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    Lavons l’honneur du Moyen-Age

    Combien de choses a t-on en tête lorsqu’il est question du Moyen-Age ! Peste, invasions barbares, mœurs rétrogrades, obscurantisme… Les péjorations ne manquent pas pour évoquer ces siècles auxquels les historiens, jusqu’à récemment, ne ce sont que très peu intéressés.  Il faudra attendre le travail pharaonique d’un Viollet-Leduc (1814 – 1879) pour redécouvrir le patrimoine architectural de cette époque. Et il faudra attendre encore plus longtemps, avant de réviser un jugement qui persiste encore et toujours, dans l’esprit de nos contemporains.

      

      

      

    Pour reprendre les mots de Georges Duby (1919 – 1996), spécialiste de cette époque, le terme même de « Moyen-Age » a quelque chose péjoratif. Moyen, dans un premier sens, renvoie à l’aspect médian, intermédiaire de cette période, précédé par une Antiquité que la Renaissance suivante fantasmera. Entre les deux, rien. Ou tout comme. Dans une deuxième acceptation, le terme de « moyen » partage la même racine que « médiocre », renforçant le peu d’intérêt supposé que ces longs siècles suscitent. Pourtant le philologue Christophe Cellarius évoquera, dès le XVIIe siècle, le « Grand Age » pour désigner une période s’étalant du Ivème au Xvème siècle. Une désignation sans doute plus prompte à éveiller notre intérêt.

      

      

    Si j’évoque aujourd’hui cette période, ce n’est surtout pas pour démonter un par un les préjugés que nous pouvons en avoir ; un livre n’y suffirait pas. Certes, certaines idées sont loin d’être fausses : les sciences physiques n’ont que très peu progressé durant ces années, dominées par un christianisme au faîte de sa puissance. Néanmoins, il conviendrait là aussi de nuancer ce jugement, tant les évolutions architecturales et artistiques dénotent, si ce n’est un progrès scientifique, tout du moins une formidable avancée de nos connaissances du monde et de notre savoir-faire.

      

      

     

     

    Une idée communément admise sur le moyen-âge consiste à y voir une période exempte d’hygiène, où la crasse et la fange se répandait jusque dans les plus hautes sphères de la noblesse. L’exposition présentée à Paris, à la tour Jean sans Peur, est là pour rétablir la vérité. Un mot sur cet endroit, à visiter absolument : suite à l’assassinat en 1407 de Louis d’Orléans, frère du roi fou Charles VI et grand rival de Jean sans Peur (duc de Bourgogne), ce dernier fait agrandir, dans Paris, l’hôtel de Bourgogne afin d’asseoir sa puissance. Jouxtant ce qui était la muraille de la ville, cet endroit aussi prestigieux que défensif est très vite flanqué d’une haute tour (entre 1409 et 1411), dernier vestige encore visible aujourd’hui.

     

     

      

    Jean sans Peur, aussi appelé "Schtroumpf Noir"

      

      

    Et qu’y voit-on, en ce moment ? Au-delà de l’exposition permanente, véritable saut dans le temps, on peut accéder jusqu’au 3 avril à une courte exposition (une salle voûtée en sous-sol) bouleversant ce qu’on croyait être l’hygiène du Moyen-Age. Certes, l’espace public posait un véritable problème (chacun y déversait ses déchets, du boucher au barbier qui était à l’époque habilité à pratiquer des saignées), mais les monarques qui se sont succédés à partir du XIIème siècle n’ont eu de cesse de remédier à ce souci, pavant les rues, taxant les déchets, imposant que les industries salissant les cours d’eau s’installent en aval des villes, etc…

      

     

      

      

    Le problème restera cependant très présent, comme en témoigne une lettre ouverte au roi, rédigée par les riverains d’un quartier parisien, et exigeant que les carrioles servant à l’évacuation des déchets soient couvertes afin d’éviter au « trop plein » de se déverser dans la rue.

     

     

      

    C’est que le citoyen médiéval tenait soin de sa personne, autant que de son intérieur ! En effet, si l’espace public avait quelque chose du dépotoir, l’espace privé se devait d’être parfaitement entretenu. Balayage, cirage, épandage de fleurs et d’herbes sur le sol pour parfumer l’atmosphère, le foyer du bourgeois (au sens propre : celui qui habite le bourg) est un modèle de coquetterie. Il en va de même en ce qui concerne l’hygiène corporelle : incroyable de voir à quel point hommes et femmes prenaient soin de leurs cheveux ! Shampooings en tout genre (contre la calvitie, contre les poux), longs brossages, avoir de beaux cheveux était un signe de bonne santé. Quant aux bains, nous sommes très loin de l’image du Roi-Soleil : les ablutions sont quasi-quotidiennes ! Le lavage des mains a lieu à chaque repas, avant chaque plat (pratique imposée par l’Eglise), et il est de bon ton d’offrir un bain à son hôte lorsqu’il y en a un. Pour tout dire, le bain est tout simplement habituel, et vivement conseillé par la médecine de l’époque.

      

      

      

    Vous me direz : « cela ne concerne que les nobles et les aristos .» Que nenni, même les foyers les plus pauvres eurent accès à cette hygiène intime. Dans les rivières, certes, mais pas seulement : à Paris, de nombreux établissements de bains proposaient leurs services (il s’agissait aussi de maisons de plaisirs, qu’on appelait déjà bordels), et les ouvriers avaient contractuellement le temps et l’argent pour se rendre, une fois par semaines, aux bains publics afin de se maintenir en bonne santé. Finalement, les thermes romains n’ont pas disparus ! Malgré tout, la fréquentation de ces établissements va, vers, la fin du Xvème siècle, se détériorer, et devenir peu à peu le repère de plusieurs bandes de brigands…

     

     

      

      

    Un dernier mot concernant les latrines. Les divers systèmes de l’époque médiévale y sont clairement exposés, révélant aux visiteurs que certains d’entre eux étaient bien moins spartiates qu’on se l’imagine, se pourvoyant de véritables fosses sceptiques ! La visite de la tour nous permet d’ailleurs de voire le petit coin de Jean sans Peur, brodé de velours pour ne point se geler les miches. Episodiquement, il faut l’admettre, les systèmes les plus vétustes pouvaient céder, et l’exposition nous présente une gravure narrant l’un de ces accidents, fort incommodant il faut bien l’avouer.

    Bref, si vous avez une heure ou deux à tuer, n’hésitez pas à faire un détour par cette expo, sise dans ce qui reste un étonnant vestige de l’ère médiévale à Paris !

      

    Vous trouverez plus d’informations ici.

     

     

     

    la tour Jean sans Peur (2e arrondissement)

     

     

     

     

     

     

     

    sources

     

    http://carrefourdelobelisque.wordpress.com/2011/02/14/lavons-lhonneur-du-moyen-age/

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Jacques Fath design, 1952

     

     Jacques-Fath-247x300

     

      

    Jacques Fath, né à Maisons-Laffitte le 6 septembre 1912 et décédé à

    Paris le 13 novembre 1954 (à 42 ans), est un créateur de mode français

    considéré comme l'une des influences dominantes

    dans la haute couture d'après-guerre,

     

     

    Mort jeune, Jacques Fath demeure pour l'éternité le symbole de la création jeune, pétillante, glamour et hautement désirable. Il plaisait autant que ses robes car il savait, mieux que quiconque, à une époque où l'élégance primait sur la séduction, donner du sex-appeal aux femmes du monde.



      

      

      

    avec Balenciaga, Christian Dior ou Pierre Balmain.

     

     

      

      

    Jacques est le fils d'André Fath, un agent d'assurances

    d'ascendance alsacienne et flamande,

    il est issu d'une famille douée pour la création.

     

      

    Jacques Fath 1946

      

      

    Ses arrière-grands-parents paternels,

    Caroline et Théodore-Georges Fath, étaient

    une illustratrice de mode et un écrivain, et son grand-père paternel,

    René-Maurice Fath, était un peintre paysagiste.

     

      

    Fath présente sa première collection en 1937, travaillant dans un deux-pièces

    de la rue La Boétie.

     

     

      

      

    Le studio est ensuite déplacé rue François-Ier en 1940 avant

    de s'établir dans un troisième emplacement

      

    Vintage fashion photo Jacques Fath gown by Horst P Horst

      

      

    au 39, Avenue Pierre-Ier-de-Serbie

    en 1944. Parmi les mannequins il compte Lucie Daouphars (1922-1963),

     

      

    Jacques Fath at Work (© Nina Leen)

      

      

    c'est-à-dire Lucky, une ancienne soudeuse qui devint finalement

    la principale mannequin de la maison Christian Dior, puis

    le célèbre mannequin Bettina[1], sa muse pendant quatre ans.

      

      

     

      

      

    Lui-même créateur autodidacte qui avait appris son art

    en étudiant les expositions des musées et les livres consacrés à la mode,

      

      

      

    Fath embaucha un certain nombre de jeunes créateurs

    comme assistants ou apprentis, dont certains créèrent

     

     

      

    ultérieurement leur propres maison, parmi lesquels

      

      

      

    Hubert de Givenchy, Guy Laroche, et Valentino Garavani.

     

     

     

      

    Créateur populaire et à l'occasion innovant et

    connu pour habiller la « jeune Parisienne chic ».

      

     

      

    Sa collection 1950 fut appelée Collection Lys, et ses jupes étaient conçues pour ressembler à des fleurs.

     

      

     

     

    Pour le soir, il était un partisan des robes de velours.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale,

     

     

      

      

      

      

      

    Fath était connu pour

    ses jupes amples qu'il avait

    conçues pour permettre aux femmes de circuler à vélo

    en raison du rationnement.

      

      

      

      

    Ses clientes comprenaient

    Ava Gardner, Greta Garbo, et Rita Hayworth,

      

      

      

      

    qui porta une robe de Fath pour son mariage

    avec le Prince Ali Khan.

     

     

     

     

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     Unknown

     

     

     

     

     

     

     

     

     http://www.jacquesfath.com/

     

     

     

     

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    Vogue Paris 1952

     

     

     

     

     

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    Mademoiselle Caroline Rivière (1793-1807) Author : Ingres Jean-Auguste-Dominique (1780-1867) Photo Credit : (C) RMN-GP (Musée du Louvre)

     

     

     

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    1797

     

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    Portrait de la Madame Visconti Description : Epouse de l'ancien ambassadeur de la République Cisalpine en France Author : Gérard François Pascal Simon, baron (1770-1837) Photo Credit : (C) RMN-GP (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi Period : 18th century, 19th century, période contemporaine de 1789 à 1914 Date : 1810

     

     

     

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    Jean François-Marie Huet-Villiers Lady with Flower Basket 1800

     

     

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    Anonymous Artist (painter) Jacques-Louis David (related artist) French, 1748 - 1825 Portrait of a Young Woman in White, c. 1798

     

     

     

     

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    1810

     

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    Madame Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Princesse de Bénévent (née Catherine Noële Worlée, later Madame George Francis Grand, 1762–1835),

     

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    Jean Urbain Guérin Lady in White Dress with Heart-Shaped Pendant circa 1805

     

     

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    1810

     

     

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    Robert-Jacques Lefèvre (France, Bayeux, 1755 - 1830)

     

     

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    1810

     

     

    BARRES DE SEPARATION

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    MODE Premier Empire

    Le costume sous le premier empire

     

     
    Le costume féminin :
     

     

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    Portrait de la Madame Visconti Description : Epouse de l'ancien ambassadeur de la République Cisalpine en France Author : Gérard François Pascal Simon, baron (1770-1837) Photo Credit : (C) RMN-GP (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi Period : 18th century, 19th century, période contemporaine de 1789 à 1914 Date : 1810  

      

      

    La mode féminine se transforme radicalement en se débarassant du corset et du panier. On recherche la simplicité par opposition à l'Ancien Régime et pour imiter la mode antique.

      

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    Eh oui, l'antique était à la mode. Les femmes préfèrent aux robes rococo de fines robes de coton blanche presque tranparentes, avec peu de vêtement de dessous.

      

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    1795

      

      

      

      

    robes de 1795
    Ce genre de robe apparaît dès Marie-Antoinette, on l'apelle alors "chemise de la reine" :

      

      

      


    marie_a2

      

      

      

    Cette robe évolue progressivement vers un style néoclassique marqué par les formes raffinés et géométriques de l'antiquité gréco-romaine, comme sur ce protrait de madame Récamier (1802) :

      

      

      


    recamier

      

      

      

    Des étoffes translucides comme la mousseline, la gaze et la percale sont privilégiée pour leur "simplicité". Le vêtement n'est plus fait pour mouler le corps mais pour le draper.

      

      

      


    empire3

      

      

      

    Mais ces tissus sont bien trop fins pour des hivers européens.

      

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    On porte donc des chales en cachemire et on voit l'apparition des gants longs encore portés aujourd'hui lors de soirée.

      

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    On reprend aussi les vêtements d'extérieur anglais : le spencer court et la redingote, plus longue. Cette mode est très influencée par les uniformes de l'armée napoléonienne.

      

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    empire_4

      

      

    Enfin pour les tenues de cour, on retrouve des traits typiques de l'Ancien Régime mais adaptés à la nouvelle silhouette. Le manteau de cour en est la partie la plus typique.

      

      

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    Napoléon impose que tous les vêtement de cour soient en soie, ce qui doit lui permettre de relancer la production de soie à Lyon.

      

      

      


    empire1sacre_napo

     

     

     

     

     

     

    source :

    http://www.atelier-arachnee.fr/pages/04_Le_costume_sous_le_premier_empire-290269.html

    photos google

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    Le dix-huitième siècle fut un âge d'élégance. Jamais dans l'histoire nous voyons des hommes et des femmes si minutieusement artificielles, si très loin de leur apparence naturelle. Ce qui ne pouvait pas être fait avec les cheveux naturels a été fait avec des perruques.

      

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    Médaillon de cheveux du petit Dauphin,  l'enfant de Marie Antoinette

      

    Cette époque fut une explosion extravagante de coiffures étonnantes, une réaction totalement opposée à la pudeur et à la réserve des siècles antérieurs. Les coiffures étaient en concordance avec le style "Rococo", qui était le plus important presque jusqu'à la fin du siècle.

     

     

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    C'était un mouvement artistique dans lequel les courbes en forme de "S" ont prédominé, avec des asymétries, soulignant le contraste; un style dynamique et brillant, où les formes intégrant un mouvement harmonieux et élégant.

     

     

     

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    Un style concordant avec une époque de nouvelles idées philosophiques, comme celui des Lumières, et avec l'affluence de richesses économiques qui arrivent en Europe par les voyages vers le nouveau continent, l'Amérique.

      

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    On crée de nouveaux ordres sociaux; en plus du clergé et de la noblesse, une bourgeoisie forte de nouveaux riches est apparue qui s’est positionnée dans les sphères sociales et politiques, imitant en tout les coutumes des nobles.

     

      

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    Un style conforme à une époque dans laquelle la science s'émancipe de plus en plus de la religion, obtient des réussites spectaculaires et développe en conséquence une technologie qui ouvrira les portes à la Révolution Industrielle.

     

     

     

     

    Les gens de cette époque croyaient qu'ils vivaient dans le meilleur des mondes. À la fin du siècle, les styles artistiques et culturels changent; surgit un style appelé "néoclassique" beaucoup plus sobre et conservateur, avec un retour à l’esthétique Grecque et Romaine classique.

