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    Pierre-François Guerlain 


    Par "Elisabeth Gillion", publié le 5/12/11

    Parfumeur et précurseur des agro-ressources

     

    Fondateur d’une dynastie de parfumeurs et d’une société de cosmétiques prestigieuse, Pierre-François Guerlain marie le savoir séculaire des herboristes avec la chimie fine et lance l’ère industrielle des flacons de luxe qui rayonne en Picardie

     

    Gamin à Abbeville où son père est marchand d’épices et potier d’étain, Pierre-François Guerlain apprend le respect de la nature et des produits simples. Il court la campagne chez sa grand-mère et apprend en prime l’exigence et la rigueur. « Ne rien céder sur la qualité », répète-t-il à ses employés. C’est une des clefs du succès durable de son entreprise.

    C’est à Londres, chez le grand parfumeur Floris, que Guerlain se familiarise avec la chimie. Puis dans l’esprit des compagnons du Devoir, le jeune apothicaire circule en Europe pour vendre ses spécialités et poursuivre son apprentissage. Alors, suivant une méthode picarde bien connue, « faire en allant » et « tout est bon à prendre, tout fait panche», il associe dans ses formulations de produits les techniques nouvelles et les pratiques anciennes. Il retient toutes les idées de formules de soins efficaces, qu’il les ait découvertes chez une paysanne, un herboriste, un savant ou un mondain …
    La « guerlinade » signifie ainsi créer à base de matières premières naturelles et oser des accords inédits.

     

    L’esprit de nature

    L’esprit de nature

    Pierre-François Guerlain révolutionne les habitudes de ces dames en inventant la première lotion pour blanchir la peau, une poudre à base de perles, une crème de rose qui garde un teint de lys, un fard à lèvres à base de tanin de vin de Bordeaux, une crème purifiante au concombre… D’autres utilisent l’escargot, la graisse d’oie ou même la graisse d’ours. Bizarre? Pas du tout. Il a glané ces recettes dans les fermes, ici et là … jusqu’en Russie.

    En 1928, il s’installe à Paris rue de Rivoli puis passe rue de la Paix, au début du Second Empire. C’est l’époque des parfums composés pour un soir, pour chaque cliente. Pierre-François Guerlain change les pratiques, personnalise les senteurs pour identifier une personnalité, une ambiance. Son succès est immédiat. Guerlain fait et défait les modes. Il crée pour l’impératrice Eugénie l’eau de Cologne impériale, en 1853. « Simple avec ses notes hespéridées qui flirtent avec le romarin, puis la magie du néroli vient adoucir ce bouquet d’agrumes. »
    Guerlain reçoit alors le titre rare de « parfumeur breveté de sa majesté » et devient donc fournisseur officiel de la cour impériale. Il fournit bientôt toutes les cours européennes. Puis, en 1867, il invente le 1er bâton de rouge à lèvres avec étui poussette rechargeable. Encore un produit qui dure.

    Ses descendants prennent la suite à la direction de l’entreprise, en restant fidèles à ses matières fétiches : bergamote, rose, jasmin, iris, ylang-ylang et vétiver. Ils créent des parfums légendaires dont le succès ne se dément pas : Jicky date de 1889, Shalimar de 1925, Habit rouge de 1965…

     

    Développer la filière industrielle de la Bresle

    Si la maison Guerlain n’a pas d’usine en Picardie, sa réputation est liée aux performances verrières de la vallée de la Bresle que Pierre-François Guerlain a contribué à lancer en imposant une innovation majeure dans la forme et le raffinement de la présentation des flacons. Au début du XIXème siècle, l’apothicaire servait les crèmes dans un pot de porcelaine et le parfum dans un flacon de cristal – un peu comme un bijou dans son écrin… Guerlain et le faïencier-verrier Pochet changent alors la donne.

    Magasin de la rue de Rivoli (Service Presse Guerlain)

    Pochet possède une des 37 verreries qui jalonnent la Bresle, au Courval. En commandant une œuvre exceptionnelle pour l’eau impériale, Guerlain magnifie l’artisanat local. « En forme de ruche, rehaussé d’or, le flacon est constellé de 69 abeilles, peintes à la main.

