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    Histoire de la Toile de Jouy ( tissu imprimé du XVIIIè siècle)

     

     La mécanisation progressive des techniques d'impression

    A partir de l'imitation du procédé indien, la technique a évolué vers une mécanisation permettant une production plus massive. Durant les dix premières années (1760-1770), l'impression à la planche de bois fut la seule technique utilisée, permettant des impressions polychromes. la toile provenant de France , de Suisse, des Indes était d'abord lavée dans l'eau de La Bièvre, puis battue au fléau pour la débarrasser de son apprêt ; plus tard des batteries mécaniques remplaceront ces manipulations.

      

      

      

      

    Une fois séchée elle passait à la calandre pour en aplanir le grain. Au préalable, les motifs avaient été gravés en relief sur les planches de bois. Ce n'étaient pas les couleurs elles-mêmes que l'on imprimait mais des mordants -sels de fer et d'alumine- qui, appliqués sur la toile, permettaient l'obtention des couleurs désirées.

    Après l'impression, la toile était plongée dans un bain de bouse de vache afin d'éliminer l'excès d'épaississant, puis lavée. Les toiles passaient ensuite dans un bain de teinture - racine de garance - qui révélait les couleurs sur les parties de toile empreintes de mordants. Par garançage on obtient une gamme de couleurs du rouge foncé au rose tendre, du noir au lilas, violet, bistre.

      

      

      

      

    Le fond de la toile devenu rosâtre, celle-ci devait être exposée sur les prés pour blanchir. Le jaune et le bleu étaient imprimés directement sur la toile. Le vert était obtenu par superposition de bleu et de jaune jusqu'en 1808 date à laquelle Samuel Widmer, neveu d'Oberkampf, découvrit le " vert solide " bon teint en une seule application.


    Histoire de la Toile de Jouy ( tissu imprimé du XVIIIè siècle)

    Après le travail de finition des pinceauteuses, certaines pièces recevaient un apprêt. Composé d'un mélange de cire et d'amidon, il était appliqué sur la toile qui passait ensuite à la calandre à chaud. Pour satiner ces pièces elles étaient lissées à la bille d'agate ou de cristal fixée à l'extrémité d'un bras articulé - le lissoir.

      

      

    A partir de 1770, l'impression à la planche de cuivre gravée en creux permit les impressions monochromes, ce fut le début des scènes à personnages qui ont rendu si célèbres les toiles de Jouy.

      

    En 1797, un brevet écossais de 1783 fut mis en application, l'impression au rouleau de cuivre. La machine fonctionnant en continu permettait la production de 5000 mètres par jour. C'était un gain de temps considérable par rapport à la planche de cuivre.


      

    Vers la fin du Grand Siècle (le XVIIe), dans toutes les cours d'Europe et surtout celle de Louis XIV à Versailles, la mode est aux toiles de coton peintes d'éclatantes couleurs et importées d'Asie. En habillement comme en ameublement, l'engouement pour ces "indiennes" est tel que le commerce en est d'abord strictement règlementé, avant d'être libéralisé sous Louis XV.

    Oberkampf installe alors sa manufacture à Jouy-en-Josas dès 1760 et la fabrication de ses toiles peut commencer. Louis XVI lui accorde même le titre prestigieux et envié de "Manufacture royale". Mais la concurrence grandissante dans le secteur finira par contraindre à l'arrêt de sa production et à la fermeture définitive de l'établissement en 1843...

    L’exotisme du coton imprimé

    Dès la fin du XVIe siècle, d’audacieux navigateurs portugais, anglais ou hollandais importèrent sur le vieux continent des toiles de coton peintes d’éclatantes couleurs. En France, la création de la Compagnie des Indes en 1664, les récits de voyages exotiques et l’échange d’ambassadeurs avec le Siam et d’autres pays quasi mythiques favorisèrent la vogue de ces « indiennes ».

    Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d’État au Commerce, commença à s’inquiéter de ces importations par trop concurrentielles pour nos productions nationales. À sa mort, son successeur, Le Pelletier, obtint de Louis XIV en 1686 un édit de prohibition interdisant l’importation mais aussi la fabrication des indiennes.