      

      

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    L'utilisation de perruques chez les hommes a commencé à être très populaire à la fin du XVIIe siècle, durant le règne, en France de Louis XIV, le Roi Soleil. Toute sa cour s’est mise à utiliser des perruques, et comme la France dictait la mode de l'Europe à cette époque, son usage s’est étendu aux autres continents. En 1680 Louis XIV avait 40 perruquiers qui dessinaient ses perruques dans la cour de Versailles.

      

      

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    Dès 1770, l'usage des perruques s’est aussi étendu aux femmes. Et à mesure que les années passaient, les perruques sont devenues plus hautes et plus élaborées, spécialement en France. Les perruques masculines étaient en général blanches, mais celles des femmes étaient de couleur pastel, comme rose, violet clair ou gris bleuâtre. Les perruques indiquaient, par leur ornementation, la position sociale plus ou moins importante de celui qui les utilisait.

     

     

     

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    Les gens de fortune pouvaient payer, logiquement, des dessinateurs plus chers et avoir plus de variété de matériels. Elles étaient faites en général avec du cheveu humain, mais aussi avec du poil de cheval ou de chèvre. En France, la comtesse de Matignon payait à son coiffeur Baulard 24.000 livres par an pour lui faire un nouveau dessin de perruque chaque jour de la semaine.

      

      

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    Vers 1715 on commence à poudrer les perruques. Les familles avaient un salon dédié à la "toilette", où elles se poudraient quotidiennement et s’arrangeaient. Les perruques étaient poudrées avec de la poudre de riz ou de l’amidon. Pour cette opération, faite par un coiffeur, on utilisait des robes de chambre spéciales et on avait l'habitude de couvrir le visage d'un cône de papier épais.

     

     

     

    LES BARBIERS DEVIENNENT "PERRUQUIERS":

      

    En plus de couper et de coiffer le cheveu et de raser le menton, les barbiers pratiquaient diverses opérations chirurgicales et extractions dentaires.

      

    En 1745 une loi, en Angleterre, leur interdit ces pratiques et les autorise seulement à couper et coiffer les cheveux. Cela provoque la ruine de nombreuses boutiques de barbiers et le manque de travail pour beaucoup d’entre eux en Europe, puisque des lois similaires sont promulguées en France et dans d’autres pays. Mais l'essor des perruques crée la demande de nouveaux professionnels: les fabricants et les dessinateurs de perruques, qui de plus se chargeront de les entretenir périodiquement, de les parfumer et de les retoucher.

      

      

    Déjà depuis la fin du siècle antérieur des syndicats ou des unions de coiffeurs se sont créés, et exigeaient des professionnels de payer un tarif et de présenter un examen d'aptitude pour pratiquer la profession. Pendant ce siècle l'industrie des perruques croît et devient importante, en créant de nouveaux travaux et sources de recettes pour une grande partie de la population.

     

     

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    À son tour l'industrie des chapeliers est affectée, puisque les hommes cessent d'utiliser des chapeaux pour laisser voir leurs perruques et ils doivent fabriquer, de nouveaux styles de chapeaux qui peuvent s'adapter aux perruques. La majeure partie du peuple, disons 80 % de la population, n'utilisait pas de perruques, mais le cheveu naturel, sans trop de règle. Mais seul un pourcentage de la noblesse et de la haute bourgeoisie mobilisait une industrie remarquée pour l'époque.

     

     

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    VOL DE PERRUQUES DANS LA RUE:

      

      

    William Andrews, un écrivain anglais du XIXe siècle, nous narrons que les vols des perruques dans la rue, dans le dix-huitième siècle, étaient monnaie courante. Et les perruques, à leur apogée, étaient très onéreux. A dû marcher avec prudence pour ne pas perdre la parruque. Malgré toutes les précautions, les vols de perruques étaient fréquentes.

      

    Il fut célèbre ce mode d' opération: un enfant était transporté, caché, sur une plateau de boucher pour un haut homme, et le garçon attrapait la perruque en moins d'une seconde. Lorsque le propriétaire, étonné, regardait partout, un complice l'empêchait-il d'avancer sur le prétexte d'aider, en tant le "boucher" échappait. (William Andrews, "At the sign of the barbers' pole", Cottingham, Yorkshire, J. R. Tuttin,1904 ).

     

     

     

    Au début du siècle, les styles de cheveux des hommes sont beaucoup plus somptueux que ceux des femmes. C'est la mode du "style Louis XIV", avec de grandes boucles et la chevelure sur les épaules. Quand le siècle se termine, la tendance est reversée : les femmes portent des perruques exubérantes, de 50 à 80 cm de hauteur et plus, qu'elles s'emploient, avec des dessins, à commémorer les célébrations et les anniversaires.

      

    Ces perruques féminines apportaient quelques problèmes: les cadres des portes avaient été surélevés ou reconstruits pour qu'elles puissent passer, et dans plusieurs occasions la pression trop lourde des perruques leur causait une inflammation au niveau des tempes. Vers la moitié du siècle, le nouveau roi de France, Louis XV, impose un style de plus petites perruques pour les hommes et le rigoureux poudrage blanc ou de préférence grisâtre.

      

      

    Les hommes utilisent aussi depuis la moitié du siècle une queue de cheval sur la nuque, attachée avec un ruban, style qui devient très populaire dans toutes les cours. Les femmes continuent avec les styles extravagants jusqu'à l'arrivée de la Révolution Française, où tout le luxe et l'exubérance sont pratiquement annulés par les nouvelles idées républicaines. À partir de là, les coiffures sont plus classiques et plus simples et on recommence à utiliser le cheveu naturel.

     

     

     

     

     

     

    En réalité, malgré le fait qu'il soit amusant de penser que les femmes utilisaient ces perruques immenses dans leur vie quotidienne et aux fêtes où elles allaient, la réalité est différente. Ce type de présentation capillaires gigantesques a peut-être existé, mais seulement pour une occasion très spéciale ou pour des représentations théâtrales.

      

     

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    Les perruques comme les images que nous voyons ci-dessus sont le produit de caricatures de l'époque ou d'anecdotes ou de légendes sans beaucoup de fondement. Il est pratiquement impossible de trouver dans les tableaux de peintres célèbres de l'époque ces perruques immenses. Les femmes nobles utilisaient des styles de chevelure beaucoup plus sobres et élégants, malgré le fait qu'elles étaient plus ou moins volumineuses et élaborées.

     

     

     

     

    En ce qui concerne le style de cheveux des femmes du XVIIIe, au début du siècle on continue toujours à utiliser celui qui venait d'une mode de la fin du siècle antérieur : le style "Fontange". Son nom a été créé par la Duchesse de Fontange, qui lors d’une journée de chasse avec le roi de France Louis XIV, s’est pris la chevelure dans la branche d'un arbre, et pour réarranger le cheveu l'a empilé sur sa tête. Le roi est resté fasciné par cette coiffure accidentelle, et l’a priée de toujours la conserver. Ce style a été à la mode plus ou moins jusqu'en 1720.

     

     

    Sous le règne de Louis XV les coutumes ont changé et les cheveux féminins ont eu un autre style plus simple. Un style dénommé "tête de mouton" (tête de brebis), avec de courtes boucles et quelques grosses mèches de cheveux sur la nuque. Les femmes n'ont pas utilisé de perruques jusqu'à 1770. À partir de là, les coiffures - artificielles - sont devenues de plus en plus hautes et plus élaborées.

     

     

     

     

     

     

     

    EXEMPLES DE STYLES DE COIFFURES FEMININES AU XVIIIe SIECLE

     

     

     

    EXEMPLES DE STYLES DE COIFFURES MASCULINES AU XVIIIe SIECLE:

     

     

     

     

    LE CHANGEMENT APRÈS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE:

     

     

    Déjà près de la fin du siècle le style magnifique et éblouissant de la noblesse européenne était l'objet de critiques des philosophes de l'Illustration. Non seulement le style de vêtements et de coiffures, mais le style d'art même, le rococo, était fort critiqué. A ce moment, la bourgeoisie - la classe sans noblesse - devient puissante et influente; tout le système, politique, économique, social et culturel est controversé par les principaux penseurs.

     

     

    Deux coiffures du XVIIIe siècle.

     

     

     

     

    Deux gravures de femmes du XVIIIe siècle

    coiffées de cheveux en

    « échelle de boucles »,

    rubans, plumes, fleurs, bijoux ...Deux coiffures du XVIIIe siècle.

     

    La première estampe provient du « 10e Cahier de Costume Français, 4e Suite d'Habillements à la mode. » « Dessiné par Desrais » « Gravé par Voisard » « Jolie Femme en Circassienne de gaze d'Italie puce, avec la jupe de la même gaze couvrant une autre jupe rose garnie en gaze broché avec un ruban bleu attaché par des Fleurs et glands et gaze Bouilloné par en bas, et des manchettes de filet, coiffée d'un Chapeau en Coquille orné de Fleurs et de Plumes. »

    « A Paris chez Esnauts et rapilly rue St. Jacques à la ville de Coutances A. P. D. R. [Avec Privilège Du Roi] »

    L'autre gravure est signée : « D P. Inv. »

    « Avec Privilège du Roi

     

     

     

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    Emilie De Coutances, la marquise de Bec de Lièvre by Alexander Roslin, circa 1780

     

     

     

     

    En principe, les bourgeois riches imitaient en tout les nobles, ils voulaient être comme eux.

    Mais quand ils deviennent puissants et auto-suffisants, ils critiquent tout le système de l’Ancien Régime, repoussent toute sa structure sociale et naturellement, ses coutumes.

     

     

     

     

    Avec l'arrivée de la Révolution Française, le luxe et l'ostentation sont mal vus par tout le monde. La nouvelle société adopte un style plus sobre et se tourne vers la simplicité ; du rococo il passera au néo-classique, style artistique qui récupère l'esthétique grecque antique.

     

    Et ce sera aussi le style en accord avec le romantisme, qui s'imposera à la fin du XVIIIe siècle et prédominera sur presque tout le XIXe siècle.

      

      

      

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    Les changements philosophiques, la forme de pensée de la société changent la coiffure. Petit à petit, les perruques cessent de s'employer, et le cheveu s’emploie au naturel, sans poudre. La Révolution et le changement de tout le système a été brusque et subit - bien qu'il fût déjà annoncé - à la suite d'un coup législatif des députés bourgeois avec appui de la part du clergé et de la noblesse, mais le changement de coutumes n'a pas été si rapide.

     

    Toutes les images de Robespierre et Danton, deux leaders de la Révolution, les montrent avec des perruques poudrées, jusqu'à leur mort par la guillotine. En revanche, Jean Paul Marat, l'autre leader révolutionnaire, utilisait déjà la nouvelle esthétique.

     

    Et celui des gérants principaux de la Révolution, le peintre Jacques Louis David, était déjà inscrit totalement dans le style néo-classique, à travers ses oeuvres et dans son esthétique personnelle. À mesure que le néo-classicisme s'impose, les coiffures changent.

      

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    Lorsque arrive au pouvoir Napoléon Bonaparte, déjà peu utiliseront des perruques ; le style Empire montre tous les législateurs et hommes politiques avec le cheveu naturel, peigné d'une manière informelle, symbole d'une nouvelle ère d'indépendance de pensée.

     

    Les militaires sont les derniers à abandonner le vieux style, mais dans l'armée napoléonienne déjà presque tous sont avec le cheveu naturel. Les femmes, déjà à la fin de l'ère révolutionnaire, cessent complètement d'utiliser les coiffures hautes et élaborées et portent le cheveu sans le couvrir, avec une chute presque naturelle, tenue avec des peignes de coquille de tortue, des épingles, ou des rubans, au lieu des ornements complexes.

     

     

     

     

     

    Peut-être les premiers à abandonner le vieux style de perruques et de coiffures très élaborées ont été, paradoxalement, les mêmes aristocrates qui les ont imposées.

     

    Par crainte d’être reconnus et vraisemblablement emprisonnés et guillotinés durant l'Ère de la Terreur de Robespierre (1790-1793), ils sortaient de leurs maisons habillés simplement et avec des coiffures naturelles ; sans perruques, naturellement, avec le cheveu court, sans le couvrir et une coiffure de style néoclassique. En réalité, il n'y avait pas de lieu où utiliser l’ancien style de cheveu.

     

    A cette époque, dans le reste de l'Europe on a commencé à pratiquer le même type de coupes et de coiffures. Le 19e siècle était annoncé par une mode totalement distincte.

     

     

     

     

     

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    Ici en matière de mode ce n'est pas le Roi mais Marie - Antoinette qui sera concernée et qui sera à sa manière un mannequin avec l'aide de sa Modiste Rose Bertin et de son coiffeur Léonard , elle lancera des modes dans le royaume de France .

     

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    - La reine engage une jeune modiste du nom de Rose Bertin avec laquelle elle reste enfermée durant des heures , on l'a aussi appelée " La ministre des modes " .

      

    Elle lance des robes de style champêtre qui connait un franc succès .

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    Mouchoir brodé par Marie Antoinette

     

    - Elle confectionne des poupées habillées de ses créations afin de vanter l'élégance de la cour de France et ainsi s'attacher la plus prestigieuse des clientèles .

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    Broderie robe Rose Bertin

      

      

    Elle inventera également des robes légères

      

    ( Fichu croisé sur la poitrine comme une robe de campagne ) pour la Reine .

     

     

     
    Rose Bertin

      

      

      

    - Dans la matinée lors de sa toilette et de son habillement , la Reine est obligée de suivre les rigueurs de l'étiquette :
     

    Après que la dame d'atour a passé le jupon et présenté la robe ,

    la dame d'honneur verse de l'eau sur les mains de la reine et lui passe la chemise .

     

     

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    Si une princesse de sang est présente , elle remplacera la dame d'honneur

    et le même cérémonial se répète suivant l'ordre hiérarchique .
     

      

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    Chaussures de Marie Antoinette

      

     

    La reine peut choisir les différents habits qu'elle portera durant la journée dès son lever , quand un garçon de garde

    - robe apporte les corbeilles et donne à la première femme de chambre un livre contenant des échantillons de tissus de différentes robes .

      

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    Marie - Antoinette plante une épingle sur l'échantillon de son choix pour désigner ainsi le grand habit , la robe - déshabillé de l'après - midi et la robe du souper .

     

     

     

    Les VETEMENTS au XVIIIè siècle

     

     

    Cet article présente le costume au XVIIIe siècle.

    Contexte :

      

      

    Au XVIIIe siècle, la mode avait une influence forte sur les Français. Colbert a bien expliqué cela quand il a dit « La mode est à la France ce que les mines du Pérou sont à l’Espagne» 

      

    Au XVIIIe siècle, la mode en France réfléchissait les attitudes sociales et politiques, les arts, et bien sûr, la richesse et la classe sociale des gens.

      

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    Le XVIIIe siècle a apporté un nouveau roi et un nouvel espoir à la France : Louis XV et une période de gaieté succédèrent à la fin rigide, solennelle et endeuillée du règne de Louis XIV.

      

    À l’avènement du roi, la lourdeur et les couleurs noires de la période précédente disparurent et furent remplacées par les pastels, la lumière, et une certaine liberté d’esprit.

      

    C'était l'époque de la Régence et du Rococo.

     

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    Les maîtresses du nouveau roi (à partir de 1736), les goûts féminins de ce dernier et son amour pour les divertissements, influencèrent la culture du temps.

      

    Les arts, le théâtre, l'architecture et la mode s'en ressentirent.

      

      

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    Salle de Bains de Marie Antoinette à Versailles

      

    Avec le libertinage du régent puis la jeunesse du roi arriva également un sens de la liberté et une joie de vivre qui se reflétaient bien dans la mode de l’époque.

