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    La coiffure est l'art d'arranger les cheveux, éventuellement de modifier leur aspect extérieur.

    Cet art implique différents types d’interventions : couper les cheveux, les friser ou les défriser, les tresser, les teindre, les décolorer, les poudrer, les enduire de substances variées, leur adjoindre de faux cheveux (sous la forme d'une perruque ou d'un postiche ou rallonge capillaire qui consiste à garder les vrais cheveux et à seulement augmenter la longueur) ou les ornementer de façon plus ou moins sophistiquée selon les cultures et les civilisations.

    Un rapide descriptif des coiffures permet de cerner leurs richesses ainsi que leurs rôles en tant que marqueur social.

     

    Mésopotamie et Perse antiques :

    Dans la Mésopotamie et dans la Perse antiques, les nobles frisaient, teignaient et tressaient leurs barbes et leurs cheveux longs, ajoutant parfois de la poudre d'or ou des ornements en or et en argent.

    Les phéniciennes portaient souvent leurs cheveux séparés en deux mèches torsadées ou enroulés en turban.

     

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    Egypte ancienne :

    Les enfants, garçons et filles, avaient le crâne rasé excepté une tresse sur le côté de la tête appelée Tresse de l'Enfance. Cette coutume rendait hommage à Horus, le dieu solaire, qui portait la même natte étant enfant. La façon dont était décorée la Tresse indiquait le rang social de l'enfant : fermoir en or pour les familles royales et bourgeoises ou de simples fleurs pour les agriculteurs et les ouvriers. À la puberté, le passage à l'âge adulte était donc symbolisé par la perte de la Tresse : les futurs hommes se rasaient entièrement le crâne alors que les futures femmes se laissaient pousser les cheveux.

     

    Les égyptiens portaient les cheveux courts tout en laissant les oreilles bien dégagées même si certains étaient rasés ou portaient les cheveux mi-longs bouclés et dégradés pour former une sorte de bonnet. Les hommes ne changeaient de coiffure que lorsqu'ils commençaient à devenir chauves. Aucun égyptien ne portait la barbe, se distinguant ainsi des Hittites « barbares » (exception faite des barbes postiches des pharaons).

     

    Les coiffures féminines étaient beaucoup plus variées. Les cheveux pouvaient être lisses, frisés, ondulés, nattés ou attachés en une queue de cheval. Sous l'Ancien Empire (2575-2134 av. J.-C.), les femmes préféraient avoir les cheveux courts ou mi-longs alors que sous le Nouvel Empire (1550-1070 av. J.-C.), la mode était aux cheveux longs ou aux perruques. Dans les deux cas, l'ornementation était abondante : diadème, perles (en or, en pierres précieuses, en ivoire, etc.), épingles, peignes, fleurs, etc.

     

    Que ce soient les hommes, les femmes ou les enfants, tous les égyptiens pouvaient porter des perruques. Elles faisaient partie intégrante de la garde robe. Il en existait de tous les styles et toutes les longueurs. Les riches portaient des perruques en cheveux naturels alors que les plus pauvres devaient se contenter de perruques faites avec de la laine ou des fibres végétales. Vu leur prix, elles étaient aussi choyées que les chevelures naturelles et n'étaient sorties que pour les banquets et les cérémonies. Le perruquier était un personnage important dans la vie quotidienne égyptienne.

     

    Les serviteurs et les esclaves devaient pouvoir être reconnus au premier coup d'œil. C’est pourquoi, ils nouaient leurs cheveux sur la nuque en faisant une sorte de boucle ou ils se faisaient huit ou neuf tresses qu'ils attachaient à l'arrière de leur tête et qu'ils laissaient pendre sur un côté de la face et du cou.

     

    Les prêtres étaient obligés de se raser tout le corps car ils devaient être le plus purs possible pour se présenter devant le dieu. C'est pourquoi ils sont toujours représentés chauves sans sourcils ni cils.

     

    Les danseuses étaient dans l'impossibilité de porter une perruque qui aurait gêné leurs mouvements mais elles se faisaient une multitude de tresses terminées par des disques de métal qui mettaient en valeur la grâce de leurs acrobaties.

      

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    La Grèce :

    Les styles de coiffure ont varié selon les époques et selon les cités mais il existait néanmoins quelques traits communs.

