline.over-blog.com/article-les-cosmetiques-dans-l-egypte-antique-63744751.html

     

     

     

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