    Il permettait de […] donner à ce produit un caractère rare, précieux et authentique. Réalisé à partir d’un moule en trois parties, ce qui constituait alors une véritable prouesse technique, le flacon est parachevé à la main par la peinture à l’or des abeilles et des reliefs de l’épaulement et du bouchon figurant les tuiles imbriquées de la ruche. Dans le contexte de l’époque, ce flacon est déjà un produit industriel. »**Le Courval continue à le fabriquer.


    Depuis, la vallée industrielle de la Bresle s’est constituée autour des grandes griffes de parfum, avec la verrerie, les ateliers de moulage, le traitement de surface, le bouchonnage, le tri et le parachèvement, l’emballage… Pochet et du Courval est classée « entreprise du patrimoine vivant ». Avec Saint Gobain, Saverglass, Brosse et leurs fournisseurs, la filière emploie plus de 6 000 personnes dans la « Glass valley ». Dans le sillage de l’esprit de nature lancée par Guerlain, elle s’est engagée dans une démarche éco-responsable.

     

    Désormais, chaque griffe veut son flacon original, qui tend vers une sculpture créée par un designer de renom, fermée d’un bouchon doré, plastifié. Le verre se colore et se joue des contrastes, brillant, mat et sablé, l’emballage devient décor et la sortie d’un parfum nécessite des mois de recherche. La collerette de baudruche tournée à la main autour du bouchon est une signature raffinée pour Shalimar.

     

    Inventer la thalasso au Crotoy

    Toujours à la pointe, Pierre-François Guerlain a tenté de mettre le Crotoy à la mode, en pariant sur l’amitié que lui porte l’impératrice.

      

    A côté de sa villa près des remparts, il fait construire en 1860 le premier hôtel doté d’une thalasso à base d’eau de mer chauffée. Hélas, Eugénie donne sa préférence à Biarritz, plus proche de son Espagne natale.

     

    S’associer aux artistes

      

    La dynastie Guerlain se distingue dans l’industrie du luxe, mais également dans les arts et l’élevage de chevaux. Le fils de Pierre-François Guerlain, Aimé, puis Jacques, puis Jean-Paul sont des nez exceptionnels, de véritables artistes, chefs d’orchestre des senteurs, qui ont assuré le prestige de la société.

     

    Le goût des collections d’art se transmet aussi d’une génération à l’autre. Aujourd’hui Sylvie Guerlain envisage d’offrir ses pièces uniques au musée des traditions verrières de la ville d’Eu pour créer un musée au château … « Guerlain est devenu synonyme de parfum.

      

    Comme chez Hermès et Chanel. Dans la conception on est proche ; notre réputation s’est créée, petit à petit avec toujours cette rigueur dans la conception des produits ; ce sont des sociétés qui passent à travers toutes les modes,» résume Daniel, descendant du créateur. ***

     

    SOURCES

    http://www.encyclopedie.picardie.fr/index.php/Pierre-Fran%C3%A7ois_Guerlain

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    HISTOIRE DU ROUGE

     

    Ce n’est pas d’hier que l’être humain se farde les lèvres.

    On aurait commencé à le faire dès l’Antiquité égyptienne, il y a plus de 4000 ans.

    Deux mille ans plus tard, à l’époque romaine, les empereurs rehaussaient apparemment leur bouche d’une pointe de rouge. Plus près de nous, au 16e siècle, les femmes rougissaient leurs lèvres avec un mélange à base de poudre d’insectes.

     

      

    Au 17e siècle, ce sont des pommades au jus de raisin qui servent de rouges à lèvres aux belles.

     

      

    En 1840, la maison GUERLAIN commercialise Ne m’oubliez pas, le premier tube de l’histoire du maquillage moderne.

     

    Pierre-François Guerlain

      

    Les formules continuent de se raffiner, et 1928 marque la naissance en France du premier rouge à lèvres longue tenue: Rouge baiser, élaboré par le chimiste Paul Baudecroux.

    Depuis, la technologie du rouge ne cesse de se perfectionner.

    Aujourd’hui, les maisons de beauté rivalisent d’ingéniosité pour peaufiner leurs formules, leurs textures et leurs étuis.