    Durant la période classique (500 – 323 av. J.-C.), tous les grecs avaient les cheveux frisés, naturellement ou non, pour se différencier des Barbares. Les jeunes garçons portaient les cheveux longs jusqu'à 18 ans. Passé cet âge, ils devaient se coiffer comme les adultes, c'est-à-dire avoir des cheveux courts et bouclés. Pour aller au gymnase, ils serraient un bandeau autour de leur tête.

    Les esclaves avaient toujours le crâne rasé. Les femmes avaient les cheveux longs et bouclés avec une raie au milieu, tirés à l’arrière et retenus par un nœud, le chignon étant plutôt réservé aux servantes. La plupart du temps, le crâne et les chignons étaient recouverts d'un tissu ou d'un filet.

      

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    Portrait de Ganymède

    Les cheveux étaient parfois teints ou couverts de poudre colorée. Il faut signaler le cas particulier des Spartiates. À cause de leur image guerrière et austère, il est courant de penser qu’ils se rasaient les cheveux. Au contraire, les adolescents avaient les cheveux courts alors que les adultes les avaient longs. Les redoutables guerriers spartiates se peignaient longuement avant de combattre, peut-être pour évacuer la tension.

    Avec la période hellénistique (323 – 31 av. J.-C.), les coiffures des hommes se firent plus simples alors que celles des femmes se compliquèrent. Alexandre le Grand demanda à ses soldats de se couper les cheveux très courts et de se raser la barbe pour que leurs ennemis ne les attrapent pas lors des combats rapprochés (Plutarque 46-120 après JC), et les civils les imitèrent.

      

      

      

    Rome :

    Les hommes ne portaient pas de barbe et avaient les cheveux courts pour se différencier des Barbares. Ils sortaient tête nue dans la rue, excepté les travailleurs en plein air qui portaient des chapeaux.

    Les femmes, quant à elles, avaient les cheveux longs qu'elles tressaient, frisaient, groupaient en chignon appelé tubulus. Seules les bacchantes (prêtresses du culte de Dionysos-Bacchus) avaient les cheveux détachés (Ovide, 43 - 63 avant J.-C.). Sous la République (510-27 avant J.-C.), les coiffures des Romaines étaient assez simples et ressemblaient à celles des femmes grecques. Mais sous l'Empire (27 avant J.-C. - 476 après J.-C.), avec l'introduction du peigne, les coiffures se compliquèrent et devinrent un véritable marqueur social. Les riches romaines achetaient un esclave, l'ornatix, qui était chargé de les coiffer, de les épiler et de les maquiller.

      

    Il existait également des hommes libres appelés tonsors qui tenaient des boutiques et qui vendaient leurs services aux riches citoyennes. Plus on se rapproche de la fin de l'Empire, plus les modes se succédèrent rapidement dans le temps, à un tel point qu'Ovide (43 av. J.-C. - 17 après JC) fit cette réflexion : « Je ne peux suivre l'évolution de la mode, chaque jour introduisant, semble-t-il, un style nouveau. » Sous les empereurs Julio-Claudiens (27 av. J.-C. – 96 après J.-C.), les coiffures restèrent relativement simples. Sous le règne des empereurs Flaviens (69 - 96 après J.-C.), les frisures constituèrent l'élément essentiel de la coiffure.

      

    On aimait les grosses boucles ramenées sur le haut de la tête tandis que sur la nuque, les cheveux étaient tirés en chignon. Julia, fille de l'empereur Titus (79 - 81 après J.-C.), mit à la mode la célèbre coiffure en « diadème » formée de boucles en « nid d'abeilles ».

      

    Les Antonins (96 - 476 après J.-C.) virent l'avènement des nattes. Celles-ci étaient ondulées contournant la nuque en revenant sur le front. C'étaient des femmes déjà mûres, qui avaient renoncé sinon à l'élégance du moins à la coquetterie, qui portaient ces coiffures. Sous les Sévères (193-235), les ondulations revinrent mais elles étaient orientées horizontalement.

      

    Ces princesses syriennes firent preuve de beaucoup d'originalité dans leurs coiffures. Pendant la deuxième moitié du IIIe siècle, les cheveux étaient coiffés au petit fer et les nattes se rassemblaient à la base du cou en un gros chignon remontant jusqu'au sommet du crâne en cimier de casque. Au IVe siècle, le goût des accessoires supplanta celui de l'arrangement des nattes.

      

    Enfin au Ve siècle, les perles, les diadèmes firent perdre tout intérêt pour l'ordonnancement de la chevelure. Les Romaines aimaient également changer de couleur de cheveux (cf. paragraphe correspondant).

      

      

    SOURCES WIKIPDIA - photos google Wikipedia





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