    Succès d’Oberkampf à Jouy-en-Josas

    Lorsque survint la levée de cette interdiction en 1759, la France avait accumulé un grand retard en termes de savoir-faire, surtout vis-à-vis de l’Angleterre. C’est à cette époque que le jeune Christophe-Philippe Oberkampf s’installa à Jouy-en-Josas. La fabrication de ses toiles débuta dès 1760, rencontrant vite le succès.

    C’est que l’adoption du coton par la noblesse et la grande bourgeoisie de l’Europe d’alors n’avait été qu’une lente progression : pour la robe comme pour l’ameublement, on lui préférait volontiers le lin, la laine ou la futaine et surtout la soie, jusqu’à ce que l’effet de mode et le charme exotique de ces cotons imprimés l’emportent.

    Dès lors, plusieurs centres de production d’indiennage coexistaient dans la France du XVIIIe siècle, avec de très importantes manufactures principalement à Rouen, Nantes, Mulhouse ou Marseille. L’appellation générale « toile de Jouy » englobe également leurs productions. En 1783, Louis XVI octroya à l’entreprise d’Oberkampf à Jouy le titre de « Manufacture royale ».

    Elle était à son apogée et la plus importante d’Europe quand, en 1806, son prestige et sa renommée furent encore grandis par une visite de Napoléon Ier à l’occasion de laquelle Oberkampf fut décoré de la Légion d’honneur. Ce fut là le couronnement de sa carrière d’entrepreneur.

    Il mourut en même temps que l’Empire, en 1815, et son fils Émile lui succéda, s’associant en octobre 1821 à Jacques-Juste Barbet, lequel devint seul propriétaire en 1823 et se fit appeler « Barbet de Jouy » pour se différencier de ses frères, eux-mêmes indienneurs à Rouen. Pourtant, devant la concurrence grandissante dans le secteur, la manufacture dut arrêter sa production et fermer définitivement ses portes en 1843.

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    L'histoire au service de la décoration ou la décoration au service de l'histoire ?

    Dès la fin du XVIème siècle, d'audacieux navigateurs portugais, anglais ou hollandais, importèrent sur le vieux continent des toiles de coton peintes d'éclatantes couleurs, qui devinrent vite la coqueluche de la bonne société " branchée " d'alors.

    En France, la création de la Compagnie des Indes, en 1664, les récits de voyage exotiques et l'échange d'ambassadeurs avec le Siam et d'autres pays presque mythiques, favorisèrent la vogue de ces indiennes.



    Jean Baptiste Colbert, secrétaire d'état au commerce, commençait à s'inqiéter de ces importations " déjà " ruineuses lorsqu'il mourut. C'est son successeur, Le Pelletier, qui obtint de Louis XIV, en 1686, un édit de prohibition, qui interdisait l'importation, mais aussi la fabrication des indiennes.

     

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    Il fallut attendre 1759, pour que cette interdiction soit levée. Et la France avait un grand retard à rattraper, surtout vis-à-vis de l'Angleterre.

      

    A Paris, un jeune Bavarois, agé de 21 ans, Christophe Philippe Oberkampf, était employé depuis peu dans un atelier de l'Arsenal, qui imprimait " à la réserve ". Voulant créer sa propre affaire et perfectionner les procédés, il chercha l'endroit idéal.

     

    L'eau de la Bièvre était réputée pour ses propriétés chimiques exceptionnelles, il remonta son cours jusqu'à Jouy en Josas. Le site lui plut, il s'installa et devint l'un des premiers " pollueurs " de la Bièvre, et le plus célèbre des jovaciens !


    La fabrication débuta en mai 1760, et connut vite le succès.

    L'impression à la planche de bois fut la seule technique utilisée pendant les dix premières années à Jouy en Josas. Ce procédé qui resta pratiqué jusqu'à nos jours, permettait des impressions polychromes d'une grande variété de motifs.


    La toile écrue d'abord lavée dans l'eau de la Bièvre, était battue au fléau pour la débarrasser de l'apprêt. Après le séchage, elle passait à la calandre qui en aplanissait le grain, puis parvenait dans l'atelier des imprimeurs.