      

      

      

    À la cour, une certaine frivolité se développait. Le politique et l’administration du pays étaient oubliées par la noblesse et le roi.

      

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    Les affaires du pays étaient abandonnées aux gens de la classe moyenne pendant que les nobles et la royauté poursuivaient les divertissements et le plaisir.

     

      

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    L’éloignement du gouvernement, conjugué à un nouveau scepticisme, a écarté les styles de la mode traditionnelle masculine ; dans la transition du Baroque au Rococo, ce changement a amené les styles élégants, doux, et féminins. L

      

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    es tissus doux et les motifs à fleurs ont gagné en popularité.

     

     

     

     

    Costume :

    Partout à cette époque, les styles des vêtements sont devenus moins chargés tandis que les tissus devenaient plus précieux.

      

    Les silhouettes devenaient plus naturelles et moins volumineuses, et les couleurs commençaient à s’éclaircir vers le style Rococo. Les styles pour les deux sexes ont trouvé une conformité simple.

     

      

      

    Les hommes :

      

      

      

    L'article de première nécessité pour les hommes était le costume. Chaque homme avait un justaucorps, des culottes courtes, une longue veste, et parfois un jabot blanc.
     

    Les vestes, généralement de brocart, étaient très ajustées en haut, et en bas, elles s'évasaient du corps, laissant une place pour l'épée pour descendre jusqu'au genou. Les manches sont ajustées et ornées de galons.
     

      

      

      

      

      

    La chemise se porte avec un gilet aussi long que la veste à boutonnage serré et avec des poches basses. La chemise se porte parfois avec un jabot blanc. Ces hommes mettaient, sous les culottes serrées juste en haut des genoux, des bas de soie.

      

      

      

      

      

    Les chaussures plates et noires avec une boucle finissaient la tenue.

      

      

      

    Toutes les classes sociales ont mis ces costumes pendant le siècle entier sans beaucoup de changements.

    La coiffure consiste en des rouleaux de cheveux couvrant les oreilles aussi appelés ailes de pigeon ; cette coiffure élaborée entraïne souvent le port de perruque l'imitant.

    Entre les classes économiques et sociales, le style des vêtements ne différait pas vraiment ; mais c’était par les tissus qu'elles étaient facilement distinguées.
     

     

     

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    Les classes supérieures utilisaient les soies, les brocarts et le velours pour les costumes et les robes, pendant que la classe ouvrière utilisait la laine et le coton, qui étaient moins chers. Les vestes de la noblesse avaient les embellissements, des broderies et des douzaines de boutons qui étaient considérés comme des bijoux.

      

      

      

    Les hommes des classes supérieures mettaient aussi des postiches blancs poudrés avec des boucles de cheveux près du visage et une queue. La classe ouvrière portait les vestes très peu ornées et les cheveux longs en queue de cheval nouée sur la nuque.

     

    Les femmes :

     

      

      

    Se faisant l’écho du gouvernement, les vêtements des femmes de cette époque adoptèrent une mode plus informelle.

      

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    Les formes des robes devenaient plus naturelles. Comme pour les hommes, ce n'est pas par leur forme mais par leurs tissus que les vêtements des femmes riches différaient de ceux des femmes modestes.

     

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    Pendant la plus grande partie du XVIIIe siècle, la mode pour les femmes fut aux robes flottantes.

      

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    Elles avaient des jupes amplement drapés par-dessus des paniers.

      

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    La silhouette des femmes qui les portaient semblait une grande cloche avec une très petite taille et de larges hanches. La plupart des robes étaient à taille basse, en pointe.

     

     

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    18th century fan celebrating the marriage of Marie Antoinette and Louis XVI

      

     

    Sous chaque robe les femmes mettaient un corps baleiné et des jupons. Les corsets étaient essentiels pour obtenir une petite taille et pour maintenir la forme des corsages, et les jupons aidaient à soutenir les paniers sous les jupes.

     

     

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    Des plis Watteau couvraient les dos des manteaux et une traîne complétait ces robes élégantes.

      

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    En 1740, la silhouette des robes a été transformée.

    Les paniers ont pris de l'ampleur autour des hanches, les jupes se mettant à ressembler à des boîtes.

      

      

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    Chaussures de Marie Antoinette

      

      

    Juste avant que cet engouement ne disparaisse, l’ampleur de certaines de ces robes atteignait quatre mètres. Mais après cette brève lubie, les formes plus naturelles sont revenues.

     

     

     

    Fichier:Le Tonnelier de Breteuil, Emilie.jpg

      

          

    Cette mode des robes imposantes et incommodes pour se présenter en société va amener l'apparition du négligé afin de revêtir une tenue confortable chez soi.

     

      

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    Jusqu'en 1720, la mode est à la coiffe fontange consistant en un bonnet garni d'une forme en fil de fer assez élevée composée de plusieurs degrés garnis de mousseline, de rubans, de fleurs et de plumes.
     

      

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    Les cheveux ne se coupent plus, on en ajoute même des postiches pour gagner du bouffant. De nombreux accessoires (fleurs, oiseaux, poupée, animaux, etc.) s'ajoutent à la coiffure pour exprimer les goûts de celle qui les portent. Ils se poudrent aussi afin d'être blanc.

     

     

     

      

      

    Elles portent parfois un laissez-tout-faire qui est un tablier orné qui se porte par élégance. C'est la mode des ombrelles. Les chaussures sont des escarpins ou des mules en soie à talons très haut.

      

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    Comme Louis XV, les femmes riches utilisaient les tissus de luxe pour leurs robes. Le satin, le taffetas, le velours, et les soies étaient populaires, et les robes étaient souvent couvertes de broderie fleurie, dans le style féminin du Rococo.

      

      

      

      

    Les bourgeoises utilisaient le coton et la laine et elles mettaient des jupons rigides au lieu de paniers.

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    1740

      

      

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    Le détail et les bijoux manquaient dans les robes de paysans, mais la forme fondamentale restait la même. Sans exception, tout le monde essaie d’être à la mode.

      

    Les gens riches, même les paysans, imitaient les styles du roi et de sa cour.

      

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    Les classes sociales ont certainement influencé la mode au XVIIIe siècle, mais la mode a également influencé les classes sociales.

     

     

     

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    Si le 18ème siècle m’était conté, Costumes d’exception – exposition

     

    A EU LIEU  Du 21 avril au 2 octobre 2011, au Musée des Tissus de Lyon.

    Suivez un parcours mis en scène à travers les modes du XVIIIè siècle.

     

     

    Les collections du Musée des Tissus de Lyon recèlent des trésors, notamment une collection de costumes du XVIIIè rarissimes et superbes.

    Rarissimes, parce qu’alors, les dames ne portaient leurs toilettes qu’une ou deux fois, puis, dès qu’elles étaient salies (il n’y avait pas de pressing, alors !), elles les donnaient à leur personnel de maison, qui les transformait en rideau, en robe plus simple…

      

      

      

    En effet, selon la loi, chacun devait se vêtir selon son rang.
    Aussi, il ne reste donc que très peu de pièces d’époque.

     

     

      

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    L’exposition présente la fabrication de ces somptueux costumes de noblesse et de cour masculins et féminins du siècle des Lumières, ainsi que les dessous et accessoires, rubans et dentelles, qui finissaient les toilettes. Selon le monarque régnant, la mode changeait…

     
     
     
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    Vicomtesse de Vaudreuil -Elisabeth Louise Vigee-Lebrun

     

      

      

    Les costumes sont présentés dans des mises en scènes de la vie quotidienne, environnés de meubles, tableaux et miroirs du Musée des arts décoratifs…

    Charme d’une déambulation dans le temps, à la découverte de l’évolution des modes, us et coutumes et mentalités au fil du XVIIIè.

    Une belle expo à ne surtout pas manquer !

    L'entrée au Musée des Tissus et des Arts décoratifs et à leurs expositions temporaires est gratuit avec la Lyon City Card.

     

    Musée des Tissus, LYON Musée des Arts Décoratifs, LYON

     

     

     

     

     

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    Chaussures de Marie Antoinette

      

      

      

      

      

     

     

     

     

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    Royauté de France

     

    Le manuel des toilettes dédié aux dames (1777)

     

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    Le costume du XVIIIe siècle

     
    Le costume féminin :
     
    Le siècle de Louis XIV fut un siècle de raideur de l'étiquette et donc du costume, le XVIIIe siècle s'en émancipe. Les dames de la cour commencent à rivaliser d'élégance avec les hommes qui jusque là avait le costume le plus ornementé.
      
    En même temps le siècle aspire à plus d'intimité et de confort.

    L'une des tenues les plus prisées du début du siècle est la "robe volante" inspirée du déshabillé de la fin du règne de Louis XIV. Cette robe est composée d'un corsage à plis larges tombant des épaules jusqu'au sol et d'un jupon rond. Elle semble confortable (bien que portée sur un corset) mais absolument indécente pour paraître à la cour.
    Voici une représentation de la robe volante par Watteau dans L'enseigne de Gersaint, 1720. Il a donné son nom au plis du dos dits "plis Watteau" sans en être l'inventeur pour autant.
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    A la cour, pendant toute la période, c'est la "robe à la française" qui triomphe jusqu'à la Révolution. Malgré son nom, elle est portée dans toute l'Europe (y compris en Angleterre). Cette robe se compose de la robe à proprement parler, d'une jupe (sorte de jupon apparent) et d'une pièce d'estomac triangulare portée sur le thorax et l'abdomen. La silhouette est modelée par un corset et des paniers. La robe de cour est soutenue par des paniers très larges, qui lui donnent sa forme caractéristique, mais fort peu pratique.

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    Mais le XVIIIe siècle est aussi un siècle à la recherche de simplicité (si, si !).
      
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    Les aristocrates commencent à s'inspirer du style vestimentaire des roturiers. Les dames de cour portent, dans l'intimité, des tenues champêtres librement inspirées des femmes du peuple. La robe devient plus simple, elle est portée avec une veste courte appelée casaquin ou caraco. La pièce d'estomac est remplacée par des "compères", deux rabats de tissu un peu moins contraignants, attachés par des boutons ou des agrafes à l'ouvertures frontales de la robe.Peintres Américains
      

    Le succès de ce genre de tenue est à mettre en parallèle avec la vague d'anglomanie de l'époque. L'Angleterre a une forte influence sur la mode masculine française pendant tout le XVIIIe siècle et commence à influencer la mode féminine à partir de 1770. Le goût (très anglais) pour la promenade inspire la "robe retroussée dans les poches" : les pans de la jupe sont relevés dans les poches latérales de la robe puis drapés dans le dos pour donner une plus grande liberté de mouvement.
      
      
      
      

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    A cette mode succède celle de la "robe polonaise" : l'arrière de la jupe est remonté à l'aide de cordon puis divisé en trois partie drapées.
      
      
      
    Ce nom étrange ne veut pas dire que la mode venait de Pologne mais fait allusion au premier partage de la Pologne en trois en 1772.
      

    polonaise
      
      
    La "robe à l'Anglaise" est une variante de cette robe polonaise mais les plis sont cousus dans le dos jusqu"à la taille.
      
      
      
      
    Elle se compose d'une robe fermée sur le devant et d'une jupe montée par fronçage puis couture au corsage selon une ligne qui remonte des hanches vers la taille. Son corsage ajusté se termine par une pointe au bas du dos. Elle pouvait être portée sans panier, ses drapés lui donnant alors sa forme ronde.
      
      
      

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    Marie-Antoinette met à la mode ses tendances venues d'Angleterre. Son goût pour la nature se manifeste dans la création du Hameau de la reine, où elle aime se vétir d'une simple robe de coton avec un chapeau de paille.

      

      

      

      

    Elle apprécie particulièrement la chemise en mousseline blanche, style qui fut baptisé "chemise à la reine" en 1775. Par son étoffe comme par sa coupe, la chemmise à la reine marque une transition vers la robe à taille haute du Directoire, mais c'est une autre histoire...

      

      

    Le costume masculin

      

    La mode masculine était beaucoup plus chargée et développée que la mode féminine au XVIIe siècle. Elle se fait un peu plus discrète au XVIIIe siècle et semble se rééquilibrer par rapport à la mode féminine pour obtenir des couples visuellement plus harmonieux.

      

    "L'habit à la française" se compose d'une veste ou "habit" (appelé justaucorps au XVIIe siècle) dont la forme va progressivement évoluer ainsi que d'un gilet qui est la pièce d'apparat la plus importante et d'une culotte. Dessous : une chemise blanche, une jabot et des bas de soie complètent l'ensemble. Les pans de l'habit s'évase vers l'arrière très haut sur le buste ce qui permet de révéler les broderies du gilet, souvent plus recherchées que celle de l'habit et d'économiser du tissu sur l'avant du vêtement.

      

      


    homme1780

    Un habit à la française datant de 1780.

     

     

    Le costume masculin a des couleurs vives et est luxueusement brodé. Même les boutons étaient recouverts de tissu brodé.
    De nombreux ateliers de broderie se trouvaient à Paris.

      

      

      

      

    On utilisaient des fil d'or d'argent et de soie, parfois des sequins. La broderie était effectuée avant la coupe, souvent à partir d'un catalogue de broderies dans lequel le client piochait selon son goût. Les musées conservent encore aujourd'hui des pièces de tissus brodées mais jamais assemblées.

      

      


    homme1765homme21765homme31765

      

      

    Le costume fabriqué en France pour le roi du Danemark vers 1765

     

    Comme pour la mode féminine, mais beaucoup plus pour la mode masculine, l'influence anglaise est omniprésente. C'est à cette époque que le fief de l'élégance masculine s'installe en Angleterre, ce qui reste très vrai aujourd'hui : l'élégance féminine est française, l'élégance masculine est anglaise et il faut aller en Italie pour retrouver l'élégance des accessoires, en particulier ceux en cuir : sac, gants, chaussures.

      

      

    L'influence anglaise arrive surtout au milieu du siècle sous la forme de la redingote (qui sera uniformément adopter au XIXe siècle). Il s'agit d'une veste à col à revers taillé dans un tissu de couleur unie.

      

      

      

    La redingote ou frac est portée en tenue de ville. Comme pour la robe à l'anglaise, la redingote est considérée comme beaucoup moins formelle que l'habit à la française.

      


    redingote

     

     

      

    Pour plus d'image je vous conseille de consulter le catalogue de la dernière exposition du musée Galliera :

    Mode en miroir qui comparait la mode française et holandaise au XVIIIe siècle.

     

     

    Source : http://www.atelier-arachnee.fr/pages/03_Le_costume_du_XVIIIe_siecle-290262.html

     

     

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    1740

     

     

     

     

     

     

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    La manière de se vestir

     

    Pour les femmes, la robe portée directement sur la chemise, constitue pendant tout le Moyen Age le vêtement de base dont la couleur, l ' ampleur et la matière changent suivant l'époque. Pendant longtemps les historiens du costume se sont penchés sur le costume noble, ce dernier étant énormément représenté sur les enluminures ou sur les sceaux. Cette surabondance d'études ayant pour sujet le costume noble a laissé dans l'ombre le costume des humbles, sujet pourtant considéré comme digne d'intérêt aujourd'hui. Une étude du costume de travail féminin de la fin du Moyen-Age nous est rendue possible par les figurations abondantes de paysans et de paysannes travaillant aux champs et ce à partir du XIII ème siècle. Le costume de travail féminin nous est donc bien connu et cette relative abondance iconographique permet une reconstitution fidèle d'un costume de travail du bas Moyen-Age.