     


    LES 80 ANS DES ROUGES Shiseido :
     

    Cette maison nipponne fondée en 1872 lance son premier beni ou rouge à lèvres en 1922.

    À l’époque, la tradition japonaise réserve l’usage des luxueuses formules colorantes aux célébrations.

    En 1929, Shiseido commercialise ses premiers tubes de rouge à lèvres. Six ans plus tard, la maison innove en lançant des sticks mini format, parfaitement adaptés à la femme moderne.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, en pleine pénurie de matières premières, Shiseido offre des tubes de rouge en bois aux travailleuses volontaires des usines de munitions. Encore aujourd’hui, l’esprit d’avant-garde qui associe l’esthétique orientale à la technologie la plus pointue continue d’animer la compagnie.

    Dernier en lice, le Rouge parfait, un tube surdoué qui bénéficie des dernières trouvailles technologiques: un pigment rouge translucide, qui apporte une luminosité hors du commun, et une poudre à double effet, qui règle la couleur en fonction de la lumière ambiante. Résultat, un rouge à la texture divine qui laisse les lèvres souples et brillantes.

     

      

    LE ROUGE DES PASSERELLES
     

    À Paris, à Londres ou à New York, le rouge a enflammé les défilés des collections automne 2009.

    Chez Christian Lacroix, l’éclat des bouches rubis dans des visages presque nus donnait un look sophistiqué à l’extrême.

    Chez Ruffian, l’allure moderne et décontractée était rendue par des lèvres rouge vif, des sourcils bien définis et une chevelure savamment décoiffée.

    Au défilé de Vivienne Westwood, les teints d’albâtre contrastaient joliment avec les lèvres cramoisies.
    Les mannequins de Jasper Conran, rétro à souhait, avaient laqué et coiffé leurs cheveux en chignon, ourlé leurs yeux d’eyeliner et peint leurs lèvres cerise.

    Du côté de Carlo Tivoli, on a vu des bouches mordues, des regards nimbés de khôl et des pommettes sculptées de fards orangés.

     

     

     

    LES ICÔNES D’HIER...

    Blanche-Neige
    Un teint d’opale contrastant avec une bouche cerise.

    Joséphine Baker
    Une peau d’ébène et un sourire irrésistible.

    Elizabeth Taylor
    Une brune piquante aux yeux perçants et aux lèvres vibrantes.

     

      

    Marilyn Monroe
    Une blondeur incandescente, des courbes sinueuses et une bouche ultra sensuelle.



    ... ET CELLES D’AUJOURD’HUI


    Madonna
    Une idole planétaire qui dégaine son bâton de rouge à chacune de ses métamorphoses.

    Scarlett Johansson
    Une Marilyn à la bouche incendiaire qui a ramené le glamour sur le tapis rouge.

    Dita von Teese
    Une pinup sulfureuse qui arbore 24 heures sur 24 des faux cils et une bouche écarlate.

    Gwen Stefani
    Une pop star platine qui ne sort jamais sans son rouge pompier.

    et puis l'histoire du ROUGE BAISER le fabuleux rouge à lèvres de nos Mères et grand mères !!

    C'est un bâton rigolo évoquant Marilyn Monroe qui, le premier, séduisit Jean-Marie, petite poupée blonde en résine ornée d'un col de (vraie) fourrure, commercialisée par Revlon. Notre expert en parfumerie et Art déco auprès des tribunaux croisa la chose lors d'une rencontre annuelle de l'International Perfume Bottle Association (IPBA) aux Etats-Unis. Marilyn n'allait pas rester seule longtemps. Dans les placards du collectionneur, elle est rejointe par 250 tubes, certains élégants, d'autres kitsch, tous différents.

    Mordu, Jean-Marie l'est! Sa trouvaille la plus ancienne?

    Un "étui-glissette" en papier carton signé Roger & Gallet vers 1880. Jusque-là, le fard à lèvres, liquide ou crémeux, se distribuait en fiole ou pot et s'appliquait d'un pinceau tremblotant. Enfin vint le raisin, une pâte teintée à la pulpe de raisin noir. Il se présente en boudin. Pour le loger, on lui invente un tube à bouton pressoir. Rechargeable.