    A l'aide des planches, l'imprimeur appliquait sur la toile différents mordants, sel de fer, d'alumine et autres.

     

      

    Après l'impression, la toile lavée, était passée dans un bain de bouse de vache ayant la propriété de décomposer et de fixer les mordants sur la fibre de coton.

    Nouveau lavage ; la toile était portée à ébullition dans un bain rose clair, décoction de racines de garance.

    Là, les différents couleurs, solides à l'eau et à l'air, apparaissaient par la fixation de la garance, produisant des teintes variées suivant les sels imprégnés dans un coton : mordoré, café, violet, noir, pourpre, rouge et lilas.

     

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    Le fond de la toile, devenu rosâtre, devait être exposé sur les prés pour blanchir au soleil.

    Les pinceauteuses terminaient le travail pour les détails et les autres couleurs.

    Certaines passaient dans un calandre pour être glacées, comme la percale, ou étaient lissées à l'aide d'une bille d'agathe ou de cristal fixée au bas d'un bras articulé.

    A Jouy, à partir de 1770, une nouvelle technique apparut : l'impression à la plaque de cuivre gravée au burin en taille douce, permettait d'obtenir en une seule application, de grands motifs au dessin très délicat, cela permit de créer des compositions animées de personnages, racontant de véritables histoires, tirées de faits divers, de romans, Opéras à la mode, ou légendes mythologiques et historiques.

    C'est ce qu'évoque pour chacun,

     

      

    Musée de la Toile de Joy - Yvelines

      

    Installé dans un cadre champêtre au château de l'Eglantine, le musée de la Toile de Jouy raconte l'histoire de la fameuse toile de Jouy dont chacun connaît les personnages en camaïeu, les motifs floraux polychromes, les scènes mythologiques et historiques.

    Le musée vous révèle l'histoire de cette manufacture fondée par Christophe-Philippe Oberkampf (1738 - 1815). Dans la salle des techniques, planches de bois, plaques et rouleaux de cuivre, cadres sérigraphiques et produits de teinture vous expliquent les techniques qui furent utilisées pour imprimer cette toile de 1760 à 1843. Puis vous entrez dans le salon Oberkampf qui vous plonge dans l'ambiance de la demeure du manufacturier.
    Le musée dispose d'une ravissante boutique et propose des expositions temporaires souvent consacrées aux arts décoratifs du XVIIIème siècle à nos jours

    lien http://www.sortir-yvelines.fr/Idees-famille/Toutes-nos-idees/Visites-en-famille/Musee-de-la-Toile-de-Jouy-a-Jouy-en-Josas

      

      

    Le terme " Toile de Jouy " bien que la pauvreté de certains motifs commerciaux trop mièvres lui ait nui.


    En 1783 Oberkampf, qui avait su s'entourer de collaborateurs remarquables, choisit un peintre très renommé J.B Huet comme chef de son atelier de dessins.


    Cette même année Louis XVI, octroya à l'entreprise le titre de " Manufacture Royale ".

    Cependant, il convient de dire, que Jouy n'était pas seul. De nombreuses manufactures s'étaient créées en France, certaines très importantes, à Nantes, Orange, Bordeaux, Bourges plus tard, Rouen et l'Alsace : L'appellation générale " Toile de Jouy " englobe leurs productions.


    stencil-cnc

      


    En 1797, le cylindre de cuivre gravé en taille douce, remplace la plaque. Il est toujours utilisé, il fallait six mois aux meilleurs graveurs, pour réaliser un rouleau.

    La nouvelle machine baptisée familièrement " bastringue " par les ouvriers, fonctionnant en continu, pouvait imprimer jusqu'à 5 000 M. par jour.

    (La production pouvait atteindre 1 450 000 M. en 1805 dont 890 000 M. au rouleau).

    La manufacture, à son apogée en 1806, était la plus importante d'Europe.