      

     
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    La manière de se “ vestir ”:

    De manière générale, le costume de travail est le même que le costume porté quotidiennement. En effet, nombre d’inventaires après décès nous présentent une garde robe paysanne réduite. Le costume féminin est ainsi composé d’une chemise, d’une robe et d’une sur-robe, de bas et de chaussures.

    La chemise ou “ chainse ” est le vêtement de base. Faisant office de linge de corps elle est portée à même la peau. Faite de lin ou de chanvre, elle était blanchie par des lavages successifs. Sa coupe était simple et ample afin de ne pas limiter les mouvements de la travailleuse qui la portait. L’iconographie permet de définir une “ chainse type ”: ras de cou, à manches longues et de manière générale descendant un peu au dessus des chevilles afin de ne pas entraver la marche. La “ chainse ” rendait donc le port de la robe plus agréable et était donc indissociable de cette dernière.

    La robe ou "cotte" tient une place centrale au sein du costume paysan et ce durant tout le Moyen Age. Elle est en effet la tenue de base pour aller aux champs ou pour tout autres travaux extérieurs.

    D'une coupe ample et simple la "cotte n’a cessé d'évoluer durant les XIV et XV èmes siècles. A la robe "sac" du début du XIV ème siècle, ample, enfilée directement, serrée à la taille par une ceinture et ne comportant pas de laçage succède et ce dès le milieu du siècle une "cotte" ajustée sur le buste par un laçage généralement sur le tronc mais qui peut être aussi dans le dos où même sur les cotés. Cette robe généralement faite en drap de laine présente de nombreux plis dus à une coupe large faite pour ne pas entraver les mouvements. Des manches en général ajustées sur l'avant bras et séparables permettaient aussi à la paysanne de prendre ses aises lors de travaux nécessitant une importante mobilité.(photos des deux Émilie)

      

    Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )

     



    La sur-robe ou "sur-cotte" est comme son nom l'indique portée au dessus de la cotte. En laine elle aussi, sa couple ample permettait de l’enfiler au dessus de la cotte. Ses manches amples pouvaient facilement être remontées afin de ne pas les salir ou de ne pas gêner la porteuse lorsque par exemple celle-ci ramassait le bois à la fin de l’automne. Bien que rarement figurée sur les enluminures, cette “ sur-cotte ” était indispensable du costume de travail paysan lors des travaux par temps froid.

    Les bas “où chausses ” et les chaussures portées par les femmes ne sont pas d’usage constant dans les classes populaires. Cette idée nous est confirmée par les nombreuses représentations de paysannes partant à la moisson pieds nus. Il était en effet possible à la paysanne ou même au paysan de circuler pieds nus, toutefois cela ne semble possible qu’en été, lorsque le temps le permet. Pour se protéger du froid la paysanne enfile alors des “ chausses ” de laine, de lin ou de chanvre n’arrivant qu’au genoux et tenues sous ce dernier par des jarretières nouées ou bouclées. De robustes chaussures en cuir, généralement montantes, protégeaient le pied (le sabot n'apparaissant que tardivement).

    Les matériaux:

    Au Moyen Age, la matière employée lors de la confection d’un costume varie selon la richesse de son propriétaire. Les matériaux utilisées étaient alors le lin ou le chanvre (le coton n’étant que peu répandu) pour les linges de corps (mais aussi parfois pour les cottes portées l’été) et la laine pour la “ cotte ” et la “ sur-cotte ”.

      

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    Le lin est cultivé volontiers sur la tenure paysanne, surtout dans le nord et dans l’ouest de la France où le climat frais et humide lui est favorable ailleurs on cultive le chanvre. Ces deux fibres végétales étaient ensuite transformées dans le cadre familial puisque chaque maison disposait de tout le matériel nécessaire pour apprêter les fibres et les filer, le travail du lin et du chanvre ne demandant qu’un outillage simple et peu coûteux. La toile restait alors la propriété de celle qui l’a filé et tissé même si le tissage ou le filage pour le compte d’entrepreneurs urbains était une activité fort répandue à la campagne. Dans les deux cas on n’obtenait qu’ une toile épaisse, rigide et bise blanchie et assouplie par de nombreux lavages.



    Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )La laine tient la première place pour la confection de vêtement et ce toutes classes sociales confondues. Portée par les princes comme par les paysans, il existe de nombreuses différences de qualité et d’aspect, la laine la plus fine étant réservée aux personnes fortunées. La laine la plus appréciée au Moyen Age provenait principalement d’Angleterre ou étaient élevés les “black faces ”, moutons à la toison abondante dont une mèche pouvait facilement atteindre les 39 cm de long. Toutefois l’Angleterre n’était pas seule à exporter sa laine puisque des régions méditerranéennes telles que le Languedoc exportaient elle aussi des toisons. Cette laine, principalement de provenance anglaise, était ensuite préparée c’est à dire peignée, filée, puis tissée dans les villes de Flandres, importante région textile à l’époque, comme Bruxelles, Saint Pol mais aussi St Omer, Douai, Lille.



    Le drap de laine était tissé à l'aide d'un métier à chaîne horizontale actionné par deux tisserands. Le métier à tisser horizontal, qui se développe dès le XI ème siècle entraîne une véritable révolution de l'industrie textile qui est en pleine expansion aux XIV et XV èmes siècles. Ce type de métier à tisser produisait, en moyenne, des pièces de drap de trente mètres de long pour deux mètres de large. On trouvait aussi ce type de métier à tisser à la campagne. Cependant la laine n'était pas tissée pour l'usage personnel des paysans, la production domestique de drap de laine n'étant pas attestée, mais pour des producteurs textiles à la recherche de main d'œuvre bon marché. Les draps de laine de différentes qualité étaient ensuite répartis selon les moyens financiers de chacun.

      

      

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    Parmi les étoffes les plus répandues le “ sergé ” avait une place de choix. Contrairement au tissage simple qui donne à la trame un aspect quadrangulaire, le “ sergé ” présentait un relief en diagonale. Il permettait d’obtenir une incroyable variété de qualité de tissage, de l’étoffe la plus grossière à la plus fine. C’est précisément ce “ sergé ” grossier qui habillait les classes humbles.

    Outre les draps de laine pure, les humbles utilisaient des draps composés d’un mélange de laine et de fibres végétales telles que le lin et le chanvre. Ce mélange de fibres animales et de fibres végétales permettait d’économiser la laine et de solidifier l’étoffe. On trouvait ainsi les “ camelins ” mais aussi les “ tiretaines ” les “ beiges ” et les “ burels ” qui étaient autant d’étoffes de médiocre qualité.

    Les couleurs:

    La couleur des vêtements dits “ médiévaux ” fait l’objet de nombreux débats confus et hasardeux, bref, stériles. La plupart des troupes de reconstitution affirmant que des couleurs comme le noir, le jaune, le violet et le pourpre sont à bannir. Ces affirmations reposent trop souvent sur une documentation erronée et des sources peu fiables, attribuant des propriétés magiques aux couleurs ou d’identification tribale. Cependant une étude du costume paysan montre que même les classes pauvres portaient des vêtements décorés (cela ne veut pas dire qu’ils étaient toujours en bon état). Cette particularité se comprend fort bien lorsque l’on connaît un tant soit peu les coutumes médiévales. En effet les services rendus au seigneur pouvaient être payés en partie par des pièces de vêtements. Parfois certains serviteurs sont représentés très richement vêtus : ils montrent alors par les vêtements qu’ils portent la puissance ou la générosité de la personne qu’ils servent (signes extérieurs de richesses !). Ces vêtements étaient très souvent taillés dans des tissus reproduisant les couleurs héraldiques des armes du seigneur.

      

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    Il n’y a dès lors aucune raison de penser que l’ensemble des couleurs héraldiques ne pouvaient être portées, quelques nuances étant bien sûr possibles. En effet, on ne voit jamais dans l’iconographie, de personnage entièrement vêtu de jaune ou de noir (sauf pour des représentations à symbolique spécifique du genre religieuse ou surnaturelle), cependant cela ne veut pas dire que ces couleurs étaient totalement inutilisées. Mais comme bien souvent en histoire médiévale, seule une étude iconographique exhaustive permet de se rendre compte de l’importance de telle ou telle couleur, avant d’être en mesure de décider de l’utilisation ou de la non utilisation d’un ton.

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    Une récente étude d’une tapisserie flamande a montré que toutes les couleurs sont issues de trois plantes représentant les trois couleurs primaires : il s’agit bien sûr de la gaude (Reseda luteola), la guède (Isatis tinctoria) et la garance (Rubia tinctoria), plantes cultivées massivement dans le Nord de la France et répondant aux besoins de l’industrie textile flamande. Le mélange dans diverses proportions de deux ou trois de ces couleurs permet d’obtenir une gamme de couleur étonnamment variée allant du jaune au rouge et au bleu, en passant par tous les ocres, les marrons, les verts pâles et foncés, le bleu du pers au pastel, les roses et les mauves, et même le noir issu du mélange des trois produits. Il est à noter cependant que ce noir n’est pas d’excellente qualité, et que la couleur n’est pas stable. Il se différencie du noir obtenu à partir d’oxyde de fer, beaucoup plus coûteux mais de meilleure qualité. Il importe de comprendre que ce n’est pas tant la couleur en elle-même qui différencie le rang de la personne, mais bien la manière dont elle est obtenue.



    Les nuances au sein d’une même couleur sont obtenues en utilisant des mordants différents, issus de sels métalliques. Le fer et l’aluminium sont les deux métaux les plus important de la croûte terrestre. Cela explique donc qu’ils forment les mordants les plus couramment utilisés. L’alun est un terme générique qui désigne au Moyen Age tous les composés issus de l’aluminium. En effet cet élément n’a été isolé qu’en 1827. L’alun de potasse semble être l’un des plus utilisés. Il s’agit en fait de di sulfate d’aluminium et de potassium ( KAl(SO4)2 ) qui affleure en cristaux (donc sous forme hydratée KAl(SO4)2, 12H2O) et mélangé à d’autres composés de l’aluminium avec lesquels il était probablement confondu au Moyen Age. Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )Pour foncer les couleurs on utilisait du vitriol vert, c'est-à-dire du sulfate de fer II (FeSO4), ou du vitriol bleu, c'est-à-dire du sulfate de cuivre (CuSO4). Ce sont ces mordants qui étaient utilisés pour obtenir des couleurs allant rouge-brun au noir rougeâtre. Plus spécifiquement, le sulfate de fer était utilisé pour obtenir du gris et du noir lors de la teinture des cuirs avec des tanins, et le sulfate de cuivre pour foncer le jaune qui devient alors vert olive ou vert bronze.

    D’une manière générale on retiendra que pour le vêtement de travail féminin les tons rouges, verts et bleus sont les plus utilisés, chacun étant nuancé en fonction de paramètres aussi variables que diverses tels que le produit utilisé, sa concentration, le nombre de bains ou encore la durée du bain, sa température etc. Il est à noter cependant la teinture bleue issue de la guède encore appelée waide (ou wède) ou pastel (du fait qu’on pouvait l’utiliser sous forme macérée en pâste), possède deux avantages non négligeables : peu exigeante, cette plante est d’une part facilement cultivable, et on peut la récolter plusieurs fois par an (jusqu’à cinq fois), cela permet d’en disposer en abondance, d’autre part, elle ne nécessite pas d’opération de mordançage, ce qui fait logiquement baisser son prix de revient.

     

     

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    Ces deux facteurs expliquent que le bleu, déjà porté par les citadins au XIII ème siècle, se diffuse rapidement à la campagne au XIV ème siècle. On voit dès lors apparaître de plus en plus souvent dans l’iconographie des XIV ème et XV ème siècles, des paysannes vêtues de bleu. Toutefois, ce bleu n’était probablement pas très foncé du fait qu’on limitait le nombre de bains pour faire baisser son prix, et aussi parce les personnes de catégorie sociale modeste utilisaient leurs vêtements jusqu’à l’usure totale. De plus, les vêtements étaient souvent retournés, d'où une couleur souvent assez pâle.

    Les accessoires:

    Les accessoires du costume féminin paysan sont de deux types:

    Les premiers, la coiffe, le tablier servent à protéger une partie du corps ou du vêtement tandis que le second est utilisé pour son côté pratique, il s'agit bien évidemment de la ceinture.

    La coiffe tient une place essentielle dans le costume médiéval du bas Moyen Age.

    A la fois conçue pour protéger des intempéries et pour maintenir en place les cheveux lors du travail, elle est l'accessoire indispensable à toute paysanne. Symbole d'honneur chez les femmes comme chez les hommes, la coiffe a donc une importance bien particulière. La coiffe est faite de tissu léger, non teint, en général du lin ou du chanvre. Elle peut prendre des formes variées, elle peut entourer le visage telle une cale où seulement couvrir la tête. Il est quasiment impossible de déterminer une "coiffe type" ces dernières changeant au gré des époques et des secteurs géographiques.

     

     

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    En s'appuyant sur l'iconographie des XIV et XV èmes siècles on peut cependant définir deux types de coiffes : les coiffes dites en "turban" qui sont des carrés de linge savamment enroulées et nouées sur la tête (photo d' Émilie Bailleux) et cachant entièrement la chevelure. Le second type de coiffe peut être qualifié de coiffe "façonnée" puisque découpée de manière à former une forme bien précise (photo d' Émilie Maillard). 0utre ces deux types de coiffe on peut aussi ajouter les “ chaperons ” et autres “ gonelles ” (chaperon fermé sur le devant par des boutons) portée par les paysannes tout au long de l’année mais surtout en hiver.

    “ Chaperon ” et “ gonelles “ étaient des sortes de capuchons de drap de laine en général doublé de drap de laine avec une longue cornette qui servait d’écharpe, ces deux types de coiffes se rencontrent très souvent dans l’iconographie des XIV et XV èmes siècles. La coiffe n’est pas le seul accessoire d’importance composant le costume de travail féminin. En effet le tablier tient aussi une place toute particulière.



    Costumes du XIIIe au XVe siècle ( II )S’il fait entièrement partie du costume de la vie quotidienne, le tablier se rencontre fréquemment sur le costume des travailleuses.

    De forme rectangulaire, tombant parfois jusqu’au dessus des chevilles et noué dans le dos, le tablier est un précieux moyen de protection.

    De toile grossière, généralement en “ futaine ”, c’est à dire en mélange de lin et de chanvre (ou parfois de coton) le tablier adopte toujours une couleur claire , il est en général écru ou blanc, ce n’est qu’ à la fin du XV ème siècle que les tabliers seront teintés ou en rouge ou en bleu. ( photo tablier Émilie Maillard).

    Enfin, un autre accessoire indispensable au costume, qu’il soit masculin ou féminin: il s’agit de la ceinture. La ceinture est un élément principal du costume médiéval. En cuir ou parfois en tissu, elle sert en général à cintrer la robe au niveau de la taille. De plus étant donné l’absence de poches sur les costumes médiévaux elle permet d’accrocher l’escarcelle, petit sac de cuir destiné à contenir des objets personnels et de la monnaie, la bourse, en général en laine ou en lin, suspendue à un long cordon coulissant et toute une foule d’objet comme des clefs ou un couteau.

    Un costume modulable:

    Comme nous l'avons déjà vu, le costume de travail féminin se doit avant tout d'être pratique afin de ne pas gêner la travailleuse. Le costume de travail est donc très souvent adapté au type de tache que l'on va exécuter, et subit des transformations...