    En 1915, un certain Maurice Lévy, outre-Atlantique, dépose un brevet pour un bâton à système coulissant. Eurêka! Le rouge, bientôt, sera sur toutes les bouches. "Il est le symbole de l'émancipation!" s'enthousiasme Martin-Hattemberg.

    Au XIXe siècle, seules les dames légères, comédiennes ou demi-mondaines, usent de cosmétiques voyants.

    La guerre de 1914-1918: les hommes sont au front, les femmes relèvent la tête.

    Elles se maquillent. D'un geste de défi, elles se refont une beauté en public. Et elles fument! Le tube de Rouge Baiser ressemble à un briquet. Pour mieux vous allumer, messieurs...

     



    Rouge baiser

      

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    L’histoire de la mode : Paul Poiret

     

    L’histoire de la mode, épisode III. Nous sommes au début du siècle, Paul Poiret quitte la maison de couture de Charles Frederick Worth pour se lancer dans l’aventure de la couture. Tout s’enchaîne très vite pour celui qui commença chez Doucet : il ouvre en 1903 sa maison de couture avec comme ambassadrice Gabrielle-Charlotte Réju (alias Réjane), jeune actrice sous les feux de la rampe. L’effet est immédiat : Paris se l’arrache !

    Il a alors l’idée ingénieuse de retirer le corset des robes des femmes, puis de simplifier les froufrous et apparats : exit les dentelles et les postiches. Ses coupes très contemporaines font scandale, la simplicité de son style et la mise en valeur de la poitrine des demoiselles choquent : la révolution de la silhouette Belle Epoque est en marche.

    Sa renommée dépasse les frontières de la capitale pour atteindre les côtes américaines, son surnom « the king of fashion » fera le tour du monde, si bien que les copies des ses créations s’arrachent sous le manteau.

     

     

     

    Photo, 1908

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le style Paul Poiret est singulier : les épaules deviennent désormais le point d’appui de la silhouette qui libère la taille, il déplace la ceinture sous la poitrine marquant davantage la féminité, il laisse de côté les techniques de ses maîtres et écarte les pièces à manches trop construites. Cette simplification du trait qui est certes sa particularité pouvait alors se retrouver chez Vionnet.

    Sa signature ? L’art du drapé emprunté à la tunique grecque autant qu’au kimono cocon ou aux caftans d’Afrique du Nord. L‘orientalisme, en vogue à cette période, est une marque typique des inspirations de Paul Poiret, qui oscille entre les ballets russes et les Mille et Une Nuit.

    Mais n’oublions pas que Poiret fut le fer de lance du style Art déco et celui qui démocratisa le turban orné d’une aigrette que sa femme arborait fièrement aux folles soirées parisiennes. Fort de sa grande réputation, il invente les produits dérivés (Parfums de Rosine ainsi que la ligne pour la maison Martine), son aura inonde le Tout-Paris et l’intelligentsia n’a d’yeux que pour lui : Constantin Brancusi, Robert Delaunay, André Derain, Kees Van Dongen, Raoul Dufy avec qui il lance des imprimés audacieux, Marie Laurencin, Henri Matisse, Picabia ou Picasso …

     

     

     

     

    Ses innovations ne s’arrêtent pas là, ses dernier faits en date resteront dans les annales : il décide de moderniser la jupe et lance la jupe-culotte et la jupe entravée, et cette audace lui vaudra un nouveau scandale.

    La fin de la Première Guerre Mondiale commence à faire souffrir les florissantes affaires de la maison Poiret, le style ne correspond plus à la demande plus utilitaire des femmes. La crise de 1929 aura raison de ses ardeurs et coulera définitivement sa maison de couture. Il continua d’innover et inventa la gaine souple qui aujourd’hui encore permet aux femmes de garder une silhouette délicate. L’histoire de la mode n’est pas toujours faite de faste et de bonheur car Paul Poiret mourra en 1944 seul et pauvre.