      

    pink rose fete

      

    Dessin fin du XVIIIe siècle.
    Dans la plus pure tradition des scènes de genre qui ont fait la renommée des toiles de Jouy, ce motif illustre son temps à travers des scènes charmantes, bucoliques et traditionnelles dans des décors champêtres.

    Au milieu de maisons villageoises, de fermes et de ruines, la vie des hommes et des animaux est rythmée par l'alternance du travail aux champs (moissons, pique-nique, pêche) et de la fête populaire où l'on boit, fume, joue de la musique, danse et chante.



    La visite de Napoléon et la décoration de la légion d'honneur, couronnèrent la carrière d'Oberkampf, qui mourut en 1815, en même temps que l'Empire.Son fils Emile lui succéda jusqu'en 1822, date à laquelle la manufacture fut achetée par Juste Barbet, qui devint Barbet, qui devint Barbet de Jouy.

    Devant la concurrence grandissante, la manufacture ferma en 1843. La finesse des détails et le relief obtenus par la gravure en taille douce, était inégalable. Certaines réalisations exigeaient six mois de travail.

    Malheureusement, la plupart de ces cylindres de cuivre ont disparu au fil des ans, et des guerres.

     


    Aujourd'hui, on a pu conserver ou retrouver 14 rouleaux centenaires, et les faire tourner sur une presse rotative, qui devait être détruite.

     

    sources :http://www.toilesdejouydecoration.fr/historique.htm

     

    http://www.papiersdeparis.com/achat/cat-papiers-peints-anciens-7.html

     

     

     

     

     

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     L’œil du bien aimé, peint à la main, sous forme de bijou porté en tant que preuve d’amour… Ces figurines insolites sont présentées au Musée des Arts Premiers de Birmingham – Alabama (USA). L’exposition “The Look of Love” permet au public de découvrir la centaine d’œuvres de la collection des Skier, un couple d’américains qui se passionne depuis vingt ans pour ces bijoux originaux et précieux.

      

     

    Bijou en perles

    Broche en or et perles en forme de larme et portrait d’un œil bleu droit – 1790 © The Look of Love, Eye Miniatures from the Skier Collection, Birmingham Museum of Art, photo Sean Pathasema

      

     

    Un catalogue, richement illustré et renseigné, prolonge l’exposition.

      

    Il replace la mode peu connue du “lover’s eye” dans son contexte historique et social, celui de l’Angleterre de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècle.

    Le bijou sentimental, un bijou très romantique

     

    Pearl_Pendant

    C’est un bijou qui est la représentation d’un être cher. Il permet à la personne qui le porte de se souvenir de l’être aimé momentanément ou définitivement absent.

    Ce type de bijoux “lover’s eye” est né en Angleterre, en 1784. Cette année là, le Prince de Galles, futur George IV, tombait amoureux de Maria Fitzherbert, qui était veuve et catholique… C’était d’autant plus problématique que l’héritier du Trône, encore très jeune, devait obtenir l’accord du roi son père pour se marier.

      

    Toutes ces complications faisaient hésiter la jeune femme. Pourtant, un an plus tard, après de nombreuses péripéties – (fausse?) tentative de suicide, fuite sur le continent… – le mariage eut lieu clandestinement. Le prince héritier avait emporté l’adhésion de sa femme en lui offrant une reproduction de son œil, peint par le miniaturiste Richard Cosway. Peu de temps après leurs noces, Maria Fitzherbert – elle avait gardé son nom – commandait au même artiste le portrait de son œil à elle, pour le prince. La mode était lancée ; elle allait durer quelques décennies.

     

     

     

    Antique Georgian gold framed Miniature Lovers Eye Brooch Eye is approx. 2/5 inches and framed is 1/2 by 1 inch.  Very rare....Right green woman eye. Approx. 12 kt gold frame. Circa 1820 to 1830... Antique Georgian gold framed Miniature Lovers Eye Brooch Eye is approx. 2/5 inches and framed is 1/2 by 1 inch. Very rare....Right green woman eye. Approx. 12 kt gold frame. Circa 1820 to 1830...