    La transformation la plus remarquables se fait assurément au niveau des manches. Les manches de la "cotte" étant le plus souvent ajustées, la paysanne, pour des raisons de commodité, retire ces dernières. En effet, une des particularités de la "cotte" de travail est de posséder (en général) des manches amovibles. Ces dernières pouvaient être des manches lacées au niveau de l'épaule et entièrement séparables, de l'épaule au poignet (photo manche Émilie Maillard). Le second type de manches est le plus répandu : ces dernières étaient épinglées sur une manche courte n'arrivant qu'au dessus du coude, à l'aide d'une épingle de laiton ou de bronze. Ce dernier modèle nous est largement représenté dans des ouvrages célèbres tels que " Les très riches Heures du Duc de Berry" (exécuté entre 1410 et 1480). ( photo manche Émilie Bailleux). Ainsi la paysanne n'était pas gênée lors de travaux tels que la moisson.

    Pinned ImageLa longueur de la robe peut parfois être un handicap lorsque l'on marche ou que l'on travaille. Pour résoudre ce problème un accessoire était indispensable : la ceinture.

    Le but premier de la ceinture était comme nous l'avons vu de permettre la suspension d'objets indispensables de la vie quotidienne ( aumônière, outils, etc...), toutefois elle peut s'avérer être un allié précieux pour lutter contre une robe trop longue et donc gênante. Si la ceinture est rarement visible sur les représentations de paysannes aux champs c'est tout simplement parce qu'elle a disparu sous les surplus de la robe. Pour réduire la longueur de cette dernière, on serrait la ceinture au niveau de la taille et tirait la robe vers le haut, ce qui formait un pli au dessus de la ceinture et remontait la robe(en général jusqu'a la mi-mollet). Toutefois si cela ne s'averrait pas suffisant on pouvait aussi relever le pan avant de la robe et le coincer dans la ceinture, la "chainse" étant alors visible. Cet "arrangement" vestimentaire est lui aussi largement visible sur l'iconographie des XIV et XV èmes siècles .

    Enfin, le tablier, élément essentiel du costume que ce soit au travail ou à la maison n'avait pas qu'une fonction protectrice. Le tablier pouvait aussi servir de ceinture(puisque serré à la taille) ou alors de "poche". En effet, l'iconographie nous présente bien souvent des scènes de cueillette où les femmes relèvent leur tablier de manière à former une poche dans laquelle on peut facilement transporter les fruits.

    Chevalier totof

     

    http://beaujarret.fiftiz.fr/blog/r281,costumes-du-xiiie-au-xve-siecle.html

    photographies google

     

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    Le concept de la beauté parfaite se définit au 13ème siècle, plus particulièrement en France et en Italie. La perfection du corps féminin devint plus important. L'apparence extérieure pris également de l'importance. La femme idéale devait porter la tête inclinée vers l'avant, la poitrine aussi plate que possible, le ventre et les hanches mis en évidence et avancés vers le devant.

     

    Vers 1467, les robes se bordèrent de fourrures. Le costume féminin au Moyen Âge présentait certaines caractéristiques générales : le haut du corps était gainé tandis que le bas était allongé par la traîne, la silhouette cambrée au niveau des reins, large sur les hanches, ajusté sur le buste. Au 13ème siècle, la mode du ventre arrondis était obtenue grâce à de petits sacs rembourrés. Les coutures cintrées affinaient la taille. Petit à petit, les détails se multiplièrent : décolleté, coiffure, coudières et découpures... L'agrandissement du décolleté était une nouveauté.

     

    Les femmes portaient une chemise ainsi que le blanchet en guise de sous-vêtements. La chemise était décolletée et comportait des manches. Elle était réalisée dans une toile fine ou en soie. Le blanchet, lui, était un costume long, qui pouvait servir de robe de chambre. Il était parfois doublé et fourré, parfois en toile.Pinned Image

     

    La cotte fut remplacée par le corset. Il était constitué de manches courtes qui laissaient passer la chemise. Il était ouvert par une fente lacée. Habituellement, il était porté sous la robe mais pouvait aussi la remplacer.

     

    Le surcot ouvert était un costume du Moyen Âge dont l'usage durera pendant près de deux siècles. Le corsage était fendu et largement échancré des hanches aux emmanchures, il laissait apercevoir la cotte, tandis que le devant formait une espèce de gilet recouvert d'hermine le plus souvent tout comme l'était la bordure des emmanchures.

     

     

    File:Marie-Madeleine statue in Middle age museum - Paris.png

      

      

    Le décolleté, d'abord largement arrondi, devint triangulaire au cours du 15ème siècle.

      

    A la fin du 15ème siècle, le col carré plat devint à la mode sous l'influence de l'Italie.

      

    Le décolleté triangulaire pouvait atteindre la taille sur le devant et être bordé d'un tissu souvent noir, nommé tassel dont la présence permit de diminuer la profondeur du col et de le transformer en carré. Le touret de col dit aussi gorgias ou gorgerette était un tissu de gaze qui en recouvrait les bords.

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    Les deux sexes portaient la longue houppelande, boutonnée sur le devant avec de grandes manches serrées au niveau du poignet ou, au contraire, évasées.

     

    Le terme de robe était moins employé que celui d'habit de femmes. On utilisait également celui de cotardie. Il s'agit d'un costume long avec le col pour seule ouverture, dont on relevait le bas pour marcher. Il pouvait être maintenu grâce à une agrafe nommée "troussoir".

     

    Le banolier était une ceinture large qui était placée sous les seins.

     

    Dés le 14ème siècle, une ceinture nommée demi-ceint, était utilisée par les femmes. Elle était constituée par une chaîne en argent sur laquelle il était possible de suspendre divers objets d'usage courant.

     

    Une mode venue d'Allemagne consistait à décorer le bas des robes, les extrémités des cornettes, de déchiquetures en lambeaux feuillus nommés "à la façon d'Allemagne". Cette nouveauté arriva en France vers 1430.

     

    Une autre mode allemande vint en France et également à Venise dés le début du 15ème siècle : des manches fermées en forme de sac ballonné remplaçaient les manches largement ouvertes.

     

    En Angleterre, ces deux modes furent utilisées dans les vêtements de luxe.

     

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    Depuis les premiers Gaulois et jusqu'au XIIème siècle, le tissage de la laine n'a cessé de progresser en France. L'industrie nationale s'est organisée en différents centres de fabrication dans les provinces de Picardie (Cambrai, Amiens, Beauvais), de Champagne, de Bourgogne, Ile-de-France, de Normandie (Caen, Rouen) et du Languedoc. En Flandre, les villes comme Arras, Bruges, Lille, Valenciennes et Douai ont déjà acquis leur renommée. La production de chaque région se reconnaît à la qualité de son tissage et à la couleur de sa teinture: le vert de Douai, le noir de Rouen ou l'écarlate du nord sont quelques-unes des teintes les plus estimées.

     

     

     

    Au XIIIème siècle, les lainages en vogue proviennent des manufactures du nord. Le camelin oriental (fin et souple tissage de laine de chameau), également très prisé, est rapidement imité en Occident. Par ailleurs, on utilise des lainages légers, dont certains sont importés d'Italie: des étamines (étoffe non croisée et peu serrée, servant à la confection des chemises), des serges (fin tissage croisé), des tiretaines ( étoffe grossière ou de prix, tissée avec une chaîne de filou de coton), et des droguets (sorte de drap peu épais, tout laine ou demi-laine, demi-fil).

     

     

     

     

     

     

    Les draps sont unis ou rayés de bandes horizontales aux couleurs bigarrées. Le perfectionnement des techniques de tissage permet la confection de nouveaux tissus. Ceux-ci sont "eschiquetés ", c'est-à-dire divisés en petits carreaux de différentes couleurs, ou marbrés ou bien chinés.

     

     

     

     

     

    Jusqu'au XIIème siècle, l'usage de la soie dans le costume français est issu du commerce pratiqué avec l'Orient. Les Croisades font découvrir de nouvelles soieries, dont la richesse, l'éclat des coloris et l'ornementation, alliés à leur finesse, séduisent les Européens. Par leur intermédiaire, ces somptueux tissus sont introduits en Occident où ils connaissent un immense succès auprès des classes favorisées, avides de luxe.

     

     

     

     

     

     

    Dès lors, les rapports commerciaux avec l'Orient s'amplifient, diffusant le cendal, soie ressemblant à notre taffetas actuel, particulièrement répandue dans une teinte rouge ; la paile, soie brochée provenant d'Alexandrie, importée en grande quantité dès le XIIème siècle ; le siglaton, brocart d'or fabriqué dans tout l'Orient pour les vêtements de très grand luxe ; l'osterin, drap de soie teint en pourpre ; et le samit, étoffe d'origine byzantine, proche du cendal en plus épais et plus riche.

     

     

     

     

     

    A partir du XIIIème siècle, la soie commence à être fabriquée en Italie, à Gènes, Sienne, Lucques et Venise, villes produisant essentiellement des imitations orientales. La France possède aussi ses propres manufactures, où se travaille la soie grège importée par les marchands italiens. Ainsi, des motifs occidentaux, religieux ou profanes se substituent à l'ornementation des pays orientaux.

     

     

     

     

     

    Un trafic commercial de fourrures en provenance d'Asie, s'est développé en parallèle avec celui de la soie, lorsque les Croisés découvrent les pelleteries asiatiques. Et malgré leur cherté, l'importation de fourrures précieuses augmente considérablement : fourrures d'ours, de zibeline et de martre, dont raffole la noblesse. On les apprécie tout particulièrement teintes en rouge ou en vermeil, ou bien mélangées et combinées entre elles.

     

     

     

     

    Cette vogue se prolonge aux XIIIème et XIVème siècles en dépit de prix très élevés, puis de l'instauration de lois somptuaires visant à réduire leur consommation. Tout au long du Moyen Age, les fourrures servent presqu'exclusivement de bordure aux manches et aux encolures ou comme doublure aux vêtements de dessus. Les pelleteries entrent aussi dans le costume des personnes moins fortunées qui se contentent de produits locaux tels que le lièvre, le renard, le chien, l'écureuil et le petit-gris, d'où vient le vair .

     

     

     

     

     

    Depuis l'Antiquité, le lin se tisse en des étoffes plus ou moins fines, généralement blanches. On trouve le coutil, grosse toile à trame serrée, appliquée à la confection de vêtements de dessus ou comme doublure ; le cainsil, fine toile utilisée pour les chemises, les tuniques, les braies ; et le couvre-chef, tissu léger pouvant être très transparent, servant essentiellement à la fabrication de coiffes.

     

     

     

     

    Employé depuis les premiers siècles de notre ère, le coton commence par être importé d'Egypte ou d'Inde avant d'être cultivé, puis travaillé en Italie à partir du XIIème siècle. Il est alors utilisé à l'état d'ouate, de filou de tissu.

     

     

     

     

    La production française de cotonnades semble remonter au XIIIème siècle. Du Xème au XIVème siècle sont utilisés l'auqueto simple toile de coton qui donnera son nom à un vêtement la futaine, étoffe mi-fil, mi-coton, et le mollequin, sorte de mousseline de coton servant aux voiles et couvre-chef féminins.

     

     

     

     

    http://lecostumeatraverslessiecles.chez-alice.fr/Costumes/Moyen%20Age/1300-1450_feminin.htm

     

     

     

     

     

     

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    1) GENERALITES

     

    Cette période représente deux siècles de civilisation féodale et chrétienne.

     

    Féodale: la France est morcelée en de multiples petits royaumes, dirigés par des seigneurs qui accueillent sous leur protection toute personne libre voulant s'y placer. Ces personnes sont les vassaux. Ils reçoivent en retour de leurs services un fief ( de la terre est une habitation). Ce régime de féodalité fonctionne entièrement sur ces liens de dépendance entre seigneurs et vassaux. Ce système se met en place après la chute de l'empire de Charlemagne qui marque la fin de la période carolingienne.

     

    Chrétienne: C'est la période des trois premières croisades. Seigneurs et rois lèvent des armées pour aller libérer le tombeau du Christ à Jérusalem.

     

      

     

      

     

    2) LE COSTUME

     

    Le costume est court au début de la période, pour les hommes, puis s'allonge vers le début du XIIème siècle. L'apparition du costume long pour une grande partie des gens est certainement le fait le plus marquant de cette période. Le costume se compose alors de deux pièces essentielles, communes aux hommes et aux femmes, le ou la CHAINSE et le BLIAUD ou blaude.

     

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    • Le chainse est une longue tunique de dessous, qui se met directement sur la peau, à manches longues, généralement en lin, brodée et quelques fois plissée. Elle possède un élément caractéristique: une fente sur le devant qui part de l'encolure et qu'on appelle AMIGAUT. Pour les hommes le chainse est ouvert en bas, devant et derrière, pour faciliter l'équitation.( le mot chainse est à l'origine de notre mot chemise)
    • Le bliaud est une tunique portée par-dessus le chainse, également à manches longues, ornées de broderies ou de galons, peut-être même d'étoffes incrustées de couleurs différentes, portant la même fente que le chainse.

      

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    Pour les hommes le bliaud est souvent plus large et ouvert en bas. Il peut être en laine ou en soie. Pour les femmes, à la fin du XIIème siècle

      

      

      

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                chez.com/docbliaudfem01.html">le bliaud

      

    va se diviser en deux parties:

     

      • Le GIPON ou corsage, lacé sur le côté ou dans le dos, fait d'une étoffe gaufrée et empesée, possède des manches longues qui deviendront de plus en plus larges jusqu'à être portées nouées ou retroussées pour travailler.
      • La JUPE, elle est ample, en étoffe très fine, et tombe sur les pieds en petits plis.
      • - la CHAPE, manteau rond, fendu devant et munie d'un capuchon.
      • - la CHASUBLE, manteau rond munie d'une ouverture pour la tête et d'un capuchon, il descend jusqu'aux pieds, initialement prévu pour se protéger de la pluie il sert surtout à voyager.

      

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      Les femmes portent une ceinture en soie, laine ou cuir, qu'on appelle cordelière qui passe autour de la taille puis autour des hanches pour venir se nouer bas sur l'abdomen. Il faut noter que l'hiver, des vêtements intermédiaires se plaçaient entre le chainse et le bliaud : le doublet, avec ou sans manches est constitué de deux épaisseurs de toile de lin et descend jusqu'aux cuisses, et le pelisson est une pelleterie cousue entre deux morceaux de tissus. Les MANTEAUX :Deux formes sont très répandues : Les BRAIES: elles sont portées longues et collantes pour les classes aisées mais restent amples chez les gens du peuple

     

      

     

      

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    Les CHAUSSES:

     

     

    c'est un vêtement ajusté aux jambes, elles sont doubles, une pour chaque jambe. Elles sont courtes pour les femmes et fixées par des jarretières, elles montent, pour l'homme jusqu'à l'enfourchure et elles sont attachées au brayer par des aiguillettes. Le brayer est une ceinture qui retient les braies et les chausses.

     

      

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    Les aiguillettes sont des cordons terminés par des ferrets, comme nos lacets de souliers. Toujours de tissu de couleur ou rayé. Les chausses peuvent être de drap, de lin ou de soie, unies ou rayées de bandes horizontales teintées.

     

      

     

      

     

      

    3) LES COUVRE-CHEFS

     

    - Pour les hommes: un bonnet de toile, de feutre ou de lainage.
    - Pour les femmes: un voile maintenu par un lien ou une pièce orfévrée appelée tressoir.

     

      

     

      

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    4) LES CHAUSSURES

     

    On rencontre aussi bien des souliers bas (escarpins) ou des brodequins à tiges courtes et fendues, que de hautes bottes en cuir mou appelées heuses et des patins de bois pour se protéger de la boue.