     

     

     
     
     
    sources
     
     
     
     
     Paul Poiret dans son atelier, années 1910
    1910
     
     
     
     

    La mode, en particulier la Haute Couture est à l’honneur depuis plusieurs mois à Paris, à travers l’exposition Fashioning Fashion au Musée des Arts décoratifs (retrouvez un article sur l’expo dans le blog) et depuis le 2 mars à l’Hotel de ville avec l’exposition Paris Haute Couture.

    Plusieurs couturiers tels que Callot Soeur, Charles Frederick Worth ainsi que Paul Poiret, entre autres, sont exposés dans ces deux évènements. J’aime particulièrement le travail de ces trois couturiers, leurs créations me font voyager dans un exotisme fantasmé, les matières et détails des tissus, des broderies m’enchantent et me fascinent. Il me semblait donc pertinent de vous présenter l’un d’entre eux, Paul Poiret, qui fut un grand couturier et dont les oeuvres sont encore aujourd’hui une véritable source d’inspiration.

     

     

    Paul Poiret dans son atelier avec son modèle.

    Paul Poiret dans son atelier avec son modèle.

     

    La petite histoire de M. Poiret

    Paul Poiret (1879-1944) fut le premier couturier a s’affranchir du corset et donc, a libérer le corps des femmes qui rappelons-nous, était entravé dans un corset pour obtenir une silhouette en S, additionné a des tournures.

    Il est considéré comme le précurseur du style Art Déco et invente en 1906 “le style héllénique”, composé d’une série de modèles sans corset et à taille haute.

    Paul Poiret fut fortement influencé par l’éxotisme de l’époque (l’Orient et le Japon) et par les couleurs vives. Nous sommes en 1911, les modes orientalistes hissent Paul Poiret au sommet de sa gloire et la traduction des Milles et Une Nuits ainsi que la présénce des Ballets Russes à Paris alimentent cette passion pour l’Orient. Il créera les “culottes harem” et les jupes “entravées” qui feront scandale à l’époque. Sans oublier sa marque de reconnaissance, le fameux turban d’inspiration orientale que sa femme Denise rendra célèbre.

    L’influence culturelle du Japon est importante également à cette époque et aura un impact sur l’art et la litterature. Le “japonisme” inspire Poiret à travers les motifs, les étoffes, les coupes des vêtements comme notamment le kimono japonais.

    Mais la crise de 1929 aura raison de la Maison Paul Poiret qui devra fermer. Après la permière guerre mondiale, la clientèle délaissera ce style exubérant et coloré pour un style plus épuré à la Coco Chanel…

    Les créations de Paul Poiret

     

    Déguisement pour homme et femme, 1913-1914, Kyoto Costume Institute.

    Déguisement pour homme et femme, 1913-1914, Kyoto Costume Institute.

    Photo de Mario Nunes Vais des déguisements de Paul Poiret.

    Photo de Mario Nunes Vais des déguisements de Paul Poiret.

    Turban Paul Poiret, 1911, exposition Fashioning Fashion, Musée des Arts décoratifs.

    Turban Paul Poiret, 1911, exposition Fashioning Fashion, Musée des Arts décoratifs.

     

    Denise Poiret portant l'ensemble "Faune", 1919.

    Denise Poiret portant l’ensemble « Faune », 1919.

    Manteau "Mandarin", Paul Poiret, vers 1923.

    Manteau « Mandarin », Paul Poiret, vers 1923, Kyoto Costume Institute.

     

    Peggy Guggenheim porte une robe Paul Poiret, 1923, photo Man Ray.

    Peggy Guggenheim (mécène américaine) portant une robe Paul Poiret, 1923, photo Man Ray.

     

    Robe du soir, Paul Poiret, 1926, Fashion Institute of Technology.

    Robe du soir, Paul Poiret, 1926, Fashion Institute of Technology.

    L'actrice Ina Claire portant la robe "abat-jour", Paul Poiret.

    L’actrice Ina Claire portant la robe « abat-jour », Paul Poiret.

    Paul Poiret, 1911, Brooklyn Museum Costume Collection at The Metropolitan Museum of Art.

    Déguisement, Paul Poiret, 1911, Brooklyn Museum Costume Collection at The Metropolitan Museum of Art.

     

     
     
     
     
     
     
     
     
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