    Georgian lovers eye broach 

    Le portrait en miniature, un bijou gage d’amour

    Le portrait devient le bijou sentimental le plus couru du XVIème siècle. Le XVIIIème siècle verra l’apogée de la miniature, petite peinture sur émail ou autres matériaux, sur laquelle figure le plus souvent un portrait.

      

    A la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, il arrive fréquemment que le portrait prend la forme d’une reproduction de l’œil du bien aimé. Offrir ce type de portrait devient alors le gage d’un amour éternel.

     

    Georgian eye brooch in a gold and pearl frame, circa 1800,

     

     

    L’aristocratie anglaise commandait ces portraits miniatures montés en bijou : pendentifs, broches, bagues, médaillons… Il pouvait aussi s’agir d’objets fonctionnels tels que des clés de montres ou des boites contenant des cure-dents ou des petits morceaux de tissus destinés à masquer des imperfections cutanées.

     

     

    An enamel and seed-pearl brooch/pendant, c.1810, enclosing a lover's eye surrounded by clouds, signifying that the loved one is in heaven.

    1810

     

     

    Ces bijoux de petit format permettait qu’ils soient portés ou transportés facilement.

    1830s - The "Lover's Eye" Brooch

    1830

      

    Le Dr David et Mme Nan Skier, de Birmingham, possèdent aujourd’hui la plus importante collection de “lover’s eyes”: environ le dixième des 1000 pièces répertoriées dans le monde. Ils l’ont commencée en 1993, par l’acquisition d’une bague chez un antiquaire.

     

     

    Bague ancienne

     

     

    Bague ovale en or rose, émail bleu, perles fines représentant un œil brun gauche – 1790 – Acheté par Edith Weber, à New York © The Look of Love, Eye Miniatures from the Skier Collection, Birmingham Museum of Art, photo Sean Pathasema

     

    Des bijoux romantiques en perles, corail ou grenat …

    Beaucoup de ces broches ou pendentifs sont en perle, ce qui n’est pas étonnant souligne Graham C. Boettcher, conservateur du musée de Birmingham, dans le catalogue de l’exposition. En effet en raison de sa pureté et de sa forme lisse, la perle fine ne renvoie-t-elle pas à l’amour ? Le corail est, lui aussi, largement utilisé car les bijoux en corail étaient de manière générale très populaires à l’époque géorgienne.

    Ils avaient en outre l’avantage de pouvoir être portés aussi bien le jour que le soir.

    antique georgian lover's eye snake brooch

    De plus, la couleur franche du corail est sensée lui conférer le pouvoir de repousser le malheur. Seul ou combiné avec des perles naturelles, le grenat, sous toutes ses couleurs, se trouve également sur de nombreux bijoux “lover’s eyes”.

      

    Cette gemme est considéré comme un symbole d’amitié. Comme dans toute bijouterie sentimentale, il n’est pas étonnant aussi d’y trouver des cheveux.

     

     

     Bijoux turquoise

     

     

     

    Broche en or jaune, perles naturelles, pierres turquoises et portrait d’un œil droit brun. Au dos, médaillon ovale avec des cheveux bruns tissés sous verre – 1820 – Acheté par Edith Weber, à New York © The Look of Love, Eye Miniatures from the Skier Collection, Birmingham Museum of Art, photo Sean Pathasema

     

    Lover's Eye Brooch circa 1800-1820.

    1800

    Mais très rares en diamants, turquoise ou améthyste

    Plus rares et plus chers, les diamants véritables ne sont qu’exceptionnellement utilisés. Les pièces qui en comportent ont vraisemblablement appartenu à des membres de la famille royale britannique. Par ailleurs, Graham C. Boettcher remarque que seuls deux spécimens de broches de la collection Skier incorporent la turquoise.

      

    Grandement appréciée pour sa couleur unique et sa beauté naturelle, cette pierre a été utilisée avec parcimonie dans les bijoux géorgiens et victoriens.

     

     

    Bijoux améthyste

     

    Si améthyste et topaze sont également peu présentes dans la collection Skier, c’est parce que ces pierres fines ne sont devenues à la mode qu’au milieu du XIXème siècle, alors que l’usage des « lover’s eyes » avait disparu.