      

      

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    Dés le début du XIIème siècle apparaissent des chaussures à bout pointu et légèrement recourbé ou tortillé, les pigaces ou pigaches, que les femmes adopteront au XIIIème siècle et qui donneront les chaussures à la poulaine au XIVéme siècle.

     

        

     

      

     

    5) LES TISSUS

     

    On trouve du lin, des lainages, du drap, le coton qui est travaillé en Italie.

      

      

      

    On utilise également des soieries grâce au commerce avec l'orient, consécutif aux croisades, leur tissage se répand en Italie et dans certaines régions de France.

     

     

      

      

      

      

    Les principaux tissus de soie sont des taffetas comme le cendal, des draps de soie comme l'ostérin (des draps de soie broché, teint de pourpre), des brocards comme le siglaton, des mousselines comme le mollequin.

     

     

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    Dentelle du XVè siècle Italie

     

     

    Les coloris sont divers: écarlate, bleu, rouge garance, brun, vert, noir. Les étoffes sont unies ou parfois décorées de rayures horizontales.

     

    On trouve également de la fourrure.

     

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    On teint souvent les fourrures à poils blancs en rouge.

     

     

     

     

     

     

     

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    Les Tissus au moyen âge

     

    A cette époque, nombre de tissus précieux provenaient d'Orient ou étaient fabriqués dans certaines régions d'Italie, plus particulièrement celles de Gênes et de Venise ainsi qu'en Espagne. Cependant, ce sont les étoffes de laine qui tinrent la première place durant tout le Moyen-Âge : leurs qualités étaient très variables ainsi que leurs prix.


    File:The Lady and the unicorn Hearing det2.jpg

     

    Les italiens produisaient en quantité toutes sortes de tissus tels que velours, satin ou taffetas qui faisaient le bonheur de toutes les classes favorisées de l'Europe. Venise devint un important producteur de soie grâce à l'installation des Lucquois sur leur territoire. Elle devint également le plus grand fournisseur et importateur du marché mondial. L'Espagne était également très friande de soie dont les fabriques survécurent après le départ des musulmans.

     

    Une large gamme de couleurs nouvelles fit son apparition grâce aux teintures et aux mélanges de fils de teintes différentes. De plus, les couleurs perdirent le caractère symbolique qu'elles avaient auparavant, ce qui permit à chacun de porter les teintes de son choix quelle que soit sa classe sociale. Cependant, le vert était plutôt réservé aux jeunes.

     

    Les tissus de soie étaient réalisés à partir d'armures variées : rayures, damiers, figures... Cependant, cette soie tant prisée ne fut jamais aussi prépondérante que les draps de laine fabriqués par l'industrie flamande. Contrairement à la soie, ils étaient toujours de coloris uni. Les habits de luxe étaient agrémentés de broderies et d'applications représentant toutes sortes de sujets : animaux, végétation, figures diverses.

     

      

      

      

    La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Elle était utilisée plus particulièrement en bordure, en doublure, sur les chapeaux. Celles qui plaisaient le plus étaient le renard, la létice qui ressemblait à l'hermine, le castor, le gris, le vair et l'hermine. Ces trois dernières fourrures étaient destinées aux vêtements de cour. L'écureuil, la loutre, le lièvre... étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse. Le vair désignait la fourrure de l'écureuil du nord. Celui-ci pouvait être dit "menu vair" lorsque le dos de l'animal gris et son ventre blanc étaient employés successivement pour former un damier à deux couleurs. Le "gros vair" quant à lui, était d'une qualité inférieure. C'était une fourrure couramment utilisée durant tout le Moyen Âge.

     

    File:Isabella of portugal.jpg

     

     

    Les tissus d'Orient eurent, eux aussi, beaucoup de succès, dans les vêtements de luxe. L'Europe se fournissait en mousseline de soie et d'or venant de Mossoul, de damasquins aux motifs tissés venant de Perse ou de Damas, de soies à décor de figurines nommées "baldacchino", de draps à fond rouge ou noir ornés d'oiseaux bleus et or, venant d'Antioche, etc...

     

    Tous ces motifs typiquement orientaux furent largement copiés par les européens. Pourtant, peu à peu, les goûts se transformèrent et les thèmes occidentaux se libérèrent de l'influence orientale. L'Italie, par exemple, donna la primauté au décor floral stylisé. La mode des semis de fleurs s'étendit principalement à Florence et à Gênes. Les velours ou satins façonnés cramoisis pouvaient atteindre des prix considérables lorsqu'ils étaient colorés grâce au kermès. Cette teinture, la plus coûteuse de toutes, était extraite des oeufs d'un insecte originaire de la Méditerranée.

     

    Le violet n'avait pas cette connotation de tristesse et de pénitence qui sera réservé au Carême et à l'Avent. Le noir n'était pas non plus destiné à représenter le deuil mais seulement l'influence des modes mondaines. D'ailleurs, les vêtements noirs étaient souvent doublés de tissus aux couleurs vives. Le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux 14ème et 15ème siècle. Le cendal était un tissu de soie très utilisé au Moyen-Age et qui ressemblait au taffetas. Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire. Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au 15ème siècle dans les faubourgs de Damiette. On en faisait des turbans brodés et des robes.

     

    Le camelot était un tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure. Il fut importé en Occident dés le 13ème siècle par les français et les Italiens. La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du 13ème siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers

     

     

     

     

     

    TISSUS

     

    Au moyen âge, nombre de tissus précieux provenaient d'Orient ou étaient fabriqués dans certaines régions d'Italie, plus particulièrement celles de Gênes et de Venise ainsi qu'en Espagne.

    Cependant, ce sont les étoffes de laine qui tinrent la première place durant tout le Moyen-Age : leurs qualités étaient très variables ainsi que leurs prix.

    Les italiens produisaient en quantité toutes sortes de tissus tels que velours, satin ou taffetas qui faisaient le bonheur de toutes les classes favorisées de l'Europe.

    Venise devint un important producteur de soie grâce à l'installation des Lucquois sur leur territoire. Elle devint également le plus grand fournisseur et importateur du marché mondial.

    L'Espagne était également très friande de soie dont les fabriques survécurent après le départ des musulmans.
    Une large gamme de couleurs nouvelles fit son apparition grâce aux teintures et aux mélanges de fils de teintes différentes. De plus, les couleurs perdirent le caractère symbolique qu'elles avaient auparavant, ce qui permit à chacun de p

     

    orter les teintes de son choix quelle que soit sa classe sociale. Cependant, le vert était plutôt réservé aux jeunes.

    Les tissus de soie étaient réalisés à partir d'armures variées : rayures, damiers, figures...
    Cependant, cette soie tant prisée ne fut jamais aussi prépondérante que les draps de laine fabriqués par l'industrie flamande. Contrairement à la soie, ils étaient toujours de colori uni.

     

     

     

    Les habits de luxe étaient agrémentés de broderies et d'applications représentant toutes sortes de sujets : animaux, végétation, figures diverses.

     

     

    La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Elle était utilisée plus particulièrement en bordure, en doublure, sur les chapeaux. Celles qui plaisaient le plus étaient le renard, la létice qui ressemblait à l'hermine,

     

    le castor, le gris, le vair et l'hermine. Ces trois dernières fourrures étaient destinées aux vêtements de cour.

      

    L'écureuil, la loutre, le lièvre... étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse.

     

     

    Le vair désignait la fourrure de l'écureuil du nord. Celui-ci pouvait être dit "menu vair" lorsque le dos de l'animal gris et son ventre blanc étaient employés successivement pour former un damier à deux couleurs. Le "gros vair" quant à lui, était d'une qualité inférieure. C'était une fourrure couramment utilisée durant tout le Moyen Age.

      

    Les tissus d'Orient eurent, eux aussi, beaucoup de succès, dans les vêtements de luxe.

     

      

    L'Europe se fournissait en mousseline de soie et d'or venant de Mossoul, de damasquins aux motifs tissés venant de Perse ou de Damas, de soies à décor de figurines nommées "baldacchino", de draps à fond rouge ou noir ornés d'oiseaux bleus et or, venant d'Antioche, etc...

    Tous ces motifs typiquement orientaux furent largement copiés par les européens.

      

    Pourtant, peu à peu, les goûts se transformèrent et les thèmes occidentaux se libérèrent de l'influence orientale. L'Italie, par exemple, donna la primauté au décor floral stylisé.

      

    La mode des semis de fleurs s'étendit principalement à Florence et à Gênes.

     

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    Les velours ou satins façonnés cramoisis pouvaient atteindre des prix considérables lorsqu'ils étaient colorés grâce au kermès. Cette teinture, la plus couteuse de toutes, était extraite des oeufs d'un insecte originaire de la Méditerranée.

    Le violet n'avait pas cette connotation de tristesse et de pénitence qui sera réservé au Carême et à l'Avent.

     

    Le noir n'était pas non plus destiné à représenter le deuil mais seulement l'influence des modes mondaines. D'ailleurs, les vêtements noirs étaient souvent doublés de tissus aux couleurs vives.

    Le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux XIVe et XVe siècle.

    Le cendal était un tissu de soie très utilisé au Moyen-Age et qui ressemblait au taffetas.

     

    Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire.

     

    Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au XVe siècle dans les faubourgs de Damiette.

      

    On en faisait des turbans brodés et des robes.

    Le camelot était un tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure.

      

    Il fut importé en Occident dés le XIIIe siècle par les français et les Italiens.

      


      

      

    La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du XIIIe siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom.

      

    Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers

     

     

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    LE VETEMENT et la MODE au MOYEN AGE.

     

     Hannah Fuhriman's 1540 gown based on Bacchiacca's Portrait of a Woman with a Book of Music

       

      

    VETEMENTS DES FEMMES :

      

    Le costume féminin a évolué au cours du Moyen-Age, mais les changements apparaissent surtout aux XIV et XV siècles.

      

    Le costume féminin comporte une chemise, une robe, un manteau, fendu sur la poitrine, et une chape.

     

    A l'époque romane les femmes portent une chemise, un blouse et un manteau. Vers 1140 il y a un changement important: les vêtements s'allongent, les manches s'évasent et les chaussures pointues font leur apparition.

      

     

    The wallet has a decoration that was made by stamping the leather in a matrix, after which the background around the stamped pattern was dyed dark brown. The pattern consists of arabesques populated by running four-legged animals and birds – a decoration that was also used in metalwork from Khorasan and Afghanistan from about 1200. On the back of the wallet are remnants of the leather straps that made it possible to attach the wallet to its owner’s belt. 

    The wallet has a decoration that was made by stamping the leather in a matrix, after which the background around the stamped pattern was dyed dark brown. The pattern consists of arabesques populated by running four-legged animals and birds – a decoration that was also used in metalwork from Khorasan and Afghanistan from about 1200. On the back of the wallet are remnants of the leather straps that made it possible to attach the wallet to its owner’s belt.  

      

    De la fin du XII siècle jusque vers 1340 s'impose l'usage de deux robes qui se superposent, la cotte, qui est une robe ample à manches longues, et le surcot qui est pareil à la cotte mais qui est serré par une ceinture.

     13th century medieval source for clothing.

    Vers les années 1340 le costume féminin met en valeur lune silhouette sinueuse: il souligne la poitrine, affine la taille et bombe le ventre.

      

    Les vêtements de dessus comportent la cotte aux manches étroites et longues, fendue dans le dos, parfois fourrée; le surcot ouvert;

     

    Tapestry "Le Retour de la chasse". Paris, musée de Cluny - musée national du Moyen-Age. 

       

    la houppelande qui diffère des hommes car elle n'est pas ouverte devant ni fendue sur les côtés. A la fin du XIVème siècle, le terme robe désigne tantôt les trois pièces (cotte, surcot, manteau), tantôt une sorte de robe de chambre.

     

    Coats Pagan Wicca Witch:  Medieval Celtic Lord King Sleeveless Coat, by MorganasCollection. 

     

    VETEMENTS DES HOMMES :

      

    Au 12e et 13e siècle, le vêtement de l'homme et de la femme se ressemblaient beaucoup. Le vêtement de dessous était appelé chemise.

      

    Il était fait de toile de lin ou de chanvre. Les chemises des hommes étaient plus courtes que celles des femmes.

      

    Traditionnellement, les hommes portaient des braies (l'ancêtre du pantalon),avec des bandes molletières entre croisées sur les jambes,du genou à la cheville. Par dessus la robe, les hommes et les femmes portaient un bliau,une robe de dessus qui épousait la forme du buste.

    Le bliau atteignait les genoux pour l'homme et le sol pour la femme.

    Plus tard, la cotte et le surcrot ont fait leur apparition.

    La cotte de mailles, aussi appelée haubert, enfilée par dessus le bliau, était portée par des hommes. Elle était composée de 200 000 pièces et pouvait peser jusqu'à trente livres.

      

    Elle est l'une des premières armures médiévales à faire son apparition.Cette pièce de l'armure était la principale arme défensive du chevalier. Elle ressemblait à une chemise de mailles d'acier fines et serrées avec de longues manches et un capuchon.

      

    Les mailles étaient souvent doublées ou triplées afin d'accroître la protection. Avant elle, le broigne, porté au temps de Charlemagne, était une armure faite de peau (cuir) où l'on avait cousu des plaques de métal, ce qui protégeait très mal le soldat.

     

     

     

    Avec le temps, l'idée d'imbriquer des anneaux les uns dans les autres est venue et c'est de là qu'est apparu le heaubert.

     

    Le haubert, constituait une meilleure protection que le broigne mais n'était pas assez suffisante car les épées pouvaient aussi passer au travers en peu de temps.

      

    Il fut tout de même utilisé pendant plus d'un siècle.

     

    Birth and Family in the Italian Renaissance | Thematic Essay | Heilbrunn Timeline of Art History | The Metropolitan Museum of Art

     

     

    On voit ici sur l'image la cotte de mailles et le heaume (le casque du chevalier) et la façon dont les mailles sont attachées les unes avec les autres. Le bascinet (casque avec visière amovible) pouvait remplacer le heaume sauf dans les tournois. Par dessus la cotte de mailles, le survêtement empêche le soleil de refléter dans les yeux du soldat et il est fait de soie très ample.

    Les braies sont une sorte de caleçon plus ou moins ajustés. Ce vêtement disparût au 15e siècle pour être remplacé par des hauts de chausses qui donnèrent naissance aux pantalons modernes.

     

    À la fin du moyen-âge, on confondait chausses et braies. On distinguait haut de chausses (pantalons) et bas de chausses (à l'origine des bas traditionnels).

    Les hommes, aussi bien que les femmes en portaient.

     

     

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    Pour ce qui est des chaussures, la mode avant le 13e siècle était de leur faire épouser le pied mais, à partir de 1340, il est apparût une mode étrange... On se mit à allonger démesuerément la pointe des chaussures.

      

    On nomma cette ère "L'ère des poulaines". Elle allait durer un siècle. Les chaussures des hommes s'ornèrent d'or et de bijoux et plus la poulaine était longue, plus l'homme était placé "haut" dans la hierarchie sociale!

     

     

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    Pour fabriquer un vêtement au moyen-âge, on devait effectuer plusieurs opérations.

    Le tissus était fabriqué à partir de fibres, végétales (plantes) ou animales.