      

      

    Lover’s Eye Brooches

     

    A lady’s blue eye painted in miniature on ivory, set in gold and surrounded by white sapphires. ¾” x ⅝” Late 18th century.

    A lady’s blue eye painted in miniature on ivory, s

    et in gold and surrounded

    by white sapphires. ¾” x ⅝” Late 18th century.

     

     

    A lady’s blue eye painted in miniature on ivory, in a gold eye-shaped setting. ½” x ¾” Early 19th century.

    A lady’s blue eye painted in miniature on ivory,

    in a gold eye-shaped setting.

    ½” x ¾” Early 19th century.

     

     

    A gentleman’s brown eye painted in miniature on ivory, set in gold with black enamel and seed pearls. The combination of a black border and seed pearls (which can symbolize tears) marks this as a mourning brooch. ⅞” ⅝” Early 19th century.

    A gentleman’s brown eye painted in miniature on ivory,

    set in gold with black enamel and seed pearls.

    The combination of a black border and seed pearls

    (which can symbolize tears) marks this as a mourning brooch.

    ⅞” ⅝” Early 19th century.

     

     

    Left: A gentleman’s brown eye painted in miniature on ivory, set in gold with garnets and seed pearls. Garnets often symbolize love and pearls can symbolize purity, so this is more likely a love token rather than a mourning piece. Early 19th century. 1″ x 1¼” Right: A gentleman’s blue eye painted on ivory, set in gold with garnets. Clouds surrounding the eye sometimes represent a deceased person gazing out from heaven. Uncertain if initials DD belong to the artist or the sitter. Early 19th century. 1¾” x 1½”

      

      

    Left: A gentleman’s brown eye painted in miniature on ivory,
    set in gold with garnets and seed pearls. Garnets often symbolize love and pearls can symbolize purity, so this is more likely a love token rather than a mourning piece. Early 19th century. 1″ x 1¼”
    Right: A gentleman’s blue eye painted on ivory, set in gold

      

      

      

      

      

    with  ts. Clouds surrounding the eye sometimes represent a deceased person gazing out from heaven. Uncertain if initials DD belong to the artist or the sitter. Early 19th century. 1¾” x 1½”

     

    Georgian eye brooch in a gold and pearl frame, circa 1800, 

     

    sources

     

    http://candicehern.com/regencyworld/

     

    lovers-eye-brooches-origin/

     

     

    Victorian Mourning Brooch - Irish Lover's Eye - by mabgraves

    Victorian Mourning Brooch - Irish Lover's Eye - by mabgraves

     

    L’œil du bien aimé, peint à la main, sous forme de bijou porté en tant que preuve d’amour… Ces figurines insolites sont présentées au Musée des Arts Premiers de Birmingham – Alabama (USA). L’exposition “The Look of Love” permet au public de découvrir la centaine d’œuvres de la collection des Skier, un couple d’américains qui se passionne depuis vingt ans pour ces bijoux originaux et précieux. Un catalogue, richement illustré et renseigné, prolonge l’exposition.

    Il replace la mode peu connue du “lover’s eye” dans son contexte historique et social, celui de l’Angleterre de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècle.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Hats October 1799

    1799

     

    Hats, June 1803

    1804

     

     

    Hats 1809

     

    1809

     

     

    Hats July 1816 

    1816 

     

     

     

    sources

    http://candicehern.com/regencyworld/hats-june-1803/

     

     

     

     

     

     

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    Evening coat by Liberty & Co, 1900-25 London, the Museum of Fine Arts, Boston

Pink satin evening coat or wrap, cut in kimono style; collar and cuffs of white satin embroidered with pink silk in conventionalized floral design; lined with white satin. Front trimmed with white satin buttons wrapped with pink thread and pink tassels. Label: “Liberty and Co., London and Paris”

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français

     

    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Chapeau Anglais, le Pouf à la puce
Row 2: Bonnet au Chapeau galant, Bonnet anglo-américain

     

     

     

    Bonnets and coiffures, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Nouvelle Coeffure en plumes, Coeffure de la Reine
Row 2: Bonnet au fichu, Bonnet aux Aigrettes