     

     

    POTM Archives - The Realm of Venus

      

    Voici le processus pour obtenir du tissus:

     

    1. Enrouler la fibre afin de faire un fil que l'on puisse tisser.

    2. Si c'est de la laine, elle doit être foulée à l'aide d'un moulin à foulon.

    3. Tisser le fil pour obtenir une étophe.

    4. Teindre le tissus qui a été tissé.

    Toutes ces opérations étaient effectuées par des ouvriers qui étaient souvent engagés par

    des corporations différentes à l'intérieur d'une même ville.

    L'utilisation de l'arbre à cames est à la base du moulin à foulon, engin mécanisé au

    moyen-âge. Durant tout le moyen-âge, ces machines s'améliorèrent de sorte qu'au 14e

    siècle, on pouvait se servir de moulins ayant la capacité d'actionner des marteaux de300kg

    à une cadence de 100 coups par minute, véritable révolution dans l'industrie du vêtement.

      

      

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    Le 13e siècle vit le développement du métier à tisser. Les modèles les plus anciens de métier à deux lisses à pédales datent de la fin du 12e siècle et le métier horizontal date du milieu du 13e siècle. Cette invention à eu pour effet de faciliter l'opération du tissage.

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    Des soutiens-gorge du Moyen Age retrouvés en Autriche

      

      

    À la fin du 14e siècle, on inventa le rouet qui a mécanisé l'opération du fillage.

    C'est ainsi que grâce à ces inventions, on pu voir apparaître l'industrie de la mode!

     

     

     

     

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    Pour ce qui est des chaussures, la mode avant le 13e siècle était de leur faire épouser le pied mais, à partir de 1340, il est apparût une mode étrange... On se mit à allonger démesuerément la pointe des chaussures.
      
    On nomma cette ère "L'ère des poulaines". Elle allait durer un siècle. Les chaussures des hommes s'ornèrent d'or et de bijoux et plus la poulaine était longue, plus l'homme était placé "haut" dans la hierarchie sociale!
     
     
     
     
      
      
      
    LES FOURRURES
      
      
    L'étude des pièces comptables aux dépenses soutenues par rois, seigneurs, riches bourgeois et prélats pour leur garde-robe témoigne l'énorme consummation des fourrures sauvages ou d'élevage qui caracterise le Moyen-Age. une robe royale d'Angleterre en 1407 rassemble 4528 vairs, une autre 3288 hermines. Pour un vêtement apparu en 1360 la houppelande utilise 545 zibelines, tandis que celle du duc de Bourgogne en 1402 utilise 500 martres.
      
    Pour satisfaire les besoins des consommateurs on importe en Occident chaque année des millions de peaux sauvages (renards, loutres, lapins, lévreuils, hermines, zibelines et agneaux) des pays du nord (Scandinavie), nord-est (Russie) et Maghreb.
      
    Certes il s'agit de lutter contre le froid dans des espaces peu ou pas chauffés, mais des draps épais ouraient pu convenir.
     
      
      
      
    1490  GHIRLANDAIO, Davide  Portrait of Selvaggia Sassetti  Tempera on panel, 57 x 44 cm  Metropolitan Museum of Art, New York
      
      
      
    LES COIFFURES
      
    Les femmes de plus haut rang portent des coiffes à cornes cachant complètement leurs cheveux. Ces coiffes sont recouvertes de tissu façonné et parfois d'une résille. Certaines portent un simple voile blanc tombant sur leurs épaules. Quand les femmes sont vieilles s'entourent toute la tête, dans des linges blancs appelés touailles.
      
      
      
     Allegorical painting of love attributed to Hans Memling, c.1485–90 via Met Museum
      
      
    La touaille est une pièce de tissu étroite et très allongée qui fait partie du trousseau de la mariée et sert à tout dans la maison :torchon, serviette, bandage, tablier... Travailleurs manuels et hommes de peine portent un calot, formé par un chaperon, une longue pièce de drap qui en cas de froid les protègent.
     
     
     
     
     Francesco Francia (Francesco di Marco di Giacomo Raibolini) (Italian, Bolognese), "Federigo Gonzaga (1500–1540)", tempera on wood, 1510. The Metropolitan Museum of Art, New York, USA.
     
     
    LES VETEMENTS DES ENFANTS :
     
     
    La vêture du tout-petit comprend un bonnet de tissu porté bien serré, une bande ombilicale portée à même le ventre dans les premiers jours, sans doute un paquet de coton en guise de couches, et surtout, un emmaillotement dans lequel les bras sont disposés le long du corps et les jambes allongées, chevilles jointes. Ces maillots étaient assurément néfastes aux enfants atteint de déformations congénitales de la hanche.
      
    Dès que l'âge de la marche approchait, mères et nourrices faisaient porter à l'enfant une robe très simple et ils portaient des chaussures de cuir seulement dehors. Les enfants étaientr coiffé d'un "bourrelet", sorte d'anneau rembourré ceingnant le front et doté d'un arceau passant au-dessus de la tête. Chausses, chaussettes et bonnets lui tenaient chaud à la mouvaise saison.
     
     
     
    Domenico GHIRLANDAIO. Portrait of a Young Woman  -  Tempera on wood, 44 x 32 cm  Museu Calouste Gulbenkian, Lisbon 
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    La Grèce antique a transmis la mode de son style de cheveux à tout le monde connu de l’époque.

    C'était l’extraordinaire civilisation grecque, qui, avec ses coiffures naturelles de chevelures en mouvement et ses boucles, a marqué le style de cheveux du monde antique. Toutes les nations voisines et celles qui ont été conquises ont adopté, à un moment donné, son style particulier, dont héritera par le suite l'Empire Romain. La Grèce antique a été la base et la référence fondamentale de toute la culture occidentale. Ses coutumes, architecture, philosophie, et ses traditions mythologiques ont été adoptées par les siècles postérieurs et ont été présentes dans la Renaissance et les 18e et 19e siècles.

     

     

     

     

    La civilisation grecque la plus ancienne a été la Minoenne de l'Île de Crète, dont la période s'est étendue de l'année 7.000 Av JC jusqu'à 1600 Av JC. Pendant cette époque ils ont été envahis par les indo-européens depuis le Nord-est; ceux-ci ont fondé la civilisation mycénienne. Grâce aux témoignages de verres et de peintures murales nous savons que les gens de ces périodes avaient la peau blanche et les cheveux noirs

     

     

    dans la civilisation minoenne et blonds dans la mycénienne.

    Les mycéniens ont été appelés achéens par Homère dans l'Iliade. Les hommes utilisaient des cheveux naturels, enroulés, et des barbes. Les troyens, qui habitaient dans ce qu'est aujourd'hui l’Anatolie en Turquie, avaient les cheveux noirs, et les styles de coiffures féminines étaient soigneusement élaborés. De longs cheveux, qui finissaient presque toujours par de longues tresses, indiquaient le statut conjugal. Sur cette peinture murale, « les Dames Bleues », de l'année 1.600 Av JC on peut remarquer ces styles de cheveux.

    Ce type de style avec cheveux longs et tresses s’observe aussi dans toutes les représentations de déesses, comme Athéna, Artémise, Aphrodite ou Cassandre.

     

    Il n'y a pas de représentations de déesses blondes; cependant, quelques dieux ont été représentés ou mentionnés avec un "cheveu doré", ce qui donne lieu de supposer que la couleur blonde du cheveu était très prisée par les Grecs.

    Le cheveu était aussi dans la Grèce antique une forme de distinction sociale: les esclaves utilisaient le cheveu court, avec la tête rasée, et les gens de plus hautes classes utilisaient des coiffures élaborées, avec le cheveu parfumé à huile d'olive ou aux essences, bien qu'en général le style des Grecs fût assez naturel.

     

     

     

    Vers le Ve siècle Av JC, on entre déjà dans ce qui a été appelé la période de la Grèce Classique, les femmes utilisaient déjà des styles de cheveux très différents de ceux de leurs ancêtres de la civilisation minoenne. Les cheveux étaient longs, sur les épaules ou le dos, et plusieurs fois soutenus par un diadème ou un ruban. Déjà pendant cette période ils ont utilisé les tresses comme symbole du statut conjugal.

    Les rubans ou les bandes qui ornaient les têtes

    s'appelaient "stéphanies" et certains étaient en or.

     

     

     

     

     

     

    La période suivante de splendeur en Grèce a été l'époque hellénistique qui commence à la mort d'Alexandre le Grand dans l'année 323 Av JC. À partir de ce moment on peut voir dans les images conservées des cheveux artificiellement ondoyés et enroulés. A cette époque on remarque beaucoup de types de coiffures, en incluant des tortillons, des tresses, des petites franges, des cheveux assujettis avec tiares ou diadèmes, et de divers styles, comme le "style melon", (image de gauche) qui consistait à peigner tout les cheveux en arrière et à les fixer avec un tortillon sur la nuque, ou un style particulier

     

     

     

     

     

    observé sur une sculpture d'Aphrodite don fait en 1912 au Musée de Boston par Francis Bartlett, qui date de l'année 330 Av JC, et consiste en cheveux repris en deux noeuds sur la partie supérieure de la tête. Cette sculpture s'est appelée "la tête Bartlett", et elle révèle un style de coiffure qui a été à la mode au début de la période hellénistique.

    Le style des hommes présentait aussi des cheveux enroulés et des barbes, lesquelles étaient taillées, enroulées et peignées. C’était la tâche les barbiers. L'art de couper et de tailler les barbes est devenu une profession dans la Grèce antique. C'est là que se sont formées les premières boutiques de barbier, qui sont devenues des lieux de réunion, comme des clubs, pour les hommes, où ils se réunissaient et conversaient sur des sujets philosophiques, politiques ou communs. Ces boutiques de barbier étaient pour ceux-ci aussi importants comme lieu de réunion que l'Agora, la place publique.

     

     

     

    Sophocle Buste grec antique Alexandre le Grand Périclès

     

     

     

    Les Grecs étaient habitués à parfumer leurs cheveux avec des essences aromatiques faites à base de fleurs, d’épices et d’huile d'olive. Ils croyaient que les essences leur avaient été envoyées par les dieux, et ils s’appliquaient des parfums sur le corps et les cheveux. Ils avaient l'habitude de faire bouillir des fleurs et des herbes comme la myrrhe ou l'encens et faisaient une préparation avec de l’huile d'olive. Pour adoucir le cheveu, ils le massaient et le brossaient. Ils lui donnaient aussi de l’éclat avec des lotions, des pommades et de la cire d'abeilles.

     

    Une grande partie de la population de la Grèce antique avait les cheveux noirs, et à cause de cela ils les teignaient en blond, ce qui était la couleur qu’ils désiraient, en utilisant un mélange de fleurs jaunes de safran et de l'eau de potassium (un mélange de bicarbonate de potassium avec une eau d'acide carbonique).

     

    sources : http://thehistoryofthehairsworld.com/cheveu_antiquete_II.html

     

     

     

     

     

     

     

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    PETITE HISTOIRE DU SAC A MAIN

     

    Si les premiers sacs à main étaient destinés à contenir de la nourriture ou autre denrée de base et portés aussi bien par les hommes que par les femmes, avec le temps, les sacs se firent plus raffinés, les bourses en chèvre laissant place aux "châtelaines".

    Le mot châtelaine est issu du vieux français chastelaine.

    Il désigne une chaîne portée en ceinture à laquelle sont suspendus des articles utiles ou purement décoratifs. L'objet, constitué d'anneaux et de chaînes accueille divers petits éléments qui attirent le regard sur la finesse de la taille de la dame. Chaque femme, selon qu'elle est infirmière, servante ou nourrice, porte les accessoires nécessaires.

     

      "A chacun(e) son sac" !

     

    Les forgerons se servaient de fourre-tout, les nonnes et les moines portaient des aumônières, tandis que les dame de la haute société arboraient des bourses richement décorées. A l'époque, les petits sacs à cordons étaient très prisés et si, certains - en particulier les hommes travaillant au dehors - préféraient porter les sacs en cuir, ce sont surtout les sacs en toile ou en tissu qui avaient la côte.

     

     

     

    Bourse, Escarcelle, Bougette, Aumonière, Réticule, Pochette, Fourreau, Minaudière... quel que soit le nom qu'on lui donne, le sac à main est avant tout un objet pratique.

     

     

    Après l'invention, à la fin du 18° siècle, des poches intérieures pour les pantalons, le sac à main devint le seul privilège des femmes.Ce n'est plus le cas aujourd'hui : la gente masculine a aussi son cortège de sacs pour des utilisations ciblées : sacs pour le sport, la ville, professionnels, etc...

    C'est ainsi que la forme et l'usage de cet objet culte ont évolué au fil des siècles et des modes.

    Mais, reprenons notre histoire à partir du 13ème siècle...

     

     

    LES SACS D'ANTAN

     

     

    Au moyen âge, les vêtements ne comportant pas de poches, les femmes comme les hommes portent dans des petites bourses les choses dont il ont besoin : mouchoir, chapelet, livre de prières, tablette de cire pour écrire ou encore un couteau (?). Les bourses à la mode sont faites dans des matières précieuses et souvent brodées de fils d'or. Des devises pieuses y sont cousues.

    Ils y mettent aussi de l'argent d'où le terme d'aumônière qui apparaît dans l'Europe au cours des 13° et 14° siècle, époques pendant lesquelles les pauvres demandent l'aumône ouvertement dans les rues. Ce sont donc les riches, portant ces petits sacs qui s'arrêtent pour donner de l'argent aux nécessiteux.

     

    aumônière sarrasine.

    Le terme "sarrasine réfère ici aux soies brodées de fil d'or, sûrement originaire des pays arabes. Elles auraient été introduites en Europe via le commerce avec les maures.

     

     

     

    Très usités au Moyen-Age, les sacs à cordons coulissés sont appréciés tant par les hommes que par les femmes.Les gens mettaient leur argent dans ces petits sacs, en tissu ou en cuir comme ces formes arrondies

     

     

     

     

     

     

    Parfois tenus à la main, ils sont le plus souvent accrochés à la ceinture, quand ils ne sont pas pourvus d'une sangle métallique permettant de les porter autour de la taille.

      

      

      

      

      

      

    Ci-dessus, un sac robuste qui doit sa structure à une monture en métal. On pouvait le fixer à la ceinture grâce à un crochet et une chaîne

     

     

     

    Sacs ouvragés

     

    A la renaissance, maîtresses de maison, jeunes filles et dames d'un certain âge ont toujours quelques chose à porter, mais les poches n'ont pas encore été inventées (et le déodorant non plus....). Qu'à cela ne tienne, nos aïeules ne sont pas sans ressources. Pour combattre les odeurs corporelles, les femmes de la fin des 16° et 17° siècle accrochent à leur taille des petits sacs aux broderies délicates remplies de pot-pourri.

     

     

      

    Les 17° et 18° siècle sont des périodes fastes pour la haute société. Femmes et hommes passent le plus clair de leur temps à deviser sur la beauté, l'amour romantique, la bienséance ou la morale (hum!...). On s'amuse, on joue aux cartes, on va au bal. Les tenues vestimentaires, plus recherchées, traduisent l'air du temps : les jupes sont volumineuses, les corsets ajustés.

    Les femmes n'attachent plus de petites poches à la ceinture de leur robe qui nuiraient à l'harmonie de la silhouette 

    Cette caricature tourne en dérision le port de la "châtelaine", chaîne portée en ceinture à laquelle sont suspendus des articles utiles ou purement décoratifs et qui leur permet d'avoir les mains libres.

     

     

      

    Les élégantes affichent à présent, une préférences pour la pochette qu'elles peuvent glisser par les fentes cachées de leurs robes. Ces accessoires peuvent être simples mais le plus souvent, ils sont décorés avec des broderies et plus tard, ils seront rehaussées de perles.