     

     

     

    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Petit Bonnet rond du matin mis en laitiere avec deux boucles tombantes de chaque côté, Bonnet à la Moresque orné de fleurs et de perles
Row 2: Bonnet négligé avec un fichu à trois pointes, Nouvelle Baigneuse à grandes barbes

     

     

     

     

    Bonnets, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Bonnet rond avec un Serre-tête noué négligemment, Bonnet rond avec un mouchoir noue en marmote et un ruban noué en cocarde (pretty catchy)
Row 2: Cornette retroussée à la laitiere, Baigneuse a la frivolité

     

     

     

     

    Bonnets, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Baigneuse, Bonnet dun nouveau gout
Row 2: Chapeau d’un nouveau gout, Bonnet au mystere ou Chien Couchant

     

     

     

    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Bonnet à la Victoire, la Candeur
Row 2: Bonnet au Levant, le Parterre galant

     

     

     

     

    Hats, bonnets and coiffures since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Chapeau en berceau d’Amour orné de fleurs, et d’une barriere liséreé de tigre, Coëffure en Herisson surmonteé de plumes et de fleurs et ceinte d’une barriere de perles avec un gland
Row 2: Bonnet demi négligé avec deux barbes attachées par derriere, Pouf asiatique avec un fichu à trois pointes

     

     

     

     

    Bonnets and coiffures since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Nouvelle Coëffure dite la Frégate la Junon, Hérisson d’un nouveau gout orné de plumes fleurs et rubans avec des glands
Row 2: Chignon en Croix de Chevalier surmonté d’un Bonnet au fichu bordé de perles, Chignon noué en trois parts, surmonté d’un Bonnet au fichu

     

     

     

     

    Bonnets and coiffures since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Coeffure a l’Irlandoise avec des fleurs, Bonnet aux Berceaux d’amour
Row 2: Coeffure en fleurs mélées dans les cheveux, Bonnet au fichu attaché par devant

     

     

     

     

    Hats, bonnets and coiffures for men and women in 1777 and 1778, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: La Bourgeoise petite-maitresse, en demi négligé, Bonnet a la Sultanne
Row 2: Coeffure à trois grandes Boucles croisées, surmontées d’un pouf, les Delices de L’Anglomane

     

     

     

     

    Headwear and coiffures for women and young men since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Bonnet d’un gout nouveau et élégant avec des perles, Nouveau Bonnet a la Draperie avec deux rangs de grosses perles
Row 2: Petit Maître avec un Chapeau a la Suisse et un gillet à la Turque, Chignon à deux tresses accompagné de 4 boucles de côté à la Chanceliere

     

     

     

     

    Hats, bonnets and coiffures for men and women in 1777 and 1778, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Coeffure a trois boucles en arriere avec un très petit Bonnet, Chapeau en Clabeau retroussé par derriere avec la perruque en herisson
Row 2: La Voluptueuse en coeffure de nuit, Chapeau de gout, le Chignon lache, surmonté de deux boucles en coeur

     

     

     

     

    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Chapeau Anglais, le Pouf à la puce
Row 2: Bonnet au Chapeau galant, Bonnet anglo-américain

     

     

     

     

     

    Bonnets and coiffures, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Nouvelle Coeffure en plumes, Coeffure de la Reine
Row 2: Bonnet au fichu, Bonnet aux Aigrettes

     

     

     

     

    Bonnets, 1780 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Bonnet au Hérisson, Baigneuse en Marmotte
Row 2: Bonnet rond à la Paysanne, le même Bonnet ou de côté

     

     

     

    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Moyen Bonnet à la Frivolité, Nouveau Bonnet au Croissant
Row 2: Bonnet d’un gout nouveau, Bonnet à la plume de Paon

     

     

     

     

    Bonnets since 1776, 1778 France, Gallerie des Modes et Costumes Français
Row 1: Bonnet aux Bouillons, Bonnet à la paysanne d’un nouveau gout
Row 2: Bonnet aux Clochettes, Bonnet au Pouf

     

     

     

     

     

     

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