     

     

     

     

     

    Poche en coton: jolie, féminine et délicate, cette poche brodée aux fils de soie a été conçue en Angleterre entre 1725 et 1750.

     

    Au 18° siècle, le sac disparait donc sous les volants des robes bouffantes qui cachent des poches intérieures en coton ou en lin. Celles-ci noués à la taille par des rubans, recèlent les effets intimes de ces dames.

     

     

     

    C'est à cette même époque que le porte-lettre et quelques portefeuilles très ouvragés et élégants font aussi leur apparition :

     

    Porte-feuille Angleterre 18° siècle

    Porte-feuille France 1725

      

    Porte lettre en soie et cuir 1806

     

    Sacs à ouvrages

    Depuis la Renaissance, les femmes gardaient à portée de main des sacs brodés, souvent plus grands et plus carrés, contenant leur matériel de couture, de broderie ou de tapisserie d'où le nom de "sacs à ouvrages".C'était un moyen de s'occuper pour les plus oisives mais aussi par nécessité ou par goût pour chacune.

    Il se devait aussi d'être élégant comme le montre ce sac à ouvrage en soie avec ses broderies et ses pompons délicats datant de 1830. Cet accessoire est typique des sacs que portaient les jeunes filles de "bonne famille".

     

     

    Il faut savoir qu'en 1748, le site de Pompéï, redécouvert, avait fait l'objet de fouilles, puis d'une remise en état au cours du 19°siècle. L'Antiquité influença alors la mode et ainsi naquit le port de la robe grecque.

    A partir des années 1800, le fait de glisser un sac sous une robe aussi près du corps aurait conduit bien des gens à s'interroger sur la masse inesthétique qu'il formait. Le sac se tiendrait désormais au dessus de la robe.

     

    Quelques tenues vestimentaires du début du 19° siècle

     

     L'Antiquité influence la mode

    L'Art antique fait rêver les Européens et les Américains des 18° et 19° siècles, fascinés par le mode de vie des Grecs et des Romains. Les jeunes générations s'inspirent de cet art et la robe de style grec qui affine la silhouette ne saurait dissimuler un petit sac dans ses plis. C'est ainsi que les femmes de l'époque s'adaptèrent en prenant l'habitude de porter leur réticule à la main : le sac moderne est né !

      

    Le réticule est dérivé du mot latin reticulum qui signifie "petit filet". Dans la Grèce et la Rome antique, le réticule est un objet relativement modeste : il s'agit d'un fourre-tout en maille destiné à porter des provisions. Au fil des temps, ces sacs deviennent plus petits et davantage travaillés. De nombreux historiens fixent aux alentours du 18° siècle l'apparation du réticule dans sa forme la plus sophistiquée. La soie est alors préférée à la maille et la corde remplacée par une chaîne ou un fin cordon. Les femmes portèrent des sacs de ce type jusqu'au 20° siècle.

     

    C'est donc à la fin du 18° siècle, lorsque la mode est aux robes ajustées et qu'elles n'ont plus suffisammnt de plis pour y cacher un sac que le réticule prendra toute sa place.Il devient un petit sac rond ou carré, sobre ou doté de pompons, réalisé en tapisserie, au crochet ou au tricot. Il est orné de paillettes, de perles, de broderies ou des trois à la fois.

     

     

    Certains réticules ont des poignées permettant de les porter à la main...

      D'autres, ont des crochets pour les fixer à une ceinture.

     

     

    Il existait dans chaque pays d'Europe des corporations vouées à la confection et à la décoration de sacs, traités comme des bijoux. Ainsi, la mode des années 1800 exprimera la délicatesse en vogue sous l'ère victorienne. Puis, vers la fin du 19° siècle, elle semblera influencée par les répercussions de l'ère industrielle.

    Ce sac réalisé en papier mâché avec fermeture en acier date de 1810. Fait en France

     

    Mais, en ce début de 19° siècle, le sac de type réticule orné de pierres, de perles et de broderies est toujours de mise. Il pend à présent, au bout de chaînes ou de cordons et il est doté soit de fermetures à cordons coulissés, soit de fermoirs métalliques.  

     

    Porte-monnaie de forme allongée avec des perles (fabrication française), fermoir en forme d'anneau (au milieu).

     

    Un nouveau rythme de vie

    Les temps changent et avec l'invention de la locomotive à vapeur, des paquebots et des bateaux à aube, les femmes se mettent voyager et il leur faut de nouveaux accessoires pour transporter leurs affaires. Ainsi, les boîtes à chapeaux connaitront un grand succès.

    Inspirés des chatelaines des siècles précédents, les sacs accrochés à une ceinture permettent de garder à portée de main de l'argent et des documents.

    Les malles sont de plus en plus utilisées : le modèle le plus courant et le plus prisé est celui en osier; le bois est également un matériau de choix ainsi que le cuir.

    Avec la vogue des croisières, les paquebots sont de plus en plus luxueux et à l'aube du 20° siècle, les plus fortunés poursuivent leur quête de plaisirs et la demande pour la maroquinerie de luxe croît et embellit. Le consumérisme est né.

    Sac "Le Normandie" 1935

     

    LE 20°SIECLE ET L'ERE DU BEAU

    C'est à cette époque que naissent les superbes malles de voyage créées par des designers dont le nom est, aujourd'hui encore, synonyme de prestige. Qui n'a pas entendu parler d'un certain Louis Vuitton ?

    Valise Vuitton 1920

    Louis Vuitton fit son apprentissage chez un malletier parisien avant d'être chargé des toilettes de l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Les bagages de l'époque sont encombrants, d'où l'idée de créer des malles de voyages plates que l'on peut empiler les unes sur les autres. Certaines comportent même des tiroirs et des tablettes pliables.

    Ces articles sont parfaitement adaptés au stockage dans la cale d'un bateau et l'impératrice ainsi que son entourage adoreront ces malles. La marque devient la référence en matière de maroquinerie de luxe. Aujourd'hui, la marque Vuitton n'a rien perdu de son prestige et certaines pièces sont de véritables objets de collection. En ce qui concerne la toile monogrammée, elle fut créée par le fils de Louis Vuitton qui souhaitait ainsi compliquer la tâche des contrefacteurs. Les faux sacs Vuitton existaient déjà à l'époque !

    Un des premiers articles à succès de L.Vuitton, le "Steamer-bag" est initialement un sac à linge, destiné à être casé dans une malle de voyage ou suspendu à l'arrière de la porte d'une cabine pour recevoir les vêtements sales.

     

    Indépendamment des voyages, d'autres destinations telles que se rendre à l'Opéra ou au théâtre font l'objet de toute l'attention des designers de l'époque.En effet, la vogue est au divertissement et les mondaines fortunées "s'arrachent " des mallettes spéciales contenant des jumelles de théatre, un éventail et de quoi rédiger un papier.

    On note aussi un certain engouement pour la fourrure et les femmes portent des pochettes en métal gravé, des sacs en maille très travaillés, des sacs brodés ou ornés de perles.

     

    La maille a la côte

     

    La maille métallique date du Moyen-Age. Utilisée par les chevaliers, elle sert aussi à la confection de sacs. En 1908, les femmes portent encore ce type de sac. Ils sont faits à la main, à partir de fines lanières de fer, d'acier trempé, de bronze, d 'argent ou d'or, façonnés en anneaux entrelacés. Une semaine de travail est nécessaire pour le sac le plus simple. D'où le prix exhorbitant de ces accessoires !

     

    Une grande maison innove

    En 1879, la maison Whiting et Davis fabrique des mailles pour bijoux avant de se lancer dans la création de sacs en mailles métalliques. En 1912, à l'aube de la Pemière Guerre Mondiale, la société invente une machine permettant d'industrialiser la production de ce matériau . De sorte que les moins fortunées peuvent avoir accès désormais aux fameux sacs en maille tant prisés à l'époque, le slogan publicitaire de Whiting et Davis étant :

    "Le plus séduisant de tous les accessoires féminins : la maille !".

    Toujours en activité, cette société produit toujours de la maille, essentiellement pour les secteurs industriel et médical.

     

    Esclaves de la mode

    Au début de 20° siècle, les premières aviatrices décollent, les robes inspirées des tenues des geishas sont à la mode.Ces deux éléments conjugués inspirent un style nouveau, glamour mais peu confortable.

    En 1910, le couturier Paul Poiret met au point un nouvel instrument de torture pour les femmes : la jupe entravée. Elle est inspirée des premières aviatrices et créée afin d'éviter que le tissu ne soit agité par le vent et ne les dérange pendant le vol. Ce sont les femmes du monde, les artistes et les inconditionnelles de la mode qui les porteront. Ces tenues s'accompagnent de sac en cuir ou en tapisserie dotée d'une anse.

     

    Pour les tenues du soir, les tissus précieux sont assorties d'une veste ou d'une étole. Le sac est élégant, plutôt petit ayant l'aspect d'un réticule et comporte un cordon. De formes diverses, il est fait de tissu ou de maille et décoré à la main.

     

     

     

    Le règne des Peaux et Fourrures 1918

    Au début du 20° siècle, les fourrures, les peaux de reptile et les plumes sont très en vogue et servent à la réalisation de produits haut de gamme. Alors que les femmes s'émancipent, les petits réticules en tissu qu'elles aimaient tant vont tomber en désuétude. Les sacs seront donc plus grands, mais pas pour longtemps.

    En réponse à l'austérité de la guerre de 1914-1918, la mode utilise donc des peaux, de la fourrure et des plumes pour la confection d'objets multiples et notamment de sacs. Mais, en période de restrictions, le cuir est rare et les couturiers se tournent vers d'autres espèces d'animaux. S'agissant de sacs à main, les peaux de reptiles s'imposent.

     

     

     

    sac en lézard 1925

    Bientôt les peaux de serpent, crocodile, d'alligator et de lézard - quand ce ne sont pas les peaux de requin, de poisson ou de tatou - sont utilisées pour la confection de sacs superbes.

    Cependant, la traque de certains animaux recherchés pour leurs peaux a parfois conduit à la mise en danger, voire l'extinction de certaines espèces. Aujourd'hui, ces dernières sont protégées et ont été remplacées par des imitations en matières synthétiques et de plus en plus en tissus imprimés façon "peaux de bêtes".

     

    La Société change

    Cheveux courts, maquillage et cigarettes.... portrait des jeune femmes des années 1920. Elles s'émancipent et vivent la nuit au rythme du jazz et des danses folles, comme les Charleston. Elles rejettent l'image traditionnelle de la figure féminine au profit de silhouettes minces et filiformes. Elles dénudent leurs bras, leurs chevilles et leurs genoux et portent des sacs discrets.

    Un certain désir de choquer dans les années 1920/1939 imprègne les esprits.Comme la société change, les sacs à main aussi. La jeunesse en quête de plaisir veut plaire et les femmes troquent leurs grands sacs pour de petits modèles, plus pratiques pour danser. Des accessoires qui ne pourront contenir qu'un bâton de rouge à lèvres, un poudrier et quelques cigarettes. Mais cela est bien suffisant.

     

     

    Il va sans dire que la danse est à l'honneur dans les années 1920. Le charleston, le tango et autres danses très physiques sont populaires et les gestes amples imposées par ces danses ne facilitent pas le port d'un sac. Ils deviennent alors plus petits jusqu'à tenir dans le creux de la main. Ils sont équipés de fermoirs, plus sûr que les cordons coulissés. Certains sont dotés d'un anneau à glisser au doigt.

    La vogue des cosmétiques entraîne également l'apparition des minaudières, petits vanity-case de luxe. Ils sont superbement décorés et ne peuvent abriter que de la poudre et un miroir. Elle sont dotées d'une chaîne métallique ainsi que d'un anneau permettant de les garder en main. D'autres sont pourvus de petites poignées en tissu ou de longs cordons que l'on peut enrouler autour du poignet ou de la main.

     

    Véritables merveilles, les sacs brodés de perles sont la coqueluche des reines de la nuit.

     

      

      

      

    Les perles de verre étaient déjà utilisées à des fins décoratives dans l'Egypte ancienne. Pourtant les sacs ainsi ornés de perles ne connaitront de succès qu'à partir du 13° siècle, quand les vénitiens perfectionnent l'art de la manufacture et du travail du verre. Les perles font alors l'objet d'un négoce et servent de monnaie mais nombre d'entre elles finiront sur les sacs de ces dames.

    Pourquoi en serait-il autrement ? pendant des siècles les femmes ont prisé ce genre d'accessoire. On comprend aisément pourquoi. Elégants et esthétiques ces sacs attirent l'attention. Les perles en métal ou en verre, cousues à la main sur un support en coton sont brillantes et reflètent la lumière. C'est parfait pour ces jeunes filles des années1920 qui cherchent avant tout à se faire remarquer .

     

    L'Art Déco

    Il est un des premiers mouvements artistiques du 20° siècle, surtout rattaché aux arts visuels. Il inclut l'abstraction, la distorsion, la simplification, la géométrie ainsi que le contraste des couleurs et la mise en valeur de la technologie.

    L'exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, qui se tient à Paris en 1925, lui a donné son nom. Le tyle Art Déco transforme tout sur son passage : architecture, ameublement, mode. Pour suivre le mouvement, les sacs adoptent des formes originales, des couleurs et des motifs inédits.

    Ce style sied à la jeunesse dorée, aux "branchés" du milieu des années 1920, désireux de rompre avec l'austérité du passé au profit d'un esthétisme nouveau, plein de fraîcheur et d'humour qui traduit la sensibilité des jeunes femmes de l'époque.

     

    Pochette du soir début des années 1930.

      

    Ce petit sac en émail et armature en chrome est typiquement Art-déco avec ses formes géométriques et ses couleurs tranchées.

    Pour suivre les tendances vestimentaires initiés pas des créatrices comme Coco Chanel et Madeleine Vionnet, les sacs empruntent une ligne plus épurée, plus filiforme. Les designers, tout en respectant la mode des motifs géométriques, prévilégient les formes audacieuses. Certains accessoires se parent de spirales ou de zig zags.

     

     

    En 1933, après la crise économique, la mode retrouve une certaine sobriétété . Les accessoires comme les sacs à main animent et transforment à l'infini une même tenue. A la ville, dans la journée, les femmes adoptent le sac à bandoulière car elles sont nombreuses à travailler en dehors de chez elles. Ces femmes actives ont besoin d'un sac pratique pour transporter leur nécessaire : maquillage, portefeuille, de quoi écrire. Les sacs à bandoulière se coordonnent parfaitement aux longues vestes des ensemble de ville.

     

     

      

    En revanche, les sacs du soir rivalisent de fantaisie : ornée de perles, paillettes, broderies ou pierreries et remplacent au théâtre, au restaurant, dans les clubs, les sacs de ville sages et austères. Pochettes et sacs se parent la nuit venue, de leurs plus belles matières : crêpe, soie et velours, souvent plissés.

     

    J'ai installé d'autres sous-catégories dans la rubrique un AMOUR DE SAC. Il s'agit de périodes précises pendant lesquelles les désigners ont rivalisé de créativité pour adapter la forme, la couleur et la taille des sacs, à la mode vestimentaires et les besoins des femmes qui, autant l'un que l'autre, ne cessent et ne cesseront jamais d'évoluer....

     

    sources

    SUPERBE BLOG -

    http://sacslilyrose.e-monsite.com/pages/un-amour-de-sac/du-13-siecle-au-milieu-du-20.html

     

     

     